Moi j'aime bien les mouches.
Même celles qui se laissent traire par Caraco ? ![]()
Si l'on ne peut plus attendre que des remarques puériles d'adolescents prépubères...
Tout ne tient pas de l'argumentation, petit. Quand je t'ai répondu, je n'étais pas forcément censé répondre par un argument. Tu t'inscris vraiment dans le stéréotype que critique Caraco. Je m'en branle de ta logomachie à deux balles. Retourne dans tes topics de merde plein de discours spécieux dont je n'entends rien.
Caraco devrait démontrer rationnellement pourquoi il vaut mieux faire parti de l'élite plutôt que des moutons au lieu de simplement le sous-entendre (d'après les extraits qu'on peut voir ici), car certains sont fiers d'êtres des moutons et le revendiquent implicitement en rejetant ceux qui ne veulent pas appartenir au troupeau. Est-ce mieux d'être dans le troupeau ou d'être en dehors de celui-ci ?
"Albert Caraco était un gothique." ![]()
Sans vouloir être méchant, vous n'avez décidément rien compris... Il s'agit d'un pamphlet, d'une diatribe. Le but n'est pas de démontrer quoi que ce soit. Le but est d'exprimer, d'émouvoir, d'alerter la sensibilité du lecteur. Caraco ne va pas faire justement ce qu'il critique : il ne va pas se lancer dans un discours spécieux, dans une "démonstration".
Ici, pas de dates, pas de chiffres, quasiment pas d'exemples. C'est l'accusation de Caraco qui doit retentir ; ses termes puissants, et abstraits.
Dans les grandes lignes, cette accusation porte sur la prolifération des hommes, et sur les vertus. Quant aux vertus, le message est le suivant : A quoi bon les vertus comme la charité ? La charité ne fait qu'entretenir les masses de perdition, qui pulluleront de plus en plus. Et la morale des chrétiens est inutile, car la plupart des hommes sont des fornicateurs : hypocrites avec la religion, avoués sans.
Je ne connais pas le mouvement gothique, mais Caraco, même s'il est très noir, n'est pas un fataliste. Pas à tous les niveaux, du moins.
Oui l'humanité pullulera. Oui, l'eau et l'air manqueront (l'eau manque déjà). Non, l'homme n'ira pas coloniser d'autres planètres. Oui, la catastrophe aura lieu.
Mais la catastrophe laisse l'espoir d'une nouvelle élite. Et il ne s'agit pas de détruire toute morale et toute religion. Il s'agit de remplacer UNE morale par UNE AUTRE morale, UNE religion (ou plusieurs, peu importe) par UNE AUTRE religion.
Il ne fait donc pas que détruire, et ce n'est pas le pire des pessimistes que l'on puisse imaginer (même si dans les faits, c'est très probablement l'écrivain le plus pessimiste).
"(...)il faut remplacer l'ordre par un ordre,(...)la morale par une morale,(...)la foi par une foi".
Nietzsche était également conscient du problème de la mort de Dieu. Dieu, mort, laisse un vide. Il lui faut un remplacant. Mais Dieu a-t-il un remplacant ?
Aujourd'hui, le problème de la mort de Dieu se pose. Contrairement à ce que l'on dit, les religieux dominent en nombre, à l'échelle planétaire ; et quant aux autres, ont-ils trouvé un remplaçant ?
Le meurtrier de Dieu est un homme triste : c'est "le plus hideux des hommes", dans Ainsi parlait Zarathoustra.
Mais moi ça me laisse complètement indifférent ce genre de discours. ![]()
D'autant que les pessimistes, on peut légitimiment leur demander pourquoi ils ne se suicident pas. Le système schopenhauerien est génial, selon moi, mais le personnage a cette ambiguïté du suicide. De même pour Cioran, et apparemment Caraco -que je ne connais certes pas mais qui semble plutôt se rapprocher de Cioran que de Schopenhauer.
Pour des indivudus qui se veulent lucides, incisifs, se dire las de quelque chose sans en finir brutalement avec, je trouve ça décridibilisant.
Ce sont des morfondus.
Aujourd'hui c'est bien souvent la non-existance de Dieu qui est rassurante.
"D'autant que les pessimistes, on peut légitimiment leur demander pourquoi ils ne se suicident pas"
-> C'est justement ce qu'il a fait.
