http://www.oblivion-lost.com , mais il faut s´inscrire.
Merciiiiiiiiiiii!
ZarafII Posté le 26 janvier 2005 à 23:04:50
Et Serious K, il fait plus d´histoire?
arf j´ai pas trop eu la tête à ça ces derniers temps mais j´vais m´y remettre, là j´ai une semaine de vacances alors j´aurai tout le temps pour commencer l´boulot ![]()
Normalement, nouveau chapitre sur le café cette nuit, et mardi soir dans ce topic
en attendant, @+
En attendant voici le mien:
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3ème jour en enfer : La montée infernale
08/12/10 Dans la moise…
Revenue de nulle part, la voix de Liédine réintégra mon oreille.
-Youri ! Youri ! Tu me reçois ? YOURI !
Etait-t-il nécessaire de lui répondre ? J’en doutais. J’entendais déjà les pas du monstre derrière moi. Rapidement je m’accroupi au fond du conduit, du coté de la surface, attendant que le monstre sorte du boyau pour lui faire goûter ma dernière grenade. Faible espoir… le monstre était robuste et même les balles de mon AK paraissaient obsolètes . Il fallait s’attendre à un combat inégal. Je parcouru les lieux du regard, cherchant vainement une issue. Le ventilateur me donna alors une idée insensée, mais après tout je n’avais rien à perdre.
-Liédine ! Allume le ventilateur A6 ! Maintenant !
-Mais qu’est ce que t…
-Fais ce que je te dis ! Vite !
Au pire, ni moi ni le monstre ne gagnera…
Peu de temps après, la créature déboucha une quinzaine de mètres devant moi, par où j’étais arrivé. Cette chose était l’incarnation de l’horreur. Avançant à pas lents, elle ne semblait pas pressée de me faire rencontrer sa dentition. Je vis à ses yeux qu’elle désirait d’abord jouer avec sa proie. Cela m’énerva.
Je pressai sur la détente de mon 6GD08. La grenade fusa dans la direction du monstre, mais celui-ci était agile pour sa masse. D’un bond il esquiva l’ogive qui explosa 2 mètres plus loin, l’arrosant d’éclats inoffensifs pour son épiderme. Lentement il s’avança vers moi.
3 balles sortirent de mon AK et atteignirent leur cible dans un bruit flasque. Il tressaillit, comme si quelque chose l’avait chatouillé, avant de poursuivre son mouvement imperturbable. Il n’était plus qu’à 8 mètres de moi quand un léger bruit attira notre attention sur l’immense ventilateur. Celui-ci s’était mis en marche et gagnait progressivement de la vitesse. La gueule du monstre s’orienta à nouveau dans ma direction ; il avait compris.
Anticipant sa réaction, je vidai mon chargeur sur lui en visant les parties de son corps qui semblaient être plus faibles : yeux, colonne… Il rua violemment en reculant de quelques mètres. Même si il semblait immunisé contre la douleur, mes balles de 5.45mm pouvaient le blesser suffisamment pour qu’il soit hors de combat. Mais cela ne fit qu’attiser sa rage. Le ventilateur avait alors pris une vitesse importante et continuait d’accélérer. L’air autour de moi était plus pressant et je du me retenir à un rebord solide pour éviter d’être emporter. La chose s’avança, dans l’intention de me bouffer une bonne fois pour toute, mais son allure était très lente. L’aspiration était de plus en plus forte ce qui m’obligea à me tenir à deux mains à la paroi. J’étais bientôt suspendu à un mètre du sol, impuissant devant l’avancée de la créature. Celle-ci peinait, mais sa force semblait infinie.
8 mètres, 7 mètres, 6 mètres, il m’était difficile de respirer et j’espérais vivement qu’il en était de même pour elle.
5 mètres, 4 mètres, elle faisait des efforts colossaux pour m’atteindre.
3 mètres, 2 mètres. Sa haine lui faisait prendre des risques inconsidérés. Reposant mal sa patte, elle glissa et perdit ses appuis. Le vent la traîna sur plusieurs mètres avant qu’elle puisse se rattraper dans un dernier effort désespéré. Ses griffes creusaient un large sillon tandis qu’elle glissait inexorablement vers le ventilateur et je pouvais entendre ce crissement par-dessus le sifflement du vent. Soudain, elle lâcha prise et, tout en poussant un meuglement de terreur, elle se fit aspirer jusqu’à l’hélice…
Plusieurs bruits sourds dominèrent le vacarme général puis, plus rien. L’aspiration s’arrêta brusquement et le bruit du vent fut remplacé par un grincement métallique. Quelque chose de gros rebondit à ma droite, que j’identifiais comme étant un ventricule. L’organe démesuré palpitait encore, prémisse de l’horreur que j’allais découvrir derrière moi. Je me retournai pour voir ce qu’il était advenu de la chose… ce fut un spectacle bien gore… que je vais bien entendu vous décrire.
L’hélice, partiellement tordue, était à l’origine du bruit métallique. Le choc qu’elle avait subi l’avait assez sérieusement endommagée. Mais ce n’était rien comparé à la créature.
Celle-ci avait été débitée en tranches, éparpillées un peu partout dans le conduit. Un peu comme si on avait enfoncé un saucisson dans un ventilateur. Ses entrailles étaient dispersées un peu partout mais je pus néanmoins reconnaître l’anatomie d’un mammifère. A ceci près qu’elle possédait 3 estomacs, vestiges de ce qui auraient pu être ma nouvelle « demeure ». Enfin, la tête de cette ancienne terreur avait été tranchée d’un coup sec et le crâne ouvert laissait apparaître un encéphale étrangement atrophié.
-Youri, tu me reçois ? Qu’est ce qui s’est passé avec le ventilo ? Toutes ses commandes sont mortes…
-Je t’expliquerais. Où sont passés les autres…choses ?
-Elles sont partis dans ta direction mais je les ai perdu. L’une d’entre-elle te suivait de près… Tu as réussi à la tuer ?
-On va dire qu’elle a rencontré un mixeur…
-Je vois… Pas de temps à perdre, les autres sont sur ta trace. Reviens au dernier croisement. On peut atteindre l’ascenseur à partir des aérations.
