Faudrait déjà que j'arrive à créer le camp avec Matboy et rvd
J'accueillerais à bras ouverts tous mes vieux copains du camp des grunts ![]()
Ah voilà, esprit d'équipe, c'est l'expression que je cherchait
ben ça fait plaisir de savoir que ça vous a autant plus les gars
C'est vrai que c'était super, on pourrais le refaire mais je ne sais pas ce que vaut le forum ces temps-ci, ça fait longtemps que je suis pas passé, et souvent, trop souvent je commence un truc sur le forum et par la suite je pars sur autre chose et j'oublie tout simplement complètement mon affaire
mais ça fait longtemps que j'ai pas écris, ça serait un truc de taré de le refaire xD faut voir aussi la disponibilité de chacun, toussa.
Oui, ça nous a plu, parce que, comme dirait les ponays, cetay vrayman cool !
Camp des Grunts power
Oui, reviens sur le forum, tu manques à tous les anciens captain. En plus comme zarb va peut être aussi faire son grande retour, ça peut le faire. Le trio Alpha/Grutu/Gruntouf serait recomposé, enfin ![]()
Perso je suis enfin entièrement disponible, un come back du camp des grunts je trouverai ça génial, énormissime, jouissif !
Alors à quand ? ![]()
Ben franchement j'en sais rien, faut s'organiser
et question camp y'en a un nouveau qui va peut-être voir le jour, alors bon... d'autant plus que je suis pas dispo pour encore bien longtemps. Si quelqu'un veut le reprendre je suis pas contre, en tout cas je préfère le dire pour que ce soit clair : pendant mon absence, c'est open bar avec le camp des grunts, vous en faites ce que vous voulez, je laisse tomber les royalties ![]()
Au pire je veux bien commencer mais je vais pas pouvoir m'en occuper bien longtemps je pense, voili-voilà, peut-être jusqu'à noël voire même pas... et ça sera peut-être un peu en papiay machay, "comme diraient les ponays"
alors c'est à vous de voir, camarades.
Okay, alors ce message s'adresse à tous mes camarades grunts au chômage. Cela suffit !
L'opération de sauvetage débute à l'instant même. Le major Gruntouf demande des renforts illico.
Mes bons amis, vous seriez prêts à reprendre le camp si je le recrée mais que je doive ensuite partir ?
Car pour ma part, j'ai entamé la procédure de recrutement dans l'armée de terre et j'aurais sans doute mon affectation lundi prochain. Je peux être incorporé le mois prochain ou dans six mois, aucun moyen de le savoir ! Alors si je le crée, ça vous intéresse de le tenir, par la suite ? Vous avez bien sûr carte blanche pour en faire ce que vous désirez.
Vous n'avez pas le droit Commandant.
(à 17 ans en plus hein ?
)
Sinon le fait de reprendre un camp serait une bonne idée, mais reprendre le Camp des Grunt ce serait trop de douloureux souvenirs à remonter à la surface vous ne pensez pas ?
Je suis pour ton idée galac. Je suis prêt à soutenir le camp jusqu'au bout.
Patate, ne retiens pas les mauvaises choses du passé, mais le reste.
Major Gruntouf prêt à reprendre le combat à tout moment.
Quel camp t'aurais voulu reprendre, patate ?
Bon d'accord Lieutenant Grazap (ex-Gruntabaston) prêt à rependre ses fonctions dans l'unité anti-floods.
Bon ben les gars, j'avais commencé un petit récit mais au final je vais pas le terminer, car je pars demain pour la légion étrangère et il me reste des affaires à boucler
donc ce que je vous propose c'est de vous amuser et de reprendre le camp si vous le désirez, comme vous le désirez, car je ne rentre pas chez moi avant au moins cinq mois. Donc le message est clair : si vous voulez reprendre le camp, reprenez-le, et de la manière que vous désirez. Je poste tout de même les bribes que j'avais rédigées, juste pour un dernier hommage en votre honneur
en mémoire du bon vieux temps. En tout cas je me suis bien marré, comme d'habitude
L'Empire Covenant est en guerre.
Le schisme a divisé l'Alliance en deux camps : les loyalistes obéissant aux ordres des Prophètes et les séparatistes menés par les Elites désireux de détruire l'Ancien Régime.
