je vous copie ici l edito du jour de www.football365.fr
http://www.football365.frr/chroniques/story_85930.shtml
"L’EDITO DE LA REDAC’ :
Le football aux footballeurs !
04 décembre 2002 - Dominique GRIMAULT
Faut-il brûler Luis Fernandez et ouvrir grands les bras à Carlos Bianchi ? Entre les deux, notre cœur balance. En revanche, le jugement de Laurent Perpère sur le jeu du PSG constitue un formidable moment de détente au cœur de la énième crise traversée par le club parisien.
On ne doute pas une seconde de la bonne éducation, de la probité, de l’honnêteté du président délégué du PSG, homme très propre sur lui, grand amateur de Proust et dont la carrière au sein de l’entreprise Canal ne doit rien au hasard. Laurent Perpère a le profil et l’allure de ces dirigeants à qui rien de grave ne peut arriver dans l’existence. L’ENA mène à tout sans jamais passer par l’ANPE. On veut croire encore à son amour pour le football, bien que, dans son cas, il s’agisse davantage d’intérêt que d’amour. N’est pas Louis Nicollin, si débraillé, si authentique dans sa passion pour le sport et le ballon rond en particulier, qui veut ! Laurent Perpère, lui, maîtrise, contrôle, gère, pèse, soupèse, lève un sourcil pour exprimer l’interrogation, les deux pour manifester un début de colère, et, quand il rit, personne ne le voit, nul ne le sait. C’est un homme d’appareil comme on dit. Froid, calme, méthodique, terriblement responsable.
Simplement, lorsque Laurent Perpère se met à parler foot, à jargonner foot, une irrépressible envie de rire monte en nous. « A l’évidence, a dit sérieusement Perpère au journal Le Monde, Ronaldinho doit jouer derrière deux attaquants… » Quel dommage que notre confrère ne l’ait pas relancé sur le rôle stratégique de Fiorèse, la technique individuelle de Talal El-Karkouri ou sur le positionnement à droite plutôt qu’à gauche du Brésilien Paulo Cesar !
A-t-il conscience, Laurent Perpère, que plus il commettra des avis sur le football, sur la manière de jouer du PSG, et plus la légitimité de Luis Fernandez sera renforcée. C’est le même Laurent Perpère qui, dans quelques jours peut-être, nous expliquera le bien-fondé du recrutement de Carlos Bianchi. Que sait-il du goleador argentin, de son passé, de son histoire, de ses manies, de ses méthodes ? A peu près rien. Il dira pourtant, dans Le Monde ou ailleurs, que Carlos était devenu indispensable au PSG. C’est Michel Platini qui ne cesse de rappeler que : « L’idéal serait que demain le football puisse appartenir pour toujours aux footballeurs. » Cher Michel, ton idéal se meurt chaque jour davantage."
moi> Allez luis! tu as remis le PSG sur de bons rails! faut rouler maintenant!