Le système est tellement bien pensé qu'il est quasiment impossible pour un candidat de gauche (et par gauche j'entends la vraie gauche pas la version socio-démocrate ascendant centriste et autoproclamée "Parti Socialiste" ) d'accéder au pouvoir.
Quant aux élections qui approchent, nous en sommes à un tel stade de personnalisation du pouvoir que certains candidats ne prennent même plus la peine de mentionner le parti auquel ils sont affiliés (pas la moindre mention de l'UMP et du FN sur les affiches de Sarkozy et de Lepen, un logo timide dans un coin du prospectus sur celle de Hollande).
Et tout ceci pour justifier une élection dont le bien fondé est vraiment contestable, la fonction de président de la république est totalement désuète, et ne sert pas vraiment. Un premier ministre suffit amplement
.
Une proportionnelle à un tour aux législatives + gouvernement issu de la tendance majoritaire et c'est tout.
A la limite, on pourrait en concevoir l'intérêt en tant que contre pouvoir potentiel si les législatives et les présidentielles étaient séparées dans le temps comme cela pouvait être le cas auparavant ce qui donnait lieu, parfois à des cohabitations. Avec cette histoire de quinquennat, on est passé de trois ans d'impunité à 5 ans, car les élections présidentielles + législatives ont lieu en même temps.