Voilà la suite
Partie II.
Nous retournâmes dehors et les trois autres gars de l´escouade vinrent rapidement nous rejoindre dans la rue; affolés par les détonation, je suppose.
- C´était quoi ces coups de feu ? demanda Casali inquiet.
- Je…, Campbell me regarda. Il dit que ce sont des Zombies.
- C´est quoi ce délire ? retorqua Reegan.
- Peu importe ce que c´est, dis-je, si on reste ici, nous sommes des hommes morts !
Aucun d´entre eux ne protesta à mes paroles.
Ils en avaient suffisamment vus comme cela pour me croire. Car les choses que nous avions rencontrés jusqu´à présent semblaient tout droit sorties du cauchemar d´un dément.
Etant gosse, il m´était souvent arrivé, comme beaucoup d´autres, de faire de mauvais rêves, mais aucun d´entre eux n´était parvenu à me faire imaginer des créatures maléfiques telles que celles qui rôdaient en ville.
Lindberg et les deux autres n´avaient rien trouvé, ils disaient avoir longé toute la rue jusqu´au camion bloquant le passage, mais il n´y avait rien d´interessant. Ils avaient bien vu quelques portes de batiments ouvertes, mais ils avaient préféré venir nous en parler avant.
Casali nous dit qu´il vallait mieux ne pas rester à l´exterieur et s´abriter dans un batiment. C´était bien la seule chose à faire pour le moment, je savais parfaitement que rester dehors n´aurait mené à rien du tout, sinon risquer nos vies inutilement.
Nous marchâmes vers la droite de l´avenue et trouvâmes un petit hôtel deux étoiles, dont les portes d´entrées étaient grandes ouvertes. Moi et les quatre autres soldats fîmes quelques pas prudents à l´interieur et un steward habillé avec classe vint nous accueillir en contournant le comptoir de reception.
Je ne pense pas que son intention envers nous était très amicale, et, de toutes façons, les seuls bagages que nous portions étaient des fusils d´assaut.
Il avait sans doute été un beau jeune homme de vingt ans…avant que la maladie ne le fasse devenir un nouvel adversaire parmis tant d´autres, pour nous. Le mort-vivant n´avait rien de particulier à noter par rapport aux autres de son genre.
Casali, Lindberg et Reegan firent tous trois quelques pas en arrière effrayés à la vue de cette horreur. Je me souvins que c´était le premier d´une longue liste pour eux. Campbell sortit son revolver Sigpro et le pointa sur l´ennemi calmement. Trois détonations retentirent dans le salon de réception et le monstre s´écroula sur le ventre, trois impacts ronds sur la pointrine. Mon camarade baissa son arme et les autres poussèrent de légeres expirations de soulagement, mais la tension remonta crescendo lorsque le mort-vivant poussa un grognement tout en se relevant tant bien que mal. Nous reculâmes tous en arrière, abasourdis par cette réaction.
- Oh mon Dieu ils sont invincibles ! hurla Reegan de terreur.
Moi et Campbell nous regardâmes. Nous avions déjà éliminé deux de ces créatures, alors pourquoi celle-ci aurait échappé à la règle ?
Il fallait en avoir le cœur net ! Tandis que la chose continuait sa marche macabre dans notre direction, Campbell releva son pistolet pendant que je brandissai mon M4A1.
Les coups de feu retentirent, éclairant le vestibule. Le monstre sursauta sous les balles et s´effondra en arrière, laissant son sang s´écouler sur la moquette rouge. Il ne se releva pas.
Comme pour répondre à l´exclamation de ce peureux de Reegan, Campbell dit :
- Suffit de bien balancer la sauce pour les crever…
- Bon, eh bien au moins ils ne sont pas indestructibles ces salauds ! s´exprima Lindberg.
Examinant la salle où nous nous trouvions, je décelai deux portes; une de service et une en bois menant à une autre partie de l´hôtel. Il y avait aussi un escalier menant en haut et un ascenseur.
Je décidai que l´on commencerait par fouiller tout le rez de chaussée pour éviter les mauvaises surprises.
Casali et Reegan s´occupaient de prendre la porte de service, tandis que moi et Campbell allions sur l´autre. Lindberg proposa de rester ici à surveiller l´entrée. Je jetai un regard à ma montre, les aiguilles indiquaient une heure et vingt minutes. Le temps semblait d´une lenteur vraiment stupéfiante… A peine une heure et quart s´était écoulée depuis notre arrivée.
La porte de bois ouverte, nous nous engouffrâmes dans la seconde salle et refermâmes.
Nous nous trouvions à présent dans une grande pièce, probablement un restaurant. Les lumières étaient toujours allumées ici aussi.
Il y avait des tables un peu partout, certaines même renversées, témoignant que quelque créature de la mort était déjà passée par ici.
Mais cette chose, quoi qu´elle ait été, n´était plus là. Il ne semblait pas y avoir âme qui vive dans le coin hormis moi et mon coéquipier.
A l´autre bout de la salle, nous pouvions voir un balcon légèrement en hauteur, que l´on pouvait atteindre en prenant un petit escalier. Là aussi se trouvaient des tables; dénuées de couverts.
Il y avait une rangée de fenêtres sur le mur gauche, menant à l´exterieur. On pouvait apercevoir la nuit noire ainsi que la pleine lune au dessus de la ville. Il n´y avait pas beaucoup de batiments près de cette façade apparemment.
Moi et Campbell échangeâmes quelques mots et nous mîmes d´accord.
Il valait mieux ne pas approcher de ces fenêtres, les monstres pourraient prendre un malin plaisir à pénétrer dans les batiments où se trouvent leurs proies en faisant une entrée fracassante par les vitres.
Nous fîmes quelques pas entre les tables. Sur certaines d´entre elles, une minorité, se trouvaient encore des aliments et couverts à peine entamés.
Campbell ramassa un morceau de pain sur l´un des guéridons mais le recracha immédiatement.
- Trop dur ! commenta t-il.
Au milieu de ce restaurant, je vis plusieurs portes d´accès. A part celle que nous avions emprunté, il y en avait trois autres.
Celle de l´entrée Nord, une porte vitrée grande ouverte sur l´exterieur laissant pénétrer l´agréable fraicheur de la nuit.
Je réalisai bien assez vite que le froid n´était pas la seule chose susceptible de rentrer ici…
Mais nous évitions d´approcher cette porte, même pour la refermer. Un monstre aurait vite fait de surgir et nous tailler en pièces avant de se nourrir de nos entrailles.
Sinon, il y avait une porte métallique sans poignée qui s´ouvrait en poussant par le pied où avec l´épaule. Aucun doute, c´étaient les cuisines.
Le dernier passage était une porte en bois, comme celle que nous avions utilisé, de l´autre côté de la pièce. Ca pouvait mener n´importe où.
Nous n´hésitâmes pas et nous dirigeâmes vers la cuisine.
Sur le chemin, je pris un morceau de pain, mais trop dur à avaler. Je le balançai par dessus mon épaule en marchant.
Campbell, qui était devant moi poussa la porte de métal avec le pied et entra.
Je le suivais de près.
La salle était vaste et spacieuse. Il y avait deux longues rangées de cuisinières et autres matériels pour la cuisine.
Tout, ici, était convenablement rangé, rien ne laissant penser à une ville à l´etat de ruines remplie de monstres assoiffés de sang.
Nous avancions alors entre les postes de cuisine et atteignîmes le bout de la rangée.
Un homme rampant venant de notre droite, légèrement dissimulé par une cuisinière à gaz se pointa en poussant un grognement.
Surpris, nous fîmes tous les deux un bond en arrière en laissant passer un petit cri de frayeur à peine discernable.
Le Zombie qui rampait était horrible.
Ses vêtements de cuisinier, déchirés, laissaient entrevoir une peau partant en lambeaux, du sang était maculé sur sa chemise auparavant blanche.