Et pour cause ! Les conduits d’aérations étaient aussi vastes que les étages eux-mêmes. Par chance, Liédine possédait un plan détaillé de tout ces tunnels. Les conduits s’étendaient au-dessus du 2ème sous-sol et je pus atteindre l’ascenseur sans risquer une mauvaise confrontation. Mais apparemment, les sous-sols du complexe appréciaient ma compagnie...
-C’est bon Youri. Attends un instant que je t’envoie l’ascenseur.
Devant moi, le gouffre béant semblait partir vers les profondeurs de l’usine ( il n’y avait aucune protection pour atteindre l’élévateur). Une échelle de secours était accrochée à une paroi. J’interrogeai Liédine à ce sujet mais il me répondit qu’elle ne permettait d’accéder qu’au 1er sous-sol. Dommage, elle au moins ne se faisait pas attendre.
-OK, il arrive. Dans deux minutes tu seras à la surface Youri.
-………je n’entends rien. Il a du s’arrêter en route Liédine.
-Impossible je le capte sur mon détecteur. Il est en mouvement. Sois patient.
Une crainte horrible s’empara de moi. Un petit coup d’œil derrière moi m’appris qu’elle était fondée. Une des choses était là, à peine 6 mètres derrière moi.
-Liédine, je crois que tu tiens ton détecteur à l’envers…
Sans hésitation, je sautai sur l’échelle, évitant de peu la bête lancée derrière moi. Celle-ci s’arrêta juste à temps pour ne pas tomber dans le gouffre.
-C’est bon Youri, j’ai relancé l’ascenseur. Pourquoi tu dis que mon détecteur est à l’envers ?
-Non arrête le ! je le prendrai au niveau du dess…
Je m’aperçus avec horreur qu’une partie de mon émetteur s’était détachée. Il s’agit justement du bloc vocal. Celui-ci reposait sur une anfractuosité de la roche, 2 mètres à peine au-dessus de la chose. Je descendis doucement quelques échelons dans le but de récupérer ce précieux élément, mais c’était sans compter l’esprit sadique de l’immonde bête…
Celle-ci posa sa grosse patte sur l’échelle, puis la secoua frénétiquement comme si elle cherchait à faire tomber les fruits mûrs d’un arbre ( devinez qui fait la poire). Les fixations de l’échelle sautèrent une à une et il était impossible de retirer une main sous peine de finir en petits morceaux 100 mètres plus bas. La situation était grave mais pas désespérée. Elle allait le devenir par l’intermédiaire d’un léger coulissement venu du dessus, annonçant l’arrivée de l’ascenseur. Profitant d’un mince répit que m’accordait la créature, je remontai rapidement dans l’espoir d’atteindre le 1er sous-sol avant l’arrivée de l’ascenseur…mais il était trop tard. Celui-ci avait déjà obstrué la moitié du passage. Il me fallait alors redescendre pour éviter de le recevoir sur la tronche. Il me poussait ainsi inexorablement vers la bête qui semblait ricaner de joie. Je n’avais plus qu’un seul recours : m’éclaircir la gorge et…
-LIEDINE, REMONTE MOI CET ASCENSEUR TOUT DE SUITE, CA UUUUUURGE ! !!!
Ma voix avait porté ses fruits. La boîte vocale de l’émetteur fonctionnait indépendamment du reste de l’appareil et Liédine avait pu entendre mon « injonction ». L’ascenseur stoppa alors que je n’étais plus qu’à 2 mètres de la bête, puis repartit en sens inverse. Je m’élançai à sa suite, saluant intérieurement les réflexes de Liédine. La bête n’avait cependant pas dit son dernier mot. Dans un excès de fureur, elle agita violemment l’échelle pendant une demi-minute. Mais ses efforts étaient vains ; mes doigts crispés sur les barreaux ne lâchaient pas. Elle décida alors de changer de tactique, ce qui ne me réjouit nullement…
La paroi offrait de nombreuses aspérités mais je ne m’attendais pas qu’une créature aussi volumineuse puisse s’y accrocher. D’un bond elle parcourut la moitié de la distance qui nous séparait, ce qui me motiva à accélérer le mouvement vers le 1er sous-sol. A nouveau, un grondement venu du dessus m’obligea à lever la tête. Mais cette fois, c’était beaucoup plus inquiétant.
-Et m… ! Youri ? Je pense qu’on peut dire adieu à l’ascenseur…
Un horrible grincement se répercuta dans tout le gouffre, rapidement suivi d’un son caractéristique, comme si au-dessus de moi, quelque chose arrivait à toute vitesse en raclant sur la paroi. Sans perdre un instant, je parcourus les derniers barreaux qui me ramenaient au 1er sous-sol. Au moment même où je me hissais sur le sol froid, l’ascenseur en chute libre fusa derrière moi. Le fracas qui s’ensuivit m’apprit qu’il avait fait connaissance avec la chose. Trois secondes plus tard, un froissement de tôles indiquait leur atterrissage en douceur au fond du complexe.
Rapidement je redescendais pour reprendre la partie manquante de mon émetteur ( et aussi pour admirer la belle tâche rouge, récemment formée) puis j’expliquais à Liédine ce qu’il s’était passé. Celui-ci m’expliqua un énième plan d’exfiltration qui devait être le bon. Il ne me restait plus en effet qu’un étage à gravir. C’était sans compter le peu d’amour ( la haine quoi) que me vouaient les bestioles après la mort de leurs deux copines. En effet, plusieurs cris strident caressèrent mes tympans, signes que la chasse reprenait. D’autres bestioles se trouvaient au 1er sous-sol. Apparemment tout le complexe en était infesté.
- Youri, il va falloir jouer serré. Prie pour qu’on ne soit pas interrompu à nouveau. Part à droite le long du couloir puis à gauche tout au fond.
Une sensation de déjà vécu m’envahit tandis que je courrais dans les directions que m’indiquait Liédine, mais cette fois je savais que je pouvais le faire. A certains endroits se trouvaient des grilles, malheureusement hors d’atteinte, qui filtraient la lumière venu du dehors. J’étais si proche.
http://www.stalkerol.com/index.php?file=Gallery&op=categorie&cat=36&p=26
-Bon sang ça grouille ! Dépêche toi ! Quand t’arrives au couloir, à droite. Attention ils arrivent de la gauche ! ……… Fonce vers le sas maintenant puis referme le derrière toi. Je le verrouillerais depuis la salle de contrôle. Il pourra les retenir un moment.