La guerre a besoin de bras. La principale main d'oeuvre de l'Alliance, le Grunt, craint pour ses fesses : lui qui se la coulait douce, peinard dans son quotidien monotone à se faire fouetter dans les mines de métaux sur-lourds ou dans les usines de travaux trop forcés, doit choisir entre se faire charcuter vivant par les Brutes ou par les Elites. Globalement, il choisit, par son sens inné de l'hypocrisie, de lécher les fesses de la faction qui domine la planète où il habite, retournant aussitôt sa veste si son monde change de mains.
Chaque camp y va de sa manière pour recruter le plus grand nombre de Grunts :
-Chez les Brutes, le Grunt qui ne s'engage pas sous la bannière loyaliste est condamné à mourir sodomisé par le mâle Alpha ;
-Chez les Elites, les Grunts ont le choix de s'engager dans la Légion des Volontaires Forcés. L'idée de base : pourquoi sacrifier des Elites quand on peut réduire en miettes des milliers de Grunts à la place. Le Grunt a le droit de fermer sa gueule et a le devoir de se faire réduire en bouillie sous les pilonnages d'artillerie lourde de l'ennemi.
Autant dire que les volontaires affluent. Ils sont bientôt si nombreux (tous les Grunts qu'il se peut trouver étant virilement embarqués dans les vaisseaux-cargo en direction des camps d'instruction de masse) qu'il n'y a plus assez d'Elites pour les encadrer tous.
- Qu'à cela ne tienne, ils s'encadreront eux-mêmes ! Décida le Généralissime Elite. Mais envoyez-les moi sur ce foutu front !
Le Généralissime a toujours raison : il avait entendu parler d'une ancienne unité de l'armée Covenante, la "Grunty Company", qui avait enregistré de bons résultats au feu. L'ordre fut donné de retrouver l'ex-commandant de cette unité.
-Qu'est-ce qu'il a fait pour se retrouver là ? Dit le sous-officier Elite dispatché pour la mission.
-Il a été condamné au cachot à vie pour avoir fondé un mouvement ultra-nationaliste suprémaciste Grunt à son retour de la Guerre Flood, répondit le gardien de prison de sa voix rauque de Jackal. Cette ordure a fomenté des attentats contre des vaisseaux Jackals ! C'est un assassin ! Je le ferais jamais sortir de là !
-J'en ai rien à foutre de tes putain d'histoires de Jackals, je te rappelle que la flotte Elite est en orbite autour de ta planète de merde et qu'elle commence la vitrification dans deux minutes, alors je te conseille de te magner les miches et de m'ouvrir cette porte vite fait si tu veux que je t'emmène dans ma navette au moment où il fera cent millions de degrés dans cette prison pourrie, c'est clair ?
Le gardien de prison ne fit plus d'histoires. Il sortit son trousseau et ouvrit la lourde porte de ferraille. Une forte odeur de renfermé fit presque faire la grimace à l'Elite endurci lorsque celui-ci fit un pas à l'intérieur.
-Grunty Grutu ? Dit-il.
Il ne voyait rien dans la pénombre, et personne ne répondit dans un premier temps.
-Grmbl... lumière... Se plaignit une voix.
L'Elite remarqua que la cellule était dépourvue de fenêtre ou de toute source de lumière. Le Grunt était resté dans le noir... pour combien de temps ? Mais il fallait faire vite. Il alluma ses projecteurs de casque et éclaira la pièce. La misérable créature se tortilla.
-'culééé...
L'Elite vit tout un tas d'inscriptions gravées sur les murs : "Grunt Power", "les Elites en laisse, les Grunts au pouvoir" etc... Il alla secouer le Grunt.
-Bon ça suffit, c'est toi Grutu oui ou non ?
Le Grunt sembla cette fois reconnaître le nom. Il s'arrêta de bouger, puis il se redressa lentement, et il fixa l'Elite droit dans les yeux. Un nom qu'il semblait ne pas avoir entendu depuis bien longtemps... et qui lui renvoyait bien des souvenirs en mémoire.
-Ouais... oui, c'est moi.
-Alors suis moi. T'as une nouvelle mission.
L'Elite se retourna vers la sortie. Le Grunt se redressa sur ses pattes.
