qui ta dit que c´etait pas bien.
Je me posais la même question pas plus tard que la semaine dernière et j´imagine qu´on considère que tuer un de nos semblables est "mal" car notre société idéalise la vie. Je pense que cela vient du fait qu´on ne connaît pas l´abstraction qu´est la mort.
Cela porterait à croire que c´est dans notre nature d´appréhender et de craindre ce qu´on ignore car en effet personne n´en est jamais revenu.
La question qui pourrait maintenant susciter débat est "pourquoi valorise-t-on autant la vie?" ou encore "pourquoi serait-ce un crime/mal de mettre fin à la vie d´un autre?"
Qui sait, peut-être que la mort serait une délivrance...
Et peut être que non, dans le doute on préfère profiter de la vie.
Oui, desfois que ça soit pire après.
C´est quand même frustrant de vivre dans l´ignorance totale du but de notre existence.
Bon, désolé Vialatte, mais tout ce que tu dis est complètement illogique, même si c´est notre bon vieux Rousseau qui nous l´a sorti (je crois?).
Ce mythe de l´"homme primitif" a été repris par plusieurs philosophes. Mais ils n´ont jamais su se mettre d´accord sur ce qu´il eût été. Pourquoi? Parce que c´est biaisé par les valeurs subjectives de chaque auteur...
Arrêtez-moi si je me trompe, je ne suis pas du tout sûr, mais il me semble bien que tu as lu Rousseau comme Voltaire l´a lu, c´est-à-dire mal. Celui-ci n´a jamais voulu faire revenir les hommes à cette société "primordiale".
Bref, revenons à nos moutons.
L´homme est un animal social. Pas de société=pas d´homme. Ce que tu veux faire là revient à vouloir créer une nouvelle espèce, simplement par l´éducation. Et puis même, quel intérêt de ne pourvoir qu´à nos besoins alors que nous sommes les seuls animaux à pouvoir rêver? Tu veux enlever de l´homme ce qui fait son humanité...
Anne-So
En gros, on ne tue pas parce qu´on a peur nous-même de mourrir, c´est ça?
Et d´ailleurs, comment peux-tu affirmer que personne n´en est jamais revenu? Ca se trouve, je suis ta réincarnation
(bon, ok, ça fait sf, mais c´est juste pour donner un exemple...).
Et c´est vrai que c´est frustrant, mais bon, j´aurai bien ma réponse tôt ou tard (´fin je pense...).Et d´ailleurs, si je ne l´ai pas... J´aurai quand même ma réponse ^^
On ne peut même pas savoir si on a un but ou pas. On avance, on avance, mais ce n´est qu´à la fin qu´on verra où nous nous dirigions.
Alors après :
"pourquoi valorise-t-on autant la vie?"
Parce que les hommes ont besoin les uns des autres pour survivre, mais comme tu l´as dit, nous avons peur de ce qui se passera après. (en très très gros)
"pourquoi serait-ce un crime/mal de mettre fin à la vie d´un autre?"
En fait, même raison. Parce que ça nuit à notre société, alors notre société nous pousse à nous faire voir le meurtre comme étant "mal". Mais dans l´absolu, il ne l´est pas, il est, point barre.
Et nous ne sommes que de pauvres abrutis (´fin d´ailleurs je suis seul mais bon, là non plus je ne peux rien savoir ni prouver) qui ne savons pas où nous allons atterrir. Alors, juste pour la forme, on flippe ^^
Ce n´est pas parce que l´on ignore ce qu´est la mort que tuer n´est pas chose mal.
D´ailleurs la réincarnation c´est du pipeau, enfin c´est tiré par les cheveux, je ne penses pas qu´avant moi j´etais une mouche moldave ou un epervier d´europe ^^ A moins de supposer qu´à chaque réincarnations la matière disparait avec toutes les formes pensées de l´individu ?
On vient de nulle part, essayez de penser à ce que vous étiez avant d´être de la chair pensante. On se souvient de rien, comme si on existait pas. Ca laisse supposer qu´après la mort, il n´y a tout simplement rien.
Bah non, on ne sait pas, c´est tout.
Et c´est mal POUR NOTRE SOCIETE. Il y en a d´autres où l´on pratique le sacrifice etc. L´on ne peut donc pas dire que tuer en soi-même soit mal. C´est simplement mal selon nos valeurs.
Peut-être pas s´entretuer mais tuer, c´est vrai qu´on peut se poser la question.
