Je me suis proposé d’écrire sur les maladies produites par la masturbation, et non pas du crime de la masturbation : n’est-ce pas d’ailleurs assez en prouver le crime que de démontrer qu’elle est un acte de suicide ? …
J’ai vu un jeune homme atteint d’épuisement dorsal. Il était d’une fort jolie figure et, malgré le fait qu’on l’ait souvent averti de ne pas se livrer au plaisir, il s’y livra néanmoins et devint difforme avant sa mort… Le cerveau même, dans ce cas, paraissait s’être consumé. En effet, les malades deviennent stupides et si raides que je n’ai jamais vu une si grande immobilité du corps. Les yeux mêmes sont si hébétés qu’ils n’ont plus la capacité de voir…
La peinture du danger, quand on s’est livré au mal, est peut-être le plus puissant motif de correction, c’est un tableau effrayant propre à faire reculer d’horreur. En voici les principaux trais : un dépérissement général de la machine ; l’affaiblissement de tous les sens corporels et de toutes les facultés de l’âme ; la perte de l’imagination et de la mémoire ; l’imbécillité, le mépris, la honte ; toutes les fonctions troublées, suspendues, douloureuses ; des maladies longues, bizarres, dégoûtantes ; des douleurs aiguës et toujours renaissantes ; tous les maux de la vieillesse dans l’âge de la force… le dégoût pour tous les plaisirs honnêtes, l’ennui, l’aversion des autres et de soi ; l’horreur de la vie, la crainte de devenir suicide d’un moment à l’autre ; l’angoisse pire que les douleurs ; les remords pires que l’angoisse… voilà l’esquisse du sort réservé à ceux qui se conduiront comme s’ils ne le craignaient pas.'
Non mais avouez qu'on trouvait des cas à l'époque 