Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Oui mais le mensonge n´existe que lorsque la vérité est révélée. La prise de conscience ne suffit pas. Je parle de malhonnêteté en soi.
Je crois que l´autre n´en a rien à faire que tu l´aides pour satisfaire un certain ego : tant qu´on l´aide, ça lui suffit (ex : le mendiant veut l´argent, le reste il s´en moque).
Pourquoi révéler, si c´est indifférent ?
Il n´y a pas mensonge, car il n´y a pas tromperie.
En ce sens, la prise de conscience suffit (vu que cette histoire de morale ne regarde que toi, pas l´autre).
Ces questions de morale ne se posent que lorsque tous les autres problèmes plus bassement alimentaires et de susbistance sont réglés : en pratique, seul le privilégié, celui est en position de force dans la relation aidant/aidé, se les pose.
L´autre privilègie des questions bien plus urgentes...^^
Mais cela diminue-t-il l´impact de la bonne action ?
J´ai déjà répondu à cela. Tout n´est qu´une question de mise en balance entre le motif et l´effet.
ex : Bill Gates donne des milliards de dollars pour diverses causes. Certes, il le fait en partie pour améliorer son image mise à mal par les procès, mais les effets de l´aide sont gigantesques.
Cela peut réduire le côté "bon" de l´action, mais cela reste une bonne action.
Désintéressement? pourquoi demander de l´indifférence? perso je le dis haut et fort, je suis intéressée par l´action que je fais dans ce genre de cas, et complétement.
Finalement c´est bien quand on a un grand ego qu´on se gène de notre intérêt et qu´on se demande si il est mauvais.
Tout à fait d´accord !
Notre ego voudrait que l´action soit encore plus pure qu´elle ne l´est, afin qu´il en ressorte encore plus grandi (notez l´aspect vicieux du mécanisme).^^
Très intéressant. Finalement, j´en viens à demander si la spontanéité absolue de l´acte est possible. Et si oui, à quelles conditions ?
Ever> Ceci dit, celui qui ne remet même pas en question la fierté et l´aura qu´il ressent à avoir fait une bonne action n´est-il pas le plus illusionné et le plus vaniteux ?
Pourquoi remettre en question un acte qu´on a fait avec conviction? N´est-ce pas lui faire honte? se dégrader?
La remise en question est inutile si elle eclipse notre conviction, notre élan, l´âme qu´on a mis dans l´action. Sur quoi se fonde cette remise en question? elle est systématique, n´apporte que doutes et nous veut machinal.
Et puis quelle fierté après tout? le fait que l´évènement soit exceptionnel ne veut pas dire qu´on a agit de manière exceptionnelle! On agit avec sincérité, ou alors on agit pas. Et qu´importe les films en arrière plan sur un soi-disant héroïsme, qu´importe la présence du jugement admiratif d´autrui. On était soi-même. Si une aura s´en dégage, faut-il s´en géner? On l´admire tant chez les autres, chez une femme, et on accepte pas la sienne? Pourquoi ne pas la cultiver? Avec humilité.
Zech l´a dit, celui qui cherche l´ego partout, qui cherche à se couvrir de honte, c´est lui le grand illusionné. Et ces questions là sont bien les plus vaines, limite nihilistes à chercher à chaque fois ce qui pourrait réduire à néant nos efforts, ce qui pourrait nous donner de la culpabilité. Fais toi chrétien Carnavale si ça te manque tant ![]()
lol le je expérimental interroge sans cesse le je universel, Ever, mais je ne cherche pas à me culpabiliser, mais à expliquer les raisons qui peuvent pousser celui qui agit de bonne façon à être néanmoins habité par le doute du bien-fondé idéal qu´on se fait du don et de la générosité. Il n´y a pas malice à s´interroger et à douter sinon on pourrait remettre en cause le principe même de l´existence de la philosophie. Admettre que certaines choses semblent aller de soi mais qu´après examen, ça n´est pas nécessairement le cas, c´est aussi se placer dans une démarche visant à refuser d´accepter trop facilement les impressions premières du monde sensible et de l´opinion.
