Excellentes!
up
Labattre a disparu dans la zone, une froide matinée de Janvier. Avec lui, c´est à la fois un Stalker, un conteur, et le créateur de la Stalkereski qui nous ont quittés sans raison.
Toutes les théories du monde importent peu quant à sa disparition. La seule chose que nous voyons, c´est qu´il manque à ce topic comme un verre de vodka quand il fait froid.
J´éspère, et tout les membres du topic avec moi, que ce grand homme reviendra un jour nous conter ses histoires de malade, de vodka napalmesque et de persos haut en couleurs.
Labattre, je te dis Adieu, en esperant qu´il résonne comme un aurevoir....
Amen.
il s´est surrement fait dévoré par les mutants. Paix à son âme.
10 minutes de lecture à la mémoire de ce pauvre Labattre...
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4ème jour en enfer : Un espoir
09/12/10 après-midi
C’est en parcourant les nombreuses routes du complexe, que je me rendis compte de sa taille ; aussi grand qu’une ville. Il me fallut pas moins de 10 minutes pour trouver une sortie. D’ailleurs celle-ci me réservait une petite surprise : Le géant était là, sans doute désireux d’assister à mon départ… Malheureusement pour lui, la Niva possédait encore quelques ressources, et je pus sans peine le distancer. Tandis que son image se rétrécissait dans le rétro, il lâcha un long hurlement qui en disait long sur la haine qu’il me portait. J’avais gagné une bataille mais pas la guerre…
Ma situation était délicate. La Niva avait suffisamment d’essence pour atteindre le complexe « Pripyat blestiachiy ». Néanmoins mes réserves en vivres et en munitions étaient dans le rouge. Je n’avais d’autres choix que de chercher un camp de stalkers pour acheter ces denrées si vitales. Mais où ? Sans guide touristique de la zone, je devais avancer à l’aveugle. Ma Niva roulait péniblement sur les chemins tortueux et de plus en plus bosselés. Les routes de la zone n’étaient plus que souvenir, et je ne pouvais pas me fier à elles pour arriver à un quelconque endroit. Une vision lointaine me redonna cependant espoir : au loin, une fumée rouge émanait d’une colline qui surplombait la vallée. Il y avait lieu de croire qu’une certaine activité s’y déroulait. Au pire en atteignant ce point culminant, je pourrais voir à plusieurs kilomètres s’il n’y avait pas une trace de vie dans les alentours, humaine de préférence. Fort de cette pensée heureuse, j’accélérais l’allure en direction de l’éminence quand, brusquement, le paysage autour de moi s’assombrit. Un petit coup d’œil vers le ciel m’en indiqua la cause : apparemment tout les nuages de la zone s’étaient donnés rendez-vous en ces lieux, obscurcissant les environs ainsi que mon humeur. Leur nature m’intrigua cependant. Ils s’étaient formés en à peine quelques minutes et leur couleur, si noire, ainsi que leur aspect semblaient être les signes annonciateurs d’une « bourrasque » hors norme. Un silence de mort s’était installé dans le vallon, uniquement troublé par le moteur ronronnant de la Lada. Une petite pluie fine commença à tomber et je me hâtai vers une série de bâtiments abandonnés, situés à la base de la colline, pour y trouver refuge avant l’orage. Mais celui-ci s’annonça rapidement plutôt houleux…
Un craquement sec, suivi d’un grondement assourdissant brisèrent soudainement le calme générale. Presque instantanément, la route se déforma et commença à osciller énergiquement. La Lada fut projeté à quelques centimètres dans les airs, puis retomba lourdement sur le sol dans une position délicate, ce qui m’obligea à contre-braquer fermement puis à enchaîner les manœuvres pour éviter de chatouiller le bas-coté. Malheureusement la terre continua à trembler, et garder la voiture sur la route tenait du miracle. Soudain, elle dérapa puis s’enfonça à pleine vitesse dans le sous-bois. Celui-ci était totalement sombre et j’avais peine à distinguer quoi que ce soit. Slalomant entre les arbres, je tentais de maintenir l’emprise sur la voiture tant bien que mal, espérant qu’elle s’arrête d’elle-même. Malheureusement, le sol était légèrement pentu, ce qui ne fit qu’accélérer sa vitesse. Les broussailles s’accumulaient sur le pare-brise, se battant furieusement contre les essuie-glaces qui tentaient de les chasser, sans succès. Impossible de freiner. Cela me ferait perdre totalement le contrôle du véhicule et à la vitesse où il allait, mieux vaut ne pas penser aux conséquences. Pour l’instant, ma chance tenait mais le sol devenait de plus en plus pentu et je n’avais plus aucune visibilité. La rencontre fatal avec un arbre pouvait provenir à tout moment. Brusquement un choc brutal, précédé d’un cri insolite, me