Il lui manquait une partie de la jambe gauche, sectionnée au niveau du genou.
Le monstre avait un visage monstrueux, sa mâchoire était en très mauvais état, sa gueule ruisselait de bave rouge de sang.
Les pupilles de ses yeux étaient totallement blanchies, dénuées de toute expression humaine.
Cette chose ne semblait pas souffrir malgré son corps mutilé, la seule chose qui la démangeait, c´étaient les deux gros morceaux de viande qui étaient face à lui : Moi et Campbell.
Je baissai mon fusil d´assaut à la hauteur de la face difforme du monstre et tirai quatre où cinq projectiles.
L´ennemi poussa un gémissement de douleur et la tête toucha le sol. Une mare de sang ne tarda pas à apparaître.
Cette fois, le mort-vivant était bel et bien décédé.
Je fis quelques pas vers l´endroit d´où provenait le Zombie.
Il y avait là le cadavre de ce qu´avait dû être une femme blonde.
L´accoutrement qu´elle portait nous laissa penser qu´il avait dû s´agir d´une serveuse.
Je pouvais voir des traces de morsures humaines sur la nuque, les jambes et la poitrine.
Le corps baignait dans son sang.
Il n´y avait rien à faire ici, en parcourant un peu la cuisine, nous repérâmes une porte de métal avec un loquet, que nous déverouillâmes.
La porte ouverte, une bouffée d´air frais vint nous faire frissonner.
Le ciel était étoilé, et les nuages commençaient à s´éloigner.
Je n´attardai cependant pas mes yeux au ciel et regardai droit devant moi.
Nous étions face à un petit parking de voitures, communiquant directement avec la rue.
Ce n´était pas très spacieux, la zone de stationnement pouvant accueillir huit véhicules grand maximum. Seuls deux voitures étaient garées.
Il y avait une petite voiture rouge française et une grosse caisse allemande métalisée.
Campbell me dépassa et parcouru trois mètres dehors.
Il se tourna, s´apercevant que je n´avais pas bougé.
- Tu viens John ?
J´hésitai un instant. Je tournai la tête négativement.
- Non, il vaudrait mieux que l´on reste à l´abri, et s´il arrive quelquechose aux autres, nous risquerions d´arriver trop tard…
Il hocha de la tête.
C´est alors que je perçu des mouvements sur la gauche, venant de la rue.
Très bon ^_^
Mais développe plus le côté psychologique du perso principal.
. ..
Qu´ais-je dit au début ?
Non j´y vais plus? Je airs sans fin sur différent forum.
Et qu´est ce qui t´amène ici au fait ?
Et j´y pense, Ton BEP MDC tu l´as passé ?
euh...sais pas ce que tu as dit au début
Eh bah j´avais précisé au début que la psyco n´était pas mise en valeur pour le personnage...
Ah bon...dsl dans ce cas
Si je viens ici c´est que le jeu m´interresse et oui j´ai eu mon bep de comptabilité. Je suis maintenant en bac pro comptabilité. Et toi ou tu en est au niveau des études ?
c´est tres bon alpha ! mais moi jdois te dire que j´aimerais des choses qui sorte un peu de résident evil , je sais pas si tu me suis ?
C´est trop tard, tout cela est dejà écrit...
Suite :
Partie III.
Tournant brusquement la tête, je vis deux longues masses sombres de petite taille approcher à grande vitesse. Mais leur rapidité et le manque de visibilité à cause de la nuit ne me permettait pas de distinguer ce dont il était question.
- Attention Ed ! hurlais-je.
Campbell regarda dans la direction où mes yeux étaient tournés.
Il resta figé un instant en voyant les formes véloces arriver, mais par réflexe de survie, il fonça vers moi.
Je fis un bond en arrière et il plongea à l´interieur du batiment.
Aussi vite que je le pus, je me jetai sur la porte et la refermai violemment.
L´instant suivant, un choc puissant vint ébranler la porte qui trembla de ses gonds.
Nous reculâmes, armes levées et attendîmes d´autres chocs.
Mais rien d´autre ne se produisit. Je suppose que, quoi que ça avait été, la chose n´avait pas eu le temps de s´arrêter et avait foncé droit sur la porte…
Quoi qu´il en soit, elle ne tenta pas d´entrer.
- C´était quoi ? demandais-je à l´attention de mon camarade.
Il secoua la tête frénétiquement, encore sous le choc.
- Je sais pas, c´était d´une rapidité… j´ai rien pu voir.
- Bon, aucune importance, on est vivant, c´est déjà ça.
Nous retournâmes en arrière pour retrouver les autres, mais arrivés au niveau de la salle du restaurant, des coups de feu de M4A1 retentirent. Ils provenaient de là où devaient se trouver les gars de l´équipe.
- Merde ! jura Campbell.
Les détonations reprenaient de plus belle. Juste après, j´entendis la déflagration d´une grenade.
Nous courûmes jusqu´à la porte menant au salon de réception et entrâmes. Un bref coup d´œil et nous vîmes que Lindberg n´était pas là. Le cadavre du steward gisait toujours au sol.
- Là ! montra mon coéquipier.
Il désigna la porte de service qu´avaient pris Casali et Reegan auparavant. Elle était grande ouverte. De nouveaux coups de feu nous certifièrent qu´ils étaient bien là bas.
Nous franchîmes l´ouverture et parcourâmes un couloir de béton parsemé de caisses en bois et éclairé par une unique ampoule au plafond, créant des ombres étranges sur les murs. Nous courûmes en enjambant et évitant les boites jusqu´à une autre porte de métal rouillé entrouverte.
Je poussai la porte et la première chose que je vis était Lindberg au milieu d´une vaste pièce ressemblant à un dépôt de matériel.
Il ouvrait le feu avec son fusil d´assaut sur un groupe de gens qui approchaient un peu plus loin. Des Zombies. Ils devaient être une vingtaine. Je vis de nombreux cadavres de mort-vivants encombrant le sol. Un regard circulaire autour de moi me permis de repérer Casali sur la droite, armé de son Sigpro et tirant sur un petit groupe de cinq macchabées ambulants. Aucun signe de Reegan par contre. Campbell avança en courant et commença à ouvrir le feu, muni de son M4A1. Lindberg esquissa un léger sourire de satisfaction en nous voyant.
Casali tirait tout en battant en retraite vers moi. Je pris une grenade dans une main et avançai à la hauteur des deux autres. La horde de Zombies provenait du fond de la salle en face de nous. Je pouvais apercevoir qu´une partie du mur avait disparu. L´accès menait sur la route, expliquant le nombre impressionnant des monstres.
Les gars avaient éliminé un grand nombre d´ennemis, mais je vis que quelques uns de ceux-ci se relevaient où se mettaient à ramper. Il en restait environ dix et ils se trouvaient à une quinzaine de mètres de nous.
Je demandai à mes camarades de cesser le feu. Ils obéirent en comprenant mon intention.
Je dégoupillai la grenade et la lançai sur le groupe, elle toucha le sol à peu près au milieu des monstres. Aucun d´eux ne sembla s´en préocuper. L´explosion fit légèrement vibrer le sol et une boule de feu réduisit la quasi-totalité des ennemis en morceaux.
Une fumée noire monta jusqu´au plafond et se dispersa. Des morceaux de corps sanguinolents jonchaient le sol partout sur un rayon de vingt mètres. Près de mes pieds gisaient une jambe brulée et une tête défigurée. Trois Zombies dont un debout continuaient leur avancée sur nous, c´étaient les seuls ayant réchappé au souffle. Je remarquai avec dégoût que l´ennemi étant resté sur ses jambes avait la moitié du visage en miettes et que la partie droite de son corps brûlait. Il lui manquait un bras. Ce qui signifiait qu´il n´avait donc pas vraiment évité la grenade…
J´étais très impressionné par la résistance de ces créatures qui, autrefois, étaient des être humains comme moi et mes partenaires. Ils ne ressentaient plus aucune douleur, de véritables armes de guerre.