C´est comme devoir s´habiller: n´est-ce pas les hommes qui voulait qu´on s´habille ? Comme les films "pornos" : il y a quoi de choquant de voir un homme et une femme procréer ? En y pensant, il n´y a rien, c´est juste le fait de voir une personne du sexe opposé nue (ou alors du même sexe mais là vous êtes homo). Et pourtant ils sont interdit aux -18 ans juste pour 3 cm² de peau nue.
Donc pour en revenir à tuer, ce n´est pas exactement pareil: lorsque l´on tue on met fin à une vie même une vie infime (j´ai un ami qui répugne à tuer les mouches, il dit que c´est inhumain de faire ça)et comme pour s´habiller cela s´est transmis de génération en génération avec l´habitude transmise dès le plus jeune âge.
Non, ce n´est pas la même chose pour les films pornos. Il ne faut pas être initié au sexe avant un certain âge, de là dépend l´équilibre de l´enfant.
Après, c´est sûr que 18 ans ça fait un peu tard mais bon... Je ne crois pas que la majorité des mecs attendent leur majorité pour en regarder ^^
Pour le reste, c´est en gros ce que j´ai dit.
"Ce mythe de l´"homme primitif" a été repris par plusieurs philosophes. Mais ils n´ont jamais su se mettre d´accord sur ce qu´il eût été. Pourquoi? Parce que c´est biaisé par les valeurs subjectives de chaque auteur... "
bien entendu, mais qu´importe, l´homme primitif de Rousseau est bien plus une sorte d´homme dont les attributs sont ceux de toutes les cultures une fois que l´on se débarasse de ce qui fait leurs spécificités qu´un homme ayant réellement existé.
Arrêtez-moi si je me trompe, je ne suis pas du tout sûr, mais il me semble bien que tu as lu Rousseau comme Voltaire l´a lu, c´est-à-dire mal. Celui-ci n´a jamais voulu faire revenir les hommes à cette société "primordiale".
tudieu non, je n´ai jamais parlé d´un retour à une telle société fictive (d´ailleurs il serait ridicule de vouloir revenir à une société qui n´en est en réalité pas une).
et ce n´est certainement pas ce qu´a voulu faire Rousseau non plus.
enfin, par pitié, ne me comparre plus jamais à Voltaire ^^.
"Bref, revenons à nos moutons.
L´homme est un animal social."
mmmmm, non, l´homme n´est pas un animal social, LES hommes sont des animaux sociaux, la différence est notable je crois, mais elle importe peu dans le cas présent.
"Pas de société=pas d´homme. Ce que tu veux faire là revient à vouloir créer une nouvelle espèce, simplement par l´éducation. Et puis même, quel intérêt de ne pourvoir qu´à nos besoins alors que nous sommes les seuls animaux à pouvoir rêver? Tu veux enlever de l´homme ce qui fait son humanité... "
encore une fois, je ne cherche pas du tout à faire un homme hors de la société ou à détruire la société mais bien plutôt de former les prochaines générations à pouvoir bien juger de toute chose, ou du moins, à réflechir sur tout ce qui leur pose problème avant que l´on ne leur propose une réponse toute faite, je crois que cela est nécéssaire si nous voulons que nos futurs enfants soient de véritables citoyens.
enfin, mon message initial n´avait pas tant pour but de réformer la société que donner une idée d´un fondement anthropologique du refus du meurtre.
A ce propos, quand tu parles des sociétés où les sacrifices sont valorisés; les sacrifices sont des sacrifices et non des meurtres, ce qui est absolument différent.
Oui je me doutais que la comparaison avec Voltaire ferait mal ![]()
Mais je réitère: l´homme est un animal social, puisque sans société il n´y a pas d´homme. Bon, ok, il y a les enfants sauvages. Mais sont-ce réellement des hommes à proprement parler?
Et ça me refait penser à ça: peut-il réellement y avoir une société de citoyens? Bon, faut essayer, mais seul l´avenir nous le dira, de toute façon.
Parce que NOS enfants deviennent des citoyens, ok, mais pas tous les enfants.
En tous cas, je dois reconnaître que j´avais pas bien lu ton message... Pour un mec qui critique la lecture...
Et pour finir, le topic ne parle pas de meurtre, mais simplement de tuer.
Je crois bien que le meurtre, s´il n´y a pas d´argent ou de politique derrière (bon, ok, généralement les deux) est réprouvé par toutes les sociétés. Mais on a déjà vu ça: premièrement, par une sorte d´empathie, deuxièmement parce que ce serait nuisible à la société, donc à l´homme. Tu remarqueras d´ailleurs que dès lors qu´un individu est jugé nuisible pour la société, il ne s´agit plus de meurtre.
