Ouh que ça me plait tout ça....
J´aime bien ta façon de raconter, et les " images" employées sont funs, malgré la situation.( le repas était servi)
Bon bah moi dès que ma situation le permettra je mettrai les chapitres suivants en ligne...
mo j´vais allé bosser sur ma p´tit histoire ![]()
Juste un petit post pour vous dire que je lis toutes les histoires, et que je ne m´en lasse pas, vraiment agréable à lire. =)
( Pour ma part, rassurez vous, je ne ferai pas d´histoires, mon rédactionnel est plus que limite,çà vous ferai souffrir) ; )
Bonne soirée à tous... et vive Stalker.
Ouaiich !
C´etait super zaraf
Continue .
Ah sinon , au cas ou vous ne sauriez pas , sachez qu´un recueil de nouvelles sur l´univers de stalker sera *peut-être * dans la version collector . Si c´est vérifié , je mettrai bien 15/20 euros en plus ^^
Merci beaucoup c sympa ![]()
Je vais essayer de poster la suite demain.
" Ah sinon , au cas ou vous ne sauriez pas , sachez qu´un recueil de nouvelles sur l´univers de stalker sera *peut-être * dans la version collector . Si c´est vérifié , je mettrai bien 15/20 euros en plus ^^ "
Moi aussi. On devrait faire un recueil des nouvelles sur ce topic et l´envoyer à GSC ![]()
Pas con en fait... faudrais qu´on fasse un mail conjoint moi et Zaraf, y a ptet du bon à tirer de tout ça...
Bon bah mon script avance, mais pas la mise en ligne.
Promis je fais tout pour vous poster encore un chapitre cet aprem´, mais je suis " hyper charrette déborded"....
get ![]()
J´en suis enfin venu à bout! 00h30, et demain ( ou plutôt aujourd´hui) j´ai cours. Jcrois que jvais aller me choucher.
« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «
3ème jour en enfer : Alliés inattendus
08/12/10 matin
Un coup violent me fit ouvrir les yeux. Ils se posèrent presque instantanément sur le tube de 7.62 de diamètre qui me faisait face. Devant moi, cinq hommes armés me tenaient en joue. Sourousov m’avait longuement parlé des différents Stalkers que je pouvais rencontrer dans la zone. La plupart d’entre eux ont des buts purement capitalistes et profitent du trafic important généré par les artefacts de la zone. Cependant, certains avaient formé des « factions » aux idéaux bien spécifiques. On peut comparer ces groupes à des partis, des gangs ou encore des sectes selon les avis. Toujours est-il que ceux qui se tenaient face à moi n’appartenaient probablement pas à de tels groupes, même s’il est imprudent de porter des jugements trop hâtifs. Leur apparence me faisait plutôt penser à des repris de justice. En effet la zone présentait quelques avantages aux multirécidivistes qui pouvaient ainsi espérer échapper aux lois, mais à quel prix ! Néanmoins l’un d’entre eux était différent. Homme charismatique, il était le leader incontesté du groupe et répondait au nom de étrange de Liédine, c’est à dire « homme de glace ».
Apparemment, ma rivière enflammée n’était pas passée inaperçue. Mes nouveaux amis avaient eu la bonne idée de venir voir ce qu’il s’y passait. Liédine m’expliqua qu’ils étaient actuellement à la recherche d’un artefact. Il s’agit d’une entité chimique nouvelle, baptisée logiquement Ukrainium, qui s’est formée à l’aide de la radioactivité anormale des lieux. 2 mois plus tôt, lui et ses compagnons travaillaient encore pour une société de Stalkers plutôt lucrative qui employait plusieurs équipes. Leur QG se trouvait dans une vieille usine où les artefacts étaient entreposés. Lors d’une expédition fructueuse, ils ramenèrent un objet singulier, semblable à une barrette d’uranium enrichi. Après examen, il s’avéra que c’était un tout nouveau matériau, beaucoup plus instable, mais incroyablement plus énergétique. Evidemment, cela attisa les convoitises et à la suite d’une rixe, la société fut dissoute, abandonnant l’usine aux créatures de la zone. La valeur de cet artefact devait être incommensurable, c’est pourquoi ils étaient revenus avec la ferme intention de récupérer leur dû, s’il était toujours là…
Son récit me parut probant mais je sentais qu’il me cachait quelque chose. Préférant ne pas divulguer le moindre détail de ma mission, je me fis passer pour un simple « amateur de sensations fortes ». Il me proposa de venir avec eux, ce que je m’empressai d’accepter. En effet, leur expérience de la zone pouvait m’être précieuse. J’avais l’espoir qu’une fois cette mission accomplie, ils m’aideraient à trouver un véhicule. D’un coté, c’était les premiers habitants de la zone qui proposaient de me faire visiter autre chose que leur estomac, je ne pouvais donc refuser. Et l’image des chiens mutants hantaient encore mon esprit…
Le vieux Kamaz s’ébranla, à peu près autant silencieux qu’un troupeau de bison. Tandis que nous avancions vers notre objectif, Liédine m’expliqua la structure du bâtiment. C’était une usine à l’aspect bien classique qui servait jadis d’entrepôt militaire. Un grand nombre de galeries souterraines s’étendaient au-dessous, formant un labyrinthe fatal à celui qui venait s’y perdre. Heureusement, Liédine semblait parfaitement connaître les lieux. De plus, je remarquai que leur équipement était très bien préparé. Chacun possédait un émetteur courte portée, ce qui permettait de se parler même à travers d’épaisses couches de béton. Liédine avait également un détecteur de mouvement qui pouvait capter tout ce qui bougeait à 30 mètres de distance, et ce sur un angle de 180°. Pourtant le mutisme de mes compagnons durant le voyage m’inquiéta, et je sentais que l’opération n’allait pas être de tout repos.
