"Je pense que l´homme qui se bat pour des faux idéaux (faux idéaux = "Ouais j´suis pas un bouffon oim !" entre autres et pour continuer dans la caricature) n´est pas plus lion que le chameau. "
Ca, je suis complétement d´accord. Les trois stades d´évolution Nietzschéens s´expriment avant tout dans la spiritualité. Par combativité du lion, je ne veux pas dire "bouffer la première gazelle venue".
"Deuxièmement, si ton idéal est sous un paradigme judéo-chrétien, c´est parce que tu vis dans une société qui évolue sous ce paradigme depuis deux mille ans et que c´est celui auquel tu es le mieux adapté, celui avec lequel tu as le plus d´affinités et celui avec lequel tu seras le plus toléré et compris."
C´est justement ça le problème, comment ne pas y voir une forme d´embrigadement ? Est ce que je ne fais que penser ce que je suis supposé penser ? Est ce que je ne suis qu´un mouton, une statistique dans le grand livre de l´histoire ? Je suis ptêt encore trop faible pour affronter le réel. Depuis que je suis petit, j´ai été préconditioner pour penser comme je le fais.
Le pire, c´est que j´ai l´impression que tout est lié, la religion, les valeurs morale, le contrat social, le progrés, nous.
On dit que les valeurs religieuses sont mortes, que la science à pris le dessu, mais c´est loin d´être vrai. La religon, c´était vraiment un sacré coup de génie. Le sacrifice de Jésus, le péché originel c´est la transmission d´une dette à travers les époques. Jésus dans le fond n´est qu´un créancier qui s´est sacrifié pour ses débiteurs. Un jour sur la croix pour une éternelle dette qui pèse sur notre dos encore aujourd´hui ( Le problème du chameau ).
Et tout ça se transmet par l´éducation, des parents ( le chatiment punit ceux qui cherchent à s´affranchir de cette dette, à celui qui ne suit pas les précéptes : politesse, gentillesse, honêteté etc... ou valeurs Judéo-chrétiennes ). Et c´est encore plus flagrand dans le cadre scolaire (sensé être laïque). Prenez la notion de sacrifice, qu´est ce qu´on nous apprend à l´école sinon le don de sa personne ( faire ses devoirs, être ponctuel, travailler...), regardez les appréciations : " Des efforts ce trimestre " etc... Si ça, c´est pas Judéo-Chrétien.
Or tout ça dans le fond, ça sert à quoi, sinon à nous faire rentrer dans une norme ? Aujourd´hui cette norme c´est le contrat social, la mise en oeuvre de notre moi au sein d´un groupe. Le travail . En résumé on se sert de nous, on nous utilise. La chose la plus belle, c´est que le simple fait de prendre du recule par rapport à cette norme est puni par nous même à travers notre mauvaise conscience ou l´exercice de notre propre cruauté contre nous même.
C´est pour ça que je trouve que Nietzsche est un grand philosophe, il a mis en évidence tout ces trucs. Il a compris que St augustin ou encore Rousseau ne sont pas des guerriers de la connaissance mais des faibles.
Mais le problème, c´est que lorsque l´on cherche à s´éloigner de tout ça, on perd ses repères les plus primaires, on est paumé. On se heurte au réel qui est cruel et froid. Et le pire c´est que pensant tout ça, j´arrive pas à être un lion. Trop de doutes subsistent, on se retrouve comme perdu sur le chemin du savoir.