L’entraîneur de l’OM reconnaît que son équipe n’est pas encore totalement prête mais elle se doit d’obtenir des résultats immédiats pour remplir ses objectifs
A six jours du déplacement à Guingamp qui marquera le début de la saison officielle, les olympiens ne sont pas totalement prêts. Après une bonne série de matches amicaux au cours desquels les nouvelles recrues ont eu l’occasion de se mettre en valeur, l’entraîneur marseillais Alain Perrin dit toutefois sa confiance dans un collectif séduisant et place la barre haut en déclarant que cette année, l’OM devra remporter un titre - Photo Frédéric SPEICH
L’OM a disputé samedi à Aix-en-Provence son dernier match amical contre le PAOKSalonique. Samedi à Guingamp, le championnat démarre sur des chapeaux de roue. Suivra ensuite Auxerre, puis l’Austria de Vienne, Lens etc...
L’OM n’aura guère le temps de s’échauffer. Alain Perrin en a conscience, même s’il reconnaît que son équipe n’a pas encore atteint son meilleur niveau.
- Alain Perrin, votre équipe est-elle prête ?
" Pas complètement. Certains joueurs, arrivés tardivement, ont encore besoin de quelques jours pour terminer leur préparation. Aucun n’a encore 90 minutes dans les jambes. " Sur le plan du jeu, en raison des dernières arrivées, il y aura encore des rodages, mais cela n’exclut pas de faire des résultats immédiatement."
- En attendant d’autres arrivées éventuelles, êtes-vous satisfait de votre recrutement ?
" Nous avons répondu aux besoins, notamment sur le plan offensif et dans tous les secteurs de jeu, nous avons apporté de la qualité et de la quantité, indispensable pour jouer sur tous les tableaux. J’ai fait le maximum avec les moyens actuels. Nous avions d’autres possibilités que nous n’avons pas pu réaliser sur le plan financier. " Maintenant, cette équipe, il va falloir la rendre efficace et complémentaire. Le seul révélateur, ce sera la compétition."
- Quelle est l’acquisition qui a le plus compté pour vous ?
" La première, Drogba. C’est compliqué à expliquer, mais dans ma logique de recrutement, il y avait plusieurs étapes; il était important, afin de travailler sur d’autres registres, de conclure immédiatement ce transfert-là. Nous avons fait l’effort d’aller le chercher parce que ça conditionnait pas mal de choses."
- L’an dernier, vous aviez testé plusieurs compositions d’équipe pendant votre préparation. En avez-vous profité cette année encore pour préparer vos joueurs à plusieurs schémas de jeu ?
" Le schéma, selon moi, n’est pas le plus important. Ce sont les principes de jeu qui comptent, qui seront justement modulables en fonction des schémas. L’an dernier, nous avions pratiquement tout l’effectif dès le départ, mis à part Fabio Celestini et Pascal Johansen, arrivés peu après. Ça nous a laissé plus de temps pour mettre en place les gammes collectives. " Cette année, c’est beaucoup plus resserré. Mais j’espère que la qualité individuelle des joueurs va nous permettre de faire face."
- Le tour préliminaire de la Ligue des champions vous oblige à être fin prêt encore plus vite que l’an dernier, avec le risque d’avoir un coup de barre à l’automne. Comment faites-vous face à ce dilemme ?
" J’ai toujours eu l’habitude de préparer mes équipes pour qu’elles soient prêtes tout de suite ; nous avons eu six semaines, c’est largement suffisant pour aborder la première journée. Certains n’ont que trois semaines dans les jambes, mais il faudra gérer l’effectif, avec les remplacements, si deux joueurs ne peuvent pas tenir 90 minutes, ils se partageront le temps de jeu."
- L’évaluation de la forme des joueurs, c’est le fruit de vos observations ou de tests médicaux ?
" Nous avons fait une batterie de tests quand les joueurs sont arrivés. Dans la progression du travail, on voit qu’ils sont en mesure de répondre, dans l’intensité ou le volume. C’est un bon indicateur de l’état de forme."
- Aujourd’hui, quel est votre point d’interrogation ?
" L’efficacité. Dans chaque zone de vérité, offensive ou défensive. Le potentiel est là et j’ai confiance. Mais j’avais aussi confiance l’an dernier en mon attaque et ce secteur n’a pas été performant."
- Vous avez plus de pression que l’année dernière...
" J’aime travailler dans une situation d’urgence et je veux obtenir des résultats le plus rapidement possible. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Il faudra se qualifier pour la Ligue des champions, qui compte dans la pérennité du club. Et puis, il faudra gagner un titre. N’importe quel trophée, mais gagner. Je sens d’ailleurs chez les supporters que je rencontre, plus d’espoir, plus d’attente de ce point de vue-là."
- Pensez-vous que les divers problèmes économiques rencontrés par les clubs italiens ou espagnols permettent aux français de se rapprocher ?
" Notre niveau n’est pas très éloigné mais il reste toujours des joueurs vedettes qui font la différence et des grosses cylindrées, en Italie, en Angleterre ou en Espagne qui resteront toujours devant même s’il n’y a plus un développement économique important. La hiérarchie demeure établie. " A nous d’assurer la permanence de l’OM en Europe pour progresser. Cela passe forcément par un recrutement à moyen terme, de joueurs de qualité, mais dans un effectif vivant."
Dos Santos sans béquilles
Evidemment, il n’est pas encore de retour sur le terrain, mais c’est avec grand plaisir que l’on a pu voir Manu Dos Santos samedi soir à Aix et hier matin à La Commanderie, sans béquilles. Il a récemment passé un scanner rassurant et poursuit sa rééducation.
ho put1 lé gar taleur g pa di qi yavé itw de perrin???