L´Inter Milan, en vieux routier des joutes européennes, a facilement assuré sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions de football, face à un Bayer Leverkusen déjà éliminé et en pleine crise, un an après la plus belle saison de son histoire.
Dans le groupe A, l´Inter l´a emporté 2 à 0 face à une équipe de Leverkusen en proie au doute: le club est menacé de relégation, alors qu´en 2002 il avait été vice-champion d´Allemagne, finaliste de la Coupe nationale et de la Ligue des champions, manquant un triplé historique.
Leverkusen termine dernier de son groupe, sans avoir marqué un seul point, du jamais vu dans une 2e phase de la Ligue des champions.
En fait, les Italiens n´ont jamais été inquiétés et se sont rapidement mis à l´abri avec un but à la 36e minute, tant il est toujours difficile de revenir au score contre une équipe italienne.
Les Milanais avaient besoin de cette victoire, car ils étaient encore arithmétiquement à la merci des Anglais de Newcastle United, finalement battus à domicile 2 à 0 par le FC Barcelone, ce qui fait que l´Inter finit finalement 2e de son groupe, derrière les Catalans.
Bien que privé de stars comme l´Italien Christian Vieri, l´Uruguayen Alvaro Recoba, tous deux suspendus, l´Argentin Gabriel Batistuta, pas encore qualifié pour la Ligue des champions, et son compatriote Hernan Crespo, toujours blessé, l´entraîneur espagnol Hector Cuper avait choisi l´offensive.
Et pour cela, il avait aligné le jeune Nigérian de 18 ans, Obafemi Martins, finalement préféré à un autre espoir, italien celui-là, Mattia Altobelli, propre fils d´Alessandro Altobelli, ancienne star de l´Inter, de la Juventus Turin et de la Squadra Azzurra, champion du monde en 1982.
Et, pour son 3e match en Ligue des champions, Martins, venu de l´équipe juniors de l´Inter, donnait le tournis aux défenseurs de Leverkusen, le gardien Hans-Joerg Butt préservant ses filets à deux reprises devant le Nigérian ( 15 et 24è minutes). Mais, douze minutes plus tard, le même Martins profitait d´une énorme bévue de la défense allemande pour venir marquer de près ( 36) sur une ouverture de Luigi Di Biagio. Et, à la 45 minute, décidément intenable, il obtenait un penalty indiscutable, mais Domenico Morfeo échouait sur Butt.
En seconde période, les Milanais, forts de leur expérience d´anciens spécialistes du Catenaccio, se bornaient à neutraliser les offensives de Leverkusen, donnant finalement le coup de grâce sur un contre du Turc Emre ( 90).
Lors de cette 2e phase, l´Inter n´aura connu qu´une seule défaite: 0-3 au Camp Nou à Barcelone, les Catalans arrachant ensuite le match nul à Milan ( 0-0).