projeta vers l’avant. Quelque chose brisa le pare-brise, m’arrosant au passage de débris de verre et de sang, puis traversa la voiture en hurlant avant de s’écraser sur la banquette arrière. D’après le cri et la forme, j’identifiai ça comme un suidé de taille respectable, mais c’était le moindre de mes soucis. Maintenant je devais me baisser pour éviter les buissons qui entraient par le pare-brise en masse, transformant l’habitacle en forêt vierge. Levant légèrement les yeux j’aperçus avec horreur que la voiture fonçait à pleine vitesse vers une motte de terre. Celle-ci lui servit de tremplin. Les quelques secondes qui suivirent semblaient s’écouler au ralenti. Je me maintenais au volant pour éviter de partir en apesanteur, en essayant au mieux d’amortir le choc. Les roues tournant dans le vide, ainsi que les pistons qui s’agitaient joyeusement formaient un orchestre peu habituel. Mais ce qui m’effrayait quelques peu, c’était la note finale. La Lada retomba brutalement sur les roues avant d’enchaîner les tonneaux, improvisant le rôle d’un saladier géant. Ballotté parmi les buissons, j’étais le morceau de choix. Finalement la voiture s’immobilisa en retombant sur ses roues. Il me fallut plusieurs secondes pour rouvrir les yeux et contempler le paysage surnaturel qui me faisait face.
Un vent violent s’était levé, balayant la poussière et certaines branches d’arbres dans les airs. La cime des résineux s’agitait violemment, de concert avec le soufflement du vent. Plusieurs débris pénétrèrent dans la carcasse de la créature, me rappelant que je n’étais toujours pas à l’abri. Me relevant difficilement, je sentis que quelque chose de chaud me bloquait. Je me retournai puis tombai nez à groin avec mon récent « auto-stoppeur ». Sa colonne vertébrale formait un « S » assez harmonieux, le rendant inoffensif. J’avais déjà rencontrer diverses créatures dans la zone, malgré tout je ne connaissais pas cette marque. Cependant le moment n’était pas aux cours d’anatomie. Repoussant sa tête d’hure, mon attention se porta sur le capot bosselé de la voiture, d’où s’échappait un léger panache. Tout laissait à penser qu’elle constituait ma deuxième ruine depuis mon entrée dans la zone. Mais à ma plus grande surprise, le moteur redémarra, certes en rouspétant un peu. Non content de quitter au plus vite cette forêt dangereuse, je ramenai la Lada auprès des bâtiments que j’avais aperçus tout à l’heure, la garant dans une cour. Cependant mes déboires étaient loin d’être finis. En effet la tempête venait à peine de commencer. Une tempête comme je n’en avais jamais vu auparavant…
http://stalker.myexp.de/ger/community/screenshots/sb_xray_5222.jpg
Des éclairs d’une rare violence succédèrent à la tempête. Leur fréquence et leur intensité étaient telles que je dus baisser les yeux sous peine de les perdre. J’avais l’impression d’être une star devant une meute de paparazzis, aux flashs sans pitié. Au grondement du tonnerre vinrent s’ajouter des clameurs provenant de la forêt. Les créatures qui s’y terraient semblaient affolées. Les éclairs étaient de plus en plus puissants, et une douleur intense commença à me vriller la tête. Je comprenais à présent que le phénomène devant moi n’avait rien d’un orage. Le ciel commencer à changer de couleur, virant du noir au rouge sang, tandis que le paysage autour de moi devenait noir et blanc. Des cris semblant venir de nulle part, s’élevèrent autour de moi. Je sentais la voiture osciller de plus en plus sous la force du vent. Tout les objets à faible masse étaient projetés dans les airs, devenant ainsi de dangereux projectiles qui s’écrasaient sur la carlingue. La douleur psychique s’accentuait sans arrêt. Impossible de dire où j’étais. Des formes spectrales et démentes, telles des anges déchus, vacillaient autour de moi me donnant l’impression d’être parano. Je sombrais dans le néant…
… à mon réveil le paysage était totalement changé. La plupart des bâtiments et des arbres était dévasté. Ma survie n’avait tenu qu’à l’enclave où la Lada était garée. Sans quoi je serais probablement un kilomètre plus loin en petit tas dans un mètre cube de tôles fracassés. Il me fallut pas moins d’une minute pour reprendre totalement mes esprits. Je me rappelais brusquement la fumée rouge que j’avais aperçus juste avant la tempête. La Niva rechigna beaucoup à démarrer, néanmoins cette voiture est la Kalaschnikov de l’automobile. Malgré les nombreux chocs endurés, elle parvint, certes péniblement, à avancer. Lentement, j’avançais vers le sommet de la colline, sentant l’anxiété me gagner de plus en plus. Mais elle retomba assez vite quand je vis que les lieux étaient déserts.