Le Kamaz s’immobilisa enfin dans le quartier industriel. Celui-ci comprenait plusieurs immeubles, dont notre usine, et s’étendait sur une vaste zone. Dehors tout était calme. A peine un bourdonnement au loin trahissait parfois le silence ambiant tout en me rappelant quelque chose de familier. Comme partout le temps semblait s’être arrêté et donnait à ces lieux un air surnaturel, accentuant la mélancolie qui émanait des murs blêmes, témoins muets des événements tragiques d’une époque passée, ceux-ci semblaient endurer une souffrance éternelle tels des martyrs oubliés, victimes des actes insensés d’une folie meurtrière perpétuelle qui…
-Youri ! Qu’est-ce que tu fous ? !?
Les Stalkers, loin de partager mes visions philosophiques, étaient rentrés depuis longtemps dans l’usine. Je les rattrapais, un peu courroucé il est vrai d’avoir été coupé de la sorte dans mon emportement lyrique. Réunis autour d’un monte-charge, l’un deux essayait vainement de faire fonctionner l’appareil, triturant les boutons de ses gros doigts.
-Liéd’, ce truc est mort.
-Chaïkin, mettez une dérivation en place.
Obéissant à l’ordre de Liédine, le dit Chaïkin s’affaira pendant 2 bonnes minutes sur le panneau de commande électrique, bravant les joutes que lui lançaient les différents composants.
-Plus qu’un fil et ça sera bon.
Sitôt l’ultime fil posé, tous les éclairages de la pièce sautèrent, révélant ainsi les talents douteux de Chaïkin pour le câblage électrique. La salle entière fut plongée dans l’obscurité. Tandis que les Stalkers maudissaient la maladresse de leur camarade, je repris mon Akaban, puis enclenchai le système d’éclairage. Un puissant faisceau traversa la pièce avant de se poser sur un visage. Ce dernier n’appartenait à aucun des Stalkers qui m’accompagnaient…
L’apparition fit taire presque instantanément les conversations. Une seconde après, les rafales des fusils automatiques prirent le relais. La réaction des Stalkers par rapport à ce nouveau venu me sembla démesurée. Mais je devais leur faire confiance. Mon rayon lumineux balaya toute la salle, révélant la présence d’autres individus.
-Bon sang ils sont partout !
-Continue à les éclairer Youri. Attention Vassili, derrière toi !
-Positionnez vous en cercle !
Un des Stalkers eut la bonne idée d’allumer une fusée incandescente. Celle-ci illumina la pièce d’une pâle lueur, révélant le nombre incroyablement élevé d’ennemis autour de nous. Liédine donna l’ordre de se replier hors de l’usine. Je me retournais juste à temps pour surprendre l’un de nos hôtes qui fonçait sur moi. Je ne pus l’observer que pendant une demi-seconde, mais cela me suffit pour comprendre la nature de ces « humains ». Imaginez- vous une silhouette anorexique, à peine abritée par un vestige de vêtement. Le torse était couvert d’abondantes plaies dont certaines étaient si profondes qu’elles laissaient entrevoir les os. Le visage suintant était pelé sur toute sa surface, comme si la peau n’était qu’un masque, et l’expression figée de ses yeux confirmait que la folie avait depuis longtemps pénétré l’âme de cette créature. Cette vision d’horreur m’apparut pendant un laps de temps très court mais suffisant pour que je puisse m’en souvenir dans mes cauchemars.