Casali, avec son revolver, se chargea d´éliminer les mort-vivants rescapés.
Cette salle était un véritable tombeau. Ce devait probablement être un entrepot, mais il était presque vide, et seuls quelques vieux meubles et cartons se trouvaient là. Mes camarades rechargeaient leurs armes, et je me souvins que Reegan n´était pas ici.
Casali était parti avec lui ici, il devait donc savoir où il était. Je lui posai la question :
- Brian, où est Reegan ? Il ne devrait pas être avec toi ?
Celui-ci sembla embarrassé.
- Il… je lui avais demandé d´aller jeter un œil… là bas, il désigna le trou béant dans le mur d´où les mort-vivants avaient débarqués, il ne voulait pas mais j´ai…j´ai insisté. Il y est donc allé et les monstres se sont montrés. Pas eu la moindre chance, tout est de ma faute, tout…
- Ne dis pas ça ! réconforta Campbell. Tu n´y es pour rien, personne n´aurait pû savoir que des Zombies se pointeraient.
Personne ne rajouta mot.
Nous n´étions plus que quatre à présent, sur les neuf soldats de l´équipe. Cinq morts en seulement une heure trente. A ce train là, nous serions tous tués en trois heures…
Lindberg prit la parole.
- Bon… jusqu´à présent, nous n´avons subit des pertes qu´en nous séparant, ce qui prouve que le risque est bien trop grand. Je propose donc que nous restions toujours groupés. Et si possible trouver quelqu´un qui pourrait nous aider.
Nous aquiesçâmes de la tête.
Mais je n´étais pas totallement convaincu. Lindberg avait omit de dire que nous avions perdu trois soldats lors de l´attaque des bêtes vertes, alors que nous étions groupés. Streicher et deux autres dont j´ignore les noms. Je ne sais pas s´il avait volontairement oublié ça, mais je préférais m´abstenir de le mentionner. Nous avions le moral suffisamment bas pour négliger cela.
La faim commençait à me tenailler le ventre. Nous n´avions pas mangé depuis notre décollage, et si nous voulions avoir une chance de survivre, il fallait manger.
Mais était-ce le bon moment pour en parler aux autres ? Après la perte de Reegan ? Et, de toutes façons, personne n´aurait eu envie de prendre un repas au milieu des cadavres démembrés.
Je m´aperçu que Casali n´avait qu´un Sigpro sur lui, si mes souvenirs étaient bons, il devait aussi avoir un Benelli.
- Eh ! Brian, où est ton fusil ?
- Plus de balles, j´ai tout utilisé sur les Zombies.
Je ne répondis rien, me contentant de hocher de la tête.
Lindberg jura :
- Putain, fait chier !
- Quoi encore ? demanda Campbell.
Lindberg secoua la tête en brandissant son M4A1.
- Avec ces foutus monstres, j´ai utilisé presque tous mes chargeurs ! Il ne m´en reste qu´un et un second à demi-plein. Et j´avais aussi balancé une grenade avant que vous arriviez.
Campbell fouilla dans ses cartouchière et lui tendit un chargeur de 5.56 mm OTAN, des munitions de fusil d´assaut.
- Un chargeur que j´avais ramassé sur un mort. J´ai pensé que ce serait peut être utile un jour, dit-il.
Lindberg le saisit tout en le remerciant.
Nous entendîmes des grognements venant du mur Nord où se trouvait le trou. Quelques nouveaux Zombies pénêtraient à l´interieur. Ils ne constituaient pas de menace directe pour le moment, et aucun de nous ne leva son arme.
L´apparition de ces ennemis me confirma une crainte que je m´empressai de transmettre aux autres.
- Ils nous flairent ces salauds !
Mes frères d´armes se tournèrent légèrement vers moi, étonnés.
- Oui, c´est exact, confirma Casali, voilà pourquoi ils nous ont attaqués, moi et Reegan, nous ne nous étions même pas doutés qu´ils se cachaient tout près.
- Partons d´ici ! acheva Lindberg. Il vaut mieux que l´on économise les munitions qui nous restent.
Nous aquiesçâmes et retournâmes en arrière, passant dans le couloir encombré de caisses, jusqu´au salon de réception. Mais avant nous prîmes le temps de bloquer la porte en plaçant de lourdes boites contre celle-ci.
Arrivés à l´accueil, je proposai aux autres de manger afin de reprendre des forces.
Tout le monde sortit des boites de conserves et autres aliments que nous avions récupérés dans le centre commercial à la barbe de Stark.
Nous possédions en tout neuf différentes boites, de nombreux sachets de bonbons et Casali sortit deux canettes de bières qu´il s´était procuré.
Le partage fait, je me retrouvais avec deux boites de conserves et un paquet de confiseries. Nous avions une bière pour deux que nous vidâmes, moi et Campbell, d´un trait.
Rien ne fut épargné en nourriture et nous dévorâmes absolument tout.
Les évènements survenus nous avaient complètement affamés, mais nous étions maintenant rassasiés.
Tandis que les autres discutaient assis sur des chaises autour d´une petite table, je fouillai le comptoir de réception et dénichai un petit carnet neuf ainsi qu´un stylo. J´eus l´idée de le garder sur moi afin de faire le rapport des évènements.
Une fois rangé dans une poche, je m´approchai des autres.
Ils se racontaient des blagues et parlaient de n´importe quoi. En aucun cas il n´avaient abordé le sujet de la mission. Mais je devais les faire sortir de cette bonne humeur et les ramener à la triste réalité.
Je les interrompis :
- Euh… dites les gars, désolé de vous déranger mais nous devrions peut être bouger maintenant non ?
Les sourires disparurent instantanément comme je m´y étais attendu.
Lindberg se leva en soupirant et les deux autres firent de même.
Aucun d´eux, tout comme moi, n´avaient envie de ressortir dehors, mais il fallait bien se rendre quelquepart…
Ils prirent leurs armes qu´ils avaient déposées et furent enfin près.
- On va où ? demanda Casali.
- Nous allons essayer de trouver un accès à l´autre côté de la ville, ce coin est totallement désert.
- C´est bien l´avantage non ? commenta Lindberg.
- Nous avons pour mission de secourir les civils, Rick. Et le beffroi ne doit plus être très loin.
- Bon bah allons-y alors…
Tu écris tes chapitres à lavance ? ??
pas moi , jattends les critiques , comme ça je peux mamiliorer un peu mieux dans les chapitres suivants...
VERS LE BEFFROI.
Partie I.
J´ouvris la porte d´entrée et nous nous retrouvions à nouveau dans la rue.
La première chose me sautant aux yeux étaient les quelques Zombies traînant dans la rue. Il n´y en avait pas lors de notre arrivée.
Ils étaient au nombre de six où sept, tous étaient isolés, ne représentant qu´une maigre menace face à nous.
- On les évite et il n´y aura aucun problème. dis-je.
Nous marchâmes vers la droite, en direction du gros camion bloquant la rue. De ce côté, seuls deux macchabées rôdaient.
Casali m´indiqua une ruelle que lui, Lindberg et Reegan avaient trouvé lors de l´exploration effectuée un peu plus tôt.
Nous nous immobilisâmes devant.
Elle était très sombre et étroite. Il devait y avoir trois mètres de largeur, et semblait assez longue. De nombreux détritus recouvraient le sol, des poubelles et vieux cartons étaient répandus un peu partout. Nous avançâmes en ligne droite. J´étais devant, et Lindberg fermait la marche.
J´apercevais une rue perpendiculaire à notre passage au bout. Elle était à environ quinze mètres.
Notre petit groupe parcoura quelques foulée de plus, et Campbell cria :
- Attention là haut !
