Des coups de feu, tout prêt, un cri de douleur puis plus rien … Je ne m’étais que trop attardé. Tandis que je m’apprêtais à redescendre du toit par l’échelle de cours, j’aperçus de nombreux zombis en contre bas : toute la rue été maintenant envahit, il était impossible de passer. Je réfléchissais à toute vitesse : impossible de redescendre et me voilà bloqué sur le toit …..
Je m’approche de l’immeuble voisin qui n’est qu’a 4-5 mètres environ, assez prêt pour sauter, enfin j’espérais …
Je lança mon sac de l’autre côté et les armes lourdes puis je pris mon élan et sauta : je me réceptionna de justesse, m’accrochant au muret et me cognant violemment contre le mur …
« - Putain de merde, de saloperie de merde ( en russe) … »
je m’accrochais désespérément et essayais de remonter. Après plusieurs tentatives, j’arrivais enfin à m’appuyer sur le rebord d’une fenêtre et je me hissais sur le toit… Après avoir repris mon souffle, je récupéra mon sac et mes armes puis j’inspecta les environs : Il y avait moins de zombie de l’autre côté mais pas d’échelle de secours et l’immeuble voisin était trop loin …
« pense : bon il va falloir que je passe par l’intérieur de l’ immeuble … »
La façade de l’immeuble était composé de nombreux balcons : descendant par une gouttière qui avait faillit casser sous le poids, je me réceptionna sur le balcon, un genoux à terre, fusil à pompe au poing scrutant l’obscurité un peu trop silencieuse de l’appartement plongé dans l’obscurité ….
Je brisai la vitre de la porte vitrée d’un coup de crosse et l’ouvrit en essayant d’éviter de me couper, puis j’entrais. C’était un petit appartement quatre pièces : salon, cuisine, chambre, salle de bains…
Du désordre mais pas de traces de combats, il semblait évident que la personne qui habitait ici était partit précipitamment : les commodes et armoire étaient ouvertes, il n’y avait plus de vêtements et un bol de café encore moitié plein et un croissant entamé étaient encore posé sur la table … Le journal posé à côté était sûrement la cause de ce départ précipité : « l’épidémie touche la ville », « le maire conseille d’évacuer » ……
Je vérifia toutes les pièces : aucun contaminés et quelques provisions … je cala la porte d’entrée avec une chaise et cacha la porte vitrée par un rideau puis entassa des meubles devants. Je dévora quelques conserves et me reposa sur un fauteuil, fusil à la main : le sommeil l’emporta …