c´est plus altruiste de vouloir changer le systeme pour que tout le monde en profite plutot que de vouloir simplement penser a sa petite personne en se trouver un boulot qu´on aime et etre seul a moins souffrir
aujourd´hui on associe la valeur travail comme un terme de contrainte, de production, de chaîne, de système. Un cercle fermé en somme. pour bien comprendre pourquoi travailler c´est avant tout une nécessité, il faut se demander pourquoi on vit, de quoi on a besoin. c´est pour ça que je me permets d´apporter une vision moins économiste et plus détachée des contraintes dûes au travail. Le genre de discours négatif qui consiste à se lamenter de l´oppression général de la société de consommation, c´est le piège typique, la tentation du râleur, et ça ferme la réflexion. une chose est vraie : la liberté des uns s´arrête là où commence celle des autres. c´est le conflit des interets personnels et c´est que ce qui empêche chacun d´entre nous d´être entièrement satisfait de ce qu´on fait comme travail. ça et l´esclavage, qui est la volonté toute faite d´anéantir toute liberté à autrui. Dans le principe donc, le travail n´est pas une question d´heures, c´est une question de passion et d´envie, et ce qui entrave la volonté de chacun, c´est le conflit des intérets individuels.
c´est pas le système qui est égoïste, c´est la somme des intérêts communs.
Pour répondre a coldfinger, le monde du travail aujourd´hui n´est plus question de passion mais de rémunération et productivisme.
Toi tu as surement trouvé la perspective d´un métier qui soit passion comme ce n´est le cas que d´une poignée de personne à l´echelle de la société, mais c´est rare et il faut comprendre la souffrance que l´on peut eprouver pour ceux que le travail détériore.
Qui maintenant peut dire que son travail ouvre sa conscience? C´est pourtant plus important que tout ces excés matériels qui nous donnent peut-être l´illusion d´être protégé de la detresse mais qui ne nous rendent pourtant pas forcément heureux.
Tu m´a mal lu. La fin n´est pas de trouver un métier qui nous plaise, mais simplement de savoir ce qui nous plait tout court, et nous épanoui. C´est très différent. Le travail n´est qu´un moyen d´accomplir ce besoin de satisfaction. Par exemple, tu peux aimer jouer de la guitare, parce que ça t´ouvre au bonheur. Cela ne signifie pas pour autant qu´on soit rémunéré pour ça alors que pratiquer la guitare demande du travail. Le travail au fond c´est quoi ? C´est l´apport d´un effort personnel c´est tout. Ya pas de notion de bien ou de mal dans le travail. Ce dont tu parles, en terme de souffrance ce sont les conditions de travail. C´est plus du particularisme et non de la généralité. Si j´osais je dirais même que c´est un discours gauchiste, or, le parti pris idéologique ne fait pas bon ménage avec la neutralité du philosophe.
Ton raisonnement est révélateur du fait que beaucoup travaillent pour l´interêt de ceux qui possèdent des richesses.
Je dirai que l´interêt de tous est de savoir vivre sans forcément avoir recours aux richesse, cela lutterai contre l´asservissement et pour l´ouverture des consciences, la vie n´est pas un problème économique mais un problème humain. On s´est crus si fort que l´on s´est sentis capable de changer l´homme en système de production, on ne peut pas aller contre notre nature a long terme
La on prend une direction favorable pour notre confort mais bien triste pour la conscience.
La neutralité du philosophe, ce qu´il faut pas entendre...
On sait bien que l´idéologie de gauche n´est plus du tout à la mode en ce moment, c´est pas une raison pour débiter des conneries.
En fait ce qui te choque c´est quoi ? d´avoir un sytème hiérarchique pyramidal ? La famine ? Les injustices ?
Oui il y a des puissants. Oui ceux qui ont l´argent ne le mérite pas toujours. Oui ça serait vachement cool que ceux qui aient un travail minable dans des conditions laborieuses puisse faire ce qu´ils veulent ou travailler moins pour avoir plus.
Seuleument ça ne tourne pas comme ça car personne ne né avec les même ambitions, les mêmes compétences humaines, et les mêmes atouts sociaux.
Voilà donc maintenant que le discours syndicaliste de base est posé, peut être est il possible de philosopher pour de vrai sur la question de la nécessité de travailler beaucoup en se reposant sur les nouvelles technologies ou pas, nan ?
les conneries en philo c´est de prendre une question toute con avec tout un tas de clichés faciles, de plaintes faciles, et de se fourrer dedans les 2 pieds en avant.
Le philosophe doit savoir se détacher des idées toute faites, être neutre pour mieux redéfinir une problématique et poser les bonnes questions. ça te choque de quelle façon Vialatte ?
je vois que certains confondent allègrement le forum politique et le forum philo, ou peut être vois je dans ces réponses le fait que certains puisse y exprimer leur ressentiment envers la société sans qu´on les embête ?
si c´est le cas désolé de vous avoir importuné je pensais pouvoir discuter sous forme philosophique avec toute les formes de coutume et non une vulgaire discussion de comptoir de café !
Il serait bon pourtant que la discussion soit vulgaire, car après tout, elle concerne le peuple tout entier, nous n´avons pas à nous poser comme capables de juger de ce qui est bon pour le peuple si nous ne sommes pas vulgaires.
