Je me calmais, et la lumière jaillissante de mon bras, où avait été fondue ma pierre, s’adoucie et la Tenebrae qui m’entourait s’estompa : en quelques instants, j’avais compris comment maîtriser cette toute puissance !
Je passai la main sur mon visage et sentis une barbe de plusieurs jours, je décidais donc de faire un passage à la salle de bain avant de m’entretenir avec le Pontife. Une fois douché, rasé et habillé, je partais pour les appartements du pontife. Je prenais plus de soin que lors de ma dernière visite, et m’adressait à son secrétaire personnel pour requérir une audience. Le fonctionnaire me laissai seul dans le salon qui précédait le grand salon où le pontife recevait les visites…seul, pas tout à fait : il me laissai en compagnie de deux paladins, ces colosses inhumain, bêtes serviles de choc du pontife.
Bepher : alors les gars : comment va ?
Paladins : ….
Bepher : et la femme et les gosses ?
Paladins : ….
Bepher : toujours aussi bavard !
Paladins : …
Secrétaire : Le pontife est prêt à vous recevoir.
Bepher : très bien, la conversation avec ces deux messieurs commençait à m’ennuyer !
Je quittai donc ces trois personnages et entrai enfin dans le salon pontifical, où m’attendait le maître de ces lieux.
Bepher : Bonsoir votre béatitude ! Je tenais à vous présenter mes excuses pour mon impertinence d’hier…
Pontife : d’hier ? ?? Bepher cela fait plus d’une semaine que tu es enfermé dans tes quartiers ! !!! J’exige une explication ! !!!!
Ma méditation avait donc duré plus d’une semaine, voila une réponse que j’attendais.
Bepher ( souriant) : disons qu’un long sommeil est parfois régénérateur !
Pontife : que dis tu ? ??
Bepher : une petite démonstration s’impose…
En un instant je mis à dégager de puissants éclairs écarlates, entouré d’une aura plus noire que les ténèbres ! La puissance phénoménale et si brutale qui s’en émanait fit reculer le Pontife de plusieurs pas en arrière : surprises, d’effroi et d’incompréhension se lisait dans ses yeux ! Ma puissance grandissait chaque seconde sans le moindre effort de ma part et s’amplifiait à l’infini. De son côté le Pontife, en un instant remit de ses émotions, se mit à sourire.
Pontife ( ironique) : toute une semaine pour ça ?
Bepher : disons que je ne me suis pas préssé…
Serviteur : votre béatitude…
Bepher : Comment ose tu m’interrompre vile cloporte ? ???
Je fis un geste de la main et un voile orangé de Tenebrae entoura sa gorge, l’esclave suffoqua et tomba à genoux, son sang se mit à bouillir et chaque vaisseau sanguin de son cerveau se pulvérisa provocant une hémorragie cérébrale qui lui fit rendre son dernier souffle dans la plus horrible des souffrances.
Pontife ( souriant et amusé) : c’était peut être important…
Je dirigeait lentement ma main en la direction du crâne du cadavre qui orné le sol et me retournai vers le Pontife.
Bepher : rien de bien important n’ayez crainte : il voulais seulement vous demander quelle parfum utiliser pour votre bain….. L’extraction de pensée sur les petites gens est un pouvoir que j’apprécie beaucoup, heureusement que le cadavre était encore chaud…
Pontife ( souriant) : mais le choix du parfum de mon bain est d’une importance capitale mon cher Bepher !
Bepher : Ne vous inquiétez pas votre béatitude, je m’en occupe personnellement ! le jasmin vous plairait il ?
Pontife : Je veux du jojoba parce que je le vaux bien !
Bepher : cela sera donc du jojoba !
J’allai donc prendre congé quand le pontife m’interpella à nouveau…
Pontife : Bepher, penses à récupérer ton nouvel uniforme et à faire disparaître ce cadavre : sa vue m’indispose !
Bepher : pardonnez moi ?
Pontife : oui, l’odeur du corps en décomposition ne me plait guère !
Bepher : je l’entend bien, bien évidemment, mais que disiez vous au sujet de l’uniforme ?
Pontife ( ironique) : prendre la tête de mes armées et devenir mon Primat te gênerait il ?
Bepher : bien au contraire, j’en serais plus qu’honoré votre béatitude !
Pontife : bien, tu peux te retirer ! J’ai fais envoyé un serviteur dans tes quartiers : il y a emmené tout les attributs nécessaires à ta nouvelle fonction ainsi qu’un petit cadeau…
Bepher ( se courbant) : grand merci votre béatitude.
Je sortis alors du salon pontifical et un large sourire aux lèvres je retournais dans mes quartiers sans oublier…
Bepher ( à un serviteur) : toi ! Il y a un cadavre dans le salon du pontife : occupe t’en ! ! Et pense à préparer le bain du très saint père : si tu bâcles l’une de ces taches, je t’égorgerai de mes propres mains ! !
Serviteur : bien grand seigneur ! !
Je me dirigeai enfin vers mes appartements, où une foule de serviteurs s’agitaient pour remettre ma chambre en ordre ! On pouvait dire ce qu’on voulait sur ces misérables valets mais on ne pouvait pas leur enlever ce talent d’organisation et d’obéissance : en quelques instants, le temps de mon entretient avec le Pontife, ils avaient transformé l’état chaotique dans lequel j’avais laissé ma chambre en une sublime suite !
Serviteur : Grand Seigneur ?
Bepher : Qu’y a-t-il ?
Serviteur : Nous avons entreposé, sous ordre du Très Saint Père, votre nouvelle parure de cérémonie dans le placard du fond.
Bepher : Bien, vous pouvez disposer !
Serviteur : Puis je ajouter quelque chose ?
Bepher : oui parles !
Serviteur : Le Très Saint Père m’a chargé de vous dire que votre « cadeau » vous attend aux écuries pontificales.
Bepher : Parfait, je m’y rendrais dès ce soir ! Maintenant laissez moi seul !
Serviteur : Bien Grand Seigneur.
Je pu enfin découvrir la parure qui découlait de mon nouveau grade : une magnifique armure d’un éclat des plus doré, dessinant chaque muscle du corps, pourvue de gants de soie et tissés d’or fin et de gantelets détaillés permettant le mouvement de chaque articulation de la main et des doigts. L’armure était complétée d’une splendide cape écarlate et d’un pagne de soie ainsi que de baudriers de cuir permettant de retenir les armes à l’armure : l’ensemble était des plus somptueux. J’enfilais ce costume avec délicatesse, me délectant de chaque seconde pour profiter au maximum de cet instant inoubliable, le moment où je montais sur le piédestal du plus haut grade de la hiérarchie militaire du Vatican. La sensation était incroyable, l’armure m’allait parfaitement, on aurait dit qu’elle avait été faite sur-mesure, a tel point que malgré son apparence rigide, elle était d’un confort a tout épreuve, tout mouvement était possible sans le moindre gène : cette armure était faite pour moi.
Après quelques minutes passées à admirer cette armure que je ne me lassais de contempler, je décidai d’aller rejoindre les écuries pour découvrir enfin ce mystérieux présent. Les écuries pontificales étaient vastes et de nuit, elles étaient presque désertes ! J’étais sur le point de me perdre quand un mystérieux hennissement m’indiqua la direction qu’il me fallait prendre : ça ne pouvait être que vers ce son qu’il me fallait aller, même si je ne savais pas ce qui me poussait vers lui, je devais le suivre ! J’arrivai à un box d’où s’échappait un lueur rougeoyante, en m’avançant je pu enfin découvrir la fabuleuse créature !