Je ne cherche donc pas à interroger cette relative culpabilité qui n´en est pas une mais à en interroger le bien-fondé ou non, le sens en un mot. Je n´aime pas la référence, tu t´en doutes, mais le père de la psychanalyse n´a-t-il pas cherché, précisément, à expliquer un certain "malaise dans la culture" et "la civilisation" ?
Je ne faisais donc en aucune façon une séance d´auto-psychanalyse collective ni une profession de foi face aux pseudo-infâmes intentions qui peuvent animer les geste dont les conséquences sont positives. En outre, je trouve que le présupposé méprisant à l´égard des charitables chrétiens me semble particulièrement déplacé, homme de peu de foi
.
Sans redévelopper grandement, je voudrais faire part d´une certaine interrogation sur le dernier point abordé.
S´intérroger sur les raison de nos actes, tout le temps se poser la question, c´est un égocentrisme grave, c´est ramener tout à soit.
Ca peut partir d´une bonne volonté de savoir si ce qu´on fait est bien ou pas, mais le fait est qu´on se met à plus réfléchireà nous qu´aux autres, et dans ce cas là consciemment.
Trop se poser de question, sur les éventuelles intentions cachées c´est penser à soi et oublier les autres, c´est un acte égoïste.
Et puis le "je" dixit Nietzsche, quand il remettait en cause le cogito ergo sum, n´est qu´un point de grammaire.
C´est la grammaire qui lui donne toute sa force.
Le je pense donc je suis n´a de sens, que si on donne un sens à ce jeu.
Alors quitte à vouloir être le plus objectif possible.
Ne pensons même plus en je.
Enfin tout ça pour dire que trop se demander les raisons de notre intention, c´est se tourner dans tout les cas dans l´égoïsme, ou au moins, car je vais peut être un peu loin, dans l´égocentrisme.
Non, pas du tout, au contraire, car je parle bien d´un je expérimental (nécessaire intermédiaire, car tu ne cesses jamais de t´accompagner toi-même sur le plan métaphysique) interroge le je universel, qui n´est pas un point de grammaire, mais une notion désignant le sujet, l´individu agissant, l´homme en fait plus globalement, dans ce qu´il a d´essentiel.
Par conséquent, m´interroger sur ce que je suis et sur ce que je fais c´est s´interroger sur ce que tu es et ce que tu fais, et ce que l´humanité est et fait. Car, comme dit l´autre, "je suis homme et rien de ce qui est humain ne m´est étranger". Ce n´est pas spécifiquement humaniste, c´est le principe même de la réflexion philosophique dont la question fondamentale demeure "Qu´est-ce que l´homme ?" . La morale, puisque c´est le domaine concerné, n´en est pas exempte.
d´un je expérimental qui* [...] interroge le je universel
J´aimerais bien savoir d´ou sort ce je universel, qui est-il, qu´est-ce qu´il fait là, comment tu le décrirais... etc
Parce que franchement, je le connais pas. Et apparemment ça me serait bien pratique si il est nécessaire à la philosophie.
et non, je déconne pas.
quand tu dis je pense donc je suis tu crois que tu parles de toi ou de l´homme en tant que sujet universellement pensant ?
je parle de moi
sinon je dis pas "je"
La bonne conscience suit forcément une "logique liée à l´activité cérébrale " de l´individu sans doute pour le bien être de tous ses sembables pour un individu sain et donc "saint" .
Ce n´est pas la peine d´en parler sauf pour inciter à faire la même chose .
les conceptions de everlasting sont dépassées et le peuple élu de nietzsche ne verra jamais le jour autrepart que dans les fantasmes de ses fanatiques , cerveaux brûlés.
En tout cas je ne parirai pas pour lui et je sais bien que la plupart des hommes non plus .
Hélas Ever, il s´agit bien d´un je qui désigne le sujet et non un je personnel. C´est élémentaire en pratique philosophique, je n´invente rien, puisqu´il s´agit de rendre plus précise la pensée.
Si je raconte dans une disserte par exemple ou dans un raisonnement aujourd´hui je suis allé faire les courses, je suis dans le je personnel, particulier, c´est-à-dire ce que je fais moi. Si je dis "je pense donc je suis" je parle du sujet en tant qu´objet d´étude universel soumis aux mêmes pulsions et présentant les mêmes aptitudes à penser, désirer, etc etc...