La fumée rouge était, comme je le supposais un feu de détresse. Vu ce qu’il y avait là, on comprenait pourquoi… Un M24-Hind, ou plutôt une épave de Hind se trouvait au milieu de plusieurs corps mutilés, humains ou ex-humains. La queue de l’appareil avait subi de grands dommages, ce qui avait sans doute provoqué sa chute. La coque ne comportait pas d’inscription et j’entrepris une fouille méthodique de l’appareil pour expliquer sa provenance. Malheureusement sans succès. Je décidais alors de fouiller les quelques cadavres disséminés tout autour de l’hélico ( et d’ailleurs disséminés tout court) . Activité morbide, mais fructueuse. Après avoir recherché dans toutes les poches, je trouvais enfin deux papiers qui allaient me donner une salve d’adrénaline. Au bas de chacun d’eux figurait le logo du complexe Pripyat blestiachiy. De plus, il s’agissait de plans, à croire que mes petits amis ici présents y avaient fait un saut. Cependant, je ne risquais pas d’avoir une conversation très enrichissante avec eux, c’est pourquoi je me résolus à partir quand une trace assez singulière sur le sol attira mon attention. La « tempête » avait remué la poussière dans tous les sens, néanmoins je remarquais plusieurs empreintes significatives dans le sol, semblables aux roues d’une voiture. Apparemment l’épave avait eu des visiteurs. Après inspection, les marques semblaient fuir vers le bas de la colline. Remontant dans la Niva, je décidais de suivre la direction qu’elles indiquaient. Avec un peu de chance, je pourrais enfin rencontrer d’autres Stalkers. Cela n’allait pas tarder…
Alors que j’entrais dans une zone ombragée, plusieurs détonations se firent entendre, suivi du bruit caractéristique des pneus qui éclatent. MES pneus. Un freinage d’urgence m’évita une douloureuse collision frontale contre un arbre. Des hommes armés sortis de nulle part encerclèrent ma voiture et me « conseillèrent » de sortir. Je m’exécutais, espérant qu’ils n’allaient pas le faire à leur tour, avant de me retrouver dans un convoi entre deux gardes plutôt belliqueux. Dépossédé de mes armes je ne pouvais plus rien tenter et déjà le camion démarrait, m’emmenant vers une destination inconnue. Il y a encore quelques minutes, j’aurais tout donné pour rencontrer des humains. Maintenant, je n’en étais plus tellement sûr…
pour [ONP]
bon bah suite à l´organisation du " crossover" avec Zar´, je suis un peu dans la matiere fécale fortement dégoutante et maudite. ( une p***** de m****!!!)
Donc sorry, mais là ça va etre tres long, j´espere bosser sur ma release dès lundi pour une sortie courant de semaine.
For ONP.
j´avance po dans mon recit. Je craque. Zar´, on va revoir les conditions du crossover. ça va pas comme ça....
dites les écrivains communistes à quand des récits avec tout les membres du café comme protagoniste ?
Ben Solidsnook en a déjà fait intervenir pas mal. Moi aussi je vais probablement en prendre quelques-uns mais bon, si on fait entrer tous les membres du forums, il y aura bientôt plus d´héros que de mutants dans la zone
. Mais le nombre de protagonistes devrait s´étoffer quand même
Nan pas du forum du café ^^, ça réduit quand même.