Bepher : non ce n’est pas un… ?
Maréchal-ferrant : si monseigneur, c’est un Orca ! Une des dernières acquisitions de Très Saint Père et votre cadeau d’intronisation !
Il était splendide, c’était la première fois de me vie que je contemplais de mes propres yeux un de ces animaux légendaire !
Keyzer : un orca ? Qu’est ce ?
Bepher : Les Orca sont des créatures légendaires. Beaucoup les assimilent, par erreurs, aux chevaux, disant qu’ils sont les dieux chevalins ! On raconte que les Orca existaient bien avant le monde et existeront bien après ! Ils ont l’apparence des chevaux mais sont plus noirs que les ténèbres ! Leurs yeux sont de braise et dégagent une traînée de flammes là où ils passent, ils sont capables de parcourir des centaines de lieux en une fraction de seconde, se dématérialisant dans une nuée noire pour réapparaître dans un même nuages des lieux plus loin ! Les Orca sont aussi capable de matérialiser sur leurs flancs de grandes ailes noires et leur peau est plus résistante que le plus indestructible des métaux !
Et c’était cette fabuleuse créature qui me faisait face, ses yeux de braise reflétaient parfaitement mon visage, on aurait dit qu’il m’observait ! De ses narines il expulsait un souffle chaud et pénétrant, il baissa calmement la tête et l’appuya contre mon torse : il n’y avait pas de doute, la bête venait de m’adopter, on ne se connaissait pas et pourtant en quelque seconde une étrange lien nous unifiait, le même lien qui unit un chef de guerre à sa noble et fidèle monture !
Bepher : Je vais l’essayer !
MF : mais euh…vous êtes sûrs ? Parce que en fait….
D’un bond je montais à cru mon nouveau destrier qui se laissa faire comme pour prouver son consentement et a peine installé, l’Orca se mit a galoper à une vitesse incroyable dans les dédales de l’écurie, il fonça droit devant lui, s’approchant à une vitesse dangereusement élevée de l’un des murs maîtres du bâtiment : la collision semblait inévitable mais soudain un nuage noir et épais nous entoura et quand il se dissipa nous étions de l’autre côté du mur, intact ! Nous passâmes de lieux en lieux en un éclair, galopant autant sur terre que dans le ciel, l’Orca voulait sans nul doute me montrer de quoi il était capable et c’était stupéfiant. Après un voyage de plusieurs heures au travers du monde, des forets les plus impénétrables aux sommets les plus inaccessibles, l’Orca me ramena aux écuries pontificales.
Après cette nuit mouvementée, tout alla au mieux, mon Orca, que j’avais nommé Seth, et moi furent la terreur des champs de batailles aucune légion angélique n’existait qui ne redoutait notre rencontre et parmi les Lanciers Saints de plus en plus étaient près à me suivrent jusque dans les entrailles même de l’enfer ! Ma réputation grandissait de jours en jours, de batailles en batailles et de victoires en victoires. Beaucoup pensent que le sommet de la puissance pour un chef de guerre est lorsque vos hommes sont près à donner leur vie lorsque vous leur demandait, mais moi j’avais dépassé ces limites : je n’avait même plus besoin de demander à un homme de se sacrifier, ils me suppliaient pour donner leur vie et leur mort. Ma puissance dépassait les simples troupes, même le Pontife, d’ordinaire si méprisant et cynique, se félicitait de mes exploits. Pendants ces années d’apogées, j’avais accès à tout au sein de Vatican : femmes, argent et toutes sortes de plaisirs terrestres mais j’eu surtout accès à la connaissance ! Toutes les bibliothèques du Vatican m’étaient ouvertes et tous les livres m’étaient disponibles. Je passais des journées entières à m’instruire sur les différentes magies qui couvraient le monde, sur les plus puissants sortilèges connus, que j’appris très vite à utiliser à la perfection. Ce qui me passionnait essentiellement était l’étude de la magie chez les plus anciennes et les plus diverses peuplades du monde entier, tel que la piromagie Flaem, les guérisons mystiques elfes, la transe invocatrice des tribus shamanistes et bien d’autres encore, magie que je mettais un point d’honneur à pratiquer lors des différents affrontements. Mais tout cela ne me faisait bien évidemment pas négliger la maîtrise des armes et de la Tenebrae. Tenebrae dont je parvenais à tirer une puissance qui semblait illimité à force de méditations. Les voix qui m’avaient guidé lors de ma première grande médiation m’était de plus en plus familière, n’ayant même plus à méditer pour les entendre puisqu’il me suffisait de les appeler pour entendre leurs secrets et leurs conseils, voix dont j’appris qu’elles étaient la conscience de la pierre, bribes d’esprits des anges ayant possédé la pierre avant moi depuis des millénaires et que j’avais réussi à dompter. Exterminer une armée entière m’étais aussi aisé que de claquer des doigts, Aucun être au monde ou ailleurs ne peut se vanter, même aujourd’hui, d’avoir acquis une telle puissance…aucun hormis deux personnes. Le Pontife bien sûr, même s’il n’a jamais réellement montré ce dont il était capable on peut facilement distinguer une aura d’une puissance phénoménale l’entourant, mais aussi une personne dont je n’aurais jamais pensé pouvoir me rivaliser : Nepher ! Depuis cette nuit étrange de son départ, je ne l’avais jamais revu mais aucun de nos soldat ayant croisé sa route n’en été revenu vivant. Comment lui, mon frère, celui dont je me souvenais encore mouillant ses draps la nuit lorsque nous étions enfants, avait il réussi à se faire une place aussi haute dans la hiérarchie angélique ? On le disait sous les ordres directs des séraphins, certains allaient même jusqu’à dire qu’un seul ange le « contrôlait » : Caliel ! Le simple juge de la citadelle qui nous avait condamné à la torture avait lui aussi pris du galon, il était devenu l’un des anges les plus influents et seul capable de maîtriser Nepher. Même si je ne l’avais revu, il m’arrivait souvent en pleine bataille de sentir un regard braqué sur moi, un regard empreint d’une aura d’une puissance phénoménale, puissance qui portait la signature de mon frère. Enfin, mis à part ces quelques impressions d’être observé par mon très cher frère, tout allait au mieux pour moi : les Lanciers Saint me vouaient une fidélité sans faille, mes ennemis me craignaient plus que la mort et le Pontife était des plus fier de moi. Enfin, tout cela jusqu’à une certaine mission du Pontife. Au départ elle me paru habituelle : « des prêtres hérétiques se cachent dans la forêt de Brocéliande, tu connais le sort réservé aux hérétiques : occupes t’en ! » m’avait t-il dit ! Une mission ordinaire et des plus simples : les hérétiques n’étaient souvent qu’une poigné d’illuminé inconscients de la puissance du Vatican et aussi impuissants que des paysans : qu’y avait il de plus facile ? Pour une mission de routine telle que celle-ci, je n’avais nul besoin de mon escorte habituelle : je comptais régler ce petit problème très vite, il suffisait de se rendre au lieu dit, d’observer la position des hérétiques et de les exécuter sur le champs : veni vidi vici ! Enfin c’est ce que je pensais…
Je me préparai donc pour mon excursion, me vêtant d’une simple bure en jute munie d’une capuche et monta un simple cheval, délaissant à contrecœur mon cher Seth, dans le but de passer inaperçu, puis je me mis en quête de la tanière des infidèles. Je chevauchais durant des heures en direction de Brocéliande, traversant quelques petits bourgs et villages sur ma route. Cela m’avait toujours intrigué, les paysans du Vatican n’ont jamais ressemblé aux autres paysans. Bien sûr, ils sont très pauvres, l’hygiène n’est pas leur premier soucis et ils meurent souvent avant d’avoir quarante ans de maladies liées à leur condition, cependant ils semblent être heureux de leur condition. Certes, ils disposent de plus de ressources en nourriture que la plupart des paysans des autres contrés, mais c’est surtout leur foi inébranlable qui leur garanti une jovialité à toute épreuve, le Pontife est, pour eux, un Dieu vivant et le fait même de savoir que leurs durs labeurs aident à la construction du Vatican les emplit de joie.