Je levai la tête juste au moment où une ombre passa à une dizaine de centimètres de mon visage.
Par peur je plongeai au sol tout en entendant un bruit de déchirure derrière moi. Je ne sentis aucune douleur, ce qui signifiait…
Ventre contre sol, je voulu me retourner mais des détonations de M4A1 retentirent très près de moi.
Des éclats de lumières m´aveuglèrent et les crépitement des fusils m´assourdissaient.
J´entendis Casali crier mais les coups de feu couvraient sa voix, ne me permettant pas de comprendre. Au moment de me relever, je sentis quelque chose m´agripper brutalement et je me fis tirer droit devant moi.
Je courais malgré ma volonté droit devant moi, traîné par je ne savais quoi. Ma vue était brouillée et je ne voyais que des silhouettes.
Quelques mètres plus loin, on me projeta au sol.
Mon souffle était très rapide, et j´avais des difficultés à respirer convenablement.
Je secouai la tête, tentant de bien retrouver mes esprits et me relevai. Casali était devant moi, accroupit. Campbell était juste à côté, tourné vers la ruelle que nous avions apparemment traversée.
J´avais toujours mon fusil d´assaut dans les mains. J´étais étonné de l´avoir gardé sur moi durant toute cette agitation.
Mon coude gauche était douloureux et saignait un peu, à cause de mon choc contre le sol de tout à l´heure.
Me retournant vers la ruelle, je vis des mouvements. Il y avait plusieurs silhouettes se déplaçant contre les murs. Aucune n´approchait. Je ne parvenais pas à les distinguer.
- Que s´est-il passé Edward ? demandais-je à Campbell.
- C´étaient encore ces maudites créatures, les monstres rouges.
- De quoi tu parles ?
Il sembla réfléchir un instant.
- Ah oui ! Tu n´étais pas là quand c´est arrivé…
Je patientais qu´il continue sa phrase. Voyant que je n´attendais que cela, il continua :
- Dans le magasin, tu te souviens de la bête rouge que nous avions tuée ? Juste avant les espèces de gorilles verts… et bien c´était les mêmes. Elle étaient accrochés sur les murs et je ne les ai vus qu´au dernier moment. Ces saletés ont eu Lindberg !
- Oh merde ! dis-je.
- Oui… moi et Casali en avons butés deux mais les autres se sont ramenées, c´est pour ça qu´on s´est tirés.
- Vous n´aviez pas le choix. C´était ça où la mort.
Je préférai le laisser. J´observai le coin et vis que nous étions sur le trottoir d´une nouvelle rue.
C´était vraiment uns vision apocalyptique. Des dizaines de voitures étaient encastrées les une dans les autres à travers toute la longueur de la route et les trottoirs. Certaines étaient en feu, les flammes se répandant d´un véhicule à l´autre. Quelques cadavres encombraient le sol, les vitrines des magasins étaient pulvérisées. De la fumée s´échappait de certaines fenêtres des batiments. C´était le chaos total. J´apercevai quelques mort-vivants marchant dans la rue sur la gauche, mais les voitures leur bloquaient le passage. A droite par contre, ça se dégageait peu à peu selon la distance, et là, une dizaine de Zombies erraient.
Casali vint vers moi et Campbell. Je vis qu´il avait les yeux légèrement rouges et humides, prouvant qu´il avait pleuré la perte de son ami.
- Je suis désolé pour Rick, dis-je.
Et c´était vraiment sincère.
- Merci, répondit-il avec un sourire peu convaincant.
Il était venu pour nous dire quelque chose :
- Vaut mieux pas rester là les mecs, sinon ces monstres vont commencer à s´interesser à nous. Je m´étais aperçu qu´il regardait de temps en temps la position des ennemis.
- Oui, tu as raison, tu proposes quoi ?
Il me regarda avant de se retourner vers les batiments face à nous, de l´autre côté du bitume.
- Là, c´est un magasin de sport. On n´aura aucun mal à trouver des armes, qu´en pensez v…
Des cris humains l´interrompirent dans sa phrase. Ils provenaient justement de ce magasin.
Nous parcourûmes quelques mètres lorsque trois personnes sortirent de l´édifice en courant.
Il y avait deux hommes adultes et un jeune enfant d´une dizaine d´années.
Le premier homme était habillé en veste noire et pantalon bleu, mais le second fut plus interessant à mes yeux : Il s´agissait d´un membre de l´UBCS. Armé d´un fusil à pompe.
Le gosse était en jogging.
Aucun d´eux ne nous vit, et ils courèrent sur notre gauche, affolés par quelque chose.
Casali cria et attira leur attention.
Tous les trois ralentirent leur course et se tournèrent vers nous.
Le type de notre organisation hurla de nous cacher.
Je voulus répondre mais au même moment, une grosse bête surgit du magasin en défonçant la vitrine. Il y eut un bruit de verre brisé. Les deux civils courèrent jusqu´à un batiment plus loin mais le soldat resta où il était.
Ce monstre était très grand, mesurant plus de deux mètres de haut. Une couleur grise-noire le dominait, et il avait des yeux rouges. D´énormes griffes étaient fixées sur ses bras supérieurs, de la taille d´une de mes jambes. Il avait légèrement l´allure d´un homme, mais en restait très éloigné. J´avais devant moi une véritable arme de guerre.
Il fit quelques pas lourds vers le mercenaire isolé. Celui-ci déversa plusieurs cartouches sur l´ennemi qui ne sembla pas les sentir. La créature ne nous avait probablement pas vus.
- Butons-le ! hurla Casali en brandissant son revolver. Il commença à tirer et le géant s´arrêta pour se tourner vers lui.
Moi et Campbell nous joignîmes au bal en ouvrant le feu avec nos fusils d´assaut.
Le géant recevait des projectiles de toutes parts, ne sachant plus où donner de la tête. Il se faisait cribler de balles, mais ne semblait pas faiblir face à nos armes. J´esperais que nous ne vidions pas nos fusils d´assaut inutilement.
A ce moment, le monstre se mit à courir sur nous, chose à laquelle je ne m´étais absolument pas attendu.
- Barrez vous ! braillais-je.
Aussitôt dit, Campbell couru sur la droite tandis que moi et Casali partions à gauche.
Je galopai droit sur les voitures encastrées et sautai par-dessus un capot défoncé pour atterrir de l´autre côté. Un Zombie rampant légèrement caché par une portière de véhicule arrachée m´aperçu, juste à côté de moi, et je lui balançai une rafale de balles dans le dos. Dans la rapidité de l´action, il m´avait semblé que c´était un pompier dont les jambes avaient été réduites en charpie.
Me retournant, je vis que le géant n´était pas très éloigné, et qu´il avançait vers moi lentement. Je distinguai Campbell derrière, caché par un camion de voirie retourné, les roues en l´air.
Casali avait disparu de ma vue, mais il n´était certainement pas loin.
Une explosion se produisit alors sur le monstre, je n´avais pas encore compris ce qui se passait, mais une seconde détonation mit le géant gris à terre. J´avais distingué une grenade avant que l´explosion n´ait lieu. J´ignorais qui avait fait ceci, mais je n´eus pas le temps d´y penser car de nombreux mort-vivants se rapprochaient de moi d´une démarche maladroite.
Je brandissai alors mon fusil d´assaut et décochai quelques projectiles, fauchant deux ennemis, mais le chargeur se vida. J´avais oublié de recharger…
Partie II.