Pis en mettant seulement les membres les plus présent ça réduiras encore plus. ^^
Bah la suite est enfin en cours de rédaction, mais n´attendez pas la sortie avant fin de semaine, mais vu que je ne bosse que deux nuits cette semaine ( H- et jour ferié oblige) je vais pouvoir y travailler. Et vous allez en prendre plein la tronche mes cocos. CA VA POUTRER!!!! ( C) FSTDarin
Journal de Solidsnook
douzieme jour au petit matin : Projet 2501
Aux derniers jours de l´année 1999, Vladimir Poutine, dans le but de fournir à son armée une force d´assaut redoutable, avait lancé fait lancer en secret deux programmes d´armement biologique, les projets 2501 et 2502, tous deux développés dans deux labos de la zone d´exclusion de Tchernobyl, officiellement des labos d´études sur la radiation pour le gouvernement ukrainien.. Le premier visait à créer des soldats doués de pouvoirs télépathiques, capables de sentir les flux psychiques de toute créature vivante et de lire ses pensées, ou meme d´en prendre le controle. Le second visait à créer une race de mutants de combat, à la fois agiles et puissants. Ces créatures, regroupées autour d´une " synapse", pouvaient agir en meute sans controle humain, et ainsi nettoyer des forets comme de grandes agglomérations en quelques heures à peine. La " synapse" est une créature particulière qui allie l´intelligence d´un homme, un physique plus puissant que celui de ses partenaires, ainsi que des pouvoirs psys accrus. Ce qu´ils n´avaient pas prévus, c´est que la première synapse née allait etre aussi parfaite. Son controle sur la meute était total, et son intelligence telle que certains scientifiques y voyaient là le signe d´un avenir plein de promesses. Mais cette réussite les mena à leur perte, car la créature compris bien vite que ses créateurs n´avaient pas d´emprise sur elle. La Synapse pris le controle de quelques gardes, et leur fit ouvrir tout les enclos. Puis, la rage des créatures se déchaina contre les membres du labo, et nul n´en réchappa. Pendant trois jours, les couloirs furent emplis de cris et les murs couverts de sang. La synapse parvint à prendre le controle du chef de la sécurité, et lui fit ouvrir la porte principale. Ainsi, ce qui devait etre l´arme ultime de la mere Russie prit son indépendance, après sept ans de développement. Près de 80 specimens s´enfuirent du labo et se disséminèrent dans la zone.
La synapse, baptisée avant sa disparition, se nommait Trajna. Aujourd´hui, la zone entière la connais sous le nom de Moloch.....
hier, au soir, alors que nous préparions notre future expedition dans le labo, la radio capta un appel à l´aide des forces speciales. Leur QG, situé en bord de zone, etait pris sous le feu d´une force inconnue. La communication faisait état de tirs de roquettes et de la destruction de plusieurs hélicos ainsi que du radar. L´occasion etait trop belle. L´armée n´avait pas lancé de nouvelle expedition au labo, et nous avions la chance de pouvoir passer avant eux. Cela nous laissait une chance unique : detruire le labo afin que plus jamais ce projet ne refasse surface.
A peine une heure plus tard, nous etions tous les six sur la piste de la base. Le " bourdon" était prêt au décollage. L´équipage de l´helico était constitué de trois hommes, sous le commandement du pilote qui était un vétéran de la Tchétchénie. Une fois les sacs chargés, l´hélico décolla, tout feux éteints, en direction du labo. A bord, l´ambiance etait calme mais tendue. Dans la lueur des eclairages de combat, je distinguais le visage de mes cinq compagnons : ils semblaient tous calmes, meme Viveck et Marlox, alors que leur premiere visite dans le labo n´avait pas été une visite de santée : certains des mutants vivent encore autour et dans le labo, et ces locataires ne sont pas du genre à vous ouvrir la porte pour vous inviter à entrer. La grande difference entre l´expedition de Viveck et la mienne, c´est que nous avions prévu de faire ça de la manière la plus direct et efficace possible. Notre but était simple : les deux objectifs principaux étaient de telecharger la base de donnée et de trouver l´emplacement du deuxieme labo. Le troisième objectif, plus dangeureux celui-ci, était de détruire toute l´installation. En gros, dès le moment ou nous poserons le pied à terre, tout les coups seront permis.
La voix du pilote grésilla dans les hauts parleurs de la soute du hind : cinq minutes avant arrivée sur objectif.....
