voici la nouvelle opération ! elle arrive en avance, mais c´est normal. Je vous laisse lire le texte introductif et je vous retrouve demain pour la distribution des mission !
-Tout le monde est à bord ?
-Affirmatif capitaine !
-Bien.
Dans la salle de contrôle du Child of freedom, quelques cadavres de covenants gisaient encore, vestiges de batailles venant de se dérouler. L´opérateur, anciennement responsable de Big mama, allait faire office de pilote du vaisseau. Un vieil ordinateur portable était relié au tableau de commande principal, relevant et déchiffrant diverses informations sur le vaisseau et son pilotage. Le programme " mort aux covenants", comprenant tous les codes binaires tirés du réseau de combat ennemi, était une véritable trousse à outils permettant de pirater toutes les installations informatiques covenants. Au fond de la pièce se trouvait le prophète tant convoité.
-Ericson, veuillez donc présenter ses quartiers à notre ami.
-Oui capitaine, dit il avec un sourire cruel. L´homme passa les menottes à la créature, qui se laissa faire sans se débattre, dans son costume de cérémonie. Puis, Ericson traîna le covenant jusqu´à la prison du vaisseau, suivi par une dizaine d´hommes, fusils armés, braquant leurs armes sur la tête du prophète. Le capitaine suivit l´opération avec attention, sourcils froncés. Il espèrait que leur " assurance-vie" allait suffire...
-Sergent, dit il au futur pilote du vaisseau, pouvez-vous nous sortir d´ici MAINTENANT ?
-Attendez... Je suis en train de pirater les données réseau du système principal de vérouillage des portes... Cela ne devrais prendre que quelques secondes...
Des hommes en armes étaient présents partout dans la pièce, entourant le commandant Uyo et le capitaine Galaxy. Tous étaient anxieux. L´invasion du croiseur venait de se dérouler, il fallait vite s´en aller d´ici désormais.
-C´est bon ! Alors... Si j´ai bien compris...
L´opérateur approcha ses mains des hologrammes situés au fond de la pièce, puis fit des gestes bizarres. Les arabesques voluptueux des hologrammes de contrôle du vaisseau frémirent, avant de bouger délicatement au creux des mains expertes de l´informaticien. Celui-ci avait l´air satisfait. Sur l´hologramme, divers symboles passèrent du vert au rouge, en particulier un gros cercle au milieu du plan du croiseur.
-Portes verrouillées. Ascenseur gravitationnel éteint. Portes magnétiques principales du hangar à navettes activé. Pleine puissance.
Il se retourna, d´un air soulagé.
-Nous sommes définitivement isolés. Toutes les issues sont fermées, notre bouclier énergétique est allumé et à son maximum.
-Bien. Il est temps de partir désormais.
-Oui chef !
Une fois de plus, l´opérateur fit ses gestes bizarres et, soudain, une accélération se fit sentir. Le vaisseau bougeait.
-Direction : Norfolk, Amérique du nord ! annonça le pilote, tout heureux.
Le sergent Hamilton regardait à travers la barrière de plasma du hangar à navettes. Au-dessus de sa tête, trois pélicans étaient astiqués avec amour par leurs pilotes. Sur le sol, des soldats jouaient aux cartes et buvaient. Le hangar à navettes était devenu à la fois la salle de sport, de loisirs, la salle à manger et le réfectoire.
Au-delà du champ électromagnétique, depuis deux heures, il y avait la mer. Le vaisseau survolait l´océan Atlantique. Atlantique... Ce nom était arrivé dans le vocabulaire des hommes depuis deux jours. L´humanité redécouvrait le nom qu´elle avait elle-même donné aux choses sur sa propre planète. Etrange.
Sur l´horizon, des points noirs apparurent. Le sergent fronça les sourcils pour mieux distinguer de quoi il s´agissait. Ces formes étaient arrondies, mauves. Assez grosses. Des appareils covenants ! Il courut sur les trois étages qui le séparait du centre de contrôle. Lorsqu´il entra dans la pièce, il vit le commandant. Il repris son souffle et dit :
-Comandant... Je... J´ai vu des appareils ennemis se rapprocher de notre position... Il y en a plein...
L´officier ouvrit grand les yeux.
-Quoi ? A quoi ressemblaient-ils ?
-Ils étaient assez long, en forme de larmes...
-Mon dieu ! Ce sont des archanges !
-Des quoi ?
-Des archanges... des bombardiers lourds covenants... En temps normal, on n´en rencontre que dans l´espace... Leur puissance de feu est énorme. Ce sont des casseurs de vaisseaux. Prévenez le capitaine. Dites-lui de venir immédiatement.
-Il viendras, dit le capitaine Galaxy.
-Bien. Vous connaissez donc la situation ?
-Oui. Je venais rendre compte moi-même de la présence de ces appareils.
-Bien. Vous savez ce que cela signifie ?
-Bien sûr. Ils nous surveillent.
-Je le sais. Mais le plus étrange est qu´ils n´en ont pas parlé sur leur réseau de combat.
-Oui. Ils ont dû utiliser un autre moyen...
-Merde.
-Quoi ?
-Merde.
-En clair... ?
-Vous pensez à ce que je penses ?
-Si j´y pensais, je ne vous poserais pas la question !
-Le prophète.
Le capitaine blêmit.
-Oui... Cette saloperie va nous pourrir la vie jusqu´à ce qu´il soit libéré ! Bordel !
-Oui... Ils sont dotés de dons télépathiques...
-Eh merde.Et dire qu´on ne peut rien y faire.
-Bordel ! Ils nous ont eu, ces enfoirés !
-Opérateur ?
Ce dernier sortit de sa tâche de pilotage.
-Capitaine ?
-Surveillez deux fois plus attentivement leur réseau de combat. Si ils parlent de prophète, prévenez-nous.
-Bien, mais... Pour quelle raison ?
-C´est simple. Si ils estiment que la mort d´un groupe d´humains sur le point de découvrir leur technologie disparue vaut le sacrifice d´un de leurs prophètes, nous partirons en fumée en deux secondes grâce aux bons soins de leurs archanges.
Les heures s´écoulaient. Désormais, dans la salle de contrôle, un nouvel hologramme était apparu : une carte du monde. Un petit point rouge clignotant dessinait une courbe à sa surface. Courbe qui se terminerait sur un autre point clignotant, sur la base militaire de Norfolk. Ils en étaient tout proches désormais. Malgré ses formes aérodynamiques, le vaisseau était freiné par l´atmosphère. Ils étaient en " vitesse d´approche lente", et fonçaient à deux cent kilomètres par heure. Le Child of freedom était toujours escorté par son cortège de bombardiers lourds, qui les pulvériseraient le temps d´un soupir si le vaisseau passait dans les cibles à abattre.
L´océan Atlantique avait laissé place aux ruines, sous le vaisseau. Et la nuit avait laissée place au petit matin. Les heures s´écoulaient en plus du décalage horaire. Plus que quelques kilomètres et la base était aux humains.