Les monstres approchaient de moi, de plus en plus menaçants. Je cherchai un nouveau chargeur dans mes cartouchières et parvint à en trouver un. Par malheur, un macchabée s´était trop approché et il tenta de se laisser tomber sur moi dans l´objectif de me dévorer. Je fis un bond de côté et le cannibale s´affala sur le goudron. Je lâchai par mégarde mon M4A1 par terre, et les Zombies progressaient tandis que l´autre se relevait. D´un coup de pied, je le renvoyai par terre. Je sortis mon Sigpro en plastique léger et commençai à tirer. En même temps, je tentais de monter sur le toit d´une voiture. J´y parvins, et continuai de faire feu sur les adversaires s´approchant de trop. Ils étaient une dizaines et je ne possédais qu´un seul chargeur. J´étai foutu.
Bien heureusement, Casali et Campbell arrivèrent, suivis du mercenaire inconnu.
Ils me firent descendre de la toiture du véhicule et nous nous éloignâmes en courant.
Nous pûmes nous réfugier dans un bar bordélique. Des combats avaient dû avoir lieu ici, prouvés par les impacts de balles sur les murs, les taches de sang et les douilles au sol. Mais il n´y avait pas de cadavre. L´endroit était assez grand. Il y avait un comptoir de restauration en forme de fer à cheval, des tables; pour la plupart renversées, un billard, un juke-box et plusieurs flippers. Rien n´était en marche ici, l´éléctricité avait été coupée.
En regardant la pendule au mur, toujours en fonction, elle m´indiqua que deux heures et quarante-cinq minutes s´étaient écoulées.
La première chose que fit le mercenaire étranger fut d´aller chercher des verres et une bouteille de whisky. Il commença à en verser dans les verres. Il nous en proposa à nous trois et seul Casali accepta. Pour ma part, je préférais avoir toutes mes capacités physiques et intellectuelles lorsque je me trouverai face à un monstre m´ayant en vue d´un bon repas…
Le type s´appelait Jacques Martel, et était originaire de France. Enfin… c´est ce qu´il disait, mais l´alcool l´avait définitivement mit hors-service après qu´il ait vidé la bouteille en quelques minutes. D´après ses dires, il était de l´unité 3 Bravo. Mais il disait que son escouade était très loin d´ici au Sud de la ville.
Il s´effondra sur le comptoir et semblait mort. Pourtant il ne faisait que somnoler.
Campbell nous parla à moi et Casali et nous dit que ce type n´était pas très réglo et qu´il valait mieux ne pas le traîner jusqu´au beffroi en temps que fardeau.
Nous approuvâmes ses dires. Moi même je n´étais pas très sur de lui.
Comme il était à demi-défoncé, nous nous emparâmes de son fusil Benelli. Nous lui laissâmes tout de même son revolver.
Ce fut casali qui prit le fusil. Moi, je devais pour le moment me contenter de mon SP2009 avec ses cinq balles. Mes deux camarades me donnèrent leurs uniques chargeurs de pistolet.
Ce qui me faisait un flingue avec trente-cinq balles. De quoi tuer dix Zombies tout au plus.
Nous sortîmes par la porte arrière du bar et nous retrouvâmes sur une rue adjacente.
Il y avait une vingtaine de mort-vivants sur le côté gauche, et ils entamaient une lente progression sur nous.
Un regard à ma droite et je vis que l´accès était complétement bloqué par des barricades en flammes.
- Nous sommes pris au…
- Je sais ! m´interrompit Campbell.
Ils étaient beaucoup trop nombreux, et avec notre pitoyable stock de munitions, nous ne pouvions pas nous permettre de combattre cette armée.
Tout en face de nous, je pouvais voir une petite porte vitrée. Juste au dessus, je voyais une enseigne indiquant que c´était une pharmacie. Un rideau grillagé en acier protégeait la vitrine sur la gauche.
- C´est notre seule chance ! hurlais-je en désignant la porte.
Je me mis à courir sans attendre les suggestions des autres. S´ils voulaient me suivre, c´était le moment où jamais.
Je fonçai jusqu´à l´entrée, priant pour qu´elle soit ouverte. Sur ma gauche, le mur de Zombies implacable n´était qu´à dix mètres.
Elle était ouverte. Je m´engouffrai à l´intérieur et me retournai. Je vis Campbell courir vers moi, encore au milieu de la route. Mais Casali était resté là bas, de l´autre côté de la rue devant la porte du bar.
Il ne bougeait pas et de nombreux monstres approchaient de lui.
- Ramènes toi ! criais-je à son attention.
Mais une rapide évaluation de la situation me fit comprendre qu´en aucun cas il ne nous rejoindrait. Même en ayant été l´homme le plus rapide du monde, jamais il n´aurait pû arriver à nous sans se faire intercepter par les mort-vivants.
Il nous fit un signe de la main, se retourna et rentra dans le bar. La porte se referma au nez des macchabées qui commencèrent à frapper contre la porte. Mais il ne possédaient même plus l´intelligence d´utiliser la poignée.
Campbell, entretemps, était entré dans la pharmacie. Il me tira en arrière pour refermer la porte. Je pense que si mon ami n´avait pas été là, je serais resté dehors, sans me rendre compte que les Zombies allaient me sauter dessus.
Deux de ces monstres vinrent en face de la porte. L´un d´eux était une femme dont la mâchoire pendait mollement et le ventre criblé de balles d´un certain calibre, l´autre était un flic noir dont le bras gauche manquait. Derrière eux, je pouvais apercevoir un bon nombre de mort-vivants traînants, probablement déçus de ne pas nous avoir eus comme festin.
La femme Zombie donna quelques coups contre la porte vitrée et des bouts de carreaux volèrent en éclat. Une barre de fer en travers de la porte les bloquait, mais il leur suffisait de se baisser pour entrer. Encore fallait-il qu´ils en aient l´intelligence où le réflexe…
Moi et Campbell marchâmes en retrait jusque dans les rayons. Tout était en désordre et de nombreux articles et médicaments se trouvaient sur le sol. Les pillages avaient eu lieu ici aussi.
Dans cette ville où chaque décision où déplacement pouvait être mortel, si on se retrouvait avec le choix de prendre un téléviseur où un médicament hémostatique, le choix reviendrait automatiquement au remède.
Mon regard alla des étagères supportant les articles jusqu´au rideau grillagé antivol…
Si c´était bloqué, comment les gens étaient-ils entrés ? Me demandais-je.
La réponse vint immédiatement. Par là où nous étions parvenus.
Je venais de m´inquiéter pour rien.
Campbell vint vers moi, il voulut certainement dire quelques chose mais j´entendis quelquechose se briser à l´entrée.
Je fis volte-face pour apercevoir deux Zombies marcher vers nous. La fille et le flic étaient en tête, et quelques autres suivaient en file indienne.
- Saloperies ! cria mon camarade.
Celui-ci leva son M4A1 et commença à faire feu sur les monstres. La fille fut la première tuée; sa tête explosa sous les impacts dans une gerbe de sang et de cervelle immonde qui aspergea de rouge et de gris les murs et quelques Zombies qui ne semblèrent rien remarquer.
Campbell continuait le feu nourri sur les ennemis, colorant les murs de sang. D´autres macchabées vinrent se joindre au sort de la femme. Je levai mon Sigpro et tirai quelques balles sur les mort-vivants de plus en plus nombreux. Nous en abattions un grand nombre mais d´autres arrivaient, ils se frayaient un chemin vers nous, nous obligeant à battre en retraite. Dans le feu de l´action, je criai à Campbell :
- Retiens les ! Je tâche de trouver une autre sortie !
Il acquiesça de la tête tout en tirant. Il venait de vider son chargeur qu´il fit tomber au sol. Il rechargea et continua de mitrailler.
- Plus que ce chargeur ! souffla t-il en restant les yeux fixés sur la horde. Je vis que beaucoup de cadavres ensanglantés et criblés de balles recouvraient l´entrée du magasin.
Les impacts de balles sur le mur ressemblaient aux cratères du sol lunaire, pensais-je avec folie.
