Tu peux évacuer Humain, trop humain, Aurore et l'Antéchrist qui sont dispensables, du moins dans un premier temps.
Commence par La Naissance de la tragédie, ça te donnera une bonne perspective pour le reste.
Le 07 mars 2021 à 13:49:53 xxxtentazola a écrit :
Rochedy m'a donné envie de m'y mettre
mes poings se crispent
.
Le 07 mars 2021 à 13:56:20 MacAdal2 a écrit :
Le 07 mars 2021 à 13:49:53 xxxtentazola a écrit :
Rochedy m'a donné envie de m'y mettre
mes poings se crispent
Ayaent
J'osais pas repondre
Pourquoi ?
Merci aux autres.
Ouai perso je te conseille de commencer par Ecce homo et le Crépuscule des idoles, (l'un ou l'autre qu'importe) pas par La naissance de la Tragédie, puis d'en venir au Gai savoir (ou bien un autre de la période médiane, comme Par delà le Bien et le Mal, ou la Généalogie de la morale), avant de faire tout dans l'ordre.
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :
« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
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Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
une autre raison de le denigrer votre idole en carton
Le 07 mars 2021 à 21:50:37 xxxtentazola a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
une autre raison de le denigrer votre idole en carton
Quelles sont les autres raisons stp ?
As tu des conseils de lectures ?
Merci
Le 08 mars 2021 à 07:06:03 Maglion a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:50:37 xxxtentazola a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
une autre raison de le denigrer votre idole en carton
Quelles sont les autres raisons stp ?
As tu des conseils de lectures ?
Merci
attend je reve ou tu m'insultes de lecteur
Le 08 mars 2021 à 07:06:03 Maglion a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:50:37 xxxtentazola a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
une autre raison de le denigrer votre idole en carton
Quelles sont les autres raisons stp ?
As tu des conseils de lectures ?
Merci
Kierkegaard, meme theme que Nietzsche mais traité diffremment et surtout personnage plus coherent et respectable
Le 08 mars 2021 à 12:09:58 xxxtentazola a écrit :
Le 08 mars 2021 à 07:06:03 Maglion a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:50:37 xxxtentazola a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
une autre raison de le denigrer votre idole en carton
Quelles sont les autres raisons stp ?
As tu des conseils de lectures ?
Merciattend je reve ou tu m'insultes de lecteur
Comment peux tu juger si tu n'as pas lu ?
Développe stp.
J'ai un peu la flemme de lire aussi.
Dans l'ordre chronologique, mais couples-y la lecture de commentaires sur son oeuvre.
Ordre alphabétique inversé
Absolument tout le monde m'a donné un ordre différent ![]()
Je pense faire :
-Crépuscule des idoles
-Gai savoir
-Par delà le bien et le mal
-Généalogie de la moral
-Ainsi parlait Zarathoustra
Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
Je rêve ou vous ne savez même pas interpréter un texte ?
Le 09 mars 2021 à 14:27:20 NyjithSenpai a écrit :
Le 07 mars 2021 à 21:27:37 Z3Ch1ld a écrit :
Et une fois que tu auras bien tout lu, de terminer par ses fragments posthumes pour t'apercevoir à quel point il a raconté n'importe quoi tout du long sur le christianisme, puisqu'il finira par admettre tout juste avant de sombrer dans la folie :« Prélude de Parsifal, le plus grand bienfait qu’il m’ait été accordé depuis longtemps. La puissance et la rigueur du sentiment, indescriptible. Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion. Totalement sublime et ému – aucun peintre n’a su rendre comme Wagner une vision aussi indescriptiblement mélancolique et tendre !(…) Comme si, après de nombreuses années, quelqu’un me parlait enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes - qui ont été en fin de compte les réponses d'âmes plus fortes que n'en ont produit les deux derniers siècles.» -- Nietzsche, Fragments posthumes, 1886-1887 - 5 --
Je rêve ou vous ne savez même pas interpréter un texte ?
explique nous alors
Déjà ils commencent par entrer dans un texte avec un préjugé, selon lequel le rapport de Nietzsche au christianisme serait unilatéral, simplement critique. Or Nietzsche se dit lui-même parfois continuateur du christianisme. Il y a dans le christianisme des valeurs qui ne vont pas à l'encontre de la vie ; même si la plupart vont dans le sens contraire.