La porte du sas avait le même conception que celle qui avait été détruite au niveau 2. Mieux valait ne pas s’attarder. En effet, à peine j’eus quitter le sas que la porte se plia dans un froissement significatif.
-Voilà tu y es presque, 3ème porte à droite. Ce couloir te mènera jusqu’à une échelle qui te permettra d’atteindre la surface.
Cette pensée m’encouragea à accélérer. Cependant ma course stoppa brusquement après l’ultime virage…
-Mais qu’est-ce que tu fais ? Fonce ! La sortie est juste devant toi !
Elle n’était pas la seule… Les bestioles m’avaient tendu un dernier piège. Et cette fois il allait être très difficile d’en sortir. Une d’entre elle se tenait devant moi, sans bouger. Elle était plus petite que ses congénères mais suffisamment grande pour me bloquer le passage. Liédine n’avait pas pu la détecter à cause de son immobilité. Cette fois elles avaient décidé de jouer la carte de l’intelligence. J’entendais déjà les autres accourir pour me prendre en sandwich.
-Liédine, ta sortie a un cerbère…
Je n’obtenus pas de réponses. De rage, je soulageai mon chargeur de ses balles. L’une d’entre-elles atteignit un point sensible près de la colonne vertébrale. La créature sursauta avant de s’écrouler sur le sol, inerte. Malheureusement, le tunnel dans lequel nous étions se rétrécissait et le corps de la créature m’empêchait de passer. Fait comme un rat… J’avais à peine rechargé mon arme que la porte à l’autre bout du couloir éclata. Deux horreurs pénétrèrent dans le tunnel et fondèrent immédiatement sur moi. Mon AK rugit à nouveau mais c’était sans espoir face à ces monstres. Echouer si près du but…c’est impossible. Venant de nulle part, un objet cylindrique tomba devant moi. J’avais l’habitude de ce genre de situation que j’avais déjà vécu plus d’une centaine de fois. Presque instantanément je fermai les yeux et me protégeai les oreilles. La grenade étourdissante explosa, tout comme le système nerveux des créatures rendu sensible par la radioactivité. Stoppé net dans leur charge ils s’effondrèrent à quelques mètres de ma position, foudroyés par le double choc sonore et optique.
-Magne toi, ils ne vont pas dormir des heures !
Cette voix si familière qui m’avait suivi dans les sous-sols ne venait plus de mon émetteur. Au dessus de moi se trouvait une trappe ouverte par laquelle Liédine me tendait sa main. Rapidement je m’extirpai du tunnel, satisfait à l’idée de quitter enfin ces souterrains obscurs et leurs occupants…
Très bon tout ça =) faudrait que je pense a me lancer . ..
M... je me suis gouré de lien pour mon screen
c la screenshot N°140 en fait...
Dis, tu as des talents particuliers ![]()
Journal de Solidsnook
Onzieme jour dans la zone : Dechargement
Il y a beaucoup de groupes militaires dans la zone, mais l´élite se retrouve dans les groupes de Stalkers militaires. Ces mecs ont un armement dernier cri, couplé avec du materiel de pointe. Leur discipline et leur entrainement n´a pas réellement d´égale, mais on oublie parfois une chose : Dans la zone, il y a des choses qui peuvent venir à bout des meilleurs.
En fin de soirée, un appel de détresse est parvenu à notre QG. Le hind d´une team de stalkers militaires avait pris de plein fouet une anomalie magnétique et s´était crashé à moins de 5 kilometres de chez nous.... La communication ne nous avait donné que quelques infos : 6 survivants dont 2 blessés gravement, mais surtout, pas de protection contre le " déchargement".
Le déchargement est un phénomène regulier dans la zone : Les nuages oscurcissent le ciel, jusqu´à le rendre noir. Puis soudain, la terre tremble, un vent chaud et sec souleve des nuages de poussiere, puis vient l´éclair : Une lumiere aveuglante se propage dans la zone, insupportable pour les yeux, annonçant le crescendo. Les éclairs se rapprochent, sont de plus en plus lumineux et violents, la terre bouge de plus en plus fort, et si on possede une visiere aussi sombre que celle d´un masque de soudeur, on peut distinguer par endroit des formes éthérées en mouvement, certaines ayant formes humaines. Le ciel devient rouge, tandis que le monde lui devient noir et blanc.
Puis viennent les cris. Des hurlements surnaturels vrillent les tympans, la terre bouge avec tant de violence qu´elle deracine les arbres et lézarde les murs, le vent qui souffle renverse les vehicules légers et emporte parfois les créatures. Une douleur folle s´empare du cerveau des créatures, et pour le malheureux qui n´est pas aveuglé par la lumiere de la foudre qui frappe partout autour de lui, c´est la vision des spectres et des anomalies en mouvement dans la zone. Nulle ne sait quel sont ces " choses" qui bougent pendant les déchargement, mais leur vision insuffle la terreur dans le coeur de tout homme. En attendant, le déchargement serait là dans moins d´une heure, et ces hommes n´avaient pas de quoi s´en proteger.
L´inquisiteur connaissait certains stalkers militaires et entretenait de bons rapports avec eux. Pour lui, il était hors de question de les laisser mourir. Je le vit alors passer dans le couloir, une Ak-47 à la main, sa combinaison déjà équipée. Il était impressionnant d´assurance et de détermination. La faction Duty avait trouvé en lui plus qu´un chef: cet homme était un guerrier. Alors qu´il passait devant moi, il me regarda au fond des yeux. Il n´eut pas besoin de poser de question, je préparais déjà mon équipement pour l´accompagner dans son opération de secours. Dans le hangar, deux jeeps étaient pretes : 6 combis étaient déjà chargées dans la jeep de tete, et du materiel de soin dans la deuxieme. Vu qu´il ne serait probablement pas possible de déplacer les blessés, nous allions devoir nous rendre sur place et endurer le déchargement sur le site du crash. L´inquisiteur prit alors sa radio portable et se cala sur la fréquence d´appel :
" Ici Darin. On arrive dans moins de 20 minutes. Tenez bons les gars."