Après avoir traversé de nombreux villages et m’être attardé sur le moral de la population locale, j’arrivai à l’orée de Brocéliande. Sombre et dense, la forêt de Brocéliande inquiétait beaucoup de monde, et très peu osaient s’y aventurer, en premier lieu car la densité des arbres empêchait toute escapade en carrosse ou même à cheval mais aussi car de nombreuses légendes locales en faisaient un lieu maudit et hanté : endroit parfait pour une secte d’hérétiques qui ne désirait pas être dérangé. Hors de question de m’y aventurer à pied : je devais rejoindre le cœur du bois : beaucoup trop éloigné pour me dispenser de mon destrier. Alors, je me concentrai et me mis à réciter une incantation en langue artémienne, langue des Artémiens, un peuple des forêts disparu il y a bien longtemps. Plus j’avançais dans mes vers, plus un bruit sourd s’échappait de la forêt. On pouvait entendre les arbres craquer et se tordre et lorsque mon incantation fut achevée, les arbres s’étaient courbés et écartés me laissant un passage suffisamment large pour y faire trotter mon cheval. J’avançais tout en refermant le passage derrière moi pour ne pas être suivit, je ne savais pas encore comment j’allai régler la situation et un témoin aurait pu être gênant. Après quelques heures j’arrivais enfin à une petite clairière où était construit un petit temple, fait de bois et de chaume. De ce petit temple s’échappait des Te Deum et autres chants religieux : c’était assez étrange, d’ordinaire, les petites sectes ne sont faite que d’une poignée d’illuminés et d’incultes mais ceux-ci chantaient des chants en Aurabesh, la langue sacrée du Vatican que seuls les hauts placés dans hiérarchie Vaticane maîtrisaient. J’harnachais mon cheval à un tronc d’arbre et me préparais à faire irruption dans le temple, quand une voix m’interpella.
? ??: Tu dois être Bepher, son nouveau primat…
Un vieil homme vêtu de haillons d’un vert délavé et semblant à peine réussir à se tenir débout se présentait à moi. J’esquissai alors un léger sourire tout en concentrant un peu de Tenebrae dans ma main droite.
Bepher : oui et tu dois être ma future victime…
? ??: es-tu sûr de bien connaître tes alliés ?
Bepher : ces paroles seront tes dernières…
? ??: accorde moi une dernière faveur je te prie : répond à une simple question !
Bepher : bien…poses ta question, après tout : te tuer à l’instant ou après que tu ai usé ta salive ne change rien pour moi !
? ??: Dis moi précisément ce qui t’as poussé à intégré les rangs du Pontife…
Je fus troublé et même plus : la question était d’une simplicité enfantine et pourtant il m’était impossible d’y répondre… Il m’était impossible de fixer un souvenir précis ou un évènement important de ma vie avant mon arrivé au Vatican, mais le plus étrange était que je ne m’en étais jamais aperçu. L’impression de vivre depuis toujours dans la nuit en pensant avoir vu le jour la veille mais étant incapable de se rappeler du moment précis où on l’a vu. Alors que j’étais perdu dans mes pensées, le vieil homme m’interpella.
? ??: Je sais ce que tu ressens : tes alliés dévoilent leur véritable face et tout ton monde s’écroule.
Bepher : comment puis-je savoir que ce n’est pas toi vieux fou qui me manipules ?
? ??: Tu es bien trop puissant pour te faire manipuler par l’humble mage que je suis, puis il t’es facile de vérifier mes dires…
Bepher : Comment ?
? ??: Vide ton esprit, suis ton cœur et tu trouvera ton passé…
Bepher : Mais qui es-tu ?
Agora : Je suis Agora, l’un des Archimages de la Négation et ton allié…
Bepher : et bien Agora, saches que si tu m’a trompé, je saurais te retrouver et à cet instant la mort sera le dernier cadeau que tu m’implorera de t’accorder ! !!!
Agora : La Négation ne compte quitter Brocéliande pour le moment, après ta quête tu nous retrouveras et nous t’attendrons avec impatience.
Je me détournai de l’archimage et en appelai à mon fidèle destrier : « Seth » Hurlai-je, et dans un éclair noir comme les ténèbres, une forme aussi sombre que l’éclair qui venait de frapper le sol, s’esquissa dans la brume : Seth, mon Orca venait de faire son apparition. Je montai alors le destrier de l’ombre et me tournai une dernière fois vers Agora.
Bepher : Il serait regrettable que votre communauté soit exterminée avant mon retour : ici vos opposants sont nombreux…
Levant la paume de ma main droite vers le ciel, je récitais une incantation Nox, le peuple pacifique de la disparition, quand une sphère translucide apparu dans ma main. « Dispersum », criai-je pour terminer mon incantation : la sphère s’élargit en un instant m’englobant tout entier avant de se propager, englobant l’Orca, puis Agora puis le camp de la Négation dans son intégralité.
Bepher : voici qui est mieux. Cette aura vous dissimulera aux yeux de tous, personne ne pourra détecter votre présence…..enfin…pour un temps. Certaines personnes finiront par percer le sortilège…
Agora : Je fais confiance au Pontife pour y arriver…
Bepher : oui c’est à lui que je pensais, alors priez pour que je revienne avant qu’il n’y arrive.
Agora : Ma confiance en toi dépasse celle que j’ai en le Pontife.
Je fis cabrer mon fidèle Seth et dans un nuage plus noir que le néant, nous disparûmes du camp de l’Archimage. Je me mis à galoper, rage au ventre, sans savoir ou aller. L’orca me transportait d’un endroit à un autre en un instant parcourant les plaines à une vitesse incroyable et se téléportant pour éviter les obstacles, pour aller toujours plus vite, toujours plus loin… Où m’emmenait-il ? Je n’en savais rien, et je ne voulais le savoir…il fallait libérer mon esprit de toute pensée, mais une image me revenait toujours : celle du Pontife, toujours lui…depuis le début n’avais je été que la marionnette de papier du marionnettiste religieux ? Depuis quand me manipulé t il ? ...non… peut importe : ce n’étais pas le moment d’y penser…. Faire le vide pour la vérité avait dit Agora… Soudain, j’eus un sursaut : Seth pila net : j’étais arrivé à destination… où ? Comment étais je arrivé à cet endroit précis ? Comment savais je que j’étais bien là ou je devais être ? Je n’en avais aucune idée et pourtant je le ressentais au fond de moi : je n’étais pas arrivé ici par hasard…. Je sautai au sol et admirer le paysage : un immense palais qui semblait laissé à l’abandon, se dressait face à moi, Seth m’avait emmené au cœur de la cour intérieure de cette bâtisse livide qui me semblait familière…
? ??:…. Seigneur… ? Seigneur Bepher… ?