Les autres commencèrent à s´activer : Darin verifia une dernière fois son AK, Marlox fit un check de son materiel de piratage, Viveck refis une dernière fois le tour des poches de sa veste et de son sac pour etre sure de connaitre chaque emplacement par coeur, Joe caressa avec un sourire à la limite du lubrique sa M249 minimi, tandis que Zaraf, bizarrement croyant, ferma les yeux et fit un signe de croix. pour ma part, je m´assurais que mon " palet" était en sécurité. Seul Darin était au courant de sa nature : je ne voulais pas rajouter au stress de mes compagnons de route.
" Une minute!"
Tout le monde leva le bras pour confirmer qu´il avait bien compris. Dans cet intervalle de 60 secondes, les visages devinrent sereins. Chacun était prêt à se jeter dans la gueule du loup et à lui faire avaler ses dents. Soudain, la voix du pilote se fit à nouveau entendre :
" Il y a deux jeeps et un camion devant l´entrée souterraine. Ce ne sont pas des vehicules militaires. Vos ordres?"
La réponse de Darin dans l´interphone fut claire et concise :
" Poutrez moi ça...."
Le bruit du canon se fit entendre, litanie de destruction. Par la porte entrouverte, on distingua nettement l´explosion des deux jeeps, tandis que le camion commençait à bruler. Deux silhouettes qui tentaient de courir furent fauchées par l´artilleur. Joli tir. Puis l´helico cercla une dernière fois avant de se poser. A peine les roues touchèrent le sol que déjà nous sortions de l´helico. Darin verifia que tout le materiel était débarqué, et apres confirmation, fit signe au pilote de reprendre l´air. Zaraf et Joe restaient en embuscade sur la porte d´entrée, sorte de bunker bétonné muni d´une porte de pres de 4 metres de haut, tandis que moi et les autres allions verifier les deux corps. Il était clair que leurs equipement serait plus parlant qu´eux, dans la mesure ou il était possible de voir le sol a travers la cage thoracique de l´un et que le second ne possédait plus de visage, ni de tete d´aileurs. Mais l´écusson sur l´épaule de l´un d´eux me confirma ce que je pensais... Monolith..... Darin se tourna vers moi :
" Vous aviez raison : ce labo attire bien des convoitises. On va devoir solder ce probleme au plus vite."
Nous nous sommes alors repliés sur la porte d´entrée. Le sas du labo était vérouillé. Pas de bol, ce sas était en acier militaire et épais de plus de 30 centimetres. Alors que Marlox préparait son materiel pour pirater la porte, Darin lui fit signe de tout ranger. Il activa son casque et appella l´helico :
" Dashkin, laches donc la bouteille que tu caches dans le cockpit et vient coller une salve de roquette dans la porte principale."
L´échange de regards paniqués qui se fit dans le groupe ne fut rien en comparaison de la dispersion quasi instantanée des membres du commando. Daskin n´était plus tout jeune, mais il était rapide, et tout le monde distingua nettement le bruit du tir des roquettes alors que nous nous jetions à terre. Dans le tonnerre des explosions, le bunker de l´entrée s´effondra sous la salve, dévoilant une rampe descendant sous terre. L´acces était un peu encombré mais restait pratiquable. Mon regard croisa celui de Darin, souriant comme un bienheureux. Je lui fit remarquer que ce type d´entrée est relativement dangeureuse, mais il me rappella que selon mes propres mots, " tout les coups sont permis". Aux vues du resultat, il fallait avouer que Dashkin avait réalisé un très beau coup. La descente le long de la rampe fut chose aisée, et mon regard fut attiré par une paire de rangers coincée sous un pan de béton. Ces rangers, visiblement occupées, me firent comprendre que nous avions évité la garde.
