Pour ce qui est des rues : dans la commune, ça appartient à la commune, les routes départementales et une grande majorité des routes nationales appartiennent aux départements, les autres routes nationales et les autoroutes appartiennent à l´Etat...
Si demain, ça appartenait à la société X plutôt qu´aux communes, départements ou Etat, ça ne me gênerait pas du moment que les routes sont entretenues et gratuites comme aujourd´hui (enfin, il y aurait juste une petite redevance, comme c´est le cas actuellement).
"Si demain, ça appartenait à la société X plutôt qu´aux communes, départements ou Etat, ça ne me gênerait pas du moment que ..."
-> ben moi si, c´est une question de principe, mais forcément je suis de gauche
Dans le cas 1, cela m´étonnerait fort que le vigile soit dans son droit à ce moment-là, et si on découvre que des caméras sont postées dans les cabines d´essayages, ça ferait grand bruit il me semble... -sauf si un cadrage particulier empêche le voyeurisme, et encore...- Et d´autres part, il me semble que par mesure d´yhgiène on n´a pas le droit d´essayer directement les sous-vêtements... En tout cas c´est ce que j´ai lu dans des magasins en Suisse...
Pour la campagne d´affichage, je ne te parlerai que du droit à l´image, et enfin, concernant l´aspect "espion de ta consammation personnelle" je te parlerai des cartes de fidélité... C´est vrai que tu n´es pas tenu de l´utiliser, mais après tout, que ce soit une cassière qui note ces informations, ça change rien. Certes c´est pas très joli éthiquement parlant, mais il me parraîtrait encore moins moral que l´on interdise à des entreprises privées ce genre de pratique...
Pour le cas 2, si il se passe réellement, et bien alors là je pousse une gueulée, car il me semble qu´en France l´image ne fait pas office de preuve de preuve, et encore heureux ! Si je me trompe -c´est vrai que quand on connait la loi à travers des polars bas de gamme il y a des risques
- Alors il faut que je me révolte d´urgence sur ce point...
Payer pour remettre en état, c´est normal, ce qui n´est pas normal, c´est la manière, qui sanctionne les moins futés tandis que les plus habiles en réchappent, en se faisant par exemple passer pour Sniper C... Après casquer les plus faibles, c´est vrai que c´est une coutûme à droite...
Bon je sais que je vire un peu, et je crois que je vais m´arrêter là avant de sortir de vieux arguments ad hominem ou de mauvaise foi...
Intercepter des taggeurs, wahouw quel progrès en matière de sécurité ^^
Immaginons que ce soit des taggeurs du style " à bas les OGM " et que des années plus tard les OGM ayant des effets néfastes prouvés -j´ai dit imaginons ^^- Et bien ces taggeurs étaient en fait des précurseurs... -oui cette anecdote n´apporte rien ^^ mais ça rallonge le post ça le fait mieux
-
"Enfin il ne faut pas oublier que la majeure partie des délits sont ceux de faible envergure"
-> oui, tout à fait d´accord, on va totallement freiné la criminalité "la plus pardonnable", à savoir celle qui se fait par besoin de survie -vols de nourriture- ou sous l´impulsion du moment...
"Néanmoins la haute criminalité, il ne faut pas l´oublier, est TOUJOURS mieux équipée que les forces de l´ordre en ce qui concerne l´électronique"
-> j´aime bien le "en ce qui concerne l´électronique" donc l´idéal serait de renforcer les effectifs, humains, qui dès lors pourront fermer les yeux selon les circonstances quand il s´agit de petit délit -du sytle le flic sympa qui paye l´orange que la petite fille affamée a volé... je sais je regarde trop film
- et seront plus efficaces pour la haute criminalité, qui peut prévoir ce que filmeront les caméras mais pas ou seront les policiers etc.
"mais ça la droite le sait très bien et je doute qu´elle utilise cela dans ce but. "
-> ben j´avais lu plus haut qu´aux USA, l´image fait office de preuve, et comme Sarko est un peu pro-américains sur les bords, personnellement je dis qu´il ne faut jurer de rien...
Que les OGM soient ou non nocifs ne change rien, les tagueurs dégradent le matériel public, voire privé. De ce fait ils sont condamnables.