Répondant à mon instinct, mon doigt pressa vivement sur la détente. Mon Akaban s’ébranla, stoppant net la créature mutante. La balle avait causé un trou énorme dans sa poitrine, suffisamment grand pour que je puisse y passais le bras. Mais n’étant pas très enclin à tenter l’expérience, je suivis les autres Stalkers qui détalaient, abandonnant l’usine aux zombis. La sortie ne nous fit pas un meilleur accueil…
Visiblement, nous étions les invités surprises d’une petite réception privée, et les convives voulaient nous dire à leur manière comment ils appréciaient notre intrusion. Liédine ouvrait le chemin, apparemment désireux d’atteindre une destination spécifique. Ses phrases énigmatiques tournaient dans ma tête sans toutefois trouver d’explication.
-Regardez les toits, il doit être là en hauteur. Ne le ratez pas !
Nous le suivîmes au pas de course dans les ruelles du complexe industriel, délestant nos chargeurs sur les mutants. Dans une zone assez large, comme en l’extérieur, leur lenteur et leurs mouvements désordonnés constituaient une faible menace malgré leur nombre. Par contre, à l’intérieur de l’usine nous aurions pu tous y passer. Liédine s’arrêta, reprenant son souffle un instant. Les mutants avaient été distancés et ceux qui persistaient à s’approcher de nous finissaient sur le bitume. Il fallait maintenant trouver un autre moyen de pénétrer dans les souterrains, l’ accès principal étant hors d’usage. Tandis qu’ils discutaient de la marche à suivre, le même bruit familier que j’avais entendu à mon arrivée me revint à l’oreille. Cette fois ci il se rapprochait et je ne tardai pas à identifier sa source.
C’était un Mi-24. Le célèbre appareil Russe créé en 1970 et que j’avais déjà eu la chance de piloter. A son arrivée au-dessus du complexe, tout les mutants s’enfuirent. L’hélicoptère ne tarda pas à nous trouver et amorça une descente dans notre direction. Je me demandais ce qu’un tel engin pouvait faire dans ces lieux et, me tournant vers Liédine, je vis à sa mine perplexe qu’il avait les mêmes interrogations que moi. Un des Stalker courut vers l’hélicoptère en faisant de grands gestes, inutiles il est vrai, apparemment heureux de rencontrer enfin une trace d’humanité. Pourtant l’attitude des pilotes me semblait anormale. L’appareil restait suspendu à 10 mètres du sol, nous faisant face. Je me tournais à nouveau vers Liédine, dans l’intention de lui faire part de mon anxiété quand il réagit :
-Je n’aime pas du tout ça. Préparez-vous à toute éventualité. Repliez-vous dans les bâtiments si besoin est. Grybiev, reviens!
Mais il était trop tard pour lui. A peine Liédine eut-il fini sa phrase que deux roquettes partirent des « nageoires » du Mi-24, transformant le pauvre Grybiev en son et lumière. La conversation était terminée, chacun partit prestement à la recherche d’un abri. Je portais mon choix sur un magasin délabré situé à une cinquantaine de mètres. Dans la précipitation, nous prîmes des direction différentes. Un certain « Vassili » m’avait suivi et il s’avèra rapidement que nous avons faits le bon choix.
En effet, l’hélicoptère avait pris en chasse les trois autres qui devaient en plus affronter à nouveau les mutants revenus en masse. Ceux-ci venaient de comprendre que la chance avait changé de camp.
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Vassili et moi ne savions que faire. J’essayais de trouver une solution au problème, agacé d’être confiné au rôle de spectateur quand je LE vis. Accroupie sur un toit à quelques dizaines de mètres de nous, la créature semblable aux mutants observait la scène. Son corps semblait boursouflé, et il était évident que la radioactivité de la zone a eu beaucoup d’influence sur elle. Je me remis en mémoire les paroles de Liédine qui, soudainement, prenait un sens. La créature me tournant le dos, je pris le temps de l’aligner avec mon viseur. Trop peut-être. A l’instant où mon doigt pressait la détente, la créature bougea, ce qui lui évita une mort certaine. Néanmoins la balle atteignit son bras. Elle poussa un cri suraiguë ( la créature, pas la balle) puis, perdant l’équilibre, glissa sur le toit avant de s’écraser au sol avec un bruit mat. Malheureusement, elle était tombée de l’autre coté de la rue, c’est à dire derrière notre champ de vision. Vassili s’élança dans le but de l’achever et m’exhorta à le suivre. La créature avait cependant plus de ressources que nous le pensions et nous la vîmes disparaître sous une plaque d’égout en arrivant de l’autre coté. Sans aucune appréhension, nous entrâmes à notre tour dans la fosse nauséabonde. Dans un recoin de ces tunnels infects, elle nous attendait. De notre succès dépendait assurément le sort de nos compagnons d’armes.