Quel était ce vieil homme qui m’adressait la parole ? Cet homme qui m’appelait par mon prénom et qui me regardait avec les yeux de celui qui vient de rencontrer un spectre du passé… C’est alors que dans mon désarroi, un nom me traversa l’esprit…
Bepher : ….Melmoth…
Melmoth : Sire, vous ici ? Je ne pensai plus jamais vous revoir au château… surtout depuis qu’on a appris que vous étiez devenu le primat du Pontife…
Agora avait dit vrai, je savais que je connaissais cet homme, ce château… mais ce n’était que des bribes de souvenirs et ma mémoire était embrouillée, je me trouvais dans un épais brouillard ou seules quelques formes semblaient se dessiner. Il me fallait retrouver la totalité de ma mémoire pour continuer à avancer…..
Bepher : Trouve moi de l’herbe noire de Biscana, des bougies bleues du Darshan et des huiles essentielles de jojoba et des cendres de colombe… j’ai un rituel à accomplir !
Melmoth : le jojoba est réellement nécessaire pour ce rituel ?
Bepher : non mais ça sent bon et ça fortifie le cuir chevelu !
Melmoth : c’est parce que vous le valez bien seigneur !
J’étais décidé : il fallait que je retrouve la mémoire coûte que coûte ! Je m’installais alors dans l’immense hall du palais, ou je me mis à tracer un pentagramme avec le sang qui coulait de la plaie à mon poignet droit que je venais d’ouvrir d’un coup de dague. Je pris alors un peu de sang sur deux doigts de ma main gauche et traçai ainsi des runes sur mon visage. Melmoth me rapporta alors ceux que je lui avais demandé : ce vieil homme étais décidément très doué pour m’emmener les produits commandés en si peu de temps ! Sous mes instructions, il plaça les bougies bleues sur chaque sommet du pentagramme et disposa les cendres et les herbes aux endroits que je lui indiquai, tandis qu’il déversa l’huile tout autour des bougies. Enfin je me mis à réciter une incantation durant plusieurs heures : les sortilèges privant de la mémoire étaient complexe à défaire, surtout que celui qui m’avait ensorcelé n’étais pas n’importe qui.
Soudain une violente douleur m’envahit le crâne et du sang se mit à couler de mon nez, de mes yeux et de mes oreilles : en un instant les souvenirs d’une vie m’étaient apparus !
Bepher : argh…je…je…je me souviens…
Tout m’étais revenu en mémoire, mon enfance au palais de mon père et mes jeux de gamins avec mon frère, ma rencontre avec Ariela…comment avais pu oublier un visage si parfait, l’incarnation même de la beauté, celle qui était devenue ma femme et….oui je me rappelais de l’évènement qui me décida à entrer sous les ordres du Pontife : la mort des êtres qui m’étais les plus cher… Comment était il possible d’oublier la pire des horreurs qui m’était arrivé ? Il fallait que je le découvre…
Bepher ( essuyant le sang de son visage avec une serviette que Melmoth lui avait tendu) : Melmoth…tu as garder « la » chambre de mon père en état ?
Melmoth : personne n’y est entré depuis… ni moi ni personne…
Bepher : allons l’ouvrir…
« La » chambre était la pièce qui nous était interdite lorsque nous étions enfants, comme elle l’était pour tous les domestiques, elle renfermait les souvenirs de guerre de mon père, de l’époque de la formation de son royaume, où les contrées désunies étaient tombées dans une guerre qui semblait sans fin, de l’époque où il les avait unies dans le sang des guerriers et dans la foi des justes, une époque dont le souvenir l’empêchait de trouver le sommeil la nuit… Elle était fermée depuis longtemps et quand Melmoth l’ouvrit, le bruit grinçant du frottement de la porte contre le sol, et la poussière qui s’en échappa le confirma.
Bepher : laisse moi maintenant…
Melmoth : bien seigneur !
Parmi tous les bibelots, les tableaux et les images de ses amis, de ceux qui avaient combattus avec lui, se trouvait une grande penderie en ébène.
Bepher : elle est là…
J’ouvris délicatement les portes de la penderie pour découvrir un présentoir à armure recouvert d’un voile noir. J’approchait ma main avec beaucoup de précaution et tirai sèchement sur le voile qui voltigea dans la pièce…l’armure était là, l’armure de mon père…une magnifique armure de daamas peinte de rouge et de noir, hérissée de pointes aux articulations et munie d’une grande cape d’un bleu sombre, brodée de rouge, de noir et d’or. Je l’enfilai avec précautions mais sans tarder, elle m’allait parfaitement !
Bepher : le rouge du sang et le noir d l’horreur, l’armure des guerres sanglantes : l’armure légendaire du roi des Terres Unifiées : Légion !
J’étais désormais paré de la puissante armure avec laquelle avait été fondé ma patrie, symbole du souvenir retrouvé. Je devais maintenant rejoindre celui qui m’avait fait venir ici, l’archimage de la Négation. Je sortis donc rejoindre Melmoth pour lui communiquer des dernières recommandations avant de partir.
Bepher: Melmoth!
Melmoth: oui seigneur?
Bepher: Je dois repartir, si quelqu’un le demande, je ne suis jamais venu ici compris ?
Melmoth : bien seigneur !
Je me rendis à toute vitesse dans la cours intérieures où j’avais laissé Seth, et enfourchai mon destrier pour me diriger au plus vite vers le repère des mages de la Négation : la cavalcade qui m’emmena au château et le rituel qui j’y pratiqua m’avait fait perdre de nombreuses heures. Mais heureusement, Seth se rendit au cœur même de Brocéliande en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !
Agora : Nous t’attendions grand Bepher, ta mémoire rendu il te sera plus facile de nous comprendre.
Bepher : comment sais tu pour ma mémoire ?
Agora : c’est ce que tu es parti cherché et comme je te l’ai dit : j’ai la plus grande des confiances en toi !
Bepher : Je veux…
Agora : en savoir plus sur nous, sur la négation, oui je sais et c’est pourquoi nous t’avons attendu. Suis moi…
Je laissai ici ma monture et sans mot me mis à suivre le vieil homme. Il me fit entrer dans la petite bâtisse de bois où étaient réfugié une petite trentaine de prêtres, tous vêtus de la même sorte que mon guide. Certains priaient alors que d’autres lisaient des parchemins où semblaient être inscrits de mystiques secrets, alors que d’autres en écrivaient. Une chose était étrange, clochait dans ce petit temple de bois : en son centre, alors que tout n’étais fait que de bois, de chaume et de paille, avait été construit un escalier de pierre qui descendait d’une dizaine de marche en profondeur, sans rien n’atteindre au bout.
Agora : c’est par là ! Mes frères, s’il vous plait…
Alors qu’il me fit descendre ces étranges escaliers, deux mages nous rejoignirent. Chacun sortit de l’une de ses manches, un petit poignard avec lequel ils s’entaillèrent une main, puis ils posèrent leur main contre la paroi qui nous faisait face et récitèrent une incantation. De leurs mains, des runes apparurent et s’enfoncèrent dans le mur qui se mit à vaciller pour finalement devenir totalement transparent.
Bepher : un shapai, une porte reliant deux mondes, ne pouvant être ouvert que par le sang et la volonté de ceux l’ayant conçu….je comprends désormais pourquoi il n’a jamais été découvert de temple réellement majeur…
Agora : oui, notre temple n’est accessible que par nos Shapai, il n’existe aucune issue ou entrée et n’est même pas sur ce monde. C’est le moyen de garder nos secrets et de préserver la pérennité de notre communauté.