Même chose pour les arracheurs de plants OGM.
Va-t-on saccager les bureau de tabac parce qu´ils vendent du tabac dont la nocivité a été maintes fois prouvées ?
Sinon au cas où tu ne sois pas au courant le vol pour la survie (donc de nourriture quand on a rien a manger) n´est pas réellement condamnable.
Enfin avec ce système rien n´empêche le flic d´aller arrêter la petite file, la gronder un bon coup parce que c´est pas bien de voler et aller lui payer son orange ensuite.
Aussi la haute criminalité ne peut prévoir où sont les policiers, mais la présence de policiers ne les gênent pas forcément plus : principe des otages.
Et de toute façon si des caméras sautent, on saura qu´il y a un problème à ces endroits là, et si les caméra sont reprogrammées, il y aura sûrement des dispositifs pour le remarquer (par exemple l´affichage de l´heure, un cryptage, un pare-feu, ...)
Enfin ce n´est pas parce que Sarkozy est pro-américain qu´il transformera la France en succursale des États-Unis.
L´image ne fait pas office de preuve dans les textes de loi et ça restera ainsi pour le moment qu´on installe ou non les caméra.
Si dans le futur ils changent cette loi, il faudra râler contre ce changement.
Pourquoi vous dites tous que l´image ne fait pas office de preuve dans les textes de loi ?
L´article 427 du Code de procédure pénale dispose au contraire que " Hors les cas où la loi en dispose autrement, les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve et le juge décide d´après son intime conviction.
Le juge ne peut fonder sa décision que sur des preuves qui lui sont apportées au cours des débats et contradictoirement discutées devant lui."
Une preuve par vidéo est tout à fait recevable en matière pénale, dès lors qu´elle est discutée contradictoirement (et j´ai plusieurs arrêts où la Cour de cassation l´admet sans problème).
Il ne faut pas être naïf : si ça n´avait pas de valeur probatoire, les magasins ne s´embêteraient pas à mettre des caméras partout !
[PS : Voilà pourquoi précédemment, je critiquais les affirmations gratuites. S´il n´y a pas de source derrière, on peut affirmer n´importe quoi en toute bonne foi.
La fourniture de ses sources oblige à la rigueur intellectuelle.]
Pour ce qui est des cabines d´essayage, je n´ai pas été vérifié, mais cela m´étonnerait qu´il n´y ait pas de caméras dedans : c´est l´une des plaques tournantes pour le vol dans un supermarché (à l´abri d´une cabine, c´est si facile de faire sauter les protections pour pas que ça sonne à la sortie, et aussi de dissimuler dans un sac ou dans les vêtements).
Le vrai problème n´est pas posé dans votre débat. Il faudrait surtout s´interroger sur l´utilité réelle de ces caméras.
Est-ce une mesure (une mesure utile et efficace ! ) qui va rendre la société moins dangereuse, où chacun pourra enfin vivre tranquillement sans peur d´être agressé et sans se sentir en position d´insécurité ?
Ou est-ce une mesure (une fausse mesure ? ) qui ne va pas rendre la société moins dangereuse, qui va permettre de surveiller tout le monde tout le temps, qui va (et c´est paradoxal) d´un côté donner aux citoyens un sentiment de sécurité mais d´un autre côté lui donner un sentiment de malaise (dû aux caméras : car si caméra il y a, danger il y a aussi (ou du moins, danger probable, potentiel)) ?
La vraie solution, plutôt que de surveiller tout partout, n´est-elle pas d´agir à la base en faisant en sorte que le besoin de sécurité, de caméra, d´ordre, disparaisse et devienne caduc, puisque la sécurité sera assurée ?
En agissant à la base (par l´éducation, j´entends), plus besoin de représentant de l´ordre (qu´il soit une vraie personne ou une machine (radar, caméra ... ) ou, auparavant, une simple silhouette ayant la forme d´un gendarme sur le bord de la route).