Puis au milieu des crépitements de la radio, une voix nous parvint :
" Darin? C´est le lieutenant Youri Viveck!! Depechez vous, on a été attaqué par des suceurs de sang, on a un mec de plus au tapis!!"
Dans ma tete venait de naitre une equation qui ne me plaisait guere : Dechargement + mutants = pas le temps. Il fallait faire vite si nous voulions sauver le reste de l´equipe. Zaraf et Joe faisaient partie de l´expedition. Nous n´étions que quatre pour cette opération : le manque de combinaisons nous forçait à partir en petit comité, laissant le reste des hommes dans la base. Il ne me fallut pas longtemps pour me rendre compte que le déchargement approchait : le ciel qui était encore rougeoyant du fait du crepuscule venait de virer au noir, bouché par les nuages aussi sombres que des nappes de pétrole. Nous n´avions pas beaucoup de route à faire, mais il fallait encore trouver la localisation exacte du site ou s´était écrasé le hind. Mais Darin, lui, connaissais bien les modes opératoires des militaires, et il ne lui fallut pas longtemps avant de reperer un panache de fumée rouge. Il restait peu de temps, 25 minutes à tout casser.
L´épave était là, posée quasiment à plat, mais mon regard fut attirer par la queue de l´appareil : elle était broyée, comme si un géant l´avait saisie et écrasée dans sa main. Forcément, le rotor de queue s´était bloqué, entrainant la chute de l´appareil. Décidemment, les phénomenes étaient une plaie, mais le pire était encore à venir : dans quelques minutes, nous serions pleinement exposés au pire d´entre eux. Les survivants étaient encore dans le ventre de l´appareil, mais il n´en restait que deux : le teamleader nommé Viveck, et son ailier, surnommé Marlox. Les autres étaient éparpillés autour de l´helico, et ce dans les deux sens du terme, tués par les mutants qui avaient vu le crash et pensé se faire du militaire pour changer de l´ordinaire. Les mutants en question n´avaient pas échappé aux deux survivants, et les corps de vampire gisaient aux cotés de leurs camarades. Les deux combis furent vite enfilées, mais nous n´avions plus le temps de retourner à la base. Il fallait à tout prix trouver un abris sure. Une masure située à 200 metres de l´épave se montra etre le seul choix possible. alors que nous courrions, le sol trembla sous nos pas, mais cela n´avait rien d´un tremblement de terre : ça venait de commencer.
Nous nous sommes entassés tout les six dans un coin de l´unique piece. Pour la premiere fois de ma vie, j´allais vire un déchargement, et comble de malheur, j´allais etre aux premières loges. Puis vint la lumière : malgré la vitre fumée de mon casque, je ne vit plus rien. Il n´y avait que du blanc autour de moi. Cela montait en intensité. Les autres ressentaient déjà les premieres douleurs psychiques, mais chez moi elle ne venaient pas encore, ou plutot, il se passait autre chose. Puis vinrent les hurlements : Tandis que nos tympans nous vrillaient, mon esprit fut détaché de ce monde. Je voyais des images : dans l´helicoptere, une malle metallique et blindée, noire, et les corps autour de l´helico, bougeant ou meme roulant sous l´effet du vent, les nuages de poussiere enveloppant la maison, puis la maison, et soudain, je vis le groupe. C´est alors que j´ai ouvert les yeux et regardé la porte.
Il était là. Sa silhouette se découpait très nettement dans l´embrasure de la porte. Le vent hurlait dans la piece, soulevant feuilles mortes et autre déchets, mais je voyais tres nettement sa forme, sa carrure d´équidé demoniaque : Moloch était là, face à nous, et j´étais le seul à avoir ouvert les yeux. Mais il ne s´approchait pas. Je voyais les " spectres" danser autour de lui, le monde avait des teintes iréelles, je vivais dans une autre dimension, perdue dans un monde ou je pourrais devenir fou.Puis sa silhouette disparut, mais l´image très nette de la malle dans l´hélico me revint. Puis plus rien. Le déchargement venait de se finir, nous étions tous saufs, et selon toutes vraisemblances, j´étais le seul à avoir vu notre visiteur. Alors que les autres se relevaient et faisaient un inventaire de leur personne, je courut jusqu´à l´épave. La malle était bien là. C´est au moment où je la sortit que Viveck m´interpella. Il s´approcha de moi et me demanda pourquoi je tentait de sortir cette malle. Il n´était pas enclin à me laisser faire, et moi je ne voulais pas lacher le morceau. Darin s´approcha de nous. Alors que j´allais l´ouvrir, Viveck sortit son Makarov et le pointa sur moi. Darin leva le canon de sa Kalash vers la tete de Viveck, Marlox pointa son SVU sur Darin, puis fut à son tour mis en joue par Joe et Zaraf.... J´étais le maillon faible d´une chaine alimentaire armée jusqu´au dents...
Darin s´adressa à Viveck calmement :
" Tovaritch, je ne sais pas pourquoi tu t´enflammes de la sorte. Calmes toi et expliques moi la situation. Et baisses ton arme, j´aimerais éviter de repeindre l´épave de l´helico avec ta cervelle. "
Viveck le regarda du coin de l´oeil :
" Et qui est ce mec? Je connais tout tes hommes. Il n´en fait pas partie."
La réponse le laissa pantois, et son arme s´abaissa tout naturellement.
" Ainsi tu es le frere de Gamma.... Nous lui devons beaucoup. Il a sortit pas mal de commandos de la merde, et a sauvé une quinzaine de soldats de l´armée régulière. C´est une légende chez nous."
La tension se relacha. Mes mains n´avaient pas quitté la malle. Les deux militaires nous expliquèrent alors leur mission depuis le début.