Je me retournai et fonçai vers le fond de la petite pharmacie, tentant de trouver une issue de secours. Les coups de feu ne stoppaient pas, et je savais qu´il n´aurait bientôt plus rien à balancer sur les monstres. Je contournai le comptoir et trouvai une porte de service en arrière boutique.
- Sauvés ! dis-je pour moi même.
Durant un instant, l´idée de m´enfuir seul me traversa l´esprit. Mais je chassai cela, il était hors de question que j´abandonne mon compagnon, alors qu´il se battait pour notre survie.
Je me retournai et courai jusqu´à lui au moment où les coups de feu cessèrent. Mon camarade lança son fusil d´assaut sur le Zombie le plus proche qui le reçut sur le visage mutilé de plein fouet.
Campbell sortit alors rapidement son Sigpro et appuya sur la détente, mais rien ne sortit. Il avait dû oublier que c´était moi qui possédais tous les chargeurs.
Il jura, et battit en retraite en me voyant. Je lui dis que j´avais trouvé une sortie et une lueur d´espoir apparu sur son visage. Nous courûmes jusqu´à cette porte miraculeuse et je l´ouvris. Derrière nous, les mort-vivants investissaient la boutique mais n´auraient rien à se mettre sous la dent.
La porte refermée, nous observions les lieux. De nouveau, nous étions dehors. Encore une ruelle, mais elle était minuscule et bien heureusement vide. Sur la gauche, l´accès aboutissait à une impasse où étaient disposés des piles de cartons vides, et à droite, ça menait sur l´avenue.
Nous avançâmes pour avoir un bon champ de vue. Le décor semblait identique ici comme partout ailleurs en ville.
Des carcasses de véhicules, des corps, quelques Zombies errants et des batiments aux portes et fenêtres condamnées.
Campbell souffla d´épuisement et de lassitude.
- Tout est pareil ici, je me demande si un jour nous trouverons un moyen de nous casser de cette ville de merde…
Je ne répondis rien. J´étais au moins aussi perplexe que lui sur la question.
Voyant qu´il avait toujours son revolver serré dans la main, je pris un de mes chargeurs et lui tendis.
Il le prit sans hésiter et rechargea.
- T´as combien de grenades ? demandais-je.
Il fouilla ses cartouchières et en sortit trois.
- Okay, j´en ais deux.
- Que fait-on à présent ? me demanda t-il.
- Pas la moindre idée, dis-je.
Je repensai au compagnon que nous avions laissé; où plutôt, au compagnon qui nous avait abandonné.
- Que faisons nous pour Casali ? demandais-je.
- C´est trop tard pour lui, il devra se débrouiller seul à présent.
- Pourquoi… pourquoi n´est-il pas venu avec nous ?
- Ca n´a plus aucune importance. J´espère sincèrement qu´il trouvera un moyen de s´en sortir, mais je ne pense pas qu´on nous le reverrons…
La discussion n´alla pas plus loin. Deux Zombies habillés en ouvriers approchaient. L´un d´eux portait toujours son casque jaune sur sa tête décomposée. Je vis qu´il y avait un chantier tout près.
Partie III.
Nous traversâmes la rue afin d´éviter les problèmes, et entrâmes dans un immeuble d´appartements. Il y avait un escalier.
Nous montâmes par les marches à l´étage supérieur.
Il y avait un long couloir sombre. Je trouvai l´interrupteur et les lampes au plafond s´allumèrent instantanément. Il y avait un Zombie tout au bout du couloir, vêtu en simple civil; sa chemise bleue était en partie déchirée. Il restait immobile, mais je pensais qu´il nous avait remarqués. Effectivement, il fit quelques pas vers nous en grognant.
Je levai mon revolver et pris le temps de viser la tête. Une pression sur la détente et un morceau du crâne vola en éclats de sang et d´os.
Mais il avançait toujours sur nous…
Je m´apprêtais à tirer une seconde fois, mais après quatre où cinq pas, il s´effondra sur le sol. De la matière grise se répandit.
- Ces monstres sont tellement cons qu´ils mettent quelques secondes avant de s´apercevoir qu´ils sont morts pour de bon, commentais-je avec petit sourire mêlé au dégoût.
Le couloir contenait de nombreuses portes. Quatre de chaque côté du couloir, toutes marquées d´un numéro différent. Ca allait du 101 au 108.
- On va prendre un peu de repos, dit mon partenaire.
J´acquiesçais de la tête.
De nombreuses portes étaient vérouillées, mais nous trouvâmes celle du fond à droite ouverte.
Peut être celle du Zombie que j´avais éliminé, pensais-je.
Une fouille minutieuse nous tranquillisa : Pas âme qui vive.
C´était un petit appartement d´étudiant. Il y avait un lit-canapé courament apellé clic-clac, une petite table avec quelques livres de cours, une télé sur une étagère, et quelques meubles…
La cuisine était assez sale, et la vaisselle débordait de l´evier.
De nombreux posters en tous genres recouvraient les murs.
Je m´assis sur le clic-clac et posai tout mon matériel sur la table.
Je venais de me souvenir qu´on nous avait donné un antiviral à chaque homme avant le début de mission. Je le pris dans une main. C´était dans un nécessaire de survie contenant un spray, l´antiviral et un compresse.
- Tu crois que ce truc est vraiment efficace ? demandais-je à Campbell qui fouillait dans le réfrigérateur. Celui-ci arrêta ses recherches et tourna la tête vers moi :
- J´en sais vraiment rien, mais ce serait peut être plus prudent de se l´administrer non ? Que risque t-on ?
- Rien, enfin pas à ce que je sache…
Il retourna à son occupation consistant à trouver de quoi manger.
Après avoir trouvé quelques trucs mangeables, nous nous administrâmes le sérum dans le sang. C´était, d´après ce qu´on nous avait dit, censé nous protéger du virus responsable de ce bordel.
Campbell fit un petit somme bien mérité. Je préférais éviter de dormir, au cas où quelque-chose allait se passer. On est jamais trop prudent, surtout à Raccoon City.
Je m´approchai de l´unique fenêtre de l´appart et regardai au dehors. J´apercevais la rue. Il faisait très sombre à cause de la plupart des lampadaires qui ne fonctionnaient pas.
Je me souvenais du petit carnet trouvé dans l´hôtel un peu auparavant, c´était le bon moment pour faire un rapport de la mission. Je m´assis et me mis à écrire…
Rapport de Situation.
27 Septembre.
Cela fait seulement trois heures que cette mission à commencé, et Campbell et moi sommes les seuls survivants de l´équipe. Le soldat Casali est porté disparu, et les chances de le retrouver sont infimes, pour ne pas dire nulles…
Les Zombies sont bien plus nombreux que d´après les prévisions. Il n´y a plus aucun espoir pour cette ville. Nous nous sommes déjà injectés l´antiviral, mais je doute sérieusement de son efficacité. Je ne sais pas si je survivrai.
Je n´avais pas vraiment l´envie d´écrire pour le moment, et ces quelques phrases résumaient, de toute façon, parfaitement le pétrin dans lequel nous nous trouvions.
C´était très calme ici, les sons en provenance de l´exterieur étaient presque inaudibles.
J´étais vraiment fatigué par toute cette merde, tous ces morts, ces massacres, notre progression sans véritable but…
Nous avions le moral très bas, je n´avais même plus l´espoir de m´en tirer.
Bien sur, en finir avec ma propre arme aurait été plus radicale, mais je n´osais pas vraiment le faire. Après tout, jusque là, je m´étais bien débrouillé, je m´étais toujours sorti des situations les plus incofortables, tandis que mes compagnons se faisaient décimer les uns après les autres…
Ce n´était pas encore le moment de mourir. Pas pour moi.
J´essayais de me souvenir des bons côtés de la vie, mais ils ne voulaient pas venir à moi.
La seule chose que je voyais, c´était un logo, la représentation d´un parapluie rouge et blanc.