Le besoin de sécurité, tel qu´il apparaît dans l´esprit des gens actuellement, est en train de s´imposer comme une fin et fait oublier les vraies revendications : ce n´est pas la sécurité que les gens demandent, mais une politique en faveur de l´intégration des personnes qui se sentent rejetées par la société ; ce n´est pas de la répression de la part des forces de l´ordre que les gens demandent, c´est la création d´un lien social, d´une proximité de la part de l´Etat.
Ce besoin de sécurité devient pathologique. Il est provoqué par les échecs de l´Etat : sans une politique sociale, il n´y a pas d´intégration possible. Sans intégration, il y a forcément déviance par rapport à la norme sociétale, puis délinquance, puis sentiment d´insécurité. Et face à ces problèmes, l´Etat ne réagit pas comme il faut : plutôt que d´appliquer enfin cette politique sociale, l´Etat installe des caméras, qui, comme je l´ai dit plus haut, créent à la fois un sentiment d´ordre (qui est en fait fictif) et un sentiment de danger permanent.
Non, l´installation de caméras n´est pas une bonne solution pour rétablir la sécurité, c´est un faux-semblant.
Et en plus, cela rappelle des mauvais souvenirs (de fiction, certes ... et caricaturaux, peut-être ... ) d´un certain Big Brother (qui, paraît-il, nous regarde), chez ceux qui ont gardé un semblant d´esprit critique.
A l´heure actuelle les vidéos ne servent pas de preuve, mais à appuyer des preuves.
Même chose pour les photos.
Nous savons tous, les magistrats également, que les retouchages de photo ou vidéos truquées sont légions et "faciles" à faire.
Par contre il parait qu´avec une vidéo à l´appui, les coupables avouent plus facilement.
Sinon les vidéos de surveillance permettent avant tout de préserver la sécurité : si quelqu´un cache un produit dans son sac, etc.
Enfin il n´y a pas de caméras dans les cabines d´essayage normalement, d´ailleurs à ce propos il y a souvent quelqu´un proche des cabines pour voir si tout le monde entre et sort avec le même nombre de produits, regardent les sacs pour vérifier qu´il n´y a pas de vol, etc. (enfin normalement, ensuite tout dépend du sérieux des employés).
Si tu ne me crois pas, je suis obligé de citer la jurisprudence.
ex.: C.Cass. Crim. - 6 avril 1994
"Attendu qu´il résulte de l´arrêt attaqué que Bernard Dupuy, préparateur en pharmacie, est poursuivi pour des abus de confiance commis au préjudice de son employeur ; que, devant la juridiction de jugement, celui-ci a produit, notamment, les enregistrements d´une caméra équipant l´officine qui montrent le prévenu s´appropriant diverses sommes d´argent au cours de manipulations de caisse occasionnées par son activité professionnelle ;
Attendu que, pour rejeter les conclusions du prévenu tendant à voir écarter des débats les films ainsi obtenus et pour le déclarer coupable de l´infraction reprochée, la cour d´appel énonce, après les avoir analysées, que les bandes sont suffisamment probantes et qu´elles établissent la réalité des détournements commis par Bernard Dupuy, portant sur des sommes d´argent détenues pour le compte de son employeur au titre d´un travail salarié ;
Attendu qu´en l´état de ces seuls motifs, nonobstant tous autres erronés mais surabondants, la cour d´appel a justifié sa décision ;
Qu´en effet, aucune disposition légale ne permet aux juges répressifs d´écarter les moyens de preuve produits par les parties au seul motif qu´ils auraient été obtenus de façon illicite ou déloyale ; qu´il leur appartient seulement, en application de l´article 427 du Code de procédure pénale, d´en apprécier la valeur probante ;"
C´est quand même très clair : "les bandes sont suffisamment probantes" et "établissent la réalité des détournements commis par Bernard Dupuy".
Une vidéo a valeur probante en elle-même, dès lors qu´à l´issue du débat contradictoire entre les parties, le juge est intimement convaincu de leur véracité.
Il n´y a aucune distinction entre "preuve" et chose qui sert "à appuyer des preuves".
Kewl, tu nous proposes une mesure impossible à appliquer, car si elle est en théorie ultime, elle néglige quelque chose d´essentiel :
la composante humaine.