"se dire las de quelque chose sans en finir brutalement avec, je trouve ça décridibilisant"
-> Cioran avait une certaine indifférence : sa lassitude n'était pas celle d'un homme triste, mais celle d'un homme fatigué, ennuyé. Il était insomniaque, et l'étant également, je partage son discours sur cette vie sans pause, qui nous conduit soit au divertissement, soit à la lucidité.
Si un insomniaque n'est pas lucide, cela signifie qu'il s'amuse ou s'occupe de mauvaise façon pendant ses nuits.
"Mais la catastrophe laisse l'espoir d'une nouvelle élite."
Ridicule. On est l'élite par rapport à quelque chose, c'est d'ailleurs le grotesque du discours de Caraco. Si l'on supprime les masses incultes, les élites d'aujourd'hui seront les mouches grégaires de demain.
Et puis il n'y a rien de constructif ou de rationnel dans son discours, si ça n'est une forte misanthropie et les stigmates d'une asociabilité marquée (et donc d'une ignorance de son prochain).
"Le système schopenhauerien est génial, selon moi, mais le personnage a cette ambiguïté du suicide."
Le suicide n'est qu'un acte de la volonté, celle-là même qui est aveugle et irrationnel, cet acte n'est pas une solution, encore moins une libération.
"On est l'élite par rapport à quelque chose, c'est d'ailleurs le grotesque du discours de Caraco. Si l'on supprime les masses incultes, les élites d'aujourd'hui seront les mouches grégaires de demain"
-> Elite par rapport à quelque chose, mais pas forcément par rapport à quelqu'un.
"Et puis il n'y a rien de constructif ou de rationnel dans son discours, si ça n'est une forte misanthropie et les stigmates d'une asociabilité marquée (et donc d'une ignorance de son prochain)"
-> Tu ne l'as même pas lu. Démission intellectuelle. Tu mets ton cerveau au vestiaire. Il n'est pas vraiment misanthrope : il ne hait pas l'homme lui-même, mais les larves. Et il ne construit pas, il déconstruit.
" Sans vouloir être méchant, vous n'avez décidément rien compris... Il s'agit d'un pamphlet, d'une diatribe. Le but n'est pas de démontrer quoi que ce soit. Le but est d'exprimer, d'émouvoir, d'alerter la sensibilité du lecteur. Caraco ne va pas faire justement ce qu'il critique : il ne va pas se lancer dans un discours spécieux, dans une "démonstration". "
Osef, on souhaite être convaincus, pas persuadés.
" Tu ne l'as même pas lu. Démission intellectuelle. Tu mets ton cerveau au vestiaire "
Il a juste supposé que tu décrivais les fondamentaux de l'oeuvre correctement.
"Osef, on souhaite être convaincus, pas persuadés"
-> Il n'est bien souvent que persuasion, petit. Et puis, qui a dit que convaincre était plus noble que de persuader ?
Sauve-t-on un type qui menace de se jeter d'un immeuble avec des arguments de bas étage ?
"Ben, fais pas ça, tu vas t'écraser par terre et ça fait bobo"
"Il a juste supposé que tu décrivais les fondamentaux de l'oeuvre correctement"
-> Encore une phrase qui pue l'écolière. Sortez du lycée.
" Il n'est bien souvent que persuasion, petit. Et puis, qui a dit que convaincre était plus noble que de persuader ?
Sauve-t-on un type qui menace de se jeter d'un immeuble avec des arguments de bas étage ?
"Ben, fais pas ça, tu vas t'écraser par terre et ça fait bobo"
"
Mais tu me parles de la vie, là. ^^
" Encore une phrase qui pue l'écolière. Sortez du lycée. "
Je ne comprends pas. ![]()
Caraco s'est pendu.
![]()
"Elite par rapport à quelque chose, mais pas forcément par rapport à quelqu'un. "
Bien sûr que si, ou alors explique-moi ce que l'élite de Caraco a de si spécial dans l'absolu, que le propos du bonhomme soit un peu plus clair.
"Il n'est pas vraiment misanthrope : il ne hait pas l'homme lui-même, mais les larves."
Peut-être emploie-je mal le terme "misanthrope", mais personnellement je l'utilise pour caractériser une personne qui méprise ses contemporains, délaisse certains impératifs moraux dans un schéma typique de la personne incomprise, isolée ou entourée de personnes (souvent les parents) un peu stupides.
Se croire au dessus de la masse c'est ignorer l'intelligence des autres et sur-estimer la sienne, et c'est un comportement typiquement adolescent.