Je traversai ainsi le Shapai pour me retrouver dans un immense temple qui semblait creusait à même la roche. Aucune ouverture, aucune fenêtre n’apparaissait, la lumière provenait simplement de grands lustres éparpillait au plafond de la pièce mais la lumière restait tamisée et il régnait une ambiance sombre et mystique.
Bepher : qui êtes vous réellement ? Quel est cet ordre ?
Agora : autant que ça puisse paraître étrange, la Négation est née de l’Eglise. Il y a bien longtemps, bien avant que le Pontife actuel ait ses fonctions, bien avant la guerre contre les anges, des êtres d’une grande beauté, d’une grande intelligence et d’une grande force on commencé à apparaître un peu partout, on les nomma les « fils de la vérité » où angelum dans le dialecte de l’époque ce qui se transforma aux fils du temps en « ange ». Ces nouveaux hommes furent de plus en plus adulés et des petites sectes se mirent à les vénérer comme des dieux. Ces petites sectes prirent de plus en plus d’importance, l’attitude et les exploits des anges étant de plus en plus égaux à ce des dieux, jusqu’ à , quelques siècle après leur apparition, s’unifier en un seul et unique ensemble qui devin autorité religieuse suprême : l’Eglise du Vatican. Mais quelques siècles après, une poignée d’archevêques trouvèrent des livres, des parchemins… et se mirent à contester la vénération des anges, à nier leur caractère divin : la Négation était née.
Bepher : les archevêques maudits… j’en ai entendu parler mais c’est un sujet tabou au Vatican et tous les écrits retraçant leur histoire furent brûlés.
Agora : Mais c’est une découverte très spéciale qui fut la base de notre pouvoir et de notre traque.
Bepher : Quelle découverte ?
Agora : suis moi…
Agora me fit entrer dans ce qui semblait être les catacombes du temple, enfouis très profondément dans le cœur de l’édifice. Après de longues minutes de marche et après avoir franchi de nombreuses et lourdes portes de bois, nous fûmes au seuil d’une immense porte en métal, métal que j’identifiais comme du daamas, et où étaient placés deux prêtres. Agora leur fit « oui » de la tête et ceux-ci placèrent leur paumes sur les marques prévues à cet effet dans la lourde porte puis récitèrent quelques mots dans une langue inconnue, alors la porte commença à s’ouvrir.
Agora : voici notre découverte…
Au fond de la grande salle, enchaîné, un être pourvus de quatre paires d’immenses ailes blanches, un être d’une beauté incroyable et époustouflante, un ange qui semblait endormi. Tout un tas de câbles, d’aura magiques… partaient de son corps pour rejoindre les étages supérieurs.
Agora : nous l’avons appelé Adam…
Bepher : un séraphin ?
Agora : pas exactement, les séraphins sont dotés de trois paires d’ailes, celui-ci en a quatre. Nous tendons à pensez qu’il est un pur, un Deus…
Bepher : l’un des premiers anges ? Impossible ! Depuis quand est il la ?
Agora : Nous l’examinons depuis quelques milliers d’années déjà…
Bepher : comment avez-vous pu le capturer ?
Agora : nous ne l’avons pas capturé mais simplement découvert, il était déjà dans cet état de stase lorsque nous l’avons trouvé et semblait y être depuis déjà quelques millénaires.... c’est une coquille vide.
Bepher : impossible, même pour un ange, sans la présence de l’esprit, le corps ne peut rester autant de temps sans se décomposer !
Agora : et c’est même bien plus étrange que ça, regarde ! Imhotep ! ! Vas y !
L’un des prêtres qui se trouvait à proximité d’Adam sortit une dague de sa manche et la planta dans le thorax du prisonnier, puis la descendit en direction de son ventre : c’était impressionnant : la blessure se régénérait en même temps que la dague descendait.
Bepher : un pouvoir de régénération corporel immédiat….sans âme dans le corps c’est réellement incroyable ! !
Agora : c’est de là que vient principalement notre difficulté à l’étudier. Puis il renferme une quantité d’énergie et de secrets qui semble infinie ! Après toutes nos découvertes, toutes nos avancées, sur une recherche de plusieurs milliers d’années, nous n’avons pu en tirer qu’un millième de ce qu’il pourrait nous apprendre !
Bepher : et quels sont ces découvertes ?
Agora : la plus importante et la découverte d’une énergie magique assez spéciale, nous l’avons appelé la Négation.
Bepher : en quoi est elle spéciale ?
Agora : elle ressemble de près à la tenebrae et à la umbrae mais avec quelques différences, notamment le fait qu’elle soit plus malléable. Contrairement à son homonyme angélique et vaticane qui sont ne peuvent être utilisés qu’à partir de certaines pierres très rares, il est possible d’aller dans une démarche inverse: nous avons trouver le moyen d’infiltrer certaines pierres de cette énergie pour la stocker et pour ensuite la redistribuer sous forme d’ondes propageant un flux d’énergie pouvant être utilisé par une personne qualifiée, soit directement sous la même forme que la Tenebrae : vagues offensives, avatars….
Bepher : vous aurez mon entière contribution à vos recherches et toute la protection que je pourrais vous offrir… en échange je veux être mis au courant de chaque progrès, de chaque découverte….
Agora : je n’en attendais pas moins de toi.
Bepher : bien, il faut maintenant que je retourne au Vatican, il y a déjà de nombreuses heures que j’aurais du être de retour…
Agora : je comprends.
Bepher : Seth…
Agora : inutile de l’appeler ici, il ne peut venir…je t’expliquerai cela plus tard.
L’archimage me reconduisit alors à l’entrée du temple où je pu enfourcher mon fidèle Seth pour rendre au Vatican au plus vite. Une fois arrivé aux écuries Vaticanes, je fus surpris d’y voir le Pontife qui semblait m’y attendre.
Pontife : tu as du retard…
Bepher : oui la mission s’est avérée plus longue que prévue.
Pontife : mais le problème est réglé ?
Bepher : totalement réglé.
Pontife : en es tu sur ?
Bepher : certain. Puis-je disposer ? Le voyage fut éreintant.
Pontife : je t’en pris…
J’allais pour rejoindre mes quartiers quand il m’interpella.
Pontife : l’armure que je t’ai offerte ne te plaît plus ?
Bepher : disons que celle-ci est plus à ma convenance, ( souriant) je ne me souviens en avoir porté de plus idéale.
