L’explosion de la grenade souffla l’appartement, pulvérisant entièrement le salon : un trou béant occupe maintenant la place de l’ancienne porte-fenêtre qui donnait sur le balcon, des flammes léchaient les cloisons extérieures et commençaient à s’étendre…
Dans le couloir en face de l’appartement, couvert de poussières et de débris, je me releva avec un mal de crâne affreux. Je mis quelques instants à reprendre mes esprits… Est ce que le monstre était mort ? je n’attendrais pas qu’il vienne me bouffer : Il faut que je sortes d’ici au plus vite ….
Je fis un constat de ma situation : il me reste mon fusil à pompe calibre 12 avec une trentaine de cartouches, j’ai perdu mon M-4 dans l’explosion, il me reste mon pistolet USP avec 5 chargeurs et une seule grenade..
C’est peu mais je m’en contenterais. Il faut que j’atteigne le relais radio en espérant qu’il fonctionne : je pourrais appeler les transports russes en espérant qu’il ne sera pas trop tard…
Il y a des moments ou je me pose des questions : pourquoi me suis je engagé dans l’armée russe ? Pourquoi mon gouvernement a t-il accepté de nous envoyé secourir ces Yankees pour la misérable somme illusoire de 250 millions de dollars ? Pourquoi je me pose toutes ces questions alors que quelques dizaines de milliers de monstres veulent me faire la peau ?
L’heure n’est pas aux questions et certainement pas non plus aux réponses : je longeai le couloir, prêt à tiré sur toutes formes de vies agressives. J’enjambai un cadavre déchiqueté, et arrivai à la cage d’escalier. Quelques grondements se faisaient entendre, preuve de la présence de contaminés… Je commençai à descendre lentement les escaliers…