Il étaient partis à l´aube de leur base à l´exterieur de la zone. Leur objectif était un laboratoire dans la zone sauvage de la zone. Ce laboratoire avait la particularité de mener des experiences sur la radioactivité et son influence sur certains genes, dans le but de creer des créatures aptes à etre lachées en territoire ennemi pour " faire le ménage", tant au niveau des humains que des infrastructures et éqiupements. Les mutants en question devaient etre aptes à agir en groupes. Ils avaient dans cette optique travaillé à l´élaboration d´un mutant dont l´intelligence et la force auraient permit de gerer ces meutes infernales. Mais ce fleuron de la génétique avait dévellopé des capacités psy trop puissantes pour etre maitrisées, et il avait déchainé les meutes sur le personnel du labo. La plus grande partie des créatures avaient réussi à s´échapper du labo après le massacre. Le commando avait pour ordre de ramener une chose bien précise de ce labo : l´embryon en stase du clone de ce " meneur". C´est ce meme clone qui se trouvait dans la malle capitonnée. Une question naquit dans mon esprit : sur quelle base génétique avaient travaillé les chercheurs? Au fond de moi, je le savais déjà, mais la réponse que me donna Viveck ne fit que confirmer ce dont je me doutais : les chevaux.
Sans réellement savoir pourquoi, je sentais que ces hommes nous suivraient dans le plan insensé qui germait dans ma tete. Ces hommes gagnaient peu pour un travail dangeureux, et visiblement, la situation dans la zone les désespérait. Je leur fit une proposition.
Il est maintenant un peu plus de minuit passé. Viveck et Marlox nous ont suivis, et nous avons emporté avec nous l´embryon. Les corps disséminés autour de la zone du crash laisseraient penser à la mort de toute l´équipe, les mutants emportant parfois des corps dans leurs nids. De toute façon, les restes ne donneraient pas l´identité des deux disparus. Pour l´armée, le lieutenant Youri Viveck et le sergent Gari Marloski étaient morts en opération. Nous sommes désormais six à connaitre le but de ma mission : Darin, Viveck, Marlox, joe et Zaraf et moi. Ces hommes et moi marchons désormais main dans la main. Dans quelques jours, après que les forces spéciales aient revisité le labo, nous irons nous meme sur place, car il y a certaines choses que je dois regler avant de passer à la phase trois.
Bon, bah enjoy les enfants.
Le rythme de mes releases est très lent, mais je n´ai pas toujours le temps en ce moment. Mais promis, je vais faire un effort sur les prochains temps.
T´inquiète pas on t´en veux pas ^^
Bon, ben voilà la suite
Histoire de faire remonter un peu ce topic...
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4ème jour en enfer : Le secret du complexe
09/12/10 Enfin à la surface
Dehors, le soleil se couchait déjà. Impossible de dire combien de temps j’étais resté dans les souterrains. Après avoir jeter un coup d’œil inquiet autour de lui, Liédine m’amena au bâtiment C3, centre de commande qui fut jadis leur bastion. Pendant que nous marchions, il m’expliqua qu’il n’avait pu atteindre l’entrepôt, où devait se trouver l’Ukrainium. L’accès avait été condamné, et il fallait le rouvrir de l’intérieur. L’un d’entre nous devait rester au centre de commande pour ouvrir successivement les portes, permettant au second d’entrer et de déverrouiller le système de sécurité de l’intérieur. Voilà pourquoi il n’y était pas allé tout seul.
Cette manœuvre fut rapidement réalisée et bientôt il ne restait plus entre nous et l’ancien QG qu’un dernier obstacle : une porte de bunker de 3 mètres de large et 2 de haut. Là aussi, Liédine avait la solution. L’usine comportait de nombreux accessoires rouillés par le temps. Il lui fallut moins de cinq minutes pour trouver un chalumeau et le remettre en état. Néanmoins, percer la porte allait être un travail de longue haleine, peut-être plusieurs heures.
J’en profitais donc pour piquer un petit somme bien mérité…
…qui fut rapidement interrompu par un bruit épouvantable. La porte s’était finalement effondrée sous les flammes de Liédine.
-Déjà ?
-Tu dors depuis 8 heures Youri…
Nous entrâmes dans son repaire, apparemment non fréquenté depuis deux mois. Pourtant j’étais sceptique : si cet artefact avait autant de valeur, il est peu probable que personne n’y soit retourné entre temps. Cependant, je n’allais pas avoir cette pensée longtemps…
Une affreuse odeur de putréfaction vint frapper mes narines. Cela ne semblait pourtant pas incommoder Liédine. J’allais bientôt découvrir la cause de cette puanteur : des dizaines de squelettes humains jalonnaient les différentes pièces, dont certains portaient encore des lambeaux de chair. J’avais déjà vu des charniers humains, mais celui-ci avait vraiment quelque chose d’effrayant. Même dénués de chair, leurs visages avaient gardé la même expression qu’à leurs derniers instants. La plupart des dépouilles étaient totalement fracassées, témoins sinistres de la violence qui sévit en ces lieux. Comme des fossiles, ils n’avaient pas changé de position depuis leurs morts et l’on pouvait imaginer la scène terrible qui s’était déroulée entre ces murs.
D’un coup de pied, Liédine ouvrit la porte d’une petite salle et se dirigea vers le squelette d’un homme autrefois adossé au mur. Celui-ci tenait encore le pistolet qui avait servi à son suicide, enfin, c’est ce que j’en déduisais d’après l’état de sa boîte crânienne. Il portait encore un vêtement militaire et son arme avait glissé à l’intérieur de sa cage thoracique. Liédine sortit un badge de la poche du mort.
-Tachkin. C’était le chef de notre groupe. Cet abruti faisait rentrer n’importe qui pour peu qu’il lui rapporte du profit, voilà où ça l’a mené…
-Mais qu’est ce qui s’est passé ici ?
-Apparemment…il y a eu…une rixe de trop.
-Une rixe ? !? Ecoute quand des gens se disputent, il y a peut-être quelques dents qui partent, au pire on finit avec deux ou trois macchabées, mais en aucun cas ça provoque une boucherie générale ! On se croirait dans un camp d’extermination ! !!
-Bah tu sais, ici on a un alcool spécial qui s’appelle la Stalkereski, et bien figure-toi que…
-Tu ferais mieux de tout me dire. J’aime autant savoir ce qui va venir me bouffer.