Les semaines et les mois passèrent, je rendait de plus en plus visite aux mages de la Négation et leur avait même confié l’initiation à leurs magies, quelques uns de mes plus fidèles hommes, ceux en qui ma confiance était absolue, ceux qui je savais me servaient moi avant de servir le Pontife. Alors que j’affirmais ma position au sein de la Négation, je prenais de plus en plus de place dans les rangs du Pontife qui commençait à jalouser mon pouvoir sur les hommes. En effet, malgré son age avancé, il avait gardé quelques réaction puériles de l’apparence de jeune garçon qu’il arborait, et il avait du mal à supporter la réaction des généraux, et plus largement des Lanciers Saints, qui, lorsque le Pontife leur donné un ordre direct, avaient un regard vers moi, attendant un signe de mon approbation pour obéir aux ordres de Pontife, une réaction justifiée car comme le savait les hommes, je ne les aurait jamais envoyé à une mort certaine et ils avait une plus grande confiance en moi qui me battait à leur côtés, en première ligne, alors que le Pontife se contentait d’ordonner sans quitter son palais doré. Mais les choses se précipitèrent lors d’une découverte. En effet, grâce aux entraînements d’Agora qui m’apprenait à maîtriser de nombreux sortilèges et techniques que seul je n’aurais pu découvrir, en plus de m’aider à toujours plus dompter les pouvoirs de ma pierre d’immortalité, je pu arriver à maîtriser parfaitement une certaine technique : le sondage d’esprit. Il y avait longtemps que je savais lire les pensées des truffions, une technique très utile quand on a des hommes à commander, mais le sondage d’esprit est bien plus puissant, il consiste à explorer les dédales de l’esprit pour déceler les moindres informations qui peuvent être utiles même si la cible est elle-même incapable de s’en souvenir : connaître l’ennemi mieux qu’il ne se connaît lui-même est redoutable. Je m’entraîner à sonder les esprits des gens du Vatican de tous sauf un : un appréhension m’interdisait d’essayer sur le Pontife : le résultat n’était pas assuré et qui plus est il aurait pu s’en apercevoir qu’importait, j’avais d’autres cibles pour découvrir les secrets que renfermaient le Vatican : les Archevêques ! Ils étaient pour la plupart puissant et leur esprit était bien protégé mais pas impénétrable ! Un jour, lors d’une réunion, je m’entraînai à sonder l’esprit de l’Archevêque s’occupant des affaires étrangères, un homme avide de pouvoir pensant être le plus influant des douze mais n’étant en réalité que peu écouté. J’essayais de trouver dans sa mémoire des conflits territoriaux dont on aurait pu me cacher l’existence, des rebellions au sein des pays sous autorité Vaticane mais rien de ce qu’il savait ne m’étais inconnu et je pensai m’arrêter là quand un de ses souvenirs me frappa, cela concerné les Terres Unifiées, ma patrie. Le souvenir semblait déjà lointain mais restait pourtant frais dans sa mémoire, et plus étrange, il semblait surgir à chaque fois que l’Archevêque croisait mon regard. Avec un peu d’effort, je pu retrouver la conversation qui composait ce souvenir…
« Archevêque : votre béatitude, il nous manque encore l’appuis des Terres Unifiées !
Pontife : pourquoi n’est ce toujours pas réglé ?
Archevêque : leur roi est têtu, il ne veut de notre présence en son royaume !
Pontife : pourquoi cela ? Nous n’avons pas le temps de prendre ce territoire par la force, l’avez-vous assez « arrosé » ?
Archevêque : il refuse tout argent et renvoie nos cadeaux, il dit que son peuple sort d’une lourde guerre et qu’il ne veut pas les replonger dans les horreurs d’un conflit !
Pontife : il reste une solution….
Archevêque : ses deux jeunes fils ?
Pontife : oui, on m’a beaucoup parlé d’eux, ils sont jeune et fougueux et tiennent à leurs familles plus qu’a tout ! Eliminez le vieillard sénile et emportez par la même occasion ce qui pourrait encore les attacher à leur pays, puis offrez leur notre aide pour trouver les coupables de cet « horrible crime » ! Je me charge du reste !
Archevêque : bien votre béatitude, j’enverrai quelques mercenaires pour l’élimination, quand au recrutement, l’évêque en charge des Terres Unifiées sera mis sur l’affaire.
Pontife : qui est ce ?
Archevêque : mon seigneur Haazeel.
Pontife : oui, très bien, je le connais, il est doué pour jouer la compassion… »
J’en étais stupéfait ! Une envie de vomir me submergea et j’avais du mal à cacher mon émotion au beau milieu de cette réunion : le Pontife avait ordonné l’assassinat de ceux qui m’était chers….. Je prétextai un mal de tête et m’échappai de cette réunion et rejoignis au plus vite mes quartiers. J’étais fou de rage, des éclairs de Tenebrae crépitaient tout autour de moi et ma pierre rougeoyante dont la lueur était visible au travers mon armure, était brûlante. J’essayais tant bien que mal de me calmer, il ne fallait pas que ma colère s’extériorise via la Tenebrae cela aurait pu être dangereux, pour mes voisins, mais surtout pour moi : en dégageant tant de puissance chargé en colère, j’aurais vite était repéré et cela aurait pu pousser le Pontife à chercher les raisons de mon emportement. Il fallait que je vois Agora avant de tenter quoique se soit, pour m’assurer certaines choses au cas où ce que j’allais tenter m’attirerais des représailles. Sans autre préambule, je fonçai à l’écurie et harnachai mon fidèle Orca.
Bepher : Seth, au sanctuaire d’Agora !
L’Orca cabra et dans un immense nuage noir nous disparûmes pour réapparaître face au temple de bois de Brocéliande où Agora semblait avoir anticipé mon arrivée.
Agora : je t’attendais.
Bepher : oui j’ai besoin de tes conseils… mais avant comment évoluent mes hommes ?
Agora : ils sont très doués, ils progressent vite, ils ont déjà assimilés les bases de nos recherches sur le fonctionnement de la Négation et commencent à maîtriser des techniques complexes !
Bepher : parfait…ils vont m’être très utiles au cas où ce que j’ai prévu tournerait mal….
Agora : que veux tu faire ?
Bepher : avant que je ne t’explique, j’ai besoin d’une faveur…
Agora : qu’y a-t-il ?
Bepher : j’ai besoin de toi pour un rituel d’emprisonnement…
Agora : tu sais que c’est un rituel très complexe….
Bepher : c’est pour cela que j’ai besoin de toi.
Agora : que doit on sceller ? Et qui est le réceptacle ?
Je défis le morceau d’armure qui recouvrait mon bras gauche, laissant apparaître ma pierre d’immortalité…
Bepher : l’esprit enfermé ici… quant au réceptacle….mon fils.
Agora : tu es fou ! ! Ca dépasse mes compétences ! Si l’on rate, ton fils peut en mourir !
Bepher : ça ne ratera pas.
Agora : bien… où est il ?
Bepher : il ne viendra pas.
Agora : un scellement à distance ? ??
Bepher : oui.
Agora : bien tu as fait ton choix…. Rejoins moi au temple majeur ce soir, je vais préparer ce qu’il faut.
Bepher : je vais préparer mes hommes pour leur mission si ce que je prévois échoue.
Je convoquai donc mes sept généraux que j’avais envoyés en formation auprès d’Agora. Le but de cette petite réunion était simple : leur faire promettre, au cas ou je disparaîtrai, de toujours veiller sur mon fils, de le protéger et de le suivre dans toutes les décisions qu’il prendrait. Tous jurèrent sur leur honneur, que jusqu’à leur mort ils lui seraient dévoués, qu’après leur mort, leurs enfants seraient dévoués à ses enfants et que les enfants de leur enfants serait dévoué à sa lignée et ce jusqu’à ce que le monde soit monde.
Après cette petite entrevue, je parti chercher les ingrédients nécessaires, quelques herbes rares et autres ingrédients magiques mais surtout l’objet fondamental de ce rituel : une pierre d’immortalité ! Même si un instant, l’idée d’utiliser ma propre pierre pour l’enfermement, j’abandonné vite cette hypothèse : transférer ce que je voulais transférer hors de la pierre aurait pu la rendre inutilisable ou pire la réaction aurait pu me tuer. J’avais donc en tête une autre pierre, une pierre demeurée inutilisée depuis le soir même ou elle avait été rapportée, la pierre maudite, la pierre de Nepher !
Après, donc, avoir récolté les quelques ingrédients du rituel, je parti pour le Vatican, et plus précisément dans les catacombes du Vatican. Après près de deux heures de descente dans les dédales d’escaliers qui reliaient la surface au cœur des catacombes du Vatican j’arrivais à une antichambre gardée par six hauts officiers des Lanciers Saint. Je me préparai à les tuer sur le champ quand je vis à leurs poignets un bracelet de vie : s’ils étaient tués ou si les bracelets leur était enlevé, tout le Vatican en serait informé….