Arrivés en bas, Viveck sortit le plan du labo. Il nous fallait atteindre une piece essentielle : Celle du serveur. nous avions déjà détérminé le chemin le plus court, meme s´il ne devait pas etre le plus pratiquable. Lui et Marlox passerent devant, ouvrant la route pour le reste du groupe. Sur la gauche, la porte s´ouvrait sur un escalier de secours. Et la descente commença, au pas de course. Il nous fallait descendre au niveau -10. Soudain, Marlox fit signe à Viveck, et tout le groupe stoppa net. Dans un murmure inaudible, Marlox s´adressa à son binôme, et celui-ci aquiesca et porta là main à sa poche. Puis sans crier gare, Marlox vida son FN2000 vers le bas de la cage d´escalier tandis que Viveck lançait une grenade à concussion en jouant avec les murs. Le souffle dans la cage d´escalier fut impressionnant. Passé le choc, ils descendirent en un éclair, moi et Zaraf sur leurs talons. A peine deux niveaux plus bas, les corps de 6 membres de la faction monoliths gisaient, déchirés par les chardes de la grenade. Au billard, c´est comme si il avait annoncé sa poche et rentré la bille en cinq bandes. Un léger mouvement vers le bout du couloir attira notre attention. L´un des stalkers ennemi était encore vivant, en embuscade au bout du couloir, jusqu´à ce qu´un couteau vienne trouver sa gorge. Marlox avait lancé sa lame si vite que je n´avais meme pas vu ou il l´avait pris. Il me fallut quelques secondes pour remarquer que c´était l´un des miens....
( Le chapitre étant trop long, je le fais en 2 posts)
( suite)
L´intersection était devant nous. Sur la gauche la banque de donnée, sur la droite, les cuves... Hors de question de laisser les groupes se séparer. Alors que bous allions partir à gauche, Zaraf nous arretta d´un geste brusque. Je le vit s´approcher du coin du mur et sortir un minuscule miroir sur bras telescopique. Il le mis a l´angle pour regader au bout du couloir gauche tandis que Joe restait sur son flanc, pret a arroser en cas d´arrivée inopinée par la droite. Puis de sa main libre, Zaraf nous parla par signes : 3 hommes en embuscade dans le couloir, barricadés derrière des bureaux métalliques. Je vis Joe sourire. Encore une fois, il allions voir que son titre de " brainless" était amplement mérité. Toujours de sa main libre, Zaraf s´empara de l´une de ses fumigènes et la dégoupilla. Au moment ou cette dernière roula dans le couloir, les stalkers ennemis prirent abris derriere leur barricade, mais joe profita de ce moment de battement et du déclenchement de la grenade pour rouler à plat ventre dans le couoir et canarder la barricade. Le temps que les survivants de sa premiere rafale s´organisent, la fumigène bouchait déjà tout axe de tir. Et quand le premier tir ennemi siffla dans le couloir, il réajusta vers le haut de la barricade et passa une bande entière dans sa minimi. Mais la scène prit un autre tournant quand des hurlements puis une explosion se firent entendre au bout du couloir et que le souffle évacua toute la fumée. arrivés au bout des trentes metres du couloir, nous n´avons eu aucune difficulté à imaginer la scène. L´un des adversaires avait visiblement voulu lancer une grenade offensive, mais une balle tirée par Joe avait touché le cerveau du malheureux au moment du dégoupillage, tétanisant tout les muscles. Les autres avaient probablement tenté de lui arracher, en vain.....
Plus important, nous etions devant la porte du central informatique, contenant le supercalculateur et la banque de données de la base. Au moment d´ouvrir la porte, ma main arretta malgré moi celle de Darin. Il y avait du monde dans la salle. Deux stalkers, trois tout au plus. J´ai posé la main sur la porte et fermé les yeux. Puis, apres une minute, je mis la main sur mon VSK, et echangeais son chargeur avec un autre que je gardais toujours dans une poche de mon gilet. Zaraf avait déjà posé la breaching charge sur la serrure. Je fis signe au autres de reculer. Puis tout se joua en une fraction de seconde. Au moment ou je fis signe du pied à Zar´, il déclencha la charge qui fit voler la porte en morceaux. Puis ce fut mon esprit qui pris le relais. Entrée en roulade. Face à moi un mur et sur ma droite la salle. Les consoles de commande le long du mur du fond. L´un des stalkers debout au milieu, l´autre décalé sur la gauche. Je devine le troisieme sur ma droite, à la limite de mon champ de vision. Première balle : perforante. Sur celui de droite, car il n´y a rien de vitale derriere lui. Son saque plie sous l´impact en meme temps qu´un trou noir y apparait. Deuxieme balle : une plate. Sur celui qui est au milieu, la balle ralentira dans son gilet mais s´arrettera dans son corps. Il chute en arrière quand la balle le fauche en plein coeur. Merde. Le troisième. Sur ma droite. Mouvement de l´oeil. Je le vois. Il panique. Il n´a meme pas abaissé son arme pour me tirer dessus. Derrière lui les enregistreurs. Pas moyen de tirer. Je suis accroupi. Je le fauche au niveau des chevilles d´un coup de pied si vif qu´il ne crie meme pas de surprise. Il tombe de tout son poid. Je lache mon arme. Je saisi sa tete. Un craquement sourd. Il a cessé de vivre. Le tout n´a duré que trois secondes, quatres à tout casser. mais pour moi, c´est comme si les secondes avaient été des minutes.