-Hey, attends ! De quoi tu parles ?
-Il paraît qu'il y en a pas deux comme toi pour diriger des Grunts. C'est la guerre totale, à nouveau... et on a une Légion de Grunts sans chef.
Les yeux mal réveillés du Grunt encore pouilleux s'illuminèrent.
-Dans ce cas, je suis ton Grunt ! Enfin... à une condition.
-Laquelle ?
-Je veux pisser sur le Jackal.
-Hey, mais... commença l'intéressé.
-Accordé, dit l'Elite.
Alors que le gardien achevait de s'égoutter, le Grunt suivit l'Elite jusqu'à la sortie de la prison tout en faisant des gestes obscènes en chemin aux Jackals encore derrière les barreaux.
-J'aurais une casquette ? Demanda le Grunt.
-Peut-être...
-J'en veux une.
-Alors t'en auras une...
-Et un bâton de Maréchal ? J'en aurais un ?
-Ouiii...
-Et je veux des armes. Des grosses armes. Je veux mes carabines Gruntes et mes fusils à plasma lance-grenades.
-T'en auras j'te dis...
Le petit groupe arriva à l'extérieur, devant le dropship qui attendait. Le Grunt semblait émerveillé... tellement de temps qu'il n'en avait pas vu un... Il s'empressa de grimper à bord à la suite de l'Elite. Lorsque le Jackal tenta d'entrer à son tour, alors que les moteurs commençaient déjà à vrombir, Grutu lui faisait face et le repoussa sur le sol. Voyant le dropship s'élever dans le ciel, le Jackal bondit et s'agrippa au rebord du compartiment passagers. Avec un sourire, Grutu lui écrasa lentement les doigts avec sa patte. Le Jackal hurla mais tint bon ; un grand coup de pied dans le visage lui fit enfin lâcher prise, le laissant rouler sur le sol de la planète en contrebas.
-Enculé ! Mort aux Grunts ! MORTS AUX GRU...
Et la porte du dropship se referma.
Grutu était si heureux qu'il en avait une érection. Pas à cause de la planète qui se faisait vitrifier sous ses yeux en même temps que des millions de Jackals, non, quoique cela y participât. C'était surtout la flotte de transports de troupes qui lui faisait cet effet. La Légion, SA Légion, allait prendre forme dans ce terreau de milliers de Grunts rassemblés. Apeurés et contraints par le destin, il en ferait des soldats, comme jadis il l'avait fait avec d'autres. D'autres... Si les Elites n'avaient pas de cadres à donner à cette armée, il en avait, lui. Il se souvint du dernier nom, l'inscrivit et tendit la tablette à l'Elite en charge de son briefing.
-Ce sont les officiers dont vous avez besoin ?
-Oui. Trouvez-les moi, et vous aurez votre force de combat.
-... vous serez légionnaires pour mourir, et je vous enverrais où l'on meurt.
Grand silence dans l'immense salle de fret de ce cargo vidé de sa cargaison de minerai et bourré de Grunts à la place.
-Tous les volontaires, un pas en avant !
Nul Grunt ne bougea pour cette entreprise suicidaire, à part quelques-uns qui étaient soit complètement cinglés soit complètement sourds. Pour les autres... les voyages organisés sur des planètes exotiques, d'accord, mais pour y servir de chair à canon en première ligne, non merci !
-Il faut néanmoins que vous sachiez que tous ceux qui ne viendront pas avec moi seront envoyés dans les mines de grande profondeur d'uranium volatile instable hautement radioactif de Crématoria XIII infestées de vers géants magmatiques mange-visages et suce-organes, le tout avec un encadrement de bagnards Drinols sodomites gruntophiles et sado-masochistes.
En un magnifique élan volontaire et collectif, tous les Grunts firent un pas en avant.
Le coup de sifflet retentit.
Trois Grunts bondirent des tranchées et se firent instantanément réduire en bouillie sur place par les tourelles mitrailleuses lourdes automatisées à guidage laser postées dans le no man's land.
Les cinq cents autres recrues restèrent blotties au fond de leurs tranchées.
-Très impressionnant, commenta ironiquement le Généralissime Elite.
-Un peu de patience, poursuivit Grutu.
