Désolé Flexokick mais là tu tiens le discours typique de ceux qui n'ont pas à s'en faire pour leur avenir. Des privilégiés qui ont une poutre dans l’œil et qui se permettent de donner des leçons à des pauvres gosses qui n'ont pas les armes pour lutter sur le marché du travail.
BDSM > Si tu veux faire prof, c'est une chose.
Mais ceux qui ne veulent pas faire prof, ils font quoi ? Il y a peu de débouchés.
Tu parle du filtre de 1ere année, oui :
Du coup, on a des milliers et des milliers d'étudiants, TOUS LES ANS, qui naviguent d'une filière à l'autre, et font 3 ou 4 premières années différentes avant de quitter les études... Du gâchis total ! Pour tout le monde ! Le contribuable et eux mêmes.
On est d'accord qu'il y a des trucs à faire sur l'orientation.
flexokick > Et oui, quelque part, je suis pour interdire, même si ça te choque, le lycéen qui dit "je ne sais pas quoi faire.... j'ai la moyenne en Histoire alors je vais aller en Histoire...."
Lui, tu lui dis "non !"
Mais de toute façon, on pourrait éviter ça en amont s'il y avait de vrais conseillers d'orientation, et des cours d'ouverture à la vie professionnelle.
Car quand j'étais au lycée, je me rappelle d'une grosse qui est venue avec ses transparents (ancêtre de powerpoint) et qui a dit "il y a la prépa, les iut, les bts, la fac... démerdez vous !"
Si j'étais au pouvoir :
En terminale : TOUTE LES SEMAINES, 1 heure de cours "professionnel".
TOUTES LES SEMAINES, on fait venir un professionnel différent :
- la première semaine, on fait venir un boulanger.
- la deuxième, un plombier
- la troisieme, un informaticien
On fait venir aussi un garagiste, une secrétaire, un médecin, un agriculteur, un caviste, un routier, un policier, un commercial, un comptable, etc etc....
Chaque semaine, pendant une heure, un mec vient expliquer son métier, comment se passe sa vie de tous les jours, qui sont ses clients, ses fournisseurs, et avec quels métiers connexes il travaille.
Chaque semaine, un professionnel différent.
Voila comment on devrait faire ! Plutôt qu'une grosse qui pue qui te décrit uniquement les filières, sans jamais te parler de la finalité.
"Il y a déjà un tri qui permet d'éliminer ceux qui ne sont pas motivés en première, comme dans les autres filières, 75% ne passent pas la première car ils ne travaillent pas assez ou alors il faut avouer qu'ils ne disposent pas des facultés intellectuelles requises pour se prétendre philosophe."
Y'a surtout un tri social entre ceux qui viennent avec de bonnes bases et qui ont un soutien familial derrière et ceux qui galèrent, qui sont notamment obligés de travailler en même temps que leurs études.
Après on parle de compétition et de responsabilités individuelles, sauf que les dés sont pipés.
Là est toute l'hypocrisie de l'université, dans cette aveuglement sur une sélection officielle qui conduit à une sélection officieuse sauvage qu'on légitime après coup.
Bof, j'ai pas connu beaucoup de gens qui savaient ce qu'ils voulaient faire en terminal, et c'est pas ça qui va changer avec une heure de formation professionnelle en terminal (d'ailleurs, un boulanger en terminal...
?).
Plus que des professionnelles, c'est plus des représentants de l'enseignement supérieur qu'il faudrait multiplier : rendre obligatoire la présence sur des salons étudiants une fois par trimestre par exemple.
J'ai su ce que je voulais faire exactement qu'en 4éme année post bac personnellement, à force de stage, de projets ou de cours. Qu'un type vienne te parler de son job une heure en terminal, ça a très peu de chances de créer beaucoup de vocations à 18 ans.
Après, c'est différent pour ceux qui s'orientent vers des filières courtes (bac pro par exemple)
Differentes études ont montre que ceux qui travaillent pendant t leurs études (c'est mon cas) s'insèrent plus facilement sur le marché du travail, SaleNoble.
Désolé Salenoble, mais tu te trompes, déjà parce qu'on se connaît pas alors évites les généralisations à deux balles et enfin parce que je ne fais la leçon à personne.
Simplement je ne place dans mon ethique personnelle la réussite financière, patrimoniale et sociale au dessus du reste.