Ce sera elle ou nous…
bonne idée d´utiliser des screens pour illustrer !
En tout cas j´ai hate de voir la suite !
Et je te conseille vivement de pecho dans notre rubrique concept art .
http://www.stalkerol.com/index.php?file=Gallery&nuked_nude=index&op=view_screen&sid=735
http://www.stalkerol.com/index.php?file=Gallery&nuked_nude=index&op=view_screen&sid=731
![]()
Qu´ils sont mimis ces zombies ! ![]()
Ben justement je pensais peut-être utiliser la deuxième. C clair qu´elles sont trop belles
Journal de Solidsnook
Septieme jour dans la zone : Phase 2
Ce matin, un messager est arrivé d´un secteur éloigné avec un paquet. La premiere chose qui m´a frappé, c´est l´ecriture sur le paquet : fine, élancée, réguliere.... Gamma. Il etait encore en vie, quelque part dans la zone. Et le contenu de ce paquet nous a permis de déclencher la phase 2.
Une demi-heure plus tard, dans la salle de briefing, quinze stalkers de la faction Duty était présents. Il allaient etre sous mon commandement pour une durée de quatre à cinq jours. J´avais déjà accroché les photos et plans que Gamma nous avait fait transmettre, ainsi que quelques schémas de ma composition. Ils n´eurent aucun mal à identifier le type de cible que nous allions attaquer, et déjà j´entendais les dents crisser : en pleine zone sauvage, un laboratoire sous terrain abandonné de 12 niveaux attendait notre venue.
Gamma n´avait pas omi de nous mentionner la faune qui logeait dans ce petit nid : zombies, nains, controlleurs, rats mutants, snorks, divers mutants de tout type ainsi qu´une " spécialité locale", qui avait son territoire de chasse autour de ce labo, et dont il m´avait joint une photo prise en infra-rouge : Moloch. Ma petite équipe se demandait déjà si le " sapin" ne se profilait pas plus tôt que prévu pour nous....
La mission etait simple, mais délicate : nous devions descendre les 12 niveaux souterrains pour atteindre la chambre forte ou reposait notre objectif. Nous avions pour nous un equipement complet et fiable, notre professionnalisme, et une puissance de feu non négligeable. D´un autre coté, meme avec le plan, les douze niveaux sont vastes, piégés, remplis de créatures, plongés dans le noir. De plus, aucun renseignement sur la chambre forte n´avait filtré, et le plus grand chasseur d´humains de la zone, alias Moloch, se trouvait etre dans le secteur.
Vint alors le moment tant redouté. Je me devais de leur poser cette question, au risque de me retrouver seul.
" Messieurs, etes vous prêts à tenter le coup, ou preferez vous passer la main?"
Mais pas un ne se leva. ils sont resterent assis, calmement, souriant meme. Un plan aussi foireux pouvait réussir, et ils le savaient. Nous étions seize, braves, préparés, et sans doute totalement inconscients. Ce fut à ce moment là que j´ai remercié chacun pour leur confiance et que je leur ai donné quartier libre.
Je me sentais triste, mais aussi soulagé. J´esperais que Gamma viendrait lui meme, mais la lettre datait de deux jours, donc il etait encore vivant. Nous serions bientot réunis, et à nous deux, rien ne serait plus impossible.
Ce soir, nous fêtons notre départ. C´est une mission suicide, mais les hommes ont le moral : ils blaguent, me racontent les petites histoires de la zone, me parlent de leurs origines, de leurs exploits, mais un sujet revient de temps en temps ternir notre joie : Moloch. Nous le croiserons sans doute près du labo, et il nous faudra choisir entre la fuite et l´affrontement.
En attendant, nous avons encore la journée de demain pour nous préparer. bientot, la phase 2 commencera, et avec elle, c´est l´avenir de la zone qui pourrait s´en retrouver changé.
Enfin
On l´attendait ce chapitre!
Ca promet pour la suite ![]()
yesss , de la bonne fight dans les tunnels
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pour illustrations .
A mon tour.
Solidsnook-> Bonne idée de se mettre sur la pasge du site officiel du jeu. Ca plonge bien dans l´ambiance
Joe la frite-> Merci pour les screens!
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3ème jour en enfer : la traque
08/12/10 après-midi
Nous étions précisément dans le système d’écoulement de la zone industriel, non rénové depuis maintenant plus de 20 ans… L’atmosphère putride des lieux contrastait fortement avec l’extérieur. L’ambiance était oppressante, les larges couches de béton situaient au dessus de nous empêchaient tout son venu du dehors d’atteindre ces lieux.
