Autrefois, on obtenait une seule chose.
Le ciel obtenait une seule chose pour s´éclaircir.
La terre obtenait une seule chose pour être paisible.
L´esprit obtenait une seule chose pour être efficace.
La vallée obtenait une seule chose pour être pleine.
Dix mille êtres obtenaient une seule chose pour croître.
Les nobles et les rois obtenaient une seule chose pour être inébranlables sous le ciel,
et ils y parvenaient.
Pour s´éclaircir sans elle,
le ciel manœuvre en craignant les crevasses.
Pour être paisible sans elle,
la terre manœuvre en craignant d´émerger.
Pour être efficace sans elle,
l´esprit manœuvre en craignant de se reposer.
Pour être pleine sans elle,
la vallée manœuvre en craignant de se fatiguer.
Pour croître sans elle,
dix mille êtres manœuvrent en craignant de périr.
Pour être à une hauteur coûteuse sans elle,
les nobles et les rois manœuvrent en craignant de tomber.
Ainsi, ils sont coûteux, pour établir à peu de frais une racine,
ils sont hauts, pour établir en bas des fondations.
C´est pourquoi les nobles et les rois eux-mêmes
disent qu´ils sont orphelins, peu de chose, non distingués.
Ne le seraient-ils pas pour établir une racine à peu de frais ? Impossible !
Ainsi, ils parviendraient à compter des chars sans qu´il y en ait.
Comme des bijoux, ils ne désireraient rien qui ressemble à des bijoux comme les jades.
Un collier, un pendentif serait comme une pierre.