LS : Seigneur Bepher ? ! Que faites vous ici ?
Bepher : j’aimerais voir quelque chose dans la chambre des reliques.
LS : ha…vous savez mon seigneur, nous n’avons pas le droit de vous laisser entrer…. Je suis vraiment désolé mais sans ordre direct du Très Saint Père, je ne peux ouvrir cette porte.
Bepher : malheureusement je dois entrer…..MEMORIS DISPERSUM INFINITUS ! !!!
Apres mon incantation, les six hommes tombèrent évanouis, comme dans un légers coma…ils ne se réveillerais qu’une dizaine d’heures plus tard, en ayant totalement oublié ma présence en ces lieux. Les gardes hors service, je pu alors ouvrir les porte de la chambre interdite. Dans le noir de cette pièce noire, on pouvait distinguer la lueur bleutée et intense de la pierre que je recherchais. Il s’agissait maintenant de faire vite, je n’avais plus une minute à perdre. J’empoignais la pierre de Nepher et la plongeai dans un sac de cuir prévu à cet effet. Dans l’antichambre où les gardes étaient évanouis, je jugeai l’espace suffisant pour appeler mon Orca, et à peine son nom prononcé, Seth apparu dans un brouillard plus noir que les Ténèbres.
Je me pressai de le monter pour disparaître avec lui dans le même brouillard qui l’avait emmené, avant de réapparaître au cœur de Brocéliande. Je fis signe à mon brave destrier de rejoindre les écuries pontificales et me dirigeai vers l’entrée du Shapai que deux prêtres m’ouvrirent. Agora m’attendais, « j’ai tout préparé, suis moi » dit-il. Nous rejoignîmes une vaste salle vide où une large pentagramme accompagnés de nombreuses runes avait été préalablement tracés sur le sol. Je m’assis au centre du pentagramme pendant qu’Agora disposait la pierre de mon frère sur la cinquième branche et les autres ingrédients à leur place réservée. J’entailla ma main droite avec une dague purifiée et me servis du sang qui s’échappa de la plaie pour tracer sur mon visage et mes avants bras des runes sacrées et interdites, puis j’empoignais mon bras gauche avec ma main ensanglantée, laissant un trace de sang sur ma pierre d’immortalité.
Bepher : nous pouvons commencer.
Alors Agora et moi nous mîmes à entonner les psaumes interdits du rituel d’emprisonnement. Chaque mot devait être prononcé avec exactitude et chargé de toute l’énergie dont on pouvait l’emplir. Ma pierre se mit à briller d’une intense et violente lueur orangée et dégageai une chaleur qui aurait pu faire fondre mon bras tout entier : la douleur était à la limite de l’insoutenable mais il fallait continuer ! Chaque ligne du pentacle dégageait une énergie incroyable et les runes tracées sur mes bras et mon visage semblaient être pure énergie : je sentais des gouttes perler un peu partout sur mon corps tandis que je distinguais Agora en sueur. La pierre de Nepher commença alors à luire d’une lumière d’un bleue parfait et éblouissant. Elle se mit à vibrer sur le sol et à émettre un son strident et insoutenable. Je pu sentir un liquide, que j’identifiais comme du sang, couler de mes oreilles : visiblement mes tympan avaient été percés. L’esprit habitant la pierre semblait ne pas vouloir en être extrait et luttait de toute son énergie pour y demeurer. L’instant était venu d’activer la dernière phase du rituel. J’hurlai alors une incantation différente de la dernière tandis qu’Agora continuait les paroles du psaume. A mes mots, le sang déposé sur ma pierre devint énergie pure et s’infiltra dans le caillou, une force insoupçonné m’envahit, la salle s’emplit de la lueur orangée de ma pierre, plus rien n’était visible dans cette pièce mis à part les deux pierres d’immortalité, l’orange entourant, encerclant le bleue de la pierre de mon frère. Alors je levai mes bras, paumes ouvertes en direction de la pierre et prononçai les derniers versets du psaume interdit. Toute l’énergie de la pièce se concentra en son centre pour former une immense paire d’ailes aussi splendide que chargée en puissance, là la pierre de Nepher dégagea toute son énergie : énergie qui s’échappa, formant une main bleutée qui se ferma sur la jointure des ailes formées précédemment : le rituel était terminée. Je pu voir mon fils, dans sa chambre hurler de la douleur faite par l’inscription sur son dos de la marque du rituel : deux ailes tenues par une mains démoniaque : l’esprit venait d’être scellé.
Keyzer : les ailes et la main…..la marque de mon dos…
Bepher : oui la marque du scellement de l’esprit de la pierre inscrit sur le dos de tous les Magnus descendants de mon fils, inscrit dans leur destin.
Tout redevint calme dans la salle, Agora était sur les genoux, au bord de l’évanouissement, quant à moi, j’étais exténué.
Après avoir raccompagné et remercié Agora pour son aide, je rentrai sur le champ au Vatican pour replacer la pierre vidée de toute énergie là ou je l’avais trouvée avant de rejoindre mes quartier et de m’écroulai sur mon lit, sans prendre le temps de me déshabiller et m’endormis sur l’instant. Après mon réveil, ma seule obsession était de mettre en application la deuxième partie de mon plan, à savoir assouvir ma vengeance. J’avais pensé à m’attaquer directement au Pontife mais plusieurs raisons me firent abandonner cette idée : tout d’abord je n’aurais aucune chance de le vaincre, puis en m’attaquant directement à lui j’en perdrait la vie à coup sûr et enfin seule sa mort ne m’aurait pas vengée : il fallait qu’il vive pour souffrir ! Une rumeur selon laquelle le Pontife aurait eu un fils, d’une relation qu’il entretenait avec une servante, avait attiré mon attention, et après plus amples informations que je découvris, notamment par le biais du sondage d’esprit, je découvris que la rumeur était bien fondée et j’appris même où le Pontife les gardait en sécurité. Je tenais la l’instrument de ma vengeance, je détruirai les seules personnes auxquelles il semblait tenir, comme il a assassiné les personnes qui m’étaient chère ! Sans perdre une seconde je partis pour la campagne Vaticane, dans un endroit retiré du monde, là où je savais que le Pontife avait installé sa petite famille. Après quelques heures de recherches infructueuses, j’aperçus, au détour d’une colline, une ferme isolée, qui même si elle paraissait simple, était richement aménagée. Une femme étendait le linge pendant qu’un enfant jouait à ses côtés. Je pu reconnaître le femme, c’était une des servantes qui, pendant un temps avait servis au palais, elle était même la servante personnelle du Pontife, se souvenir d’elle était facile, elle était d’une beauté incroyable, à en faire pâlir les déesses. Ca ne pouvait être qu’elle. Elle n’était pour rien dans cette histoire, sans doute elle ne connaissait même pas l’existence de mon père, de ma femme, mais elle allait être l’instrument de ma vengeance : ceux que le Pontife m’avait pris, étaient eux aussi innocents. Ils périraient par le feu comme avait été assassinée ma famille. Je récitait quelques brefs psaumes afin de débuter une magie Flaem redoutable : la cage de feu. La petite ferme fut encerclée par des murs de flammes et je pu entendre la femme et l’enfant hurlait alors que j’approchait les murs les uns des autres par l’intermédiaire de la Tenebrae. En quelques instants c’en était fini, les cris avaient cessés et il n’y avait plus rien à brûler. Ma vengeance assouvie, je partis pour le Vatican, savourer la réaction du Pontife à l’annonce de la mort de sa bien aimée et de son fils. A mon retour, contre toute attente, je rencontrai le Pontife qui ne semblait absolument pas attristé, « la nouvelle ne lui est pas encore parvenu, mon plaisir semble reporté » pensai-je. Il s’approcha de moi et me posa une main sur l’épaule, « les choses sérieuses commence, la bataille finale contre les anges semble s’annoncer pour demain, je compte sur toi pour mener les hommes » me dit il avant de rejoindre la salle du congrès accompagné de sa garde prétorienne de Paladins. Les anges avait dangereusement avancé jusque sur le continent du Vatican et menaçait l’Eglise, la bataille finale allait se jouer sur la grande plaine de Bérézina.