Les mortiers plasma lourds postés en arrière de la tranchée tonnèrent, les énormes boules incandescentes de plasma en fusion décrivant un arc dans les airs avant de s'abattre à seulement quelques mètres en arrière des positions des Grunts verts de peur. Lorsque la deuxième salve fut en l'air, ils constatèrent qu'elle allait s'abattre directement sur leurs tranchées.
Jamais un assaut collectif ne fut plus parfait.
Tous les Grunts bondirent de leurs trous et coururent à l'assaut. Sous les tirs des mitrailleuses, ils n'eurent d'autre choix que de courir toujours plus en avant. De nombreuses recrues se firent mettre en pièces mais la majorité submergea complètement les tourelles. Elles furent vite détruites, et la position prise.
L'Elite tomba ses jumelles et grimaça, mitigé.
-Sur les cinq millions de Grunts que je vous ait fourni, combien sont encore en vie au bout des cinq jours que vous les avez ?
-Je pourrais vous le dire une fois que l'entraînement à balles réelles que j'ai organisé dans les puits de lave de l'autre côté de la planète sera terminé. Mais les survivants seront des combattants redoutables, je vous l'assure. Du moins, ceux qui ne seront pas trop estropiés.
-Quand la force d'assaut sera-t-elle prête ?
-Donnez-moi un mois, le temps de récupérer les divisions que j'ai envoyées sur la calotte antarctique en string.
-On est dans la merde, commenta Grondul en fixant la jauge du réservoir de méthane qu'on lui avait donné... chargé à dix pour cent.
-Surveille ton langage, soldat, se contenta de dire le sergent. Y'a pas assez de méthane pour tout le monde, alors on économise. Suffit de faire vite. Bon, passons aux armes à feu. Un pistolet à plasma pour trois. Pensez à faire tourner. Et ne touchez pas à la grenade à plasma, y'en a qu'une pour toute la section. Je vous conseille de l'utiliser au moment opportun.
A cet instant les yeux des soldats commençaient à partir en vrille dans tous les sens façon caméléon, réaction naturelle du Grunt face à des chances de survie statistiquement faibles.
-On va affronter les BRUTES comme ça ?
-Pas n'importe lesquels, la 666e Division Pénitentiaire Lourde d'Assaut d'Apocalyptica XIII, la "Garde du Diable", rompue à la guerre contre-insurectionnelle et non-conventionnelle en milieux climatiques extrêmes depuis la IIIe Grande Guerre Génocidaire Brute, où ils se sont illustrés en massacrant toute une colonie à la machette.
Les Grunts commencèrent à loucher.
-Visez le museau, c'est la seule partie non recouverte par leur armure en tungstène.
Les portes du dropship s'ouvrirent d'un coup sur la jungle dense de cette planète à forte gravité.
-Allez GO GO GO !
Tous les Grunts sautèrent à l'extérieur et se vautrèrent dans la boue épaisse, sous la pluie diluvienne, écrasés par la gravité de cette planète trois fois plus grosse que leur monde natal. Lorsque Grondul leva la tête, ce fut pour voir une énorme éruption volcanique détoner au loin, des flots de lave se déversant le long de volcans gigantesques, d'énormes reptiles volants zigzaguant entre les bombes de magma éjectées par le cratère.
-Bonne chance, et n'oubliez pas que cet exercice sera noté et pris en compte pour votre classement final ! Leur cria le sergent en refermant la porte du dropship qui redécolla aussitôt.
Voilà
malheureusement je n'ai pas terminé. Je vous laisse le soin de faire une suite si vous le désirez, de votre point de vue, ou de bâtir votre propre histoire, celle-ci n'étant qu'une ébauche. Bref, faites comme vous voulez !
Je vous dis au revoir, camarades, je reviendrais bien un jour et j'espère bien vous revoir ici si c'est le cas ! ![]()
Nous serons dignes de vous commandant. ![]()
Faudrait juste que je puisse sortir de ce bar où je suis exploité depuis si longtemps.
Sinon excellent RP aussi instructif qu'hilarant.
Génial galac, génial, génial génial génial ! ![]()
Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi bon ![]()
J'ai l'impression que des années d'inspiration et de motivation reviennent tout à coup. Gloire aux grunts ! On va reprendre ce camp et le sortir de l'oubli.