Après que d'autres pensent le contraire ne me dérange pas, mais si on était venu me voir en me disant, telle filière que tu veux embrassée est bouchée, va faire du commerce ou de la banque, j'aurais dit non.
Tant que la société sera focalisée sur l'emploi comme l'alpha et l'omega de toute décision (et par conséquence que tout dans la société doit être régit sur la base de décisions économiques), j'y serai opposé, même si j'ai tort.
Et franchement d'où je donne des leçons aux pauvres??? Cites les passages stp.
Je dis qu'on est libre de nos choix, que l'échec n'est pas une fatalité, sauf sans une société comme la nôtre où l'échec est stigmatisant au lieu d'être enrichissant.
J'ai plein de potes ayant foiré leur orientation à la fac qui se se sont reformés par la suite et qui gagnent bien leur vie dans des métiers manuels qui sont les voies de garages vendues par l'Educ Nat (si tu bosses pas tu feras un cap/bep...)
Quelle honte à celà? aucune.
Merci l'oligarchie au pouvoir
Regardez le déficit depuis que l'Oligarque-Président Giscard a fait sa loi Pompidou-Rotshild, depuis dans la Constitution européenne d'abord grâce au traité de Maastricht et enfin grâce au traité de Lisbonne - Pourtant refuser par la majorité des français par référendum avec 85% de participation (plus que pour n'importe quelle élection présidentielle ou législative).
Le déficit publique depuis 1973 : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/68/Dette_publique_France_1978-2010.png/330px-Dette_publique_France_1978-2010.png
Qe ce soit dans les filières de lettres et sciences humaines ou dans les filières d'informatique, il y a de nombreux cours de remédiation et de remise à niveau. Bien sûr, si on dispose de lacune,s il faut bosser pour se donner des chances, et ne pas avoir honte de fréquenter ces cours supplémentaires si on a des difficultés.
Personnellement dans ma famille, j'ai été le premier à faire des études universitaires, et cela ne m'a empêché de taper les grandes distinctions sans forcément sacrifier ma vie sociale. Peut-être que j'ai eu la chance d'avoir des capacités cérébrales adéquates, et en soi tu as raison de dire qu'on ne peut pas tout avoir parce qu'on a beaucoup bossé et qu'on devrait le mériter. Il y a une part d'injustice, mais cela ne doit pas empêcher de pouvoir rêver de s'élever. Je viens d'une famille sans importance et au final par mes études j'ai eu une relation sentimentale avec une fille issue d'une des familles les plus puissantes de Belgique, des vernissages mondains etc. Je le dois sans doute en partie parce que chaque jour je me sens obligé d'être plus intelligent, d'être plus cultivé et de me lancer sans cesse de nouveaux défis intellectuels. Mais comme je le disais, ça dépend des aspirations, en soi je ne suis jamais rassasié et des gens mènent une vie bien plus paisible en choisissant un métier plutôt correctement payé et élèvent tranquillement leurs enfants sans se soucier d'être chaque jour plus intelligent
Chacun sa recette de la vie réussie.
Je ne te visais pas toi en particulier Flexokick mais un discours dominant purement individualiste.
"on est libre de nos choix"
Encore faut-il les connaitre et avoir les moyens de les réaliser.
"une fatalité, sauf sans une société comme la nôtre où l'échec est stigmatisant au lieu d'être enrichissant."
Donc dans ta tête tu penses que non mais tu constates quand même que oui... T'es un peu dans la contradiction là, voire dans la négation des réalités.
"Qe ce soit dans les filières de lettres et sciences humaines ou dans les filières d'informatique, il y a de nombreux cours de remédiation et de remise à niveau."
De ce que j'en ai vu, non, clairement pas. De plus même quand ça existe il faut en avoir l'énergie et le temps, ce qui s'avère difficile quand tu bosses.
En soit, en France, je pense qu'il y a toujours moyen de s'en sortir mais il faut avouer que le milieu dans lequel tu évolues influence fortement tes chances. Il n'y a pas vraiment d'égalité et certains doivent travailler beaucoup plus dur pour arriver au même résultat que d'autres.
C'est particulièrement le cas des concours où les langues sont importantes (écoles de commerce, sciences po voir même certaines écoles d'ingénieurs) : quand tu as des parents qui t'ont envoyé en séjours, en immersion à l'étranger, tes chances sont décuplés. En prépa, j'ai du bosser à l'usine deux mois pendant que certains partaient en Angleterre en séjours d'immersion.