Vassili m’expliqua ce qu’était la créature que nous poursuivions. Un contrôleur. L’esprit de la zone… Cette chose avait développé de puissants pouvoirs psychiques, lui permettant de prendre le contrôle de tout être affaibli. J’avais déjà vu une étude sur la question en Russie il y a 5 ans. Le cerveau est soumis aux ondes électro-magnétiques qui l’entoure. Distribuées en grande quantités, elles sont capables de faire perdre la conscience d’un individu, mais de là à le contrôler…
Pendant qu’il ajustait une lampe frontale, Vassili me racontait les légendes qui couraient sur ce mutant. Possédant parfois une armée d’âmes soumises à leurs ordres, ils maintenaient leur domination sur de vastes territoires, forçant l’imprudent qui s’approchait trop près à rejoindre ses rangs. Vassili lui-même avait déjà été en contact avec le monstre. Il faisait alors parti d’une section de la garde Ukrainienne qui avait reçu l’ordre de secourir des chercheurs égarés dans la banlieue de Pripyat. Quand ils les retrouvèrent, leur conscience s’était éteinte. Un contrôleur était passé par là… Les soldats firent alors la fatale erreur de donner la chasse au mutant. Celui-ci détruisit leur âme, un par un. Vassili passa 3 jours sous l’emprise du monstre, relégué au rang de pantin. Une petite étincelle de vie brillait cependant en lui. Il parvint à réchapper au contrôle psychique du mutant en pénétrant dans une anomalie. En effet, celle-ci affaiblit le pouvoir du contrôleur et en quelques heures, Vassili reprit possession de ces moyens. Il venait d’avoir une chance inouïe. Il me fit aussi le récit d’une expédition menée par 8 Stalkers dans la portion de la zone appelée à juste titre « point de non-retour ». Les relevés effectués à cet endroit font part de puissantes « activités psychiques ». C’est aussi ici que la radioactivité est la plus élevée, augmentant ainsi les pouvoirs des contrôleurs. Des 8 Stalkers, un seul revint, avec l’artefact recherché. Il s’appelait Liédine…
Nous possédions cependant un avantage sur le contrôleur, et il était de taille. J’avais blessé le mutant à l’épaule et le sang qu’il perdait nous servirait de fil d’Ariane dans ce labyrinthe. Il ne pouvait plus se cacher, mais restait non moins dangereux, bien qu’affaibli.
Vassili acheva enfin la fixation de sa lampe, la chasse pouvait commencer. Nos lumières dirigées vers le bas éclairaient l’empreinte sanguinolante qui s’enfonçait dans les ténèbres. Les murs et le sol en piteux état étaient couverts d’aspérités. Cela faisait de nombreuses années que des yeux humains ne les avaient plus contemplés. Ils semblaient victimes des mêmes radiations qui rongeaient toute la zone. Je pensais un instant à nos compagnons. Qu’étaient-ils advenus d’eux ? Il fallait être réaliste. Subir les assauts conjugués de l’hélicoptère et des Zombis leur laissaient peu de chance de survie.
Brusquement la piste aboutissait à une large flaque de sang séché. Apparemment, le contrôleur s’était arrêté là un instant. La traînée d’hémoglobine se dirigeait ensuite vers un couloir dont la déclivité nous apprit que nous nous enfoncions dans la Terre. Une tuyauterie à ma droite se mit en branle. Quelque chose l’avait fait bouger, mais connaissant l’étendu des canalisations, cela pouvait être très proche ou , au contraire, provenir de plusieurs kilomètres. Par prudence nous nous couvrions mutuellement, tirant le meilleur parti de nos lumières.
Le doigt crispé sur la détente, nous étions paré à toute confrontation inopportune.
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Soudain, un grognement venu des profondeurs devant nous nous fit sursauter. Nos deux rayons lumineux se joignirent pour éclairer le maximum de surface mais rien ne vint.
Notre vigilance fut attiré un instant par ce qui pouvait venir en face de nous, négligeant les dangers qui pouvait venir par l’arrière. Cette pensée me vint brutalement à l’esprit et je fis volte-face, scrutant les ténèbres. Cela nous sauva la vie.
Ma lumière éclaira un monstre hideux qui s’affala rapidement sous mes balles. La mutation avait totalement changé son visage qui possédait maintenant plusieurs « tentacules ».