Comme dit dans un sujet connexe, même les petits enfants transgressent par instinct les interdits (phénomène de la curiosité) et on ne peut lutter contre le plaisir ressenti par les gens lorsqu´ils transgressent les interdits (à moins de les formater intellectuellement ce qui là serait totalement inadmissible).
Certes la répression n´est pas la meilleure solution, mais elle est la plus efficace.
Regarde la Sécurité Sociale, en soi c´est un principe génial, mais dans les faits il est si généreux qu´il y a de nombreux abus et qu´il faut maintenant user de la répression pour les contrer.
Cela signifie qu´il faut absolument trouver un équilibre entre la proximité et la répression.
Maintenant regardons les faits : que fait une caméra ?
Elle observe et remarque.
En aucun cas elle ne fait de la répression ou du lien social, elle peut servir aux deux.
Comme dit tout à l´heure : avec ce système rien n´empêche le flic d´aller arrêter la petite file, la gronder un bon coup parce que c´est pas bien de voler et aller lui payer son orange ensuite.
C´est du lien social et il y a la caméra.
Enfin l´intégration est un autre problème, on ne peut intégrer que ceux qui veulent s´intégrer. Et la délinquance ne veut justement pas s´intégrer. De ce fait une politique sociale n´aurait aucun effet appliquée telle quelle.
Arrêtez la paranoïa, l´État n´est pas un grand méchant.
Pasfou, très bonne remarque, je me renseignerais plus en détail à ce sujet.
Tiens, un autre arrêt (je ne cite que les arrêts les plus explicites), qui touche à notre problème.
C.Cass.Crim-23 juillet 1992-n°92-82721
"Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 66 de la Constitution, 9 et 1134 du Code civil, 368 du Code pénal, L. 122-35 du Code du travail, 25, 27 et 42 de la loi du 6 janvier 1978, 8 de la Convention européenne des droits de l´homme et des libertés fondamentales, des articles 1, 85, 206, 427 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale :
" en ce que l´arrêt attaqué a dit n´y avoir lieu à ordonner la nullité d´aucun acte de la procédure et a renvoyé le dossier au juge d´instruction saisi afin de poursuivre l´information ;
" aux motifs qu´il résulte de l´enquête conduite par les services de police que la société Carrefour, après avoir constaté une baisse importante du chiffre des encaissements en numéraire du rayon service après-vente du magasin d´Hérouville-Saint-Clair, a placé une caméra à l´intérieur des locaux du service après-vente, dans une bouche d´aération, afin de surveiller les opérations de caisse ; que les films visionnés chaque soir par le personnel du service de sécurité ont, semble-t-il, révélé que plusieurs employés avaient commis des infractions au préjudice de la société Carrefour et ont permis de retrouver des documents, factures, tickets de caisse, jetés par ces employés pour couvrir leurs agissements ; que, sur la plainte de la société Carrefour, les policiers qui ont visionné les films ont procédé à l´audition des personnes mises en cause et recueilli les aveux de certaines d´entre elles ; que les enquêteurs ont également procédé à des perquisitions ainsi qu´à la saisie de divers documents remis par la plaignante et ont restitué à celle-ci les cassettes vidéo, à charge par elle de les tenir à la disposition de la justice ; que sur réquisitoire du procureur de la République, le juge d´instruction a inculpé cinq employés de la société Carrefour d´abus de confiance et de recel d´abus de confiance ; que, pour être constituée, l´infraction d´atteinte à la vie privée suppose l´existence d´un fait d´enregistrement des paroles ou de l´image d´une personne se trouvant dans un lieu privé, sans le consentement de celle-ci, destiné à porter atteinte à l´intimité de sa vie privée ; que les salariés de la société Carrefour qui ont été filmés à leur insu par la caméra dissimulée par leur employeur dans une bouche d´aération se trouvaient sur leur lieu de travail, dans un local d´accès, ouvert à tous ; que, par ailleurs, l´enregistrement de leurs faits et gestes, destiné à permettre la découverte d´infractions de vol, d´abus de confiance ou d´escroquerie commises au préjudice de leur employeur, ne saurait être assimilé à l´enregistrement d´images concernant l´intimité de la vie privée des personnes ; que, dès lors, l´enregistrement critiqué ne constitue pas une atteinte illicite à la vie privée des employés filmés et ne vicie pas la plainte déposée par la société Carrefour ; que, par ailleurs, les films réalisés à la seule initiative de la plaignante, que les policiers se sont bornés à visionner sans en opérer la saisie, ne constituent pas des actes de procédure susceptibles d´être annulés en