Darin et Viveck entrent derrière moi. Ce dernier affiche un air surpris, puis me tape sur l´épaule avec un léger sourire. Je crois qu´on se comprend. Marlox arrive avec son portable pour lancer le telechargement. A sa grande surprise, un terminal est déjà branché et le téléchargement presque fini. Visiblement, d´autres avaient eu la meme idée que nous. Il me restait une dernière tache à accomplir. Je suis retourné dans le couloir et partit droit devant moi. Une salle de suspension se trouvait de l´autre coté de l´embranchement. Darin et Joe me suivaient de près. Le systeme de fermeture de la salle était aisément piratable, et j´en vint à bout en quelques secondes. La porte s´ouvrit sur un abime noir. Puis les lampes du plafond s´allumèrent rangée par rangée, dévoilant un spectacle effarant : Dans des cuves remplies de liquide amniotique et autres produits, des mutants, du stade embryonnaire au stade adulte, de la taille d´un crabe à celle d´un cheval. Certains, branchés à des cables, remuaient encore par moment, plongés dans un sommeil sans rêve.
-Qu´est ce que c´est que ce bordel?
Ma reponse lui glaça le sang. Des Clones de combat. Des bases de mutants à partir desquels on créait les souches nécessaires à la reproduction de monstres destinés à divers usages. Certains pour l´assassinat, l´assaut direct, les opérations suicides, le renseignement, etc.... Tous destinés à opérer sous le controle d´un soldat psyker ou d´une synapse. Des monstres sans ames, destinés à devenir le pantin d´un etre surévolué.
-Tu me semble bien connaitre ce projet. Certaines des choses que tu évoques n´étaient pas contenues dans les dossiers. Comment le sais-tu? Par ton frère?
Viveck était arrivé sans un bruit, mais je l´avais sentit venir. Je ne lui donnais pas de réponse. Il était temps de faire disparaitre ce cauchemar. Je sortis un palet noir de ma veste. Religieusement, je me suis avancé au centre de la pièce, sous le regard vide de ceux qui n´avaient pas de vie, et je l´ai posé. Au moment ou mon pouce toucha le centre du palet, je me suis retourné vers mes compagnons.
-Nous avons quinze minutes.....
Mais dans mon esprit se dessina soudain une menace. Puis un cri sourd se fit entendre. Un cri irréel. Je ne savais que trop bien quel était ce cri. Plus moyen de désactiver la bombe, et peu de chances de fuir. Mais il fallait tenter notre chance. Le groupe se réunit à l´intersection. Je dus expliquer à mes compagnons ce qui nous attendait. Dans les regards, pas de panique, mais des questions. En tout cas il était temps de fuir. Le groupe partit vers l´escalier au pas de course, et la remonté dans la cage se passa sans réel soucis. Mais au moment ou nous avons fait notre entrée dans le hangar, il était certain que notre hote ne nous laisserais pas filer. Elle avait du remonter en se faufilant par les cages d´ascenceurs.
Huit metres du sol à son abdomen, des pattes aussi larges que des barils de petrole, des crochets aptes à detruire un char, et ces huits yeux, noirs et inexpressifs. On était mal. Elle se retourna vers nous, puis cessa de bouger. Elle ne pouvais pas nous voir. La mygale, malgré ses yeux, est aveugle. Elle se repere aux vibrations pour identifier sa proie. Ma tete se tourna vers Joe et darin. Sur ses levres, je pouvais lire sa question : Je lui tire dessus? Ma réponse fut négative. Je savais que cette saloperie pouvait encaisser du calibre 20mm sans meme broncher, tant sa chtinine est épaisse. Meme un lance grenade ne pourrait pas en venir à bout. Je ne voyais qu´une seule solution. Elle me déplaisait franchement, mais c´était ça ou la mort.