-Bon, c’est comme tu veux. Après tout je ne vois pas pourquoi je te le cacherais. Notre « société » avait la réputation d’être « propre ». Chacun était libre de décharger ses découvertes et de préparer ses expéditions comme il l’entendait, pour peu qu’il verse un acompte à Tachkin. Mais avec l’Ukrainium, tout a changé. Ce produit radioactif, beaucoup plus puissant que l’uranium devait être maintenu théoriquement dans une température inférieure à –60°C pour ne pas devenir instable. Nous avons ramené une glacière pour le transporter hors de la centrale. Elle n’était évidemment pas assez froide et nous avions une autonomie d’environ 2 à 3 heures avant que l’Uranium soit à une température trop élevée. Par chance, l’usine de Tachkin possédait une chambre froide et nous nous étions arrangés pour l’amener jusque là. Fatale erreur… Tachkin voyait avec beaucoup d’intérêt la quantité astronomique d’argent que cela pouvait lui rapporter, il a même fait venir plusieurs experts pour identifier l’entité chimique. Malheureusement, l’expérience s’est mal tournée. Une explosion a eu lieu, où l’Uranium fut par chance épargné, mais Tachkin dut condamner la chambre froide pour éviter toutes radiations. Tout ce qu’il pouvait faire c’est la garder à température constante mais sans équipement approprié, on ne pouvait pas le reprendre. Cela l’a rendu fou. Il accusait même l’Uranium d’attirer les mutants de la zone. Il avait dépensé une somme colossale pour cette expérience et avait tout perdu. Jusqu’au jour où un groupe de la faction Monolith a décidé de lui racheter une partie du site à prix d’or.
J’ai tenté de dissuader Tachkin mais il ne m’écoutait plus depuis l’incident. Des camions énormes sont arrivés avec tout un équipement de laboratoire. La faction était incroyablement bien équipée. Ils se sont installés dans les souterrains en interdisant à quiconque d’y pénétrer. Nous avons cohabité pendant une semaine… une semaine de mystères. La nuit des clameurs indescriptibles venaient du sous-sol. Des cris inhumains, des hurlements atroces… puis ce sont les Stalkers de la société qui disparaissaient. Ca ne pouvait pas continuer ainsi, je devais savoir ce qu’ils se passait en bas. Une nuit je suis descendu… et j’ai compris qui étaient exactement ces « Monoliths » . Ils avaient installé un mini-laboratoire et pratiquaient des recherches sur un mutant que je n’avais jamais vu dans la zone. 6 mètres de haut dont 3 pour la tête. Sa cage possédaient les systèmes de sécurité les plus performants sans toutefois paraître infaillibles devant sa force. Mais ce n’était pas le pire. Bientôt je sus ce qu’il était advenu mes compagnons disparus. Ceux-ci avaient tenté la même expérience que moi, sans succès. Les gardes armés du laboratoire ne se contentaient pas uniquement de les abattre, bien sûr que non, tout est récupéré et utilisé à bon escient… Ils finissaient comme dessert pour le monstre. La curiosité est un bien vilain défaut. Tu aurais du le voir, il ne prenait même pas la peine de les mâcher. Evidemment je suis remonté prévenir Tachkin et les autres, mais beaucoup d’entre eux ne me croyaient pas. En réalité j’étais moins rentable que ces fous de chez Monolith. Je me suis tiré le jour même avec mon équipe. Deux semaines plus tard j’appris qu’il y avait eu un accident au QG de la « société ». Il était désormais considérée comme zone interdite. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de récupérer mon Uranium et de le disposer dans une chambre froide hors de la zone. J’ai pu en négocier une avec le dealer.
-Le…quoi ?
-C’est quelqu’un qui s’occupe des affaires des Stalkers, moyennant finances bien entendu. Je te le présenterais si tu veux. Voilà c’est ici.
Tout en parlant, Liédine m’avait amené devant la chambre froide et remettait les systèmes de mesure en route.
-Si je comprends bien, ton géant mutant se trouve peut-être dans les environs.
-Radioactivité…c’est bon. Heu oui il peut être n’importe où.
-On a combien de chances de s’en sortir en cas de mauvaise rencontre ?
-Je sais pas…une, deux peut-être si tu cours vite. Cette saloperie de badge ne passe pas !
-Sur combien ?
-Houlà, c’est déjà un peu plus compliqué. Dis-toi juste qu’on ne va pas le rencontrer.
-Liédine, on a évité toutes les terreurs des souterrains. C’est une preuve que les mutants ne sont pas invincibles, aussi puissants soient ils.
-C’est sur, il n’est pas invincible… avec deux ou trois têtes nucléaires on devrait y parvenir… quant à tes « terreurs », elles constituaient son gibier favori… Ah, enfin !
La porte s’ouvrit, dévoilant la chambre du précieux artefact. Une large chape de plomb se tenait en son centre. Dissimulant mal son allégresse, Liédine entra le code qui régler la serrure informatique. Le couvercle s’ouvrit lentement… sur un morceau de papier. Liédine le saisit et devint aussitôt livide. Trois mots manuscrits y étaient marqués, dont la signification avait évidemment beaucoup d’effet sur lui :
« Trop tard Liédine »
-On dirait que tes chers compagnons ont un certain sens de l’humour.
-le fils de p…
Liédine repartit en trombe, en direction de la « morgue ». Arrivé devant les squelettes il les examina un par un, pour finalement s’apercevoir qu’il en manquait un.
-Ah le fumier ! Je comprends maintenant pourquoi il n’est pas reparti avec nous. Mais tu peux être sur que je le traquerais jusque dans le ventre d’un mutant, ne serait-ce que pour écraser ses petits morceaux.
Même s’il ne perdait pas le sang froid qui avait créé son surnom, Liédine semblait hors de lui. Il avait monté son expédition pendant 2 mois, perdu 4 hommes, et tout cela pour rien. Je le suivais dans un dédale de couloir sans savoir exactement où nous allions avant de voir un écriteau « garage ». Quelle joie de savoir qu’on allait enfin quitter ces lieux maudits. Liédine entra dans ce qui ressemblait plus à un parking couvert, de part sa taille. Emerveillé de voir autant de véhicules en état de marche ( ce qui est rare dans la zone), je m’arrêtai pour contempler un vieux modèle de Lada quand une vibration anormale ébranla le sol. Liédine ne semblait nullement affecté et sortit à l’extérieur pour ouvrir le portail. 3 secondes plus tard je le vis rentrer avec bien plus d’empressements qu’il en était sortit. Sa colère avait disparu et il avait retrouvé son attitude inexpressive, quoique avec une voix un peu tremblante.