application de l´article 172 du Code de procédure pénale ; qu´ils n´ont que la valeur d´indices de preuves pouvant être discutés par les parties et faire l´objet de toutes mesures d´instruction utiles ;
" alors qu´il appartient au juge de vérifier la régularité de l´engagement de l´action publique ; que, par ailleurs, si l´employeur a le droit de contrôler et de surveiller l´activité de ses salariés pendant le temps de travail, tout enregistrement, quels qu´en soient les motifs, d´images et de paroles, à leur insu, constitue un mode de preuve illicite ; qu´en l´espèce, il résulte des constatations de l´arrêt attaqué que c´étaient des enregistrements des faits et gestes de salariés de la société plaignante, effectués à leur insu au moyen d´une caméra dissimulée, qui avaient révélé les infractions poursuivies et fondé la plainte contestée ; qu´en refusant, par suite, de prononcer l´annulation de la plainte et de la procédure subséquente, la cour d´appel n´a pas tiré de ses constatations les conséquences légales qui en résultaient nécessairement ;
" alors, en outre, qu´un magasin constitue un lieu privé et que la recherche d´infractions ne saurait justifier un enregistrement d´images, par une personne privée, à l´insu de la personne intéressée, sans porter atteinte à l´intimité de sa vie privée ; que, de ce chef également, la cour d´appel n´a pas légalement justifié sa décision " ;
Attendu qu´en se prononçant comme elle l´a fait par les motifs exactement repris au moyen, la chambre d´accusation n´a pas encouru les griefs allégués ;
Qu´en effet aucun texte de procédure pénale n´interdit la production par le plaignant, à l´appui de sa plainte, de pièces de nature à constituer des charges contre les personnes visées dans celle-ci, lesdites pièces ne constituant pas, au demeurant, des actes d´information susceptibles d´être annulés en application de l´article 172 du Code de procédure pénale ; qu´il appartient aux juridictions répressives d´en apprécier la valeur au regard des règles relatives à l´administration de la preuve des infractions ;
Qu´en conséquence le moyen n´est pas fondé ;"
Lisez les faits, l´argumentation des salariées, et la réponse de la Cour de cassation.
Pour ceux qui ne sont pas habitués à lire des arrêts, au début, il y a le rappel de l´arrêt d´appel ("aux motifs que"), puis l´argumentation des requérantes ("alors que"), et enfin la réponse de la Cour ("Attendu qu´en se prononçant comme elle l´a fait"... ""qu´en effet"...).
Oui je sais pas pourquoi tout le monde dit que la bande vidéo d´une caméra de surveillance n´est pas une preuve en soi... Faut arrêter les séries américaines les gars
Aux USA le juge a besoin de preuves directes et évidentes, il est lié par ces preuves. Même si tout le monde, le juge y compris, a la certitude de la culpabilité de l´accusé, il ne sera pas condamné tant qu´il n´y a que des preuves indirectes contre lui.
En France c´est différent comme l´a souligné pasfou, tout repose sur "l´intime conviction" du juge. C´est lui qui décide, il doit bien sûr motiver sa décision, mais il n´est pas tenu par les preuves qu´on peut lui apporter, sauf à risquer de voir son arrêt infirmé par la Cour d´Appel ou cassé par la cur de Cassation.
Non moi je suis assez d´acord avec Kewl, les petits délinquants c´est avant tout des personnes mal intégrées, et tant que l´on ne fait pas de gros efforts pour leur intégrations, et bien la société est aussi responsable qu´eux de leurs dérives...
Certes il y a des incurables, c´est pourquoi un monde sans prison relève de l´utopie, mais comme tu dis Sofea, "Cela signifie qu´il faut absolument trouver un équilibre"
et ensuite c´est l´éternel débat gauche-droite sur ce dit équilibre, et à mon avis on commence à virer dans le débat politique ^^
"rien n´empêche le flic d´aller arrêter la petite file, la gronder un bon coup parce que c´est pas bien de voler et aller lui payer son orange ensuite. "
-> mouais mais il y aura quand même des traces, m´est avis que lorsque le policier intervient sur demande après visionnage d´une caméra, il se sent davantage un pion qu´un joueur d´échec et qu´il prendra moins ses responsabilités...