Maintenant même si son rapport serait aussi simple qu'ils ne le prétendent, je cite le texte : "quelqu’un me [parle] enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes". Nietzsche dit bien qu'il n'a pas de réponses chrétiennes, certes, mais en tant que philosophe, il est prêt à se remettre en question, après avoir été un grand critique du christianisme. Moi je dis respect ici, pour son humilité philosophique. Mais est-ce que véritablement ces réponses remettent en question les réponses antérieures de Nietzsche ? On peut en douter, je cite encore : "Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion". Wagner n'est pas un simple chrétien qui reprendrait cette doctrine comme si elle allait de soi. Il l'approfondie, pour en sortir son caractère vitale. Il prend ce qui dans le christianisme, malgré tout, est susceptible de plaire à Nietzsche. Il y a quelque chose de plus profond que ce que Nietzsche pensait avoir vu dans le christianisme, qui lui permet de se remettre en cause, non pas en se rejetant, mais en s'approfondissant.
Voilà une lecture un peu plus fine de ce texte qu'une simple moquerie. Avant d'être penseur, il faut être bon lecture, c'est-à-dire un lecteur charitable.
Nietzsche n'est pas contre le Christ.
Christ est un surhomme en lui-même... Il a même fait mieux que ce que Nietzsche aurait voulu faire ou être.
Le 09 mars 2021 à 15:09:56 Daolong a écrit :
Nietzsche n'est pas contre le Christ.Christ est un surhomme en lui-même... Il a même fait mieux que ce que Nietzsche aurait voulu faire ou être.
C'est un exemple qui va dans mon sens oui.
Le 09 mars 2021 à 15:02:16 NyjithSenpai a écrit :
Déjà ils commencent par entrer dans un texte avec un préjugé, selon lequel le rapport de Nietzsche au christianisme serait unilatéral, simplement critique. Or Nietzsche se dit lui-même parfois continuateur du christianisme. Il y a dans le christianisme des valeurs qui ne vont pas à l'encontre de la vie ; même si la plupart vont dans le sens contraire.
Maintenant même si son rapport serait aussi simple qu'ils ne le prétendent, je cite le texte : "quelqu’un me [parle] enfin des problèmes qui m’inquiètent, non pas, naturellement, pour leur donner justement les réponses que je tiens prêtes, mais les réponses chrétiennes". Nietzsche dit bien qu'il n'a pas de réponses chrétiennes, certes, mais en tant que philosophe, il est prêt à se remettre en question, après avoir été un grand critique du christianisme. Moi je dis respect ici, pour son humilité philosophique. Mais est-ce que véritablement ces réponses remettent en question les réponses antérieures de Nietzsche ? On peut en douter, je cite encore : "Je ne connais rien qui saisisse le christianisme à une telle profondeur et qui porte si âprement à la compassion". Wagner n'est pas un simple chrétien qui reprendrait cette doctrine comme si elle allait de soi. Il l'approfondie, pour en sortir son caractère vitale. Il prend ce qui dans le christianisme, malgré tout, est susceptible de plaire à Nietzsche. Il y a quelque chose de plus profond que ce que Nietzsche pensait avoir vu dans le christianisme, qui lui permet de se remettre en cause, non pas en se rejetant, mais en s'approfondissant.
Voilà une lecture un peu plus fine de ce texte qu'une simple moquerie. Avant d'être penseur, il faut être bon lecture, c'est-à-dire un lecteur charitable.
quand il dit etre le continuateur du christianisme c'est surtout prendre la releve du christianisme, en aucun cas il en revendique l'heritage, d'ailleurs je percevais pas son rapport au christiansime bien moins critique qu'avec le judaisme (qui lui est vivement critiqué)
Reconnaitre cette grande profondeur du christianisme (qui l'aurait compris avant meme que lui l'ai compris) ça ressemble vivement au debut d'une transcendance chez Nietzsche, meme si le reconnaitre est admirable c'est pas rien et on peut comprendre que certains delirent là dessus.
est-ce que ça decridibilise toute son oeuvre ? meme s'il n'y avait aucune haine du christianisme (loin de là), dans une certaine mesure oui, s'il avait percu cela avant tout ses travaux, ils en auraient ete surement tout autre. Pour moi, il dit exactement ce que je reproche à certaines personnes qui donnent des solutions à quelqu'un qui souffre, alors que ce qu'il cherche c'est du reconfort.
enfin bon j'exagere tres probablement, ça ressemble quand meme à un ecrit fait à chaud et dans l'emotion
Sur le rapport entre la critique de Nietzsche du christianisme, déjà il faut comprendre que par "critique" il faut moins entendre dévalorisation que recherche des conditions de possibilité des phénomènes. Nietzsche, sur ce point, reprend l'entreprise critique kantienne.
Évidemment, Nietzsche juge sévèrement le christianisme, mais à la base il en fait une critique kantienne, pas un rabaissement.
Nietzsche critique beaucoup plus le christianisme, en tant que religion de prêtres à destination des foules, que le Christ lui-même, attendu que celui-ci a eu l'audace de créer de nouvelles valeurs, même si ces valeurs doivent aujourd'hui être "inversées".