On était à deux doigts de tout perdre, sur counter-strike.
Même si l'on ne s'était rencontré que fortuitement, par sélection aléatoire, de forts liens s'étaient déjà formé entre nous. Peut-être est-ce la force de liens de camaraderie qui se créent lorsque l'on joue dans la même équipe, peut-être est-ce la façon dont nous parlions tous le globish avec nos accent respectifs.
Nous menions l'équipe adverse de plusieurs points, puis tout a basculé, elle s'est mise tout d'un coup à nous arracher des points, les uns après les autres.
Lors du dernier round, celui qui allait déterminer l’équipe victorieuse, catastrophe : mon équipe de contre-terroriste a été décimé, et leurs cadavres gisaient dans le sable brûlant de Dust II.
Moi et mon ridicule AK-47 étions seuls face à une équipe surentraînée de poseurs de bombes.
Ils étaient trois. Je vis l'un dans le petit couloir qui mène au site A. Pas le temps de lui tirer dessus, sa tête disparaît. Par réflexe je lance une grenade au-dessus de moi... Qui fait mouche ! Ensuite ses deux copains déboulent et leurs armes d'assauts font pleuvoir le feu sous un soleil déjà brûlant.
Ne tenant qu'à mon instinct de survie, j'agrippe ma kalachnikov, et ma main la dirige toute seule vers leur têtes. En quelques balles, c'était terminé. J'avais envoyé mon équipe sur la victoire. Tous me félicitait chaleureusement en criant "Nice" "Nice shoot" "GG" "OMG awesome O_o", j'avais la sensation d'être devenu un vrai héros.