Grazap, tiens toi prêt, je viens te sauver de ton bar ! ![]()
Gruntouf va reprendre du service.
vous êtes fatiguant de ne jamais vous fatiguer ![]()
Dingue comment l'inspiration peut venir d'un coup à 00h00 ^^ Bonne lecture
Premier rapport non officiel du soldat Gruntouf
05 décembre 2558, 12h48 (calendrier militaire)
Quelque part dans l’univers, sur une planète d’un système totalement inconnu, une petite forme survit tant bien que mal dans le froid glacial de l’atmosphère de cette planète. Un manteau à capuchon assez long recouvrait l’individu, laissant entrevoir la forme d’un réservoir de méthane au travers de ce manteau. Il portait une petite épée à plasma et s’apprêtait à aller chasser, ce qui était devenu son quotidien depuis le jour où il avait atterri sur cette planète.
- Il est beau celui qui voulait rétablir la fierté des grunts. Que dirait le commandant s’il me voyait dans cet état ? pensa-t-il.
Mais au lieu du gibier habituel qui lui servait de nourriture, ce fut un évènement inattendu qui se produisit : un phantom venait de surgir dans le ciel. La petite silhouette se mit aussitôt à couvert, il avait gardé ses vieux réflexes de combattant. Que pouvait bien faire un vaisseau covenant dans un endroit aussi reculé de l’univers ? Qu’importait pour le moment, l’être voulait avant tout des nouvelles et peut-être était-ce là l’opportunité pour lui de se sortir enfin de cette planète, certes riche en méthane mais coupée du reste de l’espace.
-Ils larguent des brutes, murmura-t-il en observant les combattants aux allures de primates déposer leurs grosses pattes sur la banquise. Que peuvent-ils bien chercher sur cette planète ?
Et tandis qu’il les observait, il vit le chef de l’escouade atterrir, armé d’un marteau antigravitation.
- Le camp des rebelles ne doit pas être très loin, annonça-t-il. Notre mission est de le découvrir et de tout réduire en bouillie. Commencez les recherches !
-Oui, chef ! répondirent les brutes.
Des rebelles ? Sur cette planète ? Impossible ! Il l’aurait forcément su avant eux ! Il décida de poursuivre le groupe de brutes, dans l’espoir d’en apprendre plus. Mais alors qu’il venait de prendre cette décision, des véhicules furent largués : des ghosts. Etait-ce la fin de tout espoir pour lui de s’en sortir ? Il agit vite et bien, prenant un risque complètement fou, mais c’était ce genre d’action héroïque qui avait fait sa renommée autrefois dans la très célèbre Grunty Company. Il activa le vieux camouflage de son armure, se faufila sans bruit dans la neige et monta sur l’arrière d’un ghost. La brute ne remarqua rien quand elle s’installa aux commandes, car il était plutôt léger et n’influait en rien sur le poids du véhicule. Le soldat mit ensuite le ghost en marche, laissant une trainée bleutée sur son passage. La balade dura environ une heure. Enfin, un soldat fit signe au chef brute :
-L’ennemi est repéré.
La petite forme invisible n’en crut pas ses yeux, il avait passé tant de temps sur cette planète ! Et durant tout ce temps, il ne s’était aperçu de rien. Effectivement, il reconnaissait les bâtiments de guerre typiques des covenants, ainsi que l’équipement préféré des élites. Depuis combien de temps étaient-ils ici ? Comment avaient-ils pu réussir à masquer leur présence au point que même lui, ancien soldat d’élite, ne le remarque pas ?
Le chef brute donna immédiatement le signal de l’assaut. Ils avaient l’avantage de la surprise. Immédiatement, des phantoms, croiseurs covenants et banshees surgirent de nulle part. Le camp rebelle comptait trop peu de défenses, ils n’avaient aucune chance.
Il sauta à bas du ghost en projetant de la neige sur son passage, se redressa après son atterrissage, rejeta son capuchon en arrière et dégaina une lame bleutée. Ses frères se situaient dans les deux camps, il le savait. Maintenant, il avait à nouveau des raisons de combattre. Il fallait à tout prix les rassembler sous une seule bannière.