-Il est là…
-Qui ça ?
-Cours.
Pas mal du tout, tu devrais, si ce n´est pas deja fait, ouvrir un site web
![]()
Merci beaucoup
En fait Solidsnook et moi, on poste l´histoire en entier sur http://stalkercafe.free.fr/forum-sc/base.php?page=forum/index.php
Mais il faut s´inscrire
4ème jour en enfer : Vous n’êtes pas seuls…
09/12/10 Et ça continue…
A peine Liédine eut-il finit sa phrase qu’une partie du mur explosa, immédiatement remplacée par la tête hideuse du géant qu’il m’avait décrit un peu plus tôt. Il était énorme. Les quadrupèdes des souterrains paraissaient être des moutons à côté de lui. Lançant un cri déchirant qui fit trembler les fondations la bête fonça dans notre direction. Ou plutôt dans ma direction car Liédine s’était déjà réfugié sous un camion. Un saut de coté habilement effectué me permit d’esquiver sa charge. Le monstre était si grand que le haut de sa tête raclait le plafond, arrachant tout ce qui s’y trouvait : poutre, lance d’incendie… En se retournant, sa tête choppa un gros câble électrique, ce qui provoqua l’extinction de toutes les installations du garage, le plongeant instantanément dans la pénombre. Seul le trou dans le mur laissait entrer un peu de lumière. Cela suffit au géant pour me repérer, blotti derrière un vieux bus. Rapidement je sortis mon AK et arrosait ce monstre de mes balles. Geste inutile… Mes balles lui faisaient autant d’effet qu’une nuée de poux lancés à 100 à l’heure sur une bottine. Pire, ça l’encouragea à relancer un assaut. Devant cette créature titanesque, je n’avais plus d’autres choix que la fuite.
Pour les sceptiques :
http://www.stalkerol.com/modules/gallery/monstres/pseudo%20giant.jpg
http://www.icpnet.pl/~koza/php/foto/giant.jpg
L’évitant de peu, je plongeai sous le bus pour passer de l’autre côté. J’avais porté mon choix sur un gros Kamaz situé deux places plus loin. Le plus furtivement possible, je me glissai en dessous. Entre-temps le géant avait retourné le bus et, ne m’y voyant pas, se mit à l’éplucher méthodiquement. Tandis que les froissements de tôles tordues emplissaient l’air, je m’efforçais de faire le moins de bruit possible, au cas où ce monstre aurait l’ouïe fine. Abandonnant son travail de destruction il se dirigea vers mon camion. Chacun de ses pas faisaient vibrer le sol, à tel point que je me demandais si le magnifique arbre de transmission qui me faisait face n’allait pas se décrocher. Il s’arrêta à quelques mètres de moi, puis inspira bruyamment. Il me sentait…
Ses pieds firent le tour du Kamaz, écrasant au passage la pauvre Niva que je contemplais tout à l’heure. La carlingue resta collée sous sa patte droite, donnant à sa démarche un bruit métallique. Il stoppa soudain, et le silence qui s’installa me fit redouté le pire. Le bus oscilla un moment puis sembla se déformer. L’essieu au dessus de moi commença à se craqueler puis ce fut tout le plancher du bus qui s’avançait vers moi à allure inquiétante. Le géant était monté dessus. Il savait que j’étais là, quelque part, et voulait me faire sortir de mon trou. Brusquement, une lumière aveuglante illumina la salle pour s’effacer un instant plus tard. Je ne savais pas ce que c’était mais cela provenait de Liédine, j’en étais sur. Le géant lança son cri de bataille puis se précipita vers le leurre, avec toujours ce son si particulier provenant de son pied droit. C’était le moment. Liédine avait allumé un foyer qui occupait la bête. Je m’extirpai de ma position peu confortable puis fonçais vers la porte de sortie. Il me restait 15 mètres à parcourir quand la créature se retourna. Elle ne pouvait cependant plus m’atteindre. Du moins c’est ce que je croyais…
Un son peu familier vint chatouiller mes tympans. Pour être précis il s’agissait exactement du son produit par une Moskvich usagée de 1975, d’un blanc sale, et équipée d’un châssis défectueux lorsqu’elle est soulevée du sol ( j’ai l’ouïe fine). Toujours est-il qu’elle s’écrasa juste devant moi, après avoir explosé son record de vitesse. La créature avait atteint son but : la carcasse de la Moskvich m’empêchait d’atteindre la porte, me retenant prisonnier dans le parking avec l’ignoble monstre. Celui-ci me faisait penser à un gamin un peu turbulent au milieu de ses majorettes. Turbulent et surtout sadique [( D’ailleurs ça me rappelle certains membres du Stalker-café, ndlr ) ]. Fier de son nouveau jeu, il saisit à nouveau un malheureux véhicule puis me le lança, cette fois bien maladroitement : dans une myriade d’étincelles la voiture s’encastra sur le chargement d’un poids-lourd ( bah, de toute façon elle était moche). Au même moment, la Moskvich fut soufflée par une explosion qui semblait provenir de l’intérieur. Le passage était à nouveau libre. Sans perdre un instant je m’élançai vers le trou créé par Liédine. Le géant, qui s’avançait vers moi une jeep à la main, tenta de me couper la route. Mais dans sa précipitation, il mit son pied sur un gros pick-up qui roula sous son poids. Avec un petit sourire, je le vis s’écraser sur le sol dans un son mélodieux. Adressant un bref remerciement au conducteur qui avait oublié son frein à main, je rejoignis enfin la sortie où Liédine m’attendait, un lance-grenade encore fumant à la main.
Je le suivais dans les couloirs étroits tandis que derrière nous, les hurlements du géant nous informaient qu’il n’allait pas abandonner la chasse. Tout en courant, Liédine m’indiquait où nous allions.