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-« On se met dos à dos. Ne les rate pas, si une de ces saloperies te choppe, t’es mort. »
Le conseil de Vassili semblait avisé. Ainsi positionnés, nous ne pouvions pas être surpris par les mutants. Sauf, s’ils venaient du dessus… Un bruit anormal me fit lever les yeux. Ceux-ci rencontrèrent deux petites lueurs rouges. Je sautai en arrière, évitant de justesse la créature qui s’abattit dans le vide. Vassili l’acheva. Nous n’étions plus en sécurité. Il était évident que ces mutants étaient dirigés par le contrôleur qui connaissait nos points faibles. Il devait être tout proche… Décidés à en finir, nous suivions la trace rouge au pas de course, nous retournant alternativement au cas ou d’autres créatures nous suivaient. Le couloir obliquait brusquement sur la gauche vers un passage plus étroit.
Vassili s’arrêta un moment afin d’aligner une paire de ces Kravasos ( suceur de sang) lorsque j’entrai dans le corridor, sans voir que derrière le porche une créature s’était recroquevillée.
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Sans crier gare, elle sauta sur moi et me loupa de peu. Revenant à la charge, le mutant était trop vif pour que je puisse le viser correctement, ma balle endommagea sérieusement son bras gauche, mais pas suffisamment pour le déstabiliser. Il me heurta violemment, m’envoyant rouler au sol. Je n’eus pas le temps de me relever. Le monstre sauta sur moi.
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Son intention première était de me mordre à la gorge il reçu néanmoins mon Akaban dans les dents. Dans un frisson d’horreur, j’entendis le métal se broyer sous la pression exponentielle de ses maxillaires. L’Akaban se brisa, me laissant seul face au monstre. La situation était désespérée, mes deux mains étaient crispées sur sa gorge, empêchant sa gueule immonde de m’approcher. J’appelais Vassili à l’aide mais il ne vint pas. Les appendices de la créature battaient furieusement l’air, se rapprochant centimètres par centimètres de mon nez dans le but de me l’arracher du visage. Une de mes mains lâcha sa gorge puis chercha désespérément quelque chose sur moi qui pouvait m’aider. Elle se resserra inopinément sur le manche d’un couteau. D’un mouvement leste, je le plantai dans son ventre. Le monstre eut un haut-le-cœur et ses yeux s’exorbitèrent. Lentement je remontais la lame vers le haut de sa poitrine. Il poussa alors un hurlement atroce ( en plus l’odeur, je vous dis pas, sa bouche étant toute proche), sa main démesurée saisit la mienne, cherchant à arracher le poignard. Mais sa force faiblissait de seconde en seconde et bientôt je pus me dégageait de son étreinte. Un dernier coup porté à sa gorge eut raison de sa demi-vie.
Je me relevais essoufflé par ce combat. Autour de moi, le couloir semblait désert. Pourquoi Vassili n’était-il pas venu à mon secours ? Des coups de feu lointains répondirent à ma question. Il fut probablement submergés par le nombre de mutants lors de mon corps à corps, et il est possible qu’il prit un autre chemin. D’un regard triste, je contemplais les restes de mon Akaban. Celle-ci s’était brisée en deux, et son fuselage portait les empreintes des dents du monstre. Il fallait être réaliste, toute réparation était impossible. Néanmoins je pouvais garder certains accessoires comme la lunette, la lampe ainsi que le lance grenade 6GD08. Celui-ci pouvait fonctionner indépendamment de l’arme et il pouvait encore m’être utile. Je tenais désormais mon revolver à la main, malheureusement bien moins efficace que mon Akaban qui me manquait déjà.
Prudemment, j’avançais dans les couloirs, me rapprochant de l’endroit d’où semblait provenir les coups de feu de Vassili. Ce ne fut pas difficile de le trouver. Les nombreuses dépouilles des vampires qu’il laissait derrière lui pouvaient être assimilées aux cailloux du Petit Poucet, en plus gore. Il s’était finalement réfugié dans une petite pièce, remplis de « cailloux ». « Le contrôleur » me dit-il, « je sais où il est ! ».
Sur le sol poussiéreux de la pièce, Vassili improvisa un dessin. Dans sa course folle le long des couloirs, il avait suivi l’ empreinte de sang. Celle-ci aboutissait dans une salle assez vaste qui devait être le système de pompage des canalisations. Le contrôleur se trouvait probablement sur une des plates-formes, d’où il pouvait voir arriver toutes menaces indésirables. De là il faisait partir tous les mutants locaux qu’il est parvenu à convertir. La confrontation allait avoir lieu dans cette pièce. Cependant, la méfiance était de mise. En effet il avait du réunir ses derniers gardes du corps dans cette zone.