L’escadron de ghosts s’arrêta immédiatement, sous l’effet de la surprise. Qui était ce fou qui surgissait du néant ? Et surtout, pourquoi portait-il une lame qui avait autrefois appartenue à la Grunty Company ? La lame brilla de toute son intensité, remplissant le ciel et la terre d’une aura bleue. Ceux qui s’apprêtaient à combattre stoppèrent leurs mouvements et observèrent, les grunts en particulier. Ils le reconnurent instantanément, celui qui se battait autrefois pour la fierté de leur race : le major Gruntouf, l’un des plus grands guerriers que l’univers ait connu.
-Je crois qu’il est temps de réapprendre à nos amis des autres races, la force de notre peuple ! s’exclama-t-il, les yeux enflammés d’une détermination sans égale.
Les grunts des deux camps se précipitèrent vers la lumière. Une centaine… un millier… Non. Ils étaient peut-être même encore plus nombreux.
-Et maintenant, mes frères, combattons ceux qui nous ont trahis : les Prophètes. Montrons leur notre puissance !
Une bataille gigantesque débuta dans laquelle le major dirigea les troupes à la victoire. Il tranchait sans relâche le moindre ennemi se trouvant sur sa route, faisait appel à ses alliés pour détruire véhicules, phantoms et croiseurs ennemis. Ceux-ci furent encore plus facilement conquis grâce à la révolte interne des grunts sur les vaisseaux brutes. En un seul petit instant, le major Gruntouf avait retourné à sa cause tout un peuple. La bataille fut gagnée et le grunt se rendit au campement afin de rencontrer le chef rebelle : le commandant élite ‘Polianee.
-Je ne sais pas qui vous êtes, dit celui-ci, mais vous nous avez été d’une grande aide. Que peuvent faire mes soldats pour vous remercier ?
-Premièrement, me donner des nouvelles, de la nourriture, un vaisseau et des troupes sous mon commandement. Deuxièmement, cesser d’opprimer ma race et lui montrer du respect. Ce sera un bon début, répondit Gruntouf.
-C’est beaucoup demander pour un grunt sans nom, aussi fort soit il… répliqua ‘Polianee.
-Je suis le major Gruntouf, membre de la Grunty Company. J’ai atterri ici il y a plusieurs années à la suite d’une mission qui a mal tournée. J’aimerais un rapport de la situation actuelle. Rapidement, si possible.
Le commandant ouvrit ses mandibules et les referma. Il n’avait jamais vu de grunt aussi insolent de toute sa carrière, mais les seuls noms de « Grunty Company » et « Gruntouf » lui firent ravaler ses insultes.
-La Grunty Company, cette troupe de grunts qui a joué autrefois un rôle décisif dans plusieurs batailles de l’univers… A ce que j’ai entendu dire, votre commandant ne souhaitait en réalité que prendre le pouvoir par le biais d’un mouvement séparatiste…
-C’est possible, mais je n’en ai rien à faire. Les Prophètes nous ont trahis, alors prendre le pouvoir était peut-être la seule solution pour rétablir la paix dans l’univers. Mais dîtes-moi plutôt, est-il vivant ? Et qu’en est-il des anciens membres de la Grunty Company ?
-A notre connaissance, il a été rappelé au front en raison de la situation critique après avoir subi une longue période d’emprisonnement. Quant aux autres membres, ils sont tous portés disparus. Sauf un. L’ex-lieutenant Grazap.
-Que fait-il actuellement ?
-Il est exploité dans un bar depuis l’emprisonnement de votre commandant.
-Quel système ? demanda calmement le grunt.
-Sur la planète Alpha Cygnus 3, je crois que vous connaissez…
-Voilà qui nous ramène bien en arrière, pensa Gruntouf. Commandant, dit-il, donnez moi ce que je vous ai demandé. Ensuite, nous ne nous reverrons certainement plus. Alors, bonne chance dans votre combat contre les brutes.
-Qu’allez-vous faire ?
-Libérer Grazap dans un premier temps. Ensuite, nous partirons à la recherche du commandant. Je suis sûr qu’il a besoin de nous, quelle que soit sa position actuelle.
Le nouveau vaisseau de Gruntouf partit immédiatement après que les ingénieurs rebelles aient effectué les dernières vérifications. Direction Alpha Cygnus 3.
