Je suis totalement d´accord avec la totalité des messages de JETERO. Enfin quelqu´un dont je partage la même pensée.
Pour la peine je remets quelques parties qui m´ont paru les plus importantes dans ce qu´il a écrit :
"
Tout ca pour dire que tout ca est relatif, en tous cas pour moi, Vivre c´est vivre; puisque il n´y a pas de but apparent et défini a notre existence, chacun fait ce qu´il veut, et la normalité n´est qu´ephemere.
Chacun fait ce qu´il peut, au moment ou il le peut. Je ne prends pas ça comme une sorte d´indulgence, ou de compassion envers mon prochain, mais comme une contrainte de l´espace-temps. A un moment T, cette personne ne pouvait faire autrement que ce qu´elle a fait, car à cause de son état interne et de l´état de l´univers en général à ce moment T, il n´aurait pas pu en etre autrement.
L´instinct de survie et de reproduction sont à la base d´une somme énorme de comportements et de besoins, qu´on ne se pose meme plus la question de leur "légitimité" tant ils sont nombreux et devenus banals pour nous tout au long de notre vie.
Là ou ça devient intéressant, c´est qu´on a la capacité de raisonner, de freiner ces instincts, a contrario des animaux. Il y a donc en nous un combat qui oppose litérallement des parties de notre cerveau."
Personne n´a lu mes deux messages développés en première page de ce sujet ?
Me considérez vous comme un no life ? (n´ayez pas peur d´être bien cru, je ne suis pas susceptible si c´est bien argumenté ^^)
Il n´y a aucun but à une vie, alors pourquoi ne pas la passer à jour ou à rester sur internet si on le peut ?
La normalité n´existe pas ! Je le répète régulièrement, Irl comme sur internet, chacun la sienne, ou plutôt chacun ses préférences.
Le "no life" n´est pas forcément quelqu´un qui a peur de la réalité, ça peut aussi être quelqu´un qui au contraire n´en a pas peur mais est écoeuré et ne veut pas perdre son temps avec les "abrutis" de dehors.
Si je vois plus souvent des contacts connus sur internet que les anciennes connaissances connues dans mon cycle scolaire c´est qu´il y a une raison : nous n´avons pas les mêmes sujets d´occupations.
Le foot c´est sympa, mais je suis pas un supporter d´une équipe quelconque et je me fous des transferts.
Le tunning j´en ai rien à battre même si ça peut être joli.
Les rumeurs sur machine et bidule, avec truc qui trompe chouette j´en ai rien à foutre aussi.
Bref, si c´est ÇA la normalité de mes connaissances Irl je préfère être seul avec mon pc et ma connexion en étant considéré comme no life, associable, et fuyant la réalité et les contacts Irl.
Les gens qui fuient les autres ne sont pas des faibles, mais bien souvent au contraire ils prennent les autres pour des sans cervelle, ou plutôt pour des individus qui ne savent pas s´extraire de leur formatage de base qu´impose une vie dans une société comme celle dans laquelle nous vivons.
J´ai du mal à m´entendre durablement Irl avec les personnes qui ne savent pas faire preuve d´un peu de cynisme, de réalisme, et qui ne se battent pas avec eux même entre leurs instincts et leurs pensées.
Cette dualité est pour une moi une preuve de réflexion de la part de quelqu´un.
Après ça ne veut pas dire que je considère comme irrémédiablement crétin ceux qui ne vivent pas ainsi, car ce n´est qu´un paramètre de plus, mais je comprends parfaitement qu´on puisse fuir des individus dont on ne partage pas la façon de penser, de vivre, et les occupations.
Autre chose.
Les no lifes travaillent aussi.
Faut bien se payer le dernier jeu, le pc qui sera capable de le faire tourner, ou acheter ses 20 mangas par semaine, ou encore le billet de train pour la convention jeu de rôle qui est à Paris alors qu´on est à Marseille.
En comptant que je sois un no life, le moindre composant de mon pc provient du fruit de mon travail, et de personne d´autre.
Pas de papa maman, de la famille, ou quoi que se soit.
Et je ne deale pas, ne vole pas non plus...
Bref, finalement pour moi le "procès" no life, si on excepte les cas pathologiques mettant en péril la santé physique de l´organisme humain, est une aberration pour ne pas dire un manque flagrant de tolérance envers ceux qui n´acceptent pas la vie pré formatée que la société nous impose.
La société c´est ce qu´on en fait.
Mais pour vivre en harmonie faut pas forcer les gens à vivre comme nous on le veut.
Les types qui pensent tunning à longueur de journée, tant qu´ils foutent pas leur musique à fond devant chez moi quand je pionce, ils me gênant absolument pas.
Les mêmes abrutis qu´on forcerait à squatter un jeu auquel je joue sur internet et qui par ennuie foutent le souk là ça me dérangerait.
Il faut que les gens apprennent à ne pas avoir peur des autres modes de vie.
Qu´ils comprennent que la différence n´est pas une maladie, mais simplement une question de choix et d´appréciation de passer le temps de la vie à faire ce qui nous plait à nous et non ce qui est "à la mode".
Rien de plus con qu´une mode... une bête façon de rassurer tout ceux qui veulent se donner l´impression de changer tout en changeant tous en groupe pour pas avoir peur du ridicule.
Bref, si je suis un no life dépressif névrosé, je suis "fier" de l´être.
Si vous êtes fan de tunning, c´est cool pour vous.
Si vous êtes supporter d´une équipe de foot, c´est cool pour vous.
Si vous aimez manger des bananes avec un coulis de caramel, trois fois par jour, c´est cool aussi.
Et pour toutes ces choses je ne me permettrais jamais de dire "C´est pas normal de vivre comme ça."
La normalité n´existe pas, alors chacun la sienne. 