Journal de Solidsnook
troisieme jour dans la zone : deux miracles en enfer....
On m´a dit un jour que les miracles, c´est comme le veritable amour, ça n´existe pas.... Je me dois de mettre cet apostolat en doute.
La nuit approchait et mon choix était fait.
Je démontai religieusement mon AK74, et en sortit le mécanisme. A la lueur de ma lampe de poche, je contemplais cette petite spirale métallique, si fragile au bout de mes doigts. Si fine, si insignifiante, et pourtant si cruciale.
J´entrepris alors de de commencer ma délicate opération.
Je me suis mis alors à deplier lentement le ressort autour de la culasse de mon VSK. Mes doigts étaient meurtris par la finesse et la résistance du métal, mais je n´y faisais déjà plus attention. Mon attention etait fixée sur ce ressort dont dépendais ma survie. L´opération se déroulait à merveille. Trop meme...
C´est là que j´ai stoppé net tout mouvement. mon souffle se fit court. Mon coeur battant à la chamade, commença à se calmer. J´allais trop vite, et je prenais trop confiance en moi : c´est en général dans ces situations que l´on se plante. Et là, l´erreur signifiais la mort...
Calmé, je repris le fil de mon opération.
Miracle. Je ne sais pas combien de temps j´ai mis, mais le résultat était devant mes yeux : la culasse était remontée, le ressort en place, et mon ange gardien revivait, pret à cracher la colère divine...
La nuit était déjà là, et l´heure du match retour avait sonné.
j´étais prêt. Je tenais mon VSK à deux mains, serré contre ma poitrine. Ce village était de taille assez importante, composé d´une quarantaine de maisons. Un sacré terrain de jeu que mon adversaire allait exploiter pour me prendre en embuscade. Seul le premier pas fut difficile.
A l´approche de la premiere maison, je vis la trainée de sang. Pister la bete ne serait pas difficile, mais cela semblait facile. Trop facile. Mes yeux suivaient sans difficulté la piste, mais la nuit tombait trop vite. Si je ne lui réglais pas son compte très bientot, l´obscurité lui donnerais un avantage flagrant dans ces petites ruelles.
Les traces de sang se faisaient plus nombreuses, mais l´une d´elle attira mon attention... car elle se trouvais sur un mur à pres de trois metres du sol. Mon adversaire etait au dela de mes estimations...
Mais le contact de mon ange gardien me rappella que quelle que soit sa taille, la " chose" était de chair, et la chair est périssable... Je repris la piste, m´attendant à chaque instant à tomber sur l´antre de la bete.
Je la sentais. Elle etais là. Elle savais que je la traquais. Il n´étais plus question d´effet de surprise.
Chaque pas se faisait aussi silencieux que possible. Les traces de sang se faisaient plus fraiches, plus importantes. Au prochain coin de maison, l´un de nous deux allait perdre la vie, car sur ma gauche, c´était bien une impasse. Aucune échappatoire. Il faisait presque noir, les nuages s´ammoncelaient, la pluie commençait à tomber en goutte fines.
Instant de vérité...
Je tourne au coin, pret à faire feu, libéré de voir la traque se finir. Et là je compris que mon ennemi était plus fort que ce que je pensais, car sous mes yeux, les traces de sang cessaient net.
Je n´eu pas le temps de me retourner que le choc me projetta au fond de l´impasse. Malgré l´impact, je n´avais pas laché mon VSK, et c´est au moment ou j´ai reouvert les yeux que je l´ai vu...
Devant mes yeux se trouvait l´un des plus grands carnassier de la zone. Un cheval mutant. Un ogre de Tchernobyl. L´espece avait totalement changé, et les specimens de la zone étaient devenus des carnivores, masses de muscles et d´os, aux allures démoniaques et surnaturelles. Son unique oeil me toisait dans la pénombre. Puis l´un de nous deux fit un geste... Ce fut moi...
Calmement, j´ai épaulé mon VSK sans meme mettre un oeil dans mon scope. Je n´en avais pas besoin.
Sa charge fut rapide, bestiale, la gueule grande ouverte. Grossiere erreur. Deux balles pénétrerent dans la gueule béante, plverisant instantanément le cerveau de la bete.
Son cadavre s´effondra à moins d´un metre de mes jambes. La pluie devenait forte. J´avais gagné. Mais un autre adversaire attendait son match. Dans la rue d´en face, une masse sombre, immense, me faisait comprendre que je n´en avais pas fini.
Mais elle disparut, se volatilisa. C´est alors que j´ai remarqué ce bruit de moteur. Un gros diesel, un APC très probablement...
A ce moment, trois hommes entrèrent dans l´impasse, fusil au poing. Je ne sais pas comment, mais ils m´ont reconnu. deux d´entre eux me souleverent du sol, m´aidant à sortir de l´impasse. Le transport blindé attendait, c´est là que je me suis évanoui.
Je suis maintenant dans cette chambre noire, éveillé. On m´a laissé mes affaires et mes armes.
Je suis soulagé. J´ai vu l´insigne sur la porte du blindé : C´est la faction " Duty". Mon premier objectif est atteint. Mais la route est encore longue...
Gamma, ils m´ont trouvé. Merci.