7 décembre 2558, système Epsilon 2, planète Alpha Cygnus 3, 18h00 (calendrier militaire)
La planète était aussi glacée que lors de la première mission des grunts contre le parasite, il y a si longtemps. Mais grâce au nettoyage, les covenants avaient pu s’installer sur cette planète riche en méthane et construire des cités. Le bar où était exploité le lieutenant se situait en plein centre ville de New Elitia, la capitale de la planète. Le vaisseau de Gruntouf avait atterri dans la matinée, et il avait mis un certain temps avant de localiser précisément son ancien compagnon. Il avait insisté pour mener les recherches seul, habillé du même manteau à capuchon qu’il avait porté sur l’autre planète.
-Voici donc l’endroit, pensa-t-il.
Une ambiance lugubre émanait du bâtiment. L’insigne de l’édifice ne brillait plus et pendait misérablement. Les lettres formant « Au bon grunt, torture gratuite des serveurs et des employés » étaient éteintes et les portes automatiques permettant de rentrer dans le bar étaient recouvertes de sang de grunt. C’était un endroit peu fréquentable pour un grunt mais Gruntouf entra sans hésiter.
L’effet fut immédiat : les conversations cessèrent, l’élite qui était en train de tabasser allégrement un des serveurs arrêta son geste et se retourna. Tous les regards se tournèrent vers le manteau à capuchon.
-Tiens, voilà un nouveau jouet ! s’exclama l’élite après de longues minutes de silence, avec une expression d’infini ravissement émanant de ses mandibules.
-Connaissez-vous un grunt du nom de Grazap ? demanda Gruntouf.
-Evidemment qu’on le connait, c’est celui avec qui je m’amuse là.
Il donna un coup de pied au misérable grunt qui se tenait les pattes sur le corps pour calmer sa douleur. Gruntouf n’en revenait pas : le fier soldat qu’avait été Grazap, autrefois si fort, avait perdu tellement de poids qu’il en était méconnaissable. Ses traits étaient tirés, son corps parcouru de blessures et de brûlures, plus ou moins profondes. Il était dans un sale état.
-Bien, dit l’élite. Maintenant que je t’ai répondu, c’est ton tour !
Gruntouf dégaina sa lame et laissa exploser sa colère. L’élite fut le premier à subir. En un éclair, le grunt lui trancha bras et jambes, avant de se retourner sur les autres clients qu’il déchiqueta sans pitié. Une fois le combat terminé et sa rage calmée, il se pencha vers Grazap. Celui-ci était inconscient.
-Je suis désolé, lieutenant. Si j’avais pu, je serais venu plus tôt. J’espère que vous pourrez me pardonner, mon frère !
Il le hissa et le transporta dans la rue. Il contacta le pilote du phantom par lequel il était venu et demanda une évacuation. Il donna également l’ordre d’amener immédiatement le lieutenant en salle de soins intensifs.
-A son réveil, dit-il au grunt médecin, nous partirons à la recherche du commandant. Faîtes en sorte de le rétablir complètement, nous aurons besoin de toutes ses forces. De plus, avertissez les grunts chargés de retrouver la trace de nos autres camarades de me prévenir au moindre changement !
-A vos ordres, Major !
Les préparatifs étaient terminés. Une nouvelle mission commençait pour la Grunty Company. Gruntouf savait qu’il devait retrouver Grunty Grutu pour que le vrai combat contre les brutes et les Prophètes commence enfin. Et il ferait tout pour y arriver, c’était une promesse qui valait autant que celle faîte autrefois pour rétablir l’honneur de sa race.
To Be Continued
Fin du premier rapport
Galaxie inconnue, quelque part dans le vaste univers.
___
" - Grmmbl ... " Grogna une boule apparement composée d'une matière non identifiée - de la chair peut être. La petite pièce ou se trouvait la "chose" sentait l'urine et le renfermé, cette odeur âcre qui faisait vomir le plus endurci des combattants. Un fin et pâle rai de lumière pointait d'une petite lucarne qui donnait sur une rue tout aussi noséabonde et pestilentielle que le dortoir.
