La suite, comme prévu. ;o )
Le bruit incessant de la « Flak » tout autour. Au dessus, d’autres Dakota tournent, sans repères. Certains sont méchamment touchés, et tentent tant bien que mal de garder une altitude correcte, tandis que les sticks sautent. Mais qui est cet homme ? Caporal,. Il vient de Brooklin. Qu’est-ce que il fout ici ? Il combat, pour la liberté, contre l’oppression. Détacher son parachute. Le ranger ? Pourquoi faire ? Ici, tout est hostile. Le jeune homme charge son arme, une carabine US M-1. Lentement, il se dirige vers la haie qu’il distingue, plus qu’il ne voit. Bien que le ciel soit toujours illuminé par les traceuses, ici, on ne voit rien. Le para a eu beau apprendre par cœur le bout de terre qu’il aurait à sécuriser, dans le noir, rien n’est pareil. Surtout qu’ils ne sont pas du tout au bon endroit. L’appareil a dévié de sa trajectoire initiale, et c’est en terrain inconnue que le caporal s’avance. Ses rangers sont déjà mouillées par la rosée. La haie. Comment la franchir ? Par chance, un endroit est moins touffu que le reste, le soldat s’y engouffre. Il se retrouve sur un chemin de terre, encastré entre deux haies surélevées. Par où aller ? Il prend à droite. Tous ses sens sont en éveil, les réflexes sauvent. L’expérience ? Aussi, mais là, il n’en a pas vraiment. Il marche. Rien, serait-il seul ? Il y avait un peu de vent là haut, les autres du stick sont peut-être loin. Un bruissement dans la haie. Immédiatement, l’américain entraîné se colle dans le fossé du même côté. Même bruit. M sort son criquet, « ce jouet qui pourra vous sauver » lui a t’on dit. Il joue avec, mais ne fait chanter la plaquette de métal qu’une seule fois. Pas de réponse, mais on se démène dans la haie. Un cris de surprise et une forme mouvante tombe sur le chemin. Sans perdre une seconde le para se relève, court vers l’homme – car c’en est un. Il pose son pied gauche sur sa poitrine, pointe son arme sur sa caboche. Elle est casquée.
« Qui va là ? »
« Oh ! Doucement mon gars. « Foudre ». Ca te va ? Lâches-moi tu veux ? »
C’était aussi un américain. Pas très doué, vous en conviendrez, mais néanmoins, un copain. Le para retire son pied et son arme.
« Quelle unité ? »
« Mais la tienne, idiot ! C’est Anderson ! »
Il était rassuré, au moins, il n’était pas le seul à être tombé n’importe où.
« T’as vu les autres ? »
« Non. T’es le premier que je vois. »
Après avoir échangé quelques informations, ils reprennent leur route, ne sachant pas trop dans quelle direction ils se dirigent…