La créature se crispa sous l´impulsion. Son corps tomba sous le choc. Puis elle commença à remuer de manière désordonnée. A ce moment, j´ai fait signe a tout le monde de bouger vers la rampe, lentement. La créature était aux prises avec un ennemi qu´elle ne connaissais pas, et son trouble augmentait. Les membres du groupe avançaient en colonne serrée le long du mur. Mais il arriva une chose que je n´avais pas sentit. De l´autre coté du hall, une porte s´ouvrit et trois membres de la faction monolith en sortirent, visiblement pris de panique. " Elles" arrivaient, montant par les escaliers et les cages d´ascenceur. L´impulsion jeta la mygale sur les stalkers survivants tandis que je commençais à courir, le reste du groupe sur mes talons. Je n´oublierais jamais les cris de ces hommes au moment ou les chélicères de la bete broyèrent le premier d´entre eux. Darin Hurla dans sa radio pour que Dashkin se bouge le cul de nous sortir de cet enfer. Arrivés au sommet de la rampe, l´hélico nous faisait face. C´est alors que nous courrions vers notre salut que les horreurs arrivèrent dans le hall. Au moins une soixantaine d´entre elle, surgies des entrailles du labo. Trop. Beaucoup trop. Darin jeta son sac dans l´hélico et aida les autres à sauter dans le cockpit. Alors que j´allais monter, le mitrailleur fit feu. Le canon du hind commençait à faucher les créatures arrivant à la surface. Darin m´enpoigna et me fit monter dans l"hélico. A peine nous étions montés que Dashkin lançait les turbines à plein régime pour quitter le sol. Il était temps. Je savais que nous devions nous éloigner au plus vite. Sur ma montre, 10 secondes. Malgré le bruit des moteurs, j´entendais Le pilote jurer comme un charretier pour motiver sa machine. Puis soudain, le nuage blanc. Un dome de lumière étincelante engloba de labo dans un vacarme assourdissant. Le labo 2501 venait de disparaitre de la surface du monde.
Après un moment, de répis, j´ai demandé à Dashkin de faire un survol de la base. Il n´y avait plus rien. Le cratère laissé par la charge, une demi-sphère parfaite, attira beaucoup de regard interrogateurs. La question vint de Viveck:
-Qu´avez vous utilisé pour détruire le labo? Aucun explosif n´est assez puissant pour provoquer autant de dégats, et surtout, aucun ne peux laisser ce genre de marques....
-De l´antimatière.
La réponse les laissa incrédules. Darin souriait, car il savait depuis le début comment je comptais raser le complexe. Ainsi, il n´y aurait plus de décombres à faire parler.
Nous sommes de retour depuis deux heures. Dans quelques minutes, le soleil va se lever. A la radio, les forces qui ont attaqué le QG de l´armée ont disparues dans la zone. Sans une trace. Désormais, plus que les militaires, la faction monolith risque de nous poser probleme. Il semble que la mort de leur chef ne leur ai pas porté un coup assez fort. Alors il faudra à nouveau frapper. En attendant, les regards des autres sont pleins de questions. Ils n´ont pas compris pourquoi la Mygale ne nous a pas attaqué, et me soupçonnent d´y etre pour quelque chose. Je n´ose pas leur dire. Si seulement tu était là frérot.
Beuuhh , j´ai pas buté assez de monde moi !
C´etait eskellent ^^
Son saque plie sous l´impact en meme temps qu´un trou noir y apparait.
Il fallait comprendre son " casque", désolé mais j´étais pas en état de relire....
Bon bah le test habituel, si vous suivez encore mon histoire laissez un post, parce que je prefere continuer pour des gens que pour " la gloire".
Ben je laisse un post alors
. D´ailleurs je crois qu´en longueur, tu m´as battu ![]()
Chié, j´ai raté mon ![]()
oui, mon chapitre était trop grand pour etre posté en une fois.
ça m´angoisse un peu pour la suite, le prochain en prend aussi le chemin...
Au fait, le prochain sera plus " background", donc pas de nouvelles peripeties du café. Mais par contre, bientot une petite serie de posts sous mon autre pseudo, dans un esprit totalement délirant, en hommage à ce bon labattre, disparu corps et biens dans la zone, par ce pale matin d´hiver qui nous enleva non seulement un conteur plein de vie, mais aussi un joyeux camarade....
Amen.