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La philosophie, pour les snobs ? ? ?

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Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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le_bidet
le_bidet
Niveau 10
25 août 2006 à 23:24:53

Mais c´est toi, t´as trop argumenté, aussi.
Il faut leur balancer des phrases courtes sans les justifier. C´est là, qu´ils s´énervent.

nyfanouar
nyfanouar
Niveau 6
25 août 2006 à 23:26:27

bah le titre fait office de phrase courte à énervement.

Linkafond
Linkafond
Niveau 41
25 août 2006 à 23:27:02

:rire2: oui je sais pas les trucs genre "philo pour les cons" jcrois qu´ils auraient pas aimé

pis :o)) c´est des philosophes quoi y sont habitués aux textes longs.

Linkafond
Linkafond
Niveau 41
25 août 2006 à 23:27:28

oui je sais MAIS *****

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 01:11:41

D´abord j´aimerais remercier la pertinence souvent présente dans la démarche de l´initiateur de ce topic, hélas secondé par des rigolos qui ne sont pas des habitués du forum mais qui, cherchant à passer le temps, répondent et donnent une image faussée de ce forum qui connaît simplement le problème de n´être pas modéré.

Passé ce détail, je vais essayer de reprendre point par point les idées de linkafond car si l´idée se veut provocante et si on perçoit une volonté de justification, elle trahit une vision superficielle et trop personnelle de la philosophie. Or une expérience personnelle donc une connaissance limitée, et une vague opinion formée à partir de cette dernière, face à un domaine aussi important que la philosophie ne rendent pas le propos pertinent.

Tu écris en 1)

==> "Ce qui interessait les profs, ce n´etait que la philosophie des auteurs, on nous inculquait ça comme on apprend des formules de maths, en nous les expliquant certes, mais jamais en nous demandant notre avis, ni en nous demandant de réfléchir nous-meme. Dès lors j´ai trouvé ça completement minable."

D´abord il me semble qu´on ne pratique (malheureusement) la philosophie qu´un an, l´année de Terminale. Par conséquent, tu n´as pu connaître le cours que d´un prof, à moins d´avoir redoublé. De toute façon, cela ne change pas grand chose puisque deux profs restent deux hommes. Tu as eu, disons la malchance, de tomber sur des profs qui t´ont servi une version de la philosophie qui ne correspondait pas à ton idéal, ou plutôt à la manière dont tu imaginais la philosophie. Personnellement, avant de commencer à en faire, l´image d´Epinal que j´avais de la philosophie ressemblait à ceci : Socrate entouré de ses élèves les poussant à réfléchir autour d´un problème grâce à un jeu de questions / réponses / questions qu´on a appelé la maïeutique socratique. De ces dialogues accouchaient de nouveaux problèmes ce qui ne rendait pas la philosophie simple car elle n´estimait pas énoncer de vérités.

Or, tu es tombé sur un (ou des) prof (s) qui t´ont dispensé un cours, c´est-à-dire l´antithèse même d´un dialogue. Ils se sont posés comme savants, comme "scientifiques". Or la philosophie ne se prétend pas "science de l´esprit", elle cherche plutôt à emprunter à la science la rigueur, la précision et l´efficacité de sa méthode. Un moyen de base pour cela : l´usage de la raison. La raison est la faculté qui permet à l´homme d´enchaîner des affirmations cohérentes pour désigner des réalités qu´il peut désigner, décrire, et analyser par le biais du langage articulé (pensé, parlé, ou écrit).

Réfléchir, se poser des questions, tenter de prendre du recul sur soi, sur autrui, sur le monde, c´est donc COMMENCER à philosopher mais ça n´est pas philosopher pleinement. Philosopher au 21ème siècle, c´est aussi être conscient que beaucoup d´hommes nous ont précédé et que, à l´instar de nous, ils se sont posé des questions que nous nous posons aussi. Comme nous, ils ont essayé d´y répondre. Parmi eux, des penseurs que l´Histoire de la pensée a rendu célèbres parce que leurs propos ont apporté des éléments de réponses différents à des questions qui demeuraient toujours en suspens ou jamais complètement résolues.

