CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Quel est le contraire d'un philosophe ?

News jeu

Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

Voir
Pasfou
Pasfou
Niveau 10
10 novembre 2006 à 14:49:32

Quant à ton dernier raisonnement, il me parait un peu fallacieux ("Donc qu´est-ce que le non-philosophe ? Un homme mort, qui a cessé de penser.

En puissance, nous sommes tous des délinquants, en puissance, nous sommes tous des philosophes.")

En effet, il ne suffit pas de penser pour être philosophe (moi-même, je ne le suis pas ; pourtant, j´espère penser un peu^^).
Certes, en puissance, nous sommes tous des philosophes, tout comme en puissance, nous sommes tous des sportifs de haut niveau, des champions du monde de telle ou telle activité, des violeurs, etc... : seul l´homme mort serait le contraire et donc, toute question se résumerait à une opposition vie/mort, car le raisonnement en puissance et non en pratique serait pertinent ?

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
10 novembre 2006 à 16:31:20

Note : Si j´insiste bien sur le terme "opposé total", ce n´est pas pour faire une distinction artificielle entre deux synonymes (opposé/contraire), mais pour bien montrer dans quel sens cela est employé :

opposé :
-Se dit (au plur.) de choses situées de part et d´autre et plus ou moins loin d´un axe réel ou imaginaire et qui sont orientées face à face, dos à dos (Þ symétrique); se dit (au sing.) d´une de ces choses par rapport à l´autre.

-Qui s´oppose, qui est aussi éloigné, aussi différent que possible dans le même genre, le même ordre d´idées.

Il y a toujours l´idée d´axe, de rapport, d´identité de genre : par exemple, l´opposé de moral n´est pas amoral, mais immoral (dans l´amoral, il y a absence, étranger, indifférence : on sort de l´axe, du domaine moral).

[Même si, éventuellement, l´amoral peut êre immoral.^^]

Il faut raisonner à la fois en terme de substance (pour trouver l´axe) et de rapport.

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
10 novembre 2006 à 16:46:47

Moi je définirai la philosophie positivement, avant toute chose. Si du moins une définition pouvait être satisfaisante...

C´est un objet qui attire et répulse, et souvent, personne n´est d´accord quand à son effet.
On attend des révélations extraordinaires; ou bien on la considère comme une réflexion sans objet et on la laisse de coté avec indifférence.
C´est surtout que le domaine est vaste, et que c´est le seul moyen que je vois d´expliquer tous les sentiments contraires à cette chose.
Elle est, pour moi, le contraire de la science. Et voici pourquoi. La science fournit des résulats. La philosophie n´est pas apodictique, elle ne fournit pas de savoir qu´on puisse posséder. Elle n´avance pas. Elle n´a conquis aucune conaissance sure. Il n´existe pas, en philosophie de savoir définitif.
Et lorsqu´il existe, lorsque le savoir est apodictique, il devient automatiquement scientifique; il appartient à un domaine particulier du conaissable.

De même, la philo ne progresse pas. On n´en sait pas, aujourd´hui, plus que Platon. Pire, on l´a sans doute même pas rattrapé.

Voilà donc un premier élément : la philosophie, et donc le philosophe, se passe de consensus. Ce que l´on cherche en elle, n´est pas un savoir, mais un examen critique auquel l´homme participe de tout son être. Les sciences s´interessent à des objets, la philosophie s´interesse à la totalité de l´être. Et cela importe bien plus à tout homme, que n´importe quel savoir scientifique.

De là, je tirerais quelques caractéristiques.

1°/ Chacun s´estime compétent. Le scientifique, c´est l´homme en blouse et qui sait. Le philosophe a la prétention de savoir, de s´y connaître et de pouvoir participer au débat. Et il faut reconnaître cette dimension très ouverte de la philo. Les travaux des philosophes professionnels n´ont de sens que lorsqu´ils finissent par rejoindre la condition d´homme.
2°/ Cela doit jaillir du moi, et tout homme doit s´y livrer lui même. L´humain est la source de la réflexion philosphique. Regardez les profondeurs philosophiques que l´on peut trouver chez les enfants. Celui qui dit "J´essaie toujours de penser que je suis un autre, et je suis quand même toujours moi" vient de toucher l´origine de toute certitude : la conscience de l´être dans la conaissance de soi. Il reste saisi devant l´énigme du moi, qui rien ne saurait résoudre. Ceux qui demandent "qu´y avait-il avant le commencement" découvrent que les questions s´engendrent à l´infini (du temps nottamment). Bref, la philosophie surgit de l´étonnement. Etonnement qui provoque pour tout le monde la surprise et la frayeur.
3°/ Non seulement les enfants, mais aussi les malades mentaux sont peut être, plus que tous autres, capables de philosophie. Ils ne sont remarquez, pas les seuls. Qui ne s´est jamais réveillé, avec le sentiment d´avoir apercu des choses étrangément profondes durant le sommeil; mais qui se dérobent à l´éveil.
4°/ L´homme ne peut pas se passer de philosophie.

Enfin, en toute chose, la philosophie s´oppose au sophos. Le philosophe est celui qui aime le savoir, et pas celui qui le possède. Ce dernier, c´est le savant.
D´autre part, l´important n´est pas dans les réponses, mais dans les questions. Et les réponses sont autant de nouvelles questions.

Ce qu´est la philosophie, on ne peut que le savoir que par l´expérience. On voit alors qu´ele est l´accomplissement de la pensée vivante et la réflexion sur cette pensée; ou bien l´action et le commentaire de l´action. Bref c´est une tache sans fin.

Voilà une définition sans prétention. Mais qui me semble montrer que vous chezchez un contraire en vain :rire:

Il est sur que vous trouverez des hommes différents du philosophe, mais je ne pense pas qu´un opposé total existe.