Tuer n´est pas "bien" car tu causerais du tort indirect aux proches d´une victime ce qu´en tant qu´humain qui a des sentiments de compassion , est inconcevable .
La compassion n´est pas spécialement inhérente à l´espèce humaine, désolé si je te fais descendre de ton nuage...
C´est sûr que la société est l´une des chose qui distingue l´homme des autres animaux, avec la consciente et la morale par exemple.
Après, parler de l´homme naturel, concrètement ça avance à quoi pour comprendre notre société à nous ? Vu qu´on ne sera jamais comme cela.
Disons que ça semble juste être une sorte d´idéal vers lequel nous devrions tendre.
Mais je trouve cette conception tellement subjective que jamais je ne pourrai y adhérer.
C´est pas bien ! Au risque de te faire vouloir ma mort , obéis !
"> tudieu non, je n´ai jamais parlé d´un retour à une telle société fictive (d´ailleurs il serait ridicule de vouloir revenir à une société qui n´en est en réalité pas une). "
Comme on peut le déduire de ce qu´a dit Vialatte, cette pseudo-société n´est même pas un idéal à prendre comme modèle, peut-être une simple masturbation mentale, une projection de l´esprit faite uniquement pour en faire une. Que sais-je ?
Pourquoi pas ? ^^ Mais c´est vrai j´avoue avoir du mal à comprendre pourquoi expliquer un modèle qui ne nous correspond pas, qui ne nous correspondra jamais et qui ne nous a peut-être jamais correspondu.
D´un autre côté étant donné tout ce qu´on a fait en mathématiques et qui ne servait à rien jusqu´au beau jour où un physicien pour étayer une nouvelle théorie a demandé à un mathématicien de lui ressortir un modèle qui corresponde, il se peut qu´un jour ça serve !
Les mathématiques et la philosophie étant intrinsèquement liées.
Il est probablement vrai que ce modèle n´est pas en totale adéquation avec l´évolution qui s´est opérée au sein de nos société depuis 3 siècles, cependant, je pense qu´à tout type de société peut correspondre son "homme naturel".
Et en cela j´entend que le modèle que nous devons prendre pour nos futurs citoyens n´est pas celui d´un homme se bornant au préjugés de son temps et de son milieu mais au contraire un homme libre, qui voit loin et qui à le réflexe de la réflexion sur quelque sujet que ce soit; voilà, à mon sens, l´homme qui fera un citoyen capable de représenter par son vote tant que par sa vie quotidienne, la volonté générale d´un peuple tandis que le premier ne serait capable de représenter que ses désirs singuliers.
Cela est en effet un idéal qui semble fort lointain, tant nous sommes habitués à ne voir que des individus dont les opinions et le vote ne traduisent que des problèmes personnels et non les problèmes d´un peuple entier.
Cependant, peut être que cet idéal n´est pas si inaccessible que cela mais je pense que pour l´atteindre, il va falloir procéder à des réformes majeurs dans le domaine de l´éducation nationale, car il est là, le domaine où nous pouvons agir le plus efficacement sur les générations futures.
Comment procéder ?
non pas par un embrigadement de nos élèves pour tel ou tel parti dès le plus jeune âge, bien au contraire.
Mais plutôt par le fait de ne jamais leur proposer une connaissance toute faite qu´il n´aurait qu´à accepter et à digérer.
J´entend par là que nous devons, à chaque problème que l´on peut rencontrer dans un programme scolaire, que ce soit en histoire, en français, en mathématiques ou en physique, leur faire comprendre les enjeux de ce problème, la façon dont ceux qui l´ont soulevé les premiers l´ont fait et dans quelles conditions ils l´ont fait et surtout, surtout, les faire réflechir sur ce problème avant que de leur apporter une solution, quand bien même ils développeraient des théories fantasques.
Et une fois seulement que cette étude préliminaire aurait été éffectuée, leur apporter la solution, tout en leur expliquant bien qu´il ne s´agit là que de la solution ayant cours dans l´état actuel de nos connaissances et non d´une connaissance absolue.
Ainsi, je crois que nous formerons des esprits libres, ayant pour point d´honneur de toujours réflechir sur ce qui leur pose problème avant que de demander une solution et dès lors, capable de bien juger de ce qui est bon pour eux et bon pour l´ensemble du peuple.