La compagnie Umbrella. Tout était de leur faute à eux, ces pourris nous avaient totallement manipulés, comme des moutons se rendant à l´abattoir. Nous n´étions que des cobayes à leurs yeux, ils voulaient simplement tester leurs armes de guerre.
C´était pourtant si évident. J´aurais dû m´en apercevoir depuis le début. La nature ne pouvait être à l´origine de telles horreurs, seuls des êtres humains démentiels pouvaient être les créateurs de ces choses.
Le Lieutenant Stark nous avait dit que la société savait quelque chose. Ce n´était pas totallement vrai.
Ils en étaient à l´origine même.
Mais c´était trop tard à présent, nous pouvions les maudire autant que nous le pouvions, cela ne changerait rien. Ils avaient gagné, personne n´irait témoigner contre eux pour la seule et bonne raison que toutes les personnes qui en connaissaient un minimum sur la vérité étaient ici, à Raccoon City. Mort, vivant, où transformé en l´une de ces créatures répugnantes…
Je pensais à ma sœur, Katrina, un peu moins agée que moi. Après la mort de mes parents, nous nous étions tous deux retrouvés seuls, à la merci du monde. Mon oncle et ma tante nous avaient accueillis chez eux à bras ouverts, et nous reprîmes assez vite une vie normale…
Mais je pense que Katrina ne s´est jamais remise de la mort des parents. Quand à moi, j´ai assez vite oublié cela, me préocupant seulement de mon avenir.
Mon oncle vivait à la campagne, assez loin de la ville, et je n´aimais pas ce style de vie. Mais j´avais dû m´y faire un certain temps.
Trois ans pour exact. Une fois que j´eus la majorité, je m´étais pris un appartement en ville, à Boulgard, tout près de Boston. Moi et ma sœur nous écrivions très souvent. Après le décès des parents, nous étions devenus beaucoup plus proches. J´avais fait des études, mais assez vite, je décidai de tout plaquer.
Et un jour, je vis une annonce de la compagnie Umbrella, qui recrutait dans son unité d´intervention de l´UBCS.
A partir de là, inutile d´expliquer la suite des évènements.
Les Zombies me coursaient, j´avais beau courir aussi vite que je le pouvais, ils me rattrapaient. Pourtant, ils marchaient lentement, c´était comme si je faisais du sur-place.
- John.
Sans comprendre comment, les mort-vivants m´avaient entouré, et le cercle macabre se refermait sur moi.
- John !
Une voix familière m´appellait, elle retentissait tel un haut-parleur placé dans un long couloir résonnant.
Les monstres avaient tous les bras tendus vers moi, et ils avaient la bouche ouverte d´où coulait une bave rouge de sang.
Tous étaient habillés en soldats de l´UBCS.
- John ! Réveille toi !
Mes yeux s´ouvrirent aussitôt.
Je venais de m´apercevoir que je criais et refermai la bouche pour étouffer le son.
- Que…
Je vis Campbell près de moi. J´étais couché sur le canapé, et lui était agenouillé à côté.
Il avait un regard inquiet.
Je remarquai que quelquechose avait changé dans la luminosité de la pièce.
- Ca va aller ? demanda t-il.
- Je… que s´est-il passé ?
- Sans doute un cauchemar. Ce n´est pas difficile à comprendre, avec tout ce qui arrive ici.
Je soupirai et reposai ma tête sur l´accoudoir du clic-clac.
- J´aurais tant aimé que tout cela ne soit qu´un rêve… Raccoon City, et tout ce qui s´y raccorde.
- Oui, mais c´est la sombre réalité.
Je me levai. Il me tendis le carnet dans lequel j´avais écrit le rapport.
- Tu fais un journal de bord ?
Je le pris dans mes mains.
- Ouais…, enfin je raconte l´essentiel.
- Bon, on ne va pas tarder à partir, dit-il en se relevant.
J´hochai de la tête, et compris enfin ce changement de lumière en me tournant vers la fenêtre.
Le ciel était bleu, et seuls quelques nuages étaient visibles.
C´était le jour. J´en aurais presque crié de joie.
Je m´avançai jusqu´au vasistas. Les rues baignaient en plein soleil, mais cette lumière n´enlevait rien à l´horreur.
C´était même pire, car nous pouvions à présent voir les détails invisibles dans la nuit. Une demi-douzaine de cadavres gisaient sur le sol goudronné, entre les voitures encastrées les unes dans les autres. Du sang sec était visible un peu partout, des morceaux de verre et de métal jonchaient le sol, et quelques Zombies s´occupaient même à festoyer sur leurs victimes plus où moins fraîches.
Je m´éloignai de la fenêtre. Campbell me conseilla de m´équiper. Lui l´avait déjà fait.
Je pris mes deux grenades, mon couteau qui n´avait jamais servi, mon spray, et une boite de biscuits que mon compagnon avait découvert dans un placard.
Je rangeai le tout dans mes cartouchières, et gardai mon flingue à la main avec le second chargeur à portée de main.
- Il faut que nous trouvions des armes, dis-je.
- Je veux bien, encore faut-il les trouver.
Je réflechissai.
- On peut toujours fouiller les cadavres qu´on trouvera, ce n´est pas ce qui manque.
Il acquiesça de la tête. Je vis qu´il était pressé de partir.
- Bon, allons-y, dis-je.
Partie IV.
Nous sortîmes de l´appartement numéro 105, enjambâmes le cadavre tué lors de notre arrivée et quittâmes l´immeuble afin de nous retrouver sous la bonne lumière du
soleil.
Les bruits de mastication retentissaient dans la rue. C´était horrible à entendre. De l´autre côté de la chaussée, nous apercevions deux Zombies en train de dévorer ce qu´avait dû être un gosse.
- Bande de connards, souffla Campbell.
En examinant les rares Zombies qui traînaient, j´en vis un assez interessant.
- Eh Edward ! Regarde celui là, près du quatre-quatre !
Il se tourna vers le lieu indiqué.
Je lui montrais un Zombies vêtu d´un uniforme de l´unité d´intervention SWAT près d´un gros quatre-quatre dont l´avant était brulée. Le monstre appartenait probablement à la police de Raccoon.
Il portait toujours son casque sur la tête.
- Tu penses qu´il est armé ? m´interrogea mon partenaire perplexe.
- Ca vaut le coup d´essayer non ?
- Allons-y alors, mais évitons de rameuter tous ses copains.
J´hochais de la tête et nous avançâmes vers la cible.
Sur le chemin, je vis le cadavre d´un homme monstrueusement mutilé. Il portait des traces de griffes sur la gorge, les jambes et l´abdomen. Il avait été étripé et ses yeux avaient disparu. Du sang séché le recouvrait.
- Quelle horreur ! commentais-je.
Nous arrivâmes face au monstre policier qui nous remarqua. Celui-ci poussa un grognement et approcha. Il avait une démarche très maladroite; en observant sa jambe gauche, je vis qu´elle était salement amochée, tous ses orteils avaient été arrachés.
Campbell tira le premier sur le mort-vivant.
La première balle toucha le casque et ne causa aucun dégât mais la deuxième engendra un trou dans l´un de ses yeux.
L´ennemi s´écroula comme une masse.
Jetant un regard autour de moi, je vis qu´aucun monstre ne s´était préoccupé des coups de feu. Ils n´avaient pas cligné d´un sourcil. Mon compagnon se baissa sur le monstre avec dégoût. Je le comprenais. Quoi de plus répugnant que de manipuler un cadavre en décomposition avancée ?
Après quelques secondes, il se releva et me tendit un chargeur, probablement pour un pistolet mitrailleur, vu la forme.
- C´est pour quelle arme ça ? demandais-je en l´examinant.
- Un MP-5 je crois.
- Hum… ça va pas nous servir en clair.
- Gardons le, si ce type était là, il devrait y en avoir d´autres pas loin. Peut être même le commissariat avec de la chance.