Furtivement nous nous approchions de sa cachette. Nous ne pouvons pas le manquer à nouveau. Nous n’étions plus qu’à quelques mètres de la porte, quand un cri aigu retentit. La supersensibilité de la créature nous avait repérer. Rapidement nous pénétrâmes dans la salle. Au moins une dizaine de kravasos s’y était rassemblés. Utilisant mon lance-grenades, j’en déchiquetai quatre en une déflagration, tandis que Vassili s’occupait des autres. Je finis les deux derniers au revolver. En moins de dix secondes, le contrôleur avait perdu tout ses sbires. Il était monté très haut sur une sorte de balcon qui était protégé par un grillage. Nous ne pouvions pas le tirer de là où nous étions. Vassili s’avança, dans le but de le déloger, mais s’arrêta net. Ses mains lâchèrent son arme puis vinrent se porter à sa tête qu’il secoua vivement. Je sentis alors une distorsion dans l’air. Vassili s’était suffisamment approché du contrôleur pour que celui-ci pénètre son esprit. La lutte mentale dura un instant, puis le Stalker succomba finalement aux assauts du mutant. Vassili se retourna lentement vers moi, et je pus voir à l’expression figé de ses traits qu’il n’avait plus la maîtrise de ses mouvements. Tandis qu’il s’avançait doucement vers moi, je compris avec terreur la tactique du contrôleur.
Il avait prévu le cas où nous réchappions à ses monstres et s’était réfugié dans une sorte de cage, imperméable à nos tirs. Pour le tuer, nous devions nous approcher de lui, au risque de subir une violente attaque psychique. Normalement, il ne peut prendre le contrôle que des êtres irradiés, affamés ou victime d’autre chose qui affaiblit leur vigueur. Mais à très courte distance, ses décharges cérébrales étaient très puissante, et il avait réussi à retourner Vassili contre moi. Celui-ci luttait encore intérieurement et le voir osciller au dessus de son arme avait quelque chose de pathétique. Que faire ? Si j’abattais ou j’assommais Vassili, le mutant prendrait possession de mon esprit comme il l’a fait pour lui, et ce serait la fin pour nous deux. Je regardais désespérément le Stalker, qui tanguait encore sans réussir à attraper son arme, quand mes yeux se posèrent sur un objet singulier. C’était son émetteur radio, l’appareil qui lui permettait de recevoir des messages de son groupe, même à travers d’épaisses couches de béton. Une idée germa subitement dans mon esprit. Fonçant vers lui, je m’emparai du précieux petit appareil et l’enclenchai comme pour envoyer un message. L’intensité importante des ondes EM, imperceptibles à mes sens, constituait un supplice pour le contrôleur. Celui-ci poussa un cri à la limite du supportable en titubant, chuta de son perchoir puis rebondit avec un son harmonieux sur un tuyau avant de s’effondrer au sol. Vassili lui-aussi tomba mais je ne pouvais pas m’occuper de lui pour l’instant. Le temps de faire le tour de la gigantesque machinerie, le mutant s’était déjà relever ( increvable celui-là) et se précipitait sur une porte. N’ayant aucunement l’intention de le laisser s’échapper une seconde fois, j’enclenchai mon lance-grenade. Au ralenti, je vis mon ogive virevolter dans les airs avant de s’écrasait sur le contrôleur tentant vainement d’ouvrir la porte. La déflagration du me faire baisser les yeux, mais je compris au bruit produit que le mutant aux pouvoirs psychiques jadis si redoutables servait maintenant de tapisserie pour les murs. N’ayant aucune envie de contempler cet art douteux, je retournai m’enquérir de la santé de Vassili. Le choc qu’il avait subi était rude, mais il réussit à se mettre debout.
Nous avions enfin réussi à terrasser cette abomination de la zone. Les autres Stalkers étaient au moins délivrés de la menace des zombis, si tant est qu’ils soient encore en vie. Cependant, le petit émetteur que je tenais encore à la main se mit soudain à vibrer, ce qui me conforta dans l’espoir de revoir nos amis…
Henaurme , ce chapitre
Continuez par pitié ![]()
Ah bah ça me plait bien ton histoire. Tu m´as inspiré deux ou trois touches " d´humour" pour mes chapitres. En tout cas c´est quand tu veux pour notre " crossover". Va falloir organiser un meeting. Mail moi à solidsnook@wanadoo.fr et son se fera ça.
huitieme jour dans la zone : les portes de l´enfer
Ces deux derniers jours sont passées trop vite. Hier encore, nous préparions notre materiel. J´avais à nouveau mon AK74, et le systeme que je bricolais depuis trois mois était enfin au point.Beaucoup de stalkers apprecient le FN2000 pour le fait que les modules de lance grenade ou autres se remplacent d´une simple manip : désormais, mon AK disposait de 4 modules distincts et échangeables en moins de 12 secondes : un vrai travail d´orfevre.
nous avons mis la journée à nous rendre au labo grace à un vieux Kamaz surélevé que l´un de mes hommes avait négocié avec le dealer, et au petit matin, nous sommes arrivés devant les portes de l´enfer. Aucun signe de vie, provenant du labo ou de l´exterieur. Dans un sens, cela me gênait de ne pas avoir vu Moloch. Si nous l´avions vu, nous aurions été fixés sur sa présence. Mais là, ni bruit ni trace. Il y avait un doute, et quelque part, c´etait pire que sa présence.
