JV = Art.
Art =/= œuvre philosophie au sens littéraire tel que le conçoit certains (
).
Art = perspective du monde, donc une philosophie en soi, n'est-il pas ?
Les philosophes parlent bien souvent des mêmes thèmes, ce qui diffère et qui fait de chacun de ces types un monument du domaine c'est simplement l'originalité du concept, la perspective du monde et l'intelligence du raisonnement.
C'est d'ailleurs pour ça que j'aime autant le style littéraire du grotesque tel qu'il est présent chez Poe par exemple. (osef, ok...)
Pour en revenir au sujet maintenant les éléments indispensables analysés, on trouve de la philosophie partout.
Y a de la philosophie dans Naruto (Le concept Nietzschéen du surhomme, la volonté de puissance...). Cependant... tout le monde ne verra pas la même chose dans une "portée philosophique" (comme le dit Sophie), et là est tout l'intérêt.
Ce qu'on y voit est surtout le reflet de soi-même au contact de certains éléments savamment disposés, là est tout l'intérêt d'une œuvre, de son côté unique comme de son côté intelligent (totalement absent d'un Naruto, évidemment, puisque c'est qu'un shonen de merde : là se situe d'ailleurs la nuance pour ce côté-ci).
Silent hill est bourré de poésie macabre. Chaque plan, chaque avancée du scénario renvoie à une partie de l'âme du joueur ciblée précisément, et ce sont les jeux aussi bien ficelés dans ce sens qui s'accorderaient je pense au message que l'auteur a voulu passer.
Silent hill est à mon sens le jeu le plus "philosophique" qui soit, d'ailleurs.
Le parallélisme entre le monde normal et altéré et la quantité de symboles, la remise en cause de la santé mentale du personnage, les sentiments qui demeurent finalement le seul équilibre indéniable... tant de petits détails qui m'ont fait totalement adhérer à la série.