Bon, voilà la suite je vais mettre quelques parties ( 2 en fait).
DECOLLAGE.
Vers la fin du mois, le vingt-six septembre, un groupe de six gros hélicoptères de transport haute capacité Chinooks était arrivé. Ils s´étaient posé à la limite du camp, et je vis que tous portaient le sigle Umbrella. Tout le monde se posait des questions, et la rumeur que nous soyions bientôt envoyés au combat parcoura la base…du côté des hommes de l´UBCS. Car la société ne nous disait toujours rien, malgré nos interrogations.
Le soir même, il y eut de l´agitation dans le camp, et nous fûmes tous réunis près des hélicos. Des équipes furent rapidement désignées. On me plaça dans la section Echo.
Tout le monde fut équipé de grenades, un pistolet, et un fusil d´assaut; ou à pompe.
On nous ordonna de grimper à bord des hélicos, et nous montâmes sans trop poser de questions.
Les hélicoptères décolèrent du sol, et virèrent sur le nord.
Dans l´agitation, j´étais monté dans l´hélico, mais j´ignorais où étaient les potes que je m´étais fais. En parcourant l´appareil de transport des yeux, je vis Campbell et Streicher de l´autre côté, l´Allemand me fit un salut de la main, et je le lui rendis.
Jamais je ne revis Romuald Takset depuis le décollage.
Dans le Chinook, je comptai en tout une vingtaine d´hommes de l´unité. Il devait y en avoir autant dans les cinq autres appareils. Du côté de la cabine de pilotage, trois soldats en tenue noire étaient assis. Ils avaient l´aspect menaçant et portaient des fusils d´assaut comme nous. Pourtant je savais bien qu´ils ne participeraient pas à la mission.
Je ne me posais pas de questions sur leur utilité que je compris un peu plus tard.
Beaucoup de gars discutaient durant le vol, et ne semblaient pas s´inquiéter de l´opération à laquelle nous allions participer. Mis à part mes deux amis trop éloignés, je n´avais personne avec qui parler. Je me contentais d´écouter les autres. Ils discutaient de tout et de rien principalement, ce qui me confirmait qu´ils n´étaient pas inquiets.
Etais-je donc le seul ? ! Sur le moment, probablement. Mais cela ne tarda pas longtemps quand, deux heures après le départ, un homme auquel je n´avais pas fait attention se leva tant bien que mal à cause de la mobilité de l´hélicoptère. Il était très grand, les cheveux gris, et portait une tenue grise.
Les discussions cessèrent petit à petit jusqu´à n´être qu´un vague chuchotement.
Nous n´entendions plus que les pâles des hélicos tourner dans le ciel noir.
L´homme prit la parole:
- D´après ce que je vois, peu d´entre vous s´interrogent sur la mission que l´on vous a attribué.
Mais nous allons tout de même vous mettre au courant de la situation actuelle. Il y a maintenant un jour où deux, une épidémie s´est propagée dans la ville de Raccoon City, que certains d´entre vous connaissent probablement.
J´ignorais de qui il parlait, mais pour moi, cette cité ne représentait rien. L´homme continua:
- La situation s´avère particulièrement critique, et l´armée de l´Etat s´est trouvée dans l´obligation de mettre la ville en quarantaine. Selon nos sources, près de la moitié de la ville est touchée. Les personnes contaminées représentent un vrai danger pour vous tous, et vous avez le feu vert pour tirer à distance. Les sujets inféctés s´attaqueront systématiquement à vous, et il est impossible de les ramener à la raison. Vous savez ce qu´il vous reste à faire.
Trois équipes différentes seront désignées. L´équipe Echo sous le commandement du Lieutenant Stark sécurisera le beffroi de la ville, et vous aurez pour mission de secourir les survivants. Protégez les employés de la compagnie Umbrella en priorité. Tandis que vous garderez la zone, l´escouade Delta désinfectera le centre-ville proche de la mairie sous les ordres du Lieutenant Mickaïl. L´équipe Gamma de l´unité quatre viendra vous soutenir ensuite. Et enfin, la section Foxtrot prendra possession de l´hôpital de la ville, tout près du Beffroi sous ordre du Capitaine Vaskez.
Il y eut quelques rares conflit, mais cela redevint rapidement calme.
- Bon, sachez que le contact avec les sujets est très dangeureux, et qu´un corps à corps pourrait vous être fatal. Dans le pire des cas, vous devrez vous administrer l´antiviral que l´on vous a procuré. Il est fiable à cent pour cent. Mais utilisez le en tout dernier recourt. Autre chose, le point d´évacuation se trouve être le beffroi St Michel, que l´équipe Echo du Lieutenant Stark aura sécurisée. Dès que la mission sera terminée, où s´il est dans l´impossibilité de l´accomplir, faites sonner la cloche de la tour afin que les hélicos viennent vous récupérer.
L´homme resta dans le silence quelques secondes et nous parcoura tous des yeux. Tout ce qu´il devait voir étaient des mines anxieuses et apeurées.
En tout cas, c´est ce dont je devais avoir l´air…
Il posa l´interrogation que nous attendions:
- Y a-t-il des questions messieurs ? !
Immédiatement, les voix s´élevèrent dans l´appareil jusqu´à couvrir les rotors.
L´homme ne répondait pas, attendant certainement le calme et la discipline.
Le silence revint.
Un type à l´autre bout de l´appareil leva la main et posa sa question:
- Monsieur, à quoi reconnaît-on les personnes infectées ? Ont-elles des particularités ?
- Oui, mais je n´apporterais pas de précisions, vous n´aurez absolument aucun mal à les distinguer des autres. Autre chose ?
Nouvelle voix:
- Pourquoi nous envoyer nous, et pas les militaires ? N´est-ce pas de leur ressort ?
Le gars aux cheveux gris paru chercher une réponse, embarrassé.
Sa voix perdit en assurance.
- Eh bien…les militaires ne tarderont pas à entrer en action, … ils entreront en ville au moment de votre arrivée, pour pouvoir mettre l´ennemi en déroute.
- Et cet ennemi, pourquoi ne se rend t-il pas ?
- Car il n´est pas entièrement responsable de ses faits et gestes.
Personne ne répondit, et il n´y eut plus de questions.
Le copilote tourna la tête vers l´intérieur de l´hélico et dit à l´homme qui nous avait brieffé:
- Raccoon City en vue Monsieur !
Le gars aquiesça de la tête en silence, et se tourna de nouveau dans notre direction.
- Eh bien, il est temps de vous préparer soldats. Nous ne pourrons nous risquer de vous déposer au sol, et nous emploierons l´utilisation de cables pour vous faire descendre.
Il n´y eut aucune réponse dans l´hélico de la part des bidasses, mais chacun d´entre nous avait le regard d´un homme se sentant près de la mort.
Quelques minutes s´écoulèrent ainsi, dans un silence total.
Il faisait toujours nuit dehors, et la température devait avoisiner les dix degrés.
Du petit hublot, je pouvais apercevoir des nuages recouvrant totallement le ciel.
Je tentais de voir la ville, mais je ne discernais pas grand chose.
A part des colonnes de fumée dans la nuit.
Pour éviter de penser à la mission qui débuterait d´un moment à l´autre, je vérifiais l´arsenal que l´on m´avait fourni.
Je disposais d´un fusil d´assaut M4A1 avec trois chargeurs de munitions 5.56 mm OTAN; un revolver Sigpro SP2009, arme en plastique très légère à balles de 9mm Parabellum.
Deux grenades à fragmentations classiques, un couteau de combat et un antiviral.
L´armement typique d´un pauvre type envoyé sur le champ de bataille…