Bon, je n´ai pas tout lu, mais le problème de l´immortalité peut être développé en deux sens : en partant du principe d´une immortalité appliquée à une seule personne ; en imaginant une immortalité pour tous.
I L´immortalité comme cas unique
Hé bien, la première chose me venant à l´esprit est bien entendu le sens relationnel, celui de la perte des proches, des êtres chers. Au fil du temps, un tel individu frappé du sceau maudit de l´immortalité en viendrait à se désintéresser totalement de ses semblables -voire à les haïr-, étant donné que, eux, ont une existence finie. Le sens de la vie est révélé par la mort.
II L´immortalité pour tous et originelle
Au delà de l´idée de la surpopulation et tous les problèmes que cette idée induit, l´idée d´immortalité comme "don" originel m´amène à penser que si l´immortalité avait fait partie de l´essence de l´Homme, de la condition humaine, nous n´aurions pas connu le progrès ; nous serions des animaux comme les autres. En effet, c´est le désir de sécurité (car peur de la mort violente) et l´absence de la domination de l´instinct chez l´Homme qui ont amenés ce dernier à développer sa réflexion, pour se perfectionner (en partant du postulat que la perfection est dans l´immortalité). Si nous étions immortels, nous serions des êtres finis. C´est notre aspect in-fini qui nous fait désirer la stabilité ; à la manière des atomes, qui se transforment en ions pour devenir plus stables. 