- Alors là, n´espère pas trop ! dis-je en riant.
Il rangea le chargeur sur lui.
- Reste là, je vais essayer de repérer quelquechose d´utile, lui dis-je
Je montai sur le toit d´une mercedes calcinée et observai les environs.
Au loin, je vis quelquechose qui m´enchanta.
Je redescendis de la voiture et m´approchai de Campbell.
- Alors qu´est-ce que tu as pu voir ? questionna t-il.
- Vers le Nord, une voiture de flics et une fourgonnette de SWAT, répondis-je avec espoir.
- Qu´attendons-nous ? Allez on y va !
Moi et mon camarade nous mîmes en route. Les deux véhicules des forces de l´ordre se trouvaient à une trentaine de mètres à peu près, mais nous devions avant tout franchir un véritable cimetière de voitures pour les atteindre. Peu de Zombies se trouvaient sur la route.
Sur la moitié du chemin, nous entendîmes de violentes détonations assez proches. D´après moi, il s´agissait de plusieurs M4A1, mais je n´en étais pas vraiment convaincu. Ca pouvait aussi bien être une autre arme. Mais chose sure, il était question d´un où de plusieurs humains.
Nous nous arrêtâmes.
- Il devrait y avoir une de nos unité ici ? demanda Campbell.
- Pourquoi pas ? Vite, avant qu´ils ne partent !
Tous les deux nous nous mîmes au pas de course vers la zone des déflagrations. C´était sur la route des deux véhicules de police, mais ils semblaient provenir de plus loin derrière.
Nous arrivâmes à la hauteur de la camionnette bleue garée sur le trottoir, près des facades des boutiques ravagées. Deux Zombies en vêtements de policiers nous tendirent les bras. L´un d´eux avait le visage brûlé ainsi que ses épaules. Il n´avait plus de cheveux. Un peu plus loin, une jeune femme flic approchait. Je vis que son uniforme était pratiquement intact et sa longue chevelure brune n´avait pas la moindre tâche de sang. Mais son visage était décomposé. C´était d´ailleurs la seule caractéristique démontrant qu´il s´agissait bien d´une Zombie. Les coups de feu retentissaient, et semblaient approcher de nous petit à petit.
- Je m´occupe de ces monstres, vas voir ce qu´il se passe ! me dit mon coéquipier.
J´approuvai de la tête et me mis à courir, contournant le fourgon de police par la droite. Il était étrangement impeccable. Derrière moi, j´entendais le revolver de Campbell décharger sa puissance. J´évitai de justesse un mort-vivant civil qui venait de surgir d´un magasin, il tomba sur le sol, grognant de déception. Quelques mètres de plus et j´arrivai à l´angle de rue. Le champ de vision se dégagea et je vis ce qui se passait.
C´était une véritable bataille qui avait lieu.
La rue, ici, était presque déserte de tout véhicule, seuls deux où trois voitures étaient garées. Mais c´était une situation très confuse.
De nombreuses personnes armées de fusils d´assaut et revolvers faisaient feu sur une horde de chiens enragés.
Peut être une vingtaine de canidés de différentes races agités galopaient dans la rue, mélangés aux huit où neuf hommes et femmes se défendant tant bien que mal. La plupart étaient des civils, mais deux d´entre eux étaient des mercenaires d´Umbrella. Au loins, j´apercevais un batiment où une grande insigne un peu rouillée indiquait que c´était une fourrière, d´ou la provenance des bêtes. Je ne tardai pas à comprendre pourquoi ces gens ne s´abritaient pas. Ils faisaient en fait diversion pour permettre à un grand nombre de civils de se déplacer. Les gens sortaient tous d´un batiment de la chaussée droite pour se rendre dans un édifice plus éloigné. C´était un lycée. Je pouvais voir de grandes grilles devant, et au loin les différents batiment constituant l´école.
Tous les civils au nombre de treize fuyaient vers là-bas.
Les autres continuaient de combattre. Trois personnes étaient à terre et un assez grand nombre de cerbères aussi.
Je me mis à courir vers eux. Un chien sauta sur l´un des mercenaires au cou, celui ci tenta de s´en défaire mais une gerbe de sang gicla dans l´air, et le soldat tomba en arrière, laissant le molosse le dévorer.
Un autre homme armé d´un fusil de chasse tira sur deux chiens cavalant vers lui. Le monstre le plus proche s´effondra en pleine course mais le second eut le temps de sauter lors du coup de feu suivant.
La bête explosa presque entièrement en plein vol, et le corps sans vie retomba sur le civil qui trébucha en arrière. Le sang s´écoulait sur la macadam. Je courrus vers le type pour l´aider à se relever, mais un autre chien arriva par derrière et lui sauta dessus. Le pauvre gars se mis à crier car l´animal zombifié lui mordait l´homoplate gauche, laissant un flot de sang s´écouler. J´arrivai à leur niveau, et pris mon couteau.
D´un coup, je le plantai dans le dos du monstre à la peau entièrement dépecée. Son crâne était recouvert de matière grise coulant sur son museau rouge de sang. La bête ne semblait pas avoir senti le coup de couteau. Je visai cette fois ci la tête et y enfonçai la lame.
Le chien lacha la prise et se tourna vers moi. Je lui balançai mon pied en pleine gueule et celle-ci fut carrément arrachée du reste du corps pour voler plus loin avant de retomber sur le goudron. Le couteau était resté planté dans le crâne. Le corps décapité du chien tomba. Les coups de feu venaient de cesser. La rue était recouverte de dépouilles de chiens et d´êtres humains. Seuls deux hommes et une femme avaient survécu. Mais aucun des cerbères.
L´un des types était blessé à sa jambe. Rien de grâve. Ils s´approchaient de moi et de l´homme que je venais de sauver.
Je me penchai vers le pauvre homme blessé. Il devait avoir une trentaine d´années. La blessure était très impressionnante, mais visiblement pas mortelle. Je voyais bien la trace de morsure ensanglantée, mais je ne pensais pas que le type en mourrait. Il lui fallait tout de même des soins médicaux. J´entendis des bruits de pas venant de quelque part dans mon dos.
Me retournant, je vis Campbell arriver. Et il n´était pas bredouille visiblement.
Il avait un pistolet mitrailleur MP-5 dans une main et un fusil Benelli dans l´autre. Sur son dos, je voyais une arme à longue portée.
Il arriva jusqu´à moi, regardant le spectacle macabre.
- Quel massacre ! dit-il.
L´un des hommes armés vint jusqu´à nous. C´était un type blond assez jeune, habillé en jean noir et une veste kaki d´allure militaire. Il m´aida à relever le blessé.
L´autre homme, blessé à la jambe, était un policier sans uniforme. Mais il portait un T-Shirt bleu avec l´insigne RPD. Son arme était un MP-5. Et la femme avaient des cheveux blonds coupés au carré, la vingtaine, vêtue en civile ordinaire et munie d´un pistolet mitrailleur Ingram.
Tous les six, nous nous mîmes en route vers le lycée. En chemin, je dis à Campbell :
- Eh Edward ! J´avais vu deux gars de notre organisation, ils sont sans doute morts…mais va voir de quelle section étaient-ils.
Celui-ci hocha de la tête et se mit à courir vers l´un des cadavres.
Nous continuions de marcher. A cause des deux blessés, nous étions assez lents.
Mais aucune créature tueuse ne se profilait à l´horizon.
Nous parcourâmes quelques dizaines de mètres jusqu´aux grilles du lycée.
POur les éventuelles personnes éyant eu le courage d´aller jusqu´ici...
Une suite vous tenterait-elle ?
dsl je n ai pas eu le courage,mais je vais la lire attend un peu(meme beaucoup).
et pis tant qu a faire,fous la suite.
BOaf, c´est pas si long, si ? !