Bon et bien j'ai terminé Katawa Shoujo.
Une œuvre bien naze dans l'ensemble. Mal écrit, répétitif, ennuyeux, chaotique…
C'est bien simple, ce jeu se présente de cette manière. Nous avons un premier acte pour choisir la fille que nous romancerons tout au long du reste du jeu. Le problème, c'est que certaines nous sont à peine introduites tandis que les autres sont sans arrêt présentes à se faire remarquer.
Disons simplement qu'Hanako et Shizune partent avec un énorme avantage.
Alors les différentes routes.
Hanako (tête brûlée) : Hanako est une fille asociale, extrêmement timide et sans personnalité. Et donc, comme toutes les filles timides et girly, elle doit être sauvée de son trauma psychologique par le héros white knight. Cette fille est tout ce qu'il y a de détestable, on a qu'une seule envie, celle de la secouer pour qu'elle prenne sa vie en main. Assez drôle lorsque l'on sait qu'Hanako est très vite devenue l'icône principale de ce jeu.
Lilly (reine des aveugles) : Lilly est une gaijin calme et reposée, meilleure amie de l'infâme Hanako en raison de leur caractère plutôt compatible. Elle se comporte comme une mère poule avec la plupart de ses camarades, toujours gentille, souriante et insipide. Elle se révèlera encore pire qu'Hanako.
Shizune (vœu de silence) : Shizune est déjà un peu plus intéressante. Compétitive, perverse, prompts aux changements d'humeurs… Elle est toujours accompagnée de son amie Misha (Wahaha). Au final l'histoire ne vole pas bien haut mais après les horreurs qu'étaient Lilly et Hanako, Shizune apporte comme un vent de fraîcheur. Apparemment, la beta prévoyait un peu plus intéressante (même si moins bien écrite). Pour l'avoir testé, la beta apportait divers détails supplémentaires, pas forcément à la route en elle-même, mais notamment à certains personnages secondaires du jeu qui prenaient alors une toute autre importance.
Emi (fullmetal runner) : Emi est la motivation incarnée. Elle est toujours partante. Elle ne sait pas forcément toujours pourquoi mais elle est partante. Contrairement aux autres patates de l'établissement Yamaku, elle est très fière et indépendante et ne veut pas que sa vie soit régie par son infirmité dont elle fait tout pour passer outre. Ce qui en fait au final un personnage assez attachant et intéressant. De plus, elle est amie avec…
Rin (pas d'chocolat) : Rin, une artiste peintre sans bras qui ne partagent pas les mêmes valeurs morales ou sociales que la plupart des gens qui l'entoure (les gens comme Lilly ou Hanako, qui ont tendance à considérer le moindre sujet comme tabou). Ce qui en fait une personne non seulement intéressante mais surtout tellement réaliste. En effet, comme pour une véritable fille, la moitié du temps, je ne comprends rien de ce qu'elle raconte.
Voilà, donc au final, ce jeu n'a pas changé ma vie, ne m'a pas redonné foi en l'humanité sauf peut-être Kenji, notre meilleur ami (malheureusement impossible à romancer) et au final, je me demande bien comment cette immondice a eu autant de succès. Peut-être qu'en comparant avec les eroges japonais basiques ? Je ne sais pas. Une chose est certaine cependant, c'est que les eroges ne sont pas fait pour les simples aventures sentimentales, surtout si cela se passe dans un univers japonais bien prout-prout.