"— De toute façon, nous avons un problème de surpopulation. Ce qui est terrible, c'est qu'on ne fait rien, on se laisse envahir par des gens qui n’ont pas la même culture que nous... Plus qu’une invasion, c’est une colonisation. Ils nous imposent leur façon de vivre et on les encourage.
— C’est sûr, c’est un fléau. Ça finira par exploser, parce qu’on entend de plus en plus des discours de haine.
— De haine contre la France, vous voulez dire ! C’est la raison pour laquelle la guerre civile, on y va droit, et encore ce n’est pas tout à fait vrai, parce que les Français sont tellement mous, tellement peu combattifs, qu’ils se laisseront faire.
Marcel proteste : « Pourtant, on ne s’est jamais laissé faire dans l’Histoire. »
Arrivent l’entrée au saumon et le vin.
Nous trinquons et Didier, jusqu’ici silencieux, nous expose brièvement les raisons de sa venue au Front.
— Les étrangers, quand on commence à en avoir plusieurs à côté, c’est gênant.
Sylvain n’a donc qu’une solution à préconiser :
— Quand une famille étrangère arrive dans votre immeuble et qu’elle commence à mal se comporter, à faire du bruit et qu’elle fait venir d’autres familles et que votre immeuble se remplit petit à petit, il faut déguerpir. Je recommande aux gens de vendre tant que leur logement vaut encore quelque chose, après c’est trop tard.
— De toute manière, c’est flagrant, la population a changé, poursuit Marcel. Je suis parti à l’étranger durant plusieurs années, quand je suis rentré, j’ai eu un choc. Je ne reconnaissais plus mon pays. L’autre jour, je suis allé à Bruxelles en train. Eh bien, la gare du Nord, ça fait peur, vraiment ça fait peur. Je me suis dit : il y a quelque chose qui me dérange, mais attention, je me défends d’être raciste.
— Si vous commencez à compter les Français de souche, vous vous apercevez qu’il n’y en a pas. Dans certaines villes, il n’y en a plus un seul, vous pouvez le vérifier, suggère Sylvain.
Et alors que, pour la troisième fois dans la conversation, Marcel nous assure de son antiracisme, il nous déclare tranquillement : « Le noir, ça ne me va pas ».
— Et le problème des noirs, c’est que ça se voit, nous signale Sylvain, toujours aussi perspicace et venu ce samedi sans sa compagne martiniquaise, une femme « toute noire », comme il me l’avait un jour décrite."
Maginifique passage d'une conversation enregistré entre le secrétaire général du fn pour les haut-de-seine et deux militants 