Lestat:
Certaines fois on pourrait énoncer clairement que les pretextes d´une réunion d´anciens amis faisant suite à un désintégration lente et inéluctable de leur regretté cercle de fraternité sont plus facilement envisageable que réalisable.
Moi même ayant fait partit d´un groupuscule hétéroclite d´amis voilà disparus, j´ai bien reflechi, peut être mal, mais n´est ce pas là l´apanage de la subjectivité? La vérité absolue n´est pas immanente à un seul homme.
Il y a toujours des lésés dans l´histoire, et contrairement à ce qu´on m´avait dit lors de mes quelques instructions judéo-chrétienne, les premiers seront les derniers, il m´apparait évidement que les derniers resteront les derniers.
Indiscutablement, j´en suis rendu à douter de ces paroles atrophiées par la simplitude(hommage a Ségo tout ironique que cela puisse paraître) de ce syllogisme.
J´ai été spectateur de votre cercle, et si l´analogie sacrastique d´un forumeur sur la page précédente, amenant a comparer l´envergure institutionnelle de ce que fut cette communauté à l´eglise séculaire que nous connaissons tous bien paraît extravagante, un fond de vérité indubitable en émane tout de même.
Les volitions de l´instigateur de ce Cercle étaient certainement autre à l´initiation de ce topic, mais on ne peut s´empecher de penser que certains témoignaient naïvement de leur première profession de foi en ces lieux(magique d´après le préambule, certainement si on en juge par le contenu)et que le maître de maison fut flatté de cette attention, on le serait à moins.
Ce qui me fait frémir c´est la désillusion acceptée ici, emprunt de fatalisme salutaire.
Elle fait bien transparaitre que nulle personne ne désirait vraiment qu´une fin soit une fin en soi, mais qu´il est dans l´ordre des choses que rien ne soit éternel(figure de style ici présente, l´eternité pour moi n´étant qu´une vie plénière d´un animal quel qu´il soit, à chacun sa définition mais le monde finalement n´a commencé pour nous qu´avec notre naissance et il se terminera à notre mort, la quintessence même de ce mot alors est tout relatif, en résumé, il y a une infinité d´éternité).
Le corollaire a ceci, c´est qu´il y a toujours une ocurrence malheureuse déclenchant ce genre de phénomène.
Légèrement paradoxal cette phrase puisque par définition le corollaire est un évènement engendré par un autre évèbenement, mais il me plait de le définir comme corollaire parce que j´inverse le lien de causalité et ce qui devrait être déduit, est finalement induit pour donner une chose simple :
on acceptera toujours de s´éloigner les uns des autres parce que nous sommes fataliste.
Acceptons peut être le fait que tout ceci à un meilleur goût parce qu´on sait qu´il a la saveur de l´éphémère. Une raison de plus pour le fatalisme.
Discordes suite a des prises de positions, luttes intestines pour la reconnaissance, jalousies, finalement connerie la plus primaire auront toujours raison de nous.
Et il ne faut pas se leurrer, chacun des participants est responsable de cet echec qui en définitive ne sera pas une grande perte puisqu´il n´affectera pas la vie des uns et des autres.
D´après ce que j´ai pu voir, à mesure que les pages défilaient, on distinguait tristement un champ en ruine qui s´amoncelaient, comme si une bataille en accélérée s´était déroulée ici, la guerre étant finit, la fumée s´éclaircit, le souffre des munitions s´évaporent, les édifices constuient avec passion ecrasés par leur propre poid mort s´érrodent.
D´un jardin luxuriant paré de ses plus beaux atours architecturaux engendré par la coalition de plusieurs identités qui se correspondaient a merveille, il ne reste plus que quelques survivants loqueteux.
C´est une histoire sans fin, et certains crus sont meilleurs que d´autres, la providence est notre seul berger dans ces moments la.
J´espère pour vous que sur ce nouveau site vous avez touvé un paliatif digne de ce qu´a été cette colline, même si nous savons qu´un paliatif n´a pas la saveur du véritable, il faut des fois se saigner pour avancer.
Au final je ne sais pas si vous lirez ceci, qui dit que ça n´était pas votre dernière visite.
Quel doux rêve l´immortalité.