La bataille fut sanglante et le gros de nos troupes furent décimé, seuls les anges démons, des créatures venus d’un autre monde que les gens d’Eglise avaient appris à invoquer nous donner un avantage majeur ( cf https://www.jeuxvideo.com/forums/1-7683-10236884-716-0-1-0-0.htm ) . Je me rappelle encore les derniers instant de ma liberté… je m’étais mis à l’écart avec un régiment de Lanciers Saints pour combattre Nepher qui commandait les troupes angéliques, je savais que notre combat risquait d’être dangereux et aurait pu faire grand mal dans les troupes à cause de « sorts perdus ». Le Pontife, habillé en simple moinillon et montant un petit âne, m’avait accompagné, pour « admirer le spectacle d’un grand combat » avait il prétexté. Je vis arriver quelques anges de bas étage vers, des éclaireurs qui annonçaient l’arrivée prochaine de mon frère. Grâce à ma pierre d’immortalité, je me fit pousser deux ailes noirs faites de pure Tenebrae, pour me mettre à leur niveau. Ils n’étaient que très peu puissants et un seuls coup de sabre chargé d’énergie suffisait à leur faire mordre la poussière, mais une puissante vague d’énergie me frappa dans le dos et je failli me crasher sur le sol : Nepher était là.
Bepher ( se relevant, un rictus au lèvres), Nepher, tes magies sont toujours aussi pitoyable
Nepher ( avançant vers Bepher, son sabre pointé sur lui) : tu ne perd rien pour attendre mon frère….
Nous nous jetâmes l’un sur l’autre dans un combat sans pitié. Nous étions sur un pied d’égalité dans ce combat et nos niveau se valaient, chacun de nos coups propulsé de l’énergie qui nous était propre : ma Tenebrae contre sa Umbrae. En plein combat je pu distinguer le Pontife en train de réciter des incantations, je compris alors…. Au moment où le sabre de mon frère frappa le mien, il finissait son incantation. Une puissante aura se dégagea de nos sabres, une énergie éblouissante et intense qui illumina le champ de bataille s’en échappait. Je me senti comme aspiré dans une violente douleur telle un millier de poignard me pénétrant la chair. Mon esprit était compressé et j’hurlai de douleur. Puis le noir total, le calme….à ce moment là j’entendis la voix rauque semblant réciter une comptine «de ce jour sacré, les âme sont scellés, dans la nuit plongées. Seul le phoenix pourra choisir, l’un des maudits pour en sortir, quand de la noirceur du cœur il sortira vainqueur, avec toute l’humanité dont il a été doté » à ces mots s’ajoutèrent ceux du Pontife qui désigné sa vengeance…. « Bepher, moi qui te considérais comme un fils tu a assassiné ma chair et mon cœur, à partir de ce jour du verra vieillir et mourir ton fils et le fils de ton fils et ce jusqu’à la fin des temps. Tu aurais pu être mon successeur, tu as été ma victime. »
Sur le sol, ils ne restait plus que nos habits, nos deux sabre et ma pierre d’immortalité, mon frère et moi étions scellés en ces sabres qui nous avait fait briller. Le Pontife, sournois, trouva mon fils et lui offris nos sabres, en jouant la compassion comme il savait si bien le faire, me faisant passer pour son fidèle primat mort en héros pour nous sauver des anges. Il conclu avec mon fils un pacte, le laissant libre des agissements de l’Eglise et promettant de laisser la gérance des Terres Unifiées à son seul vouloir, il avait trop à faire avec la reconstruction du monde sans les anges et la chasse au derniers anges renégats.
Mes fidèles généraux se présentèrent à mon fils pour lui apporter leur aide dans la gestion d’un si grand Etat, il les nomma Duc de sa nouvelle terre, qu’il baptisa Ariela en hommage de ma tendre épouse, de sa mère qu’il avait si peu connu, de la sœur de celle qui l’avait élevé. Je du voir mon fils évoluer, grandir, vieillir et mourir comme la malédiction du Pontife m’avait prévenu… Près de 10 000ans passèrent ainsi et je voyais toujours mes descendant périr sans jamais rien pouvoir faire, sans jamais pouvoir communiquer. Quand un jour, lors d’une guerre civile, un homme m’emporta avec le jeune fils du roi, il ressemblait tant à mon fils… L’homme nous emporta sur un immense dragon, il voulait sans doute protéger le jeune héritier des adversaires du roi. En plein vol, une magie ou un sort nous percuta de plein fouet et l’enfant tomba de bord, m’agrippant de toutes ses forces, me serrant contre lui en pleurant toutes les larmes de son corps….mais une telle chute lui fut fatale. Sa tête percuta violemment un rocher et du sang se mit à couler…. Dans la chute le fourreau de mon sabre s’était ouvert et du sang avait recouvert ma lame… je ne pouvait rester sans rien faire, voir mon fils mourir une fois de plus… s’en était trop ! Je sais ce qu’il s’est passé mais je réussi à extérioriser de l’énergie et en recouvrir l’enfant, ses blessures se refermèrent et les tissus de son crâne furent renouvelé…malheureusement une partie de son cerveau gérant la mémoire avait été touché et je ne pu remplacer ces tissus que par des tissus vierges….l’enfant perdis la mémoire…
Keyzer : cet …cet enfant…
Bepher : oui Léthésias, c’était toi, c’est la cause de ton amnésie…
Des larmes se mirent à couler sur le visage du prince déchu, des larmes de tristesse et de joie…joie de connaître son histoire et triste qu’elle soit si funeste. Mais alors que Léthésias essayer de sécher ses larmes, un homme s’avança, Sergeil l’avait retrouvé.
Sergeil : Sire, je vous en pris, ne pleurez pas….
THE END
alla vous pouvez poster!
g tt lu
ct trop bien ![]()
je lirai ça plus tard ![]()
Je la lirais tt a l´heure moi
( dans 1 heure a peu pres...)
toute mon estime a celui ke trouve toutes les référence ke jai collé dedans ![]()
entrer…..MEMORIS DISPERSUM INFINITUS ! ! !!
c une référence ça?
toniox
pas spécialement
si sen é une c inconscient ![]()
merde alors
keyzer
ta vu mon post àl´écurie??
mega
oui v y reflechir!
keyzer
je suis un très bon apprenti ( zig il ma viré par exemple pas parce que je me gourais ou que je faisais des couilles)
bon v me coucher moi : demain mat v au ciné ! a++
bonne nuit keyzer
moi aussi je vé au pieu ![]()
finalement c demain aprem donc je reste encore un peu ![]()
tain.;encore deux post a lire....c´est long...
allez, apres, je ferai un resumé pour les flemmards....