Laissez la nuit bercer vos pensée afin que s´écrive une partie de vous sur la toile.
Depuis la fenètre de mon balcon j’aperçois au loin les alpes.Les montagnes,géants endormis attendant qu’on les tire de leur sommeil,sont recouvertes de cette neige qui tombe lorsque les jours dépérissent.Le noir se mélange au blanc.Et le vent tente de les séparer,et il s’efforce ainsi depuis trop longtemps.Mais le jour le ciel bleu découpe parfaitement la ligne de l’horizon,et on distingue avec facilité les arêtes,les sommets et pics.On dirait qu’elles se ressemblent,qu’un même sculpteur a laissé sa signature sur chacune d’elle.Non.Il en est rien.
Je sors de l’eau fraîche qui s’écoule à la recherche du temps futur.Le soleil perds de sa vie pour réchauffer une planète qui souffre,qui a froid,dans son coeur.La roche est chaude.Je pose mon corps encore engourdi sur la pierre belle et toujours autant chaude.Je revis à nouveau.Je voudrais faire qu’un avec cette roche,qui depuis l’aube des temps,respire la vraie vie.Prends-moi,emporte-moi,cache-moi,tue-moi.Je regarde au loin l’eau qui coule.Pourquoi s’en va-t-elle?Ne voit-elle pas que le bonheur est ici?Non car elle doit accomplir son cycle.Ce même cycle que l’on retrouve partout,dans tous les livres.
Aimer un arbre.Je l’ai serrer contre moi,lui illuminé parmi les siens.Son énergie,je l’ai sentie dans l’air.Comme j’eusse voulut être à sa place.Figé ainsi bravant le temps,mauvais ou infini.Figé et pourtant si vivant!Donne moi un peu de cette vie mon frère,j’en ai que trop besoin.
Mais,au sommet des rochers,je l’ai vu lui.