Le 14 janvier, 1930, la FRANCE décidait de protéger ses frontières du Nord Est et des Alpes par un rempart de béton et de ses voisins Allemands et Italiens. Ainsi naissait la LIGNE MAGINOT.
Une véritable ère de la fortification moderne s’ouvrait alors, et elle allait s’étendre sur une période de dix années . Des Ardennes à la Suisse, des Alpes du Nord à la Méditerranée, s’amorce dès 1929-1930 une incroyable succession de chantiers qui se compteront d’abord par centaines puis par milliers . Des dizaines de kilomètres de galeries souterraines sont percées, des milliers de mètres cubes de béton coulé, des dizaines de milliers de tonnes d’acier utilisées, des centaines de kilomètres de routes et de voies ferrées tracées.
Au plan humain, des milliers d’hommes, ingénieurs, architectes, spécialistes du génie militaire et de l’armement, techniciens, ouvriers vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour faire surgir du sol et surtout enfouir sous terre en quelques années, l’une des plus gigantesques réalisations conçues en France.
A partir de 1935, les constructions vont se multiplier pour essayer de couvrir toute la frontière. Mais elles sont le fait des généraux commandant les régions militaires qui ont reçu l’ordre de lancer un programme de construction qui ne s’achèvera qu’avec l’armistice de 1940. Les blockhaus sont alors de formes et de protections (épaisseur du béton) diverses et ne recevront généralement pas les armatures métalliques nécessaires.