"Sinon au cas où tu ne sois pas au courant le vol pour la survie (donc de nourriture quand on a rien a manger) n´est pas réellement condamnable. "
->
faudrait que je me documente en matière de justice...
mais bon alors prends l´exemple du type qui suite à un litige s´excite, si on a plus de policiers et moins de caméra, un policier interviendra en médiateur et règlera le problème, si c´est une caméra, on va attendre de voir si il faut intervenir ou pas, et c´est une fois que quelqu´un aura le nez en sang que les policiers arriveront et une plainte poura être portée par la victime... M´est avis qu´il faut contrôler l´humain par l´humain...
"Aussi la haute criminalité ne peut prévoir où sont les policiers, mais la présence de policiers ne les gênent pas forcément plus : principe des otages. "
-> euh... ouais... ça dépend, si des policiers sont en civils, il y a plus de cance pour qu´ils soient eux-même pris en otage, ce qui peut à mon avis quand même changer la donne... Mais je pensais pas forcément à des prises d´otages, mais à des vols où justement on abuse ou corrompt la vigilance du vigile...
"Enfin l´intégration est un autre problème, on ne peut intégrer que ceux qui veulent s´intégrer."
->
... Veulent s´intégrer ce qui le peuvent. -Franchement quand j´entends certains préjugés sur les arabes ou sur certains quartiers...- Bon après ça ça devient un débat politique...
"Arrêtez la paranoïa, l´État n´est pas un grand méchant. "
-> Non, seulement ceux qui le gouvernent
-> Pasfou ; ces exemples sont... scandaleux... Moi qui croyais qu´on vallait mieux que les USA
-bon à part ça à lire, ces arrêts, c´est indigeste
- Qui nous dit que le proprio de cette pharmacie n´a pas truqué sa vidéo pour faire accuser un employé avec lequel sa femme le trompait
Non là c´est honteux... C´est du pain bénit pour les bons criminels : hop une vidéo falsifiée, non seulement on fait nos cocheneries pépère, mais enplus on fera porter le chapeau à qui on veut... Coup-double...
l-orgue-e-yeux : Je ne veux pas rentrer dans de la polémique inutile, mais je trouve que tu as une vision très manichéenne des choses (ex : l´employé est nécessairement le gentil, le patron nécaisserement le salaud).
Dans la réalité, c´est beaucoup plus nuancé.
D´ailleurs, il y une anecdote intéressante : les magistrats les plus favorables à la partie dite "faible" en début de leur carrière (et plein d´idéal) sont souvent les plus sévères à leur égard en fin de carrière (tout simplement car ils se sont fait bernés un nombre incalculable de fois par cette partie "faible").
Et j´ajouterai également que la partie "forte" est parfois elle-même très faible.
ex. : Un bailleur et un locataire.
Le locataire cesse de payer ses loyers, et le bailleur veut le virer ("le salaud !" , se dit-on d´emblée).
Si le bailleur a lui-même contracté un emprunt pour acheter cette maison (et n´a pas lui-même des revenus pharaoniques), et que les loyers versés lui servaient à payer les échéances du prêt : lorsque le locataire cesse de payer, le bailleur se retrouve dans des difficultés abyssales.
Si l´on ajoute à cela que parfois, le locataire peut ne plus entretenir la maison, on aboutit à un bailleur qui aura mis des années à récupérer son bien (vu que le locataire aura bénéficié de l´aide juridictionnelle, et aura multiplié les procédures judiciaires, cela ne lui coûtant rien), des dettes importantes du fait du non remboursement des prêts et des frais de justice, et qui se retrouve au final avec un bien délabré et qui a perdu l´essentiel de sa valeur.
