Bon, allons-y tant que je me souviens encore de tout.
Mes impressions face à 2001 : A Space Odissey.
Tout d'abord, je tiens à féliciter Mr Kubrick pour l'incroyable travail effectué sur les effets spéciaux. Lorsque l'on sait que le film est sorti 10 ans avant Star Wars, qu'il n'y a pas de halo lumineux autour des personnages ou de choses dans ce genre, qu'il n'y a pas de son dans l'espace, chose que je n'ai pu voir que très peu de fois (à savoir dans les séries Battlestar Galactica et Firefly).
Le film est donc divisé en quatres parties.
Première partie : l'aube de l'humanité, présentant un groupe de primates tentant de survivre sur une planète désolée. Durant la nuit, un monolithe étrange fait son apparition et ainsi commence les interrogations. La scène de l'utilisation de la première arme est vraiment bien tournée.
Rien à redire sur cette partie. En fait, selon moi, c'est la seule partie intéressante du film (un comble pour une odyssée spatiale).
Seconde partie : Enfin dans l'espace.
Un cargo de voyage dont on entendra jamais reparler et dont tout le monde se fout. On a vraiment l'impression que le changement de bobine s'est mal effectué et que l'on nous a mis un autre film. La bande-son constituée de valses et de
eeeEEEEEEEEeeeeEEEEEEeeeeeEEEEEEeEEEEeEeEEEEEEEEEe
eeeeEEEEeEEEeEEeeeeeeEEEEEE criards n'arrange rien. Cette partie n'a aucun intérêt et pourrait facilement être retirée du film sans que personne ne le remarque.
Troisième partie : Mission to Jupiter.
Cette fois-ci, l'intérêt se rehausse légèrement. On assiste à une mission spatiale venue faire on ne sait trop quoi. Cette partie nous est introduite par un formidable effet de course infinie. Niveau visuel, à l'époque, cela devait véritablement être impressionnant… Mais comme nous l'a prouvé Avatar, la technique n'est rien si le reste ne suit pas.
Or, le scénario est cousu de fil blanc, il est possible que l'ordinateur ait commis une erreur donc il faudrait le débrancher. Résultat, oh ! L'ordinateur n'est pas d'accord et tente de tuer les deux rebelles.
Jusqu'ici tout va bien, on savait d'avance ce qui allait arriver (même pour l'époque, c'était cliché, ne soyez pas mauvaise foi, entre Asimov et tous les écrits sur la robotique sachant en plus que Dune présentant le Jihad Butlerien est sorti trois ans avant ce film, ce n'était pas nouveau).
Puis vient l'intermission. Trois minutes de rien en plein milieu du film. Cela pourrait encore passer pour un joli effect de style, cependant, l'incohérence scénaristique ne se fait pas attendre lorsque l'ordinateur devient irrationnel (un ordinateur irrationnel, oui) et pique une crise de ce que j'appellerai "DESTROY ALL MEATBAGS". Il tue donc tous les membres de l'équipage, même ceux qui sont endormis et qui ne lui veulent potentiellement pas de mal.
Après cela le dernier survivant humain réussi donc à débrancher l'ordinateur (débranchez donc l'alimentation du votre, vous verrez, il ne s'arrête pas immédiatement, il devient de plus en plus lent et noir avant d'être hors-service. Sisi, je vous jure !)
Puis arrive la quatrième et dernière partie.
Dernière partie : Lucy in the Sky with Diamonds.
Pendant un instant, je me suis cru sur Souvenirs From Earth. La chaîne culturelle et artistique de la TNT. D'ailleurs, je pense qu'ils ont été fortement inspirés par ce film.
On assiste donc à une demi-heure environ d'images psychédéliques telles que la formation de testicules en fusion ou un spermatozoïde se baladant dans l'espace.
C'est très concept. Et long. Et chiant. D'ailleurs, je ne l'ai pas forcément dit mais même les parties un tant soit peu intéressantes sont dotées de longueurs et si l'on peut au début s'extasier devant ce qui apparaît être un souci de détail, on s'aperçoit très vite que l'on va tout de même bien s'emmerder.
Après que la demi-heure hippie soit terminée, reste les 5 minutes de fin du film.
On assiste donc à une scène sans queue ni tête qui marquera David Lynch à vie puisqu'elle va lui inspirer notamment Mullholland Drive, Lost Highway et Inland Empire.
Conclusion : On ne sait absolument rien de ce qui arrive à ce pauvre Dave, ni du monolithe ni de ce qu'il représente. L'histoire se concentre donc essentiellement sur un ordinateur fou qui tue l'équipage de son bâtiment.
Deux ans de tournage et 6 millions de dollars investis pour donner ça.
Avec le même budget, j'aurai été capable de tourner un meilleur court-métrage.