-Il existe un autre garage de l’autre côté du bâtiment. On y garait les gros véhicules de transport qui nous servaient lors des grandes expéditions nécessitant beaucoup de matériel. J’espère que le mien est toujours en état de marche, sinon on est condamné à rester ici, assiégés par ce monstre.
Pour une fois la chance était avec nous. Les camions n’avaient apparemment pas subi de dommage et le Kamaz de Liédine semblait près à partir. Celui-ci ouvrit la porte du garage tout en m’expliquant qu’il fallait parcourir un tunnel long de près d’un km sous terre avant d’arriver à la surface. Ainsi, le géant n’aura pas le temps de nous cueillir à la sortie. Néanmoins je ne traînais pas à entrer dans la cabine du Kamaz, mais à l’instant où je fermai la porte, un coup violent venu du dessus fit trembler le plafond.
-C’était quoi ça ? …
-T’inquiète pas on est en sécurité ici. La charpente du garage est faite avec les matériaux les plus solides qu’ils soient.
CRÂÂÂK!
Le plafond le plus solide qu’il soit partait en lambeaux, laissant apparaître la main du géant.
Y-Démarre, viiiite !
L-Pas de panique, je fais ce que je peux. Le moteur a du mal.
-(camion) : Breureureureuh…poutpoutpout
L-Allez magne-toi, démarre !
-(camion) : Poutpoutpout…brôt…cale…
L-Râââh ! Tu peux pas me faire ça ! Après tout ce qu’on a vécu ensemble !
-(camion) : Vrôrôrôrooom…broumbroumbroum
Y-Bon accélère maintenant.
L-Je comprends pas, j’ai le pied au planchéééééééh !
Brusquement nous fûmes projetés sur le pare-brise. Le rétroviseur était juste à ma droite et je pouvais sans problème observer ce qu’il s’était passé. Il était là. Le géant avait soulevé l’arrière du camion, laissant les roues tourner dans le vide. Le Kamaz fut bientôt disposé à la verticale sous la poussée du monstre qui, dans un dernier effort, le fit basculé sur le dos. Nous étions à présent à même de regarder le monstre en face, enfin, plutôt à l’envers, un peu comme des sardines bloquées dans leur boîte devant un ogre. Celui-ci saisit la cabine puis essaya de l´extraire du reste du camion. Dans un dernier effort, je parvins à ouvrir la porte d’un coup de pied avant de m’extirper de l’habitacle. Au même moment, le géant arracha la cabine puis l’envoya valser dans un autre camion. Liédine était encore à l’intérieur. Le choc contre le pare-brise l’avait vraisemblablement assommé. J’avais peu d’espoir pour lui. Cela me laissait pourtant une chance de survie : Tant que le monstre était occupé avec lui, je pouvais tenter de m’enfuir par le tunnel. Malheureusement, j’avais à peine parcouru 10 mètres qu’il se retournait déjà, horrifié à l’idée qu’un de ses amuse-gueule tente de se faire la malle. Cependant l’amuse-gueule allait se montrer très coriace…
C’est dans les moments où tout vous semble perdu qu’arrive l’idée de génie. Une nouvelle fois, je n’allais pas échapper à la règle.
Le géant s’avança lentement vers le tunnel, nullement préoccupé par la porte du garage sous laquelle il devait passer. Pourtant celle-ci, qui s’ouvrait comme une persienne, constituait une sorte d’échafaud, pour peu qu’un individu malavisé brisent les attaches au bon moment. Il va sans dire que j’étais particulièrement malavisé. Plaçant mon AK de façon à effectuer un tir précis, je détruisis la première attache puis visait soigneusement la seconde. Dès que le géant pénétra dans le tunnel, ma balles trancha net le second lien, libérant ainsi la porte qui s’affala sur le monstre. Malgré toutes mes espérances, celui-ci n’était pas mort, mais la persienne l’avait sérieusement blessé, ou tout au moins bloqué, et je pouvais m’enfuir sans crainte d’être pris en chasse…dans l’immédiat. Quant à Liédine, je ne pouvais plus rien faire pour lui. Il était probablement mort et de toute façon le géant bloquait l’entrée. J’ôtai l’émetteur désormais inutile puis avançai le long du tunnel jusqu’à atteindre une sortie ouvrant sur la surface. Une fois à l’air libre, une triste émotion m’étreint à la pensée de Liédine et de ses compagnons, tous morts lors de leur délicate opération. Je ne les oublierai jamais. Brusquement, un cri venu des bas-fonds m’avertit que le géant, lui aussi, ne m’avait pas oublié…
L’invulnérabilité de ce colosse m’impressionnait. Il était cependant encore dans le tunnel et sa taille ne lui permettait pas d’emprunter la sortie que j’avais trouvé. Ce n’était pas une raison pour traîner. Ce monstre ne tue pas que pour se nourrir… et il devait une certaine animosité envers moi depuis qu’il a reçu un bloc de quelques tonnes sur le coin de la gueule. Je me hâtai donc parmi les ruines du complexe, m’éloignant le plus possible du désormais fameux bâtiment C3. Pour la première, j’allais trouver dans cette ville morte un objet susceptible de ranimer mes espoirs : une lada niva d’un état presque neuf, était garée près d’une petite casse. Sans aucune hésitation, je m’emparai de ce précieux outil puis le remit en marche.
A mon plus grand bonheur, elle démarra sans trop rouspéter, et je pus pour la première fois avoir le sentiment que ma mission était en bonne voie.
http://stalker.myexp.de/ger/community/screenshots/stalker_screen007.jpg
for [ONP]
ZarafII
Posté le 14 février 2005 à 15:26:46 Avertir un administrateur à propos de ce message !
4ème jour en enfer : Vous n’êtes pas seuls…
Je sais pas pourquoi mais ca me rapelle la fin de Half-life 1... ![]()
Eh ben oui, ça vient de là
. D´ailleurs si tu fais très attention, il y a quelques passages qui rappellent d´autres jeux vidéos. Je devrais faire plus de clins d´oeil comme ça
Alors là, je dis chapeau pour vos histoires les gars ! Elles sont terribles ![]()
Merci
A propos de Labattre, l´espoir de le retrouver s´amenuise. Il a posté pour la dernière fois le 22 Janvier. Ca fait loin...