Peut être que le contraire du philosophe, celui qui recherche la vérité; c´est celui qui la possède. Dans ce cas, le contraire du philosophe, c´est Dieu, ou bien un homme tel qu´il n´en existera jamais.
On peut aussi dire, que le sophiste est l´opposé d´un philosophe. Mais ils me semblent plus différents qu´opposés : le sophiste est dans le monde des mots, le philosophe dans le monde réel.

Pasfou
Pasfou
Niveau 10
10 novembre 2006 à 20:06:05

Intéressant...

Deux remarques à chaud :
- il me semble qu´il manque une partie sur le sophiste. Le sophiste est dans le monde des mots "pour intervenir sur le monde réel" (le sophiste me parait au moins autant dans le monde réel; la différence est qu´il ne voit dans le raisonnement qu´un moyen au service d´une finalité).

- L´inverse de celui qui recherche la vérité me semble plutôt être celui qui la refuse (celui qui possède la vérité peut l´avoir longtemps recherché avant : il n´y a dans ce cas aucune opposition, juste une continuation).

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 novembre 2006 à 12:02:17

Alors, si l´on prend le deuxième alinéa, les sophistes sont le contraire du philosophe. On n´a pas de grandes traces d´eux, mais j´en connais quelques unes.
Ce sont des professeurs itinérants, sortes de conférenciers du supérieur, qui se font payer pour dispenser un enseignement. Plusieurs générations se succèdent : Protagoras [Si l´on en croit Platon, c´est le père de Socrate d´ailleurs] Hippias qui vit 105-109 ans, est contemporain de tous les sofistes...
Leur inspiration varie : hommes respectables, qui rédigent les lois (Protagoras, la constitution de Thourioi) ou envoyés en ambassade Gorgias, et Hippias.
Mais il y´a un trait significatif pour tous : la réfutation de la conaissance de l´Être, et de la prétention à connaître la vérité. Ils se soucient certes du monde sensible, plus exactement du monde de l´opinion... La loi, la coutume, le nomos, est dévalorisé au profit de la nature.

C´est cela qui est dit dans "Du non être" de Gorgias. Réfutation de l´ontologie de Parménide, qui est mise en contradiction avec elle même : l´Être n´existe pas, s´il existait il ne serait pas conaissable, et s´il était conaissable, il seait incommunicable.
Protagoras, quant à lui fait de la sensation de toute chose, ce qui a pour conséquence de réfuter tout jugement sur l´existence, ou la nature des Dieux, qui échappent aux sens.
Y´a une anecdote chez Plutarque, assez marrante d´ailleurs. Un athlète avait été tué par accident. Antiphon (homme d´Etat) avait alors passé la journée, avec Protagoras, à se demander si c´était le javelot ou bien le lanceur plutot que les organisateurs que l´on devait incriminer. En vain.
Tout se réduit donc à la doxa, au sens de l´apparence et de l´opinion. Il n´y a pas de vérité, mais des antilogies qui ont toutes leurs part de vérité. C´est l´apparition qu´il y´a du pour et du contre dans chaque chose (utilisée par Thucydide d´ailleurs).

Mais Socrate s´oppose-t´il réellement à cela ? Il accepte certe le subjectivisme, pour faire ressortir de la doxa un absolu. Samanière de discuter est différente, voire même opposée. Son attitude, qui base sa supériorité sur le fait qu´il ne sait rien, alors que les sophistes eux, savent. Il y´a bien des différences. Mais, sa dialectique est entièrement négative (critique de Cicéron) et qui ne prononce aucun jugement. Pire, au lieu d´aboutir à une définition satisfaisante, il prouve justement qu´aucune n´est possible. Plus exactement : qu´aucune ne résiste à l´analyse. Ménon le compare d´ailleurs à un poisson torpille : il paralyse l´adversaire, ce qui semble être la fin de son discours : mettre l´autre dans l´embarras (aporein en grec). Et sa seule conclusion, c´est bien souvent l´aporie (quand il y´a des conaissances, elles sont assez généralement rattachées à des mythes...).
Ce qui fait, que je pense qu´on peut dire que Socrate ne fait que prolonger l´oeuvre destructrice des sophistes : on ne peut se satisfaire de la doxa. Mais la définition positive, reste à venir (ce sera Platon et Aristote).

Voilà pourquoi je pense que le philosophe n´est pas le contraire du sophiste. Il est souvent sa continuation.
D´autre part, la philosphie a renoncé à toute conaissance. Elle ne la récuse pas (sauf certains scepticismes) mais fait l´expérience permanente de l´impossibilité de l´atteindre, pour elle. Comme je l´ai dit, si une quelconque vérité était apparue avec la philosophie, elle serait devenu science. Elle est une science humaine, ou une science de l´esprit. Par conséquent, elle est tributaire des configuration spirituelles, et des représentations mentales. Ce qui fait, non pas que tout se vaut, mais que tout est voué à une évolution infinie, vers l´infini. C´est à dire, en dernier lieu, voué à l´abscence de vérité, d´un sol "solide".
En vérité, on est toujours dans la même détresse que Descarte, lui qui se trouve comme dans un marais dont il ne sent pas le fond. Et c´est ce mal être que l´on ressent d´ailleurs, quand on commence à réfléchir, et qu´on se heurte à l´inconnu. Et c´est encore pire quand on ne se trouve pas de réponse.

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
11 novembre 2006 à 12:02:56

Ouhlalala les fautes... pardonnez moi pour l´orthographe, c´est l´effet "je viens de me réveiller"

Sous forums
  • Histoire
  • Environnement & Nature
  • Politique
  • Cours et Devoirs
  • Philosophie
  • Métiers & Orientation