Il y a au moins une confusion que l´on ne peut te reprocher, c´est celle entre le forum philosophie et le forum humour ^^
c´est vrai que personne ne nait avec les memes ambitions, les memes capacités; certains peuvent avoir envie de travailler beaucoup, et on doit respecter ce choix là; là ou ca ne va plus, c´est quand on veut imposer ce choix à d´autres : c´est marche ou crève.
D´un coté, la société, les "décideurs", n´ont pas de problème de conscience quand il s´agit de pénaliser la majorité de la population à cause des agissements d´une minorité, tout ca parce que ca arrange leur vision du monde, ou ca gene leurs interets. De l´autre alors, devant le phénomène productiviste actuel, les memes décideurs devraient etre capables de prendre des décisions benefiques pour l´etre humain, memes si certains ne sont pas d´accord, meme si la majorité se sent pénalisée.
Autrement dit, s´il faut pénaliser une partie de la population voire la majorité, autant que ce soit fait intelligemment et que ca serve l´humain.
Tant qu´a prendre des décisions pénalisantes, ou apparemment pénalisante a court terme, prenons les bonnes décisions, et pas des décisions qui vont dans le sens du productivisme ambiant.
J´essaierai d´y penser lors de mon prochain conseil d´administration.
n´oublie pas d´appliquer ca : "Démontrons tous ensemble que l´intelligence humaine n´est pas un cadeau empoisonné. L´espoir et les rêves nous guideront, l´amour et la volonté seront nos béquilles."
La neutralité serait plutot la qualité d´un économiste, surement pas d´un philosophe.
Ce qui me choque, c´est le manque de maléabilité du système, tous a peu près calqués sur le même rythme de travail alors qu´il y a une infinité de besoins, d´idéaux et surtout de visions de la vie propres a chacuns qui peuvent se trouver a des annèes lumières l´une de l´autre.
En ce moment j´ai l´impression qu´on nous pousse a vivre tous une vie semblable formée de travail et de consommation pour faire avancer une machine qui ne va nulle part.
Le fait est que la liberté fait peur, pas seulement a nous même mais surtout à ceux qui sont au dessus de nous, un homme libre est capable de tout et il est mentalement plus fort.
Je rejoins l´avis de JETERO, et dans une moindre mesure celui de sofa-masta.
De quoi avez vous peur ? La liberté d´un peu plus de temps libre ? C´est si effrayant que ça ?
Ça fait 2 ans que je travaille plus (pas du tout) en plus de mes études, et mon changement d´orientation fait que je passe à peine 2 heures par jour en période scolaire sur mes études... Je m´en porte très bien.
Ce qui me fait le plus mal c´est de savoir que je vais rechercher un travail abrutissant à la rentrée qui vient faute d´avoir plus d´économie pour me passer de ce poison qu´est le travail.
Et que je vais y griller 20 heures par semaine sur le contrat, mais bien plus en réalité, que ça soit en nombre d´heures, en stress sur le lieu de travail, en colère contenue pour pas s´énerver sur machin ou truc, en fatigue physique, et finalement en perte de temps à faire quelque chose de détestable dont chaque minute passée à travailler me fera penser crescendo à celle salvatrice ou je dépointerais pour rentrer chez moi.
Un autre topic parlait d´idéalisme (mort), et bien j´ai un idéal : passer plus de temps à pratiquer les loisirs que j´apprécie qu´à travailler pour profiter de ces loisirs.
N´ayez plus un seul weekend pendant 2 ans, pas une seule vacance, et faites du fac/boulot/dodo ou du métro/boulot/dodo et vous comprendrez peut-être ce que c´est.
Après si certains (masochistes à mon goût) aiment ça, grand bien leur en fasse, après tout chacun son choix.
Mais ce n´est pas le mien, et je tiens à dire que si je gagnais une somme d´argent qui m´assurerait une rente à vie, je me passerais volontiers de travailler.
Qu´importe le regard des autres, ça je m´en suis toujours foutu. Le plus important pour moi c´est mon temps libre, pas mon temps ou je suis qu´un esclave comme les autres, aux allures de zombies qui ne réfléchit plus.
Quand je repense aux années de travail de mes parents, je suis malade. Je dirais presque que la crise de 93 qui les a collé au chômage a été une bénédiction pour eux, ils nous ont vu grandir (mes frangins et ma soeur, et moi) un minimum même s´ils ont raté un bon paquet d´années, et ils ont pu conserver un état de santé convenable.
Jamais on a autant bougé que quand ils bossaient plus...
En revenant à ma propre vie ces dernières années, j´ai enfin pu me réintéresser à mes lectures abandonnées il y a 4 ans ces deux dernières années.
Le travail répétitif ça empêche de réfléchir.
Anecdote à ce sujet, les étudiants ont les plus gros QI, suivent ensuite les retraités, et arrivent en dernière position avec un net retard les "actifs" donc ceux qui travaillent 5 jours sur 7 (si c´est pas plus).
J´envisage avec horreur et dégoût de perdre 40 à plus d´années de ma vie avec un rythme de ce genre... Que je gagne au loto avant.
Vite, ça urge. ^^
Un oubli : il faut espérer qu´à l´avenir la technologie soit mise à profit pour faire les taches ingrates, et l´homme pour réfléchir au comment robotiser toutes les taches.
Je préfèrerais apprendre encore et toujours, inventer et créer, que répéter avec lassitude les mêmes choses.
L´intelligence n´aime pas la répétition qu´il parait... je ne suis pourtant pas prétentieux, mais là j´ai envie de l´être.