Pour moi, l'un des moyens pour remédier à ça serait de mettre une note éliminatoire (en-dessous de 7 par exemple) mais qu'elle ne soit pas prise en compte dans une moyenne. De toute façon, on apprend à parler une langue étrangère en Erasmus.
Trouver le juste milieu entre la culture de l'excellence et l'égalité est toujours très compliqué. ![]()
Mais c'est pas vraiment le sujet au final, je pense que c'était bien pire il y 30-40 ans à ce niveau. ![]()
Bah personnellement, j'ai pu le constater de moi-même. En informatique, il y a la possibilité pour chaque cours d'avoir accès chaque semaine à deux heures de cours supplémentaires gratuitement avec le professeur après les horaires de cours habituels pour poser ses questions. Et c'est pourtant une école d'informatique très cotée en Belgique auprès des employeurs. Tout est fait pour remonter au mieux les capacités des étudiants.
Après comme le disait la directrice à l'époque, les études doivent être considérés comme un emploi à plein temps. Il faut par exemple évidemment refuser de sortir avec des potes s'il y a un cours ou un projet. C'est comme le travailleur, tu n'es pas disponible. Pendant les années de ton cursus, la priorité ce sont tes études d'informatique, et non pas les amitiés, les amours, la famille etc.
Cela confirme ce que je dis BDSM, si t'es obligé de travailler à côté parce que t'as pas de soutien financier t'es clairement lésé.
Tu fais comme si tout était juste, si la réussite équivalait parfaitement à l'intelligence de chacun mais c'est juste une illusion que tu entretiens pour te rassurer.
En Belgique, c'est moins courant de devoir bosser pour s'offrir un logement d'étudiant grâce à un réseau d'enseignement assez dense. Bref, par exemple, beaucoup d'étudiants restent chez leurs parents pour travailler. J'ai d'ailleurs connu plusieurs fois des étudiants qui font deux heures de trajet par jour pour rejoindre l'université. Ils partent tôt le matin et reviennent tard le soir, et ils profitent des trous dans la journée pour vaquer à certains projets. Le problème, c'est cette manie de penser que les étudiants doivent avoir un logement dans une autre ville ou autre. C'est parfois bien plus rentable d'étudier dans l'université de sa ville ou de voyager un peu chaque jour pour obtenir plus de 80% à ton diplôme. Si ta qualification est recherchée et que tu as d'excellentes notes, le fait que ton école ne soit pas la plus prestigieuse n'empêchera en rien ton insertion sur le marché de l'emploi vu qu'il y a de toute manière pénurie.
beaucoup d'étudiants restent chez leurs parents pour travailler
j'entends ici plancher sur ses cours.
Je parlais de la France, après je ne sais pas comment ça se passe en Belgique.
Toutes les universités/écoles ne se valent pas. En Picardie par exemple, si tu vises quelques choses de bien, il n'y a pratiquement aucune alternative. C'est Paris ou Lille.
Après, comme je l'ai dis, en France il y a toujours moyen de faire de bonnes études quelque soit ton milieu social. C'est pour le Top qu'il y a de vraies inégalités (et je dis ça en étant dans une très bonne école).
Aussi, il faut noter que pour les filières les plus recherchés, il y a un financement public qui diminue au mieux les frais ou les annule carrément pour les plus précaires.
Par exemple, mon école d'informatique me coûtait 300€/an pour un prix plein, et l'université pour la philosophie m'a coûté 800€/an pour le cursus. Avec possibilité d'avoir accès à ces cours gratuitement pour les plus pauvres, et il n'y a pas de frais de matériel ou autre ( en informatique, on peut bosser sur session privée dans un local si on a pas les moyens de s'offrir une machine ).
Bref, il y a possibilité de suivre des cursus recherchés sans grand frais.
Tu ne peux pas isoler le "top" du restant de la société, tout est lié. D'autant plus qu'en temps de crise les étudiants des grandes écoles se rabattent sur des postes moins côtés, ce qui en chasse certains postulants traditionnels qui se rabattent sur autre chose...
Tu te retrouves par exemple dans la fonction publique avec des fonctionnaires sur-diplômés.
Bref, elles sont partout les inégalités.