Un voix gutturale et sombre surgit d'un haut parleur, sûrement disposé dans un des coins de la pièce :
" - Levez-vous, sales Grognards ! Si d'ici une unité de temps mineure vous n'êtes pas dans la mine, vous finirez dans l'estomac de certains prisonniers Jackal qui n'ont pas mangé
depuis longtemps ! "
Le lieu s'anima. Les petites bestioles dans la pièce n'étaient autres que des Grunts asservis depuis déjà longtemps, envoyés dans des mines de métal, où ils travaillaient la quasi-totalité de leur temps dans des conditions extrêmement dangereuses - et intolérables dans tout endroit civilisé, ce qui n'était pas le cas ici -.
" - Aujourd'hui, mes frères, on fait la Révolution ! " s'emporta Grifle, un des seuls "nouveaux" esclaves "recrutés" parmi la population de cette petite planète inutile et sans importance située à l'extrémité d'une galaxie tout aussi petite et sans aucune utilité.
La seule chose notable, c'était que cette planète faisait partie de l'Empire Covenant. Autrefois territoire froid et sauvage habités uniquement par des Grunts, il fut colonisé et asservi par l'Empire précédemment cité. Quand il entra en guerre civile, les quelques révolutionnaires Shangeilli et Lekgolo présents sur la planète s'étaient enfuis : les Grunts étaient restés seuls avec les Brutes et les Jackals qui leur menaient la vie dure.
Bien entendu, l'appel de Grifle n'eut aucun écho. Quels espoirs avaient-ils, eux, ces Grognards misérables, miséreux, sans avenir et sans passé, ne sachant ni se servir d'une arme et encore moins d'un véhicule, quels espoirs avaient-ils de s'enfuir?! Depuis longtemps, l'esprit de vengeance avait fait place à la résignation dans l'esprit de chacun, sauf bien entendu de Grifle, encore plus naïf -mais combien même assez intelligent- que les autres Grunts.
La vingtaine d'esclave, une fois levée, fut rapidement partie au charbon, au titane plutôt, escortée à travers la petite ville par une petite troupe de brutes sanguinaires, désoeuvrées et affamées qui n'attendaient que le premier signe de mécontentement des Grognards pour avoir une raison valable et justifiée de leur sauter dessus.
La mine était imposante, effrayante même. Soutenue on ne sait comment par quelques poteaux de bois rongés par les mites et les termites ; elle était gardée faiblement, sûrement un manque de prévention de la part du gouvernement décadent qui règnait sur la planète.
Les Grunts, équipés sommairement d'un casque jaune fluo qui leur donnait un air comique et d'une pioche rudimentaire en fer se mirent avec lassitude et ennuyement au travail, répétant sans fin les mêmes gestes qui ne les fatiguaient même plus. L'habitude, sûrement.
Mais Grifle, lui, en avait marre de l'habitude et de la routine. Il ne voulait pas que sa vie soit celle de si nombreux Grunts sans espoir et sans ambition.
Alors, dans un élan de courage pour certains, de folie pour d'autres, il se retourna vivement et assena un coup d'une puissance inouïe pour un membre de son espèce dans la colonne vertébrale du gardien brute chargée de la surveillance du filon où Grifle travaillait - avec deux autres Grognards peureux -.
Sûrement plus par chance que par maîtrise, la créature simiesque s'effondra dans un craquement démembré et écoeurant.
Les deux Grognards qui travaillaient avec lui dans la même section du tunnel le regardèrent avec un mélange d'effroi, d'appréhension - nul doute qu'ils seraient châtiés pour ce meurtre - mais aussi d'admiration.
Pour toute réponse à ce regard, Grifle ramassa le fusil rouge caractéristique des brutes :
" - Allez, ne faîtes pas de manières, je sais parfaitement que vous en rêviez depuis longtemps. Héhé ! ... "
A suivre.
_____
Je voulais aussi faire un texte, plus par amusement que pour autre chose, alors je l'ai fais. Voilà, ça n'a pas vraiment de but ni de raisons, mais ça m'a fait plaisir de l'écrire. ![]()
C'est pas mal, Grifle a le même objectif que Gruntouf ![]()
De toute façon, je pense que les meilleurs textes sont ceux que l'on écrit pour le plaisir, sans avoir besoin d'aucune autre raison.
Beau récit ^^
Très beaux récits à vous deux. Je vous conterais mon histoire d'ici peu. ![]()
Up pour dire la même chose que le camarade Patate ![]()