Ah putain. J'ai retrouvé un éditorial culte du figaro magazine.
Remétons-nous dans le contexte. En 1986, début de la cohabitation Mitterand-Chirac, l'ensemble de la droite tante de faire passer une loi de merde appelé "loi Devaquet". Cette loi de réforme de l'enseignement supérieur voulait imposer la sélection des élèves à l'université, et les mettre en concurrence.
Cette loi qui était un danger fondamental, pour des raisons que vous comprenez. (Diplôme d'université de province ne valant plus rien. Bac complètement inutile. Etc)
Ainsi les étudiants sont parti manifesté en masse. Il y avait même 1 million de manifestant dans les rue de Paris, une journée de décembre.
Et il y a un crétin du figaro, furieux de voir la jeunesse s'emparer de la politique, a écrit cela :
"Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de « Touche pas à mon pote ». Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part.
Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre. L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse.
Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de moeurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore.
Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. Osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre"
Bien votre sida mental, les jeunes ? 