Les portes du labo furent très vite ouvertes. En effet, elles avaient été enfoncées par une créature qui ne devait rien avoir de terrestre : comment expliquer que deux battants en acier militaire, épais de près de 15 centimetres, soient déchirés de la sorte?
La répartition fut vite faite : nous allions évoluer en commandos de huits hommes, mais en gardant un minimum de distance entre nous, le but étant de garder un coussin de manoeuvre entre nos deux groupes. En cas de retraite ou de rush, un groupe de seize hommes serait plus lent que deux de huit. Cette méthode n´avait qu´un défaut, mais difficile à exploiter par un adversaire dans ces couloirs.
Je pris la tete avec le groupe un, mon VSK en bandouillère, et une AK74 " masterkey" prete à faire feu de tout bois sur tout ce qui bouge.
il ne nous fallut pas longtemps avant de voir une silhouette humaine se détacher dans les faisceaux de nos lampes torches. Démarche hésitante, tete inclinée, bras tendus : premier zombie. J´ai armé ma " masterkey" et attendu. Je savais que quelquepart dans le complexe, un controleur voyait à travers ses yeux, et je voulais lui laisser une chance. Le zombie approchait. Il était à deux metres de moi. C´est alors que j´ai laché une simple phrase en russe.
" laisse nous ou meurt."
Le zombie s´arretta aussi net. Il y eu un moment d´hésitation. Dans les profondeurs, le controleur se trouvait devant un choix difficile...
Puis le mutant bougea, mais pas dans la bonne direction. La cartouche de 48 grammes de ma masterkey vaporisa ce qui fut autrefois la tete d´un humain. Désormais, il était certains qu´il n´y aurais que des hostiles, mais l´hostilité, ça me connais, et il n´y avait pas grand chose de plus hostile que moi dans ce labo.
Le couloir, permettant l´accès du sas aux camions, était très large : Près de six metres, mais nos lampes torches n´en trouvaient pas le fond. Il semblait aspirer la lumiere, comme si il débouchait sur le néant. Soudain, une intuition me fit lever le poing. Le groupe se figea dans le silence. Mon ailier souriait dans le noir. Je le savais. Il l´avait vu comme moi. Couvrant les murs du couloir, le sol et le plafond, une " tache". On en vois pas souvent dans la zone : c´est une sorte de fine pellicule noire qui se fixe sur un support et attend sa proie. Une fois en contact avec la victime, elle se répand sur la peau en provoquant des douleurs telles qu´on en perd conscience, puis elle digere petit à petit sa proie. Ce type de créature réagit à la chaleur et au mouvement. Il s´en était fallu de peu pour qu´elle nous detecte. Mais Zaraf, mon ailier, allait lui donner mouvement et chaleur. Beaucoup de chaleur...
Il mit la main à sa ceinture et sortit une grenade au phosphore. Il la dégoupilla et la jetta au milieu de la tache. Le résultat fut hallucinant : l´ombre du couloir se rétracta pour fondre sur la grenade, et cette derniere explosa, brulant la totalité de la créature. La charge étant de faible puissance, le feu ne dura pas longtemps, et le groupe fut en mesure de reprendre la route. Je constatais avec plaisir que le plan du labo était parfaitement exact, car devant nous se profilaient les battants du sas. Un seul inconvénient. La porte était close. Cela ne collait pas avec ce que je pensais.
Il est près de 22h. Nous avons mis près de deux heures à préparer l´ouverture. Le systeme de sécurité de la base est toujours fonctionnel, et grace à un terminal portable, nous avons réussi à pirater le controle de la porte. Dans six heures, nous devrons faire face à tout ce que cette base recèle. En attendant, nous prenons un peu de repos. Ce tunnel ne nous laisse aucune chance de retraite si une créature entre derriere nous, mais notre puissance de feu est apte à refroidir bien des ardeurs. Je sais que meme Moloch ne se risquerait pas dans une telle souricière. Mais je le sent, près de l´entrée, attendant que les petits rongeurs sortent de ce trou. Et quand nous sortirons, nous verrons qui, du chat ou de la souris, a les dents les plus longues....
Excellent
, ça fait plaisir de se voir dans une histoire! Et puis la " tâche", c´est franchement bien trouvé!
deux jours et pas de posts?
Vous attendez que j´ecrive ou quoi?