Ce jour là, j´ai beucoup pensé à mes amis tombés au combat et aux autres disparus - ce qui est tout aussi dur à accepter : sont-ils morts, prisonniers de guerre, peut-être torturés? Ils n´ont pas eu la chance comme moi de devenir pilote. Enfin . .. cela m´a juste permis d´éviter les combats si sanglants à terre. Mais il y a aussi la guerre à 10000 pieds d´altitude, bien qu´elle paraisse si différente là-haut...
Ce jour là, mon escadrille devait effectuer une mission des plus dangereuses, mais nécessaire à la victoire dans le Pacifique. ILs nous fallait détruire une station radar que les Japonais avient mis en palce dernièrement. Or, cette station était si évolué technologiquement que les bombardiers ne pouvaient s´en approcher sans être remarqué à des dizaines de miles. A chaque attaque, les Zéros japonais descendaient des dizaines de bombardiers.
Il fallait donc passer inaperçu pour la bombarder. Nous avons donc volé la plupart du temps au raz de l´océan, au risque de s´écraser, afin d´échapper au radar. Le soir, nous avions atteint notre objectif, non sans peine. Deux de nos pilotes - et amis - avaient perdus la vie, tués par la Flak. Mais l´offensive alliée pouvait continuer sur sa lancée.
Je n´avais jamais senti la mort aussi proche de moi ce jour là, pourtant elle m´a souvent cotoyé, mais pas autant. Depuis, je ne cesse de pensée à elle : je la vois qui m´attend au bout de la piste d´aterrissage, à la place de chaque pilote ennemi, devant chaque canon de Flak, partout je la vois...
( inspiré de la série " Les Têtes brulées" pour la mission)