"Dans la réalité, c´est beaucoup plus nuancé. "
-> non je le sais bien, mais vu comme il est aisé pour qui s´y connait de truquer une vidéo, ça me choque qu´on puisse s´en servir comme preuve. C´est ça que je critiquaos, pas le fait que le patron est méchant... Si c´est un employé qui truque une vidéo pour faire accuser son patron ça marche aussi... C´est juste que dans l´arrêt c´était l´employé qui était accusé par ce système de preuves. Mais c´est bien le système et pas le patron que j´accuse
"D´ailleurs, il y une anecdote intéressante : les magistrats les plus favorables à la partie dite "faible" en début de leur carrière (et plein d´idéal) sont souvent les plus sévères à leur égard en fin de carrière (tout simplement car ils se sont fait bernés un nombre incalculable de fois par cette partie "faible")."
-> mouais ça rejoint le "qui n´est pas communiste à 20 ans n´a pas de coeur, qui l´est toujours à 50 ans n´a pas de tête", c´est ça ?
Ben alors j´espère mourir à 20 ans ![]()
[Je précise que c´est loin d´être une hypothèse d´école.
C´est juste pour montrer qu´il faut savoir relativiser et être mesuré.]
Certes, mais là encore j´ai jamais dit que c´était toujours "le fort" l´enfoiré, ce que j´ai critiqué c´est le système pa lequel on fait justice. Une vidéo ne devrait pas être une preuve voilà tout.
"Comme dit dans un sujet connexe, même les petits enfants transgressent par instinct les interdits (phénomène de la curiosité) et on ne peut lutter contre le plaisir ressenti par les gens lorsqu´ils transgressent les interdits (à moins de les formater intellectuellement ce qui là serait totalement inadmissible)."
=> L´homme est-il enclin à transgresser naturellement ? Tu ouvres un débat sur la nature de l´homme. Peut-être que l´homme transgresse naturellement, mais je suis convaincu (et là, tu risques de ne pas être d´accord avec moi) qu´avec l´éducation, on peut apprendre à réguler ses pulsions instinctives. Ce n´est pas du formatage intellectuel, mais une nécessité pour vivre ensemble.
Et pour lutter contre cette transgression de ces interdits, tu dis que "la répression n´est pas la meilleure solution mais la plus efficace". Ce n´est pas un peu contradictoire ? Pour moi, la meilleure solution sera aussi nécessairement la plus efficace. A ton avis, quelle est la meilleure solution ?
Un équilibre entre répression et éducation, bien sûr. Mais la répression seule n´est efficace qu´un temps ... La répression crée irréfragablement un phénomène de résistance et de révolte (l´exemple de la Révolution Française n´est peut-être pas le meilleur, mais il illustre bien le ras-le-bol de la population face à un pouvoir trop distant qui ne crée pas de lien social).
Comme l´orgue-e-yeux, je crois que tu te trompes sur l´utilité d´une caméra : cela reste avant tout une machine, qui ne peut faire d´elle-même ni répression ni lien social. Ce n´est qu´un outil qui permet de surveiller, puis d´agir.
Je pose une question simple : la surveillance crée-t-elle de la sécurité ?
Je ne pense pas. Un sentiment de sécurité, peut-être ... Et encore, une caméra dans les quartiers populaires créera une sentiment de "fliquage" parmi les populations délinquantes.
Le fait de faire croire qu´une caméra permettra de renforcer la sécurité est faux : cela déplace les problèmes de fond (ceux de l´intégration et de la présence des forces de l´ordre).
Je crois qu´au contraire, au lieu de "servir à la répression et au lien social", la caméra ne permet aucun des deux : la répression et le lien social ne pourront être effectués qu´avec un être humain, pas par une machine.
"Enfin l´intégration est un autre problème, on ne peut intégrer que ceux qui veulent s´intégrer. "
=> Evidemment. Mais les gens ne veulent s´intégrer que quand on leur en donne les possibilités. C´est une sorte de cercle (vicieux ou vertueux) : si l´Etat met tout en place pour faciliter l´intégration d´un groupe, celui-ci aura la volonté de s´intégrer. Et si celui-ci a la volonté de s´intégrer, l´Etat met tout en place pour faciliter son intégration ...
"L´Etat n´est pas un grand méchant". L´Etat n´est que ce que le peuple en fait.