A mon grand désespoir je constate que ce topic a sombré dans l´oublie. Quoi de plus normal que de l´upper ? ;o ) Mais cette fois, pas de flood, je vous propose le début d´une épopée, qui prend place lors du Débarquement le plus connu de l´Histoire: celui de Normandie.
6 Juin 1944, tôt le matin.
Le vrombissement des moteurs. Ce bruit, pourtant assourdissant, berce les hommes entassés dans la carlingue du Dakota. Engoncés, ils ne bougent pas. Personne ne parle, tous se regardent. On demande une cigarette, à voix basse, on regarde une photo, la montre aux copains. On essaie de ne pas penser à la suite des opérations. Sur la manche des paras, est cousu l’insigne de la 101e, les « Screaming Eagles ». Leur mission ? Sécuriser les routes derrière Utah-Beach, les ponts. Pour cela, ils se sont entraînés pendant plusieurs mois. Ils sont tous près physiquement, mais moralement ? On peut dire que oui. Une dernière pensée à la famille, puis l’esprit s’égare, bercé par le ronronnement omniprésent.
Une explosion sèche, une secousse. Ils sont au dessus de la France. Bien qu’on soit en pleine nuit, la DCA Allemand, la « Flak », veille. Les tubes de 20 mm sur affûts quadruples, terreurs des chasseurs, s’en donnent à cœur joie. Les obus claquent tout autour, illuminant le ciel de centaines d’éclairs. Il ne faut guère de temps avant que l’alerte soit donnée. Bientôt, la sirène d’alarme résonne sur la normandie. Au ronronnement des moteurs s’ajoute celui des batteries à cadences rapides. L’appareil fait des écarts, le pilote consulte sa carte, le sol sous lui. Un coup d’œil affolé à la montre. Perdus, ils sont perdus. Le sol, strié d’éclairs, est méconnaissable. Combien de temps ? Aucune idée. L’avion tourne en rond. Un grondement, des flammes dans le ciel. Un des Dakota pique vers le sol, touché de plein fouet. Les traceuses fusent partout. Le chaos, au dessus de la France. Il faut larguer. Larguer avant de finir comme les copains tout à l’heure. Un voyant rouge s’allume.
« Debout ! » On se lève, tant bien que mal.
« Accrocher ! » Un geste accompagne la parole. On prend les sangles des parachutes, on accroche le mousqueton au câble.
« Vérifier ! » Des mains tapotent sur la poitrine, donnant l’ordre de vérifier si l’équipement est correctement harnaché.
« Dix, O.k. ! » Les hommes signalent qu’ils sont près, les chiffres s’approche du « Un ».
« Trois, O.k. ! Deux, O.k. ! » Ca y est. « Un, O.k. ! » Le voyant rouge clignote. L’adrénaline monte. Le rythme cardiaque s’emballe. L’un récite le chapelet, l’autre enchaîne les signes de croix. Un expatrié italien, achève sa prière : « In nomine Patri, et Filii, et Spiritu Sancti. Amen. »
Le voyant passe au vert.
« GO ! »