D´où viens-je ? Pourquoi suis-je ici ? Qui suis-je ? Que m´est-il permis d´envisager ? Quels sont mes possibles ? Dois-je chercher un sens à ma vie ? Qu´est-ce que la mort ? Qu´il y a-t-il après elle ? Pourquoi ? Pourquoi ? Autant de questions insolubles qui fondent l´angoisse de l´homme ( tenaillé par la recherche permanente de sens) et auxquelles de nombreux domaines tentent de répondre (la religion par Dieu, la science par les lois de la Nature, la philosophie par la raison, la psychologie par l´introspection, etc...). Par conséquent, la philosophie est un moyen comme un autre de se fixer des réponses, les plus satisfaisantes possibles, face à des questions difficiles que l´homme se pose naturellement. La philosophie a surtout cette capacité de transformer les questions, de les rendre plus accessibles en essayant d´y percer les présupposés, les jugements qui au préalable doivent être révisés ou du moins analysés pour comprendre le sens même de l´existence de cette question.

Comme il faut être modeste face à l´histoire de la pensée, être conscient qu´on ne réinvente pas l´eau chaude et qu´on a beaucoup de chances d´avoir des idées que d´autres ont peut être eu avant nous, il faut avoir en effet l´humilité d´étudier ce que des hommes qui ont fait de la réflexion approfondie leur vie ont rédigé pour rendre compte de leur travail. Ils ne l´imposent pas pour se donner une image flatteuse (ou sinon il ne s´agit que de rhétorique et dans ce cas on les appelle des sophistes), mais ils la PROPOSENT. Ce sont ces propositions de réponses et la qualité de leur pertinence rationnelle, de leur certaine lucidité, que les professeurs veulent faire entendre à leurs élèves.

La dissertation philosophique n´est pas, comme la plupart semble le croire, un bête exercice de récitation des cours. Elle est le moyen le plus efficace dans un système très scolaire (au sens péjoratif du terme) de répondre à un problème difficile lié à des notions que l´homme interroge naturellement. Aussi, les pensées des philosophes, que l´on retrouve dans leurs ouvrages, sont des appuis qui permettent soi de formuler ou de préciser des idées que l´on peut partager avec eux, soit réfuter. En tout cas, elles servent, par accumulation, à faire AVANCER la pensée, à essayer d´aller au-delà, et de trouver à chaque fois des réponses plus précises, plus satisfaisantes. Evidemment, on ne réinvente pas le monde dans chaque copie, mais jamais il n´a été dit qu´une bonne copie de philosophie était une copie bourrée de références et de connaissances bêtement théoriques.

Ce que juge l´observateur de philosophie, quel qu´il soit, c´est avant tout la qualité du chemin de réflexion mené par l´élève. Si le raisonnement de l´élève est fondé sur des arguments rationnels qui s´enchaînent de manière cohérente, et qui tiennent compte, par corrections successives, des objections éventuelles que l´on peu apporter, alors la copie est bonne. Bien sûr, si l´on s´appuie aussi sur des références, alors on démontre qu´on détient une base pour appuyer sa pensée, la renforcer. Une citation qui serait placée dans une copie sans explication et surtout sans mise en relation avec une idée personnelle, une idée force, serait complètement dépourvue d´intérêt. Ce qui compte ce n´est pas le savoir que l´on ingurgite mais plutôt l´usage qu´on en fait. Voilà pourquoi, face à des questions différentes, on peut réfléchir avec des arguments pertinents car enchaînés de manière cohérente, rationnelle, correspondant à une analyse lucide, cherchant à répondre à l´universel et non pas au particulier. Mais le raisonnement peut parfois être bancal face à des questions plus ou moins difficiles. Il y a donc beaucoup moins de certitude et de facilité dans une copie de philosophie que dans une copie de maths. Car dans les mathématiques, on apprend des formules qui peuvent s´appliquer à des problèmes récurrents, de formes diverses, mais dont l´essence demeure la même. La philosophie est plus singulière car son fondement n´est pas une certitude, une "formule" mais toujours une question : "Qu´est-ce que c´est ?" ou plus globalement : "Pourquoi ?" .

Tu ne peux donc faire d´une expérience limitée, ici la tienne, une loi générale qui s´applique à tous. "J´ai trouvé ça minable", tu exprimes un jugement de valeur. Une opinion en somme qui se justifie elle-même parce que tu l´as pensé. On ne peut l´accepter comme un argument qui fasse poids et qui touche l´universel car il ne concerne a priori que toi. Partager une opinion, c´est très facile. La dépasser et la transformer en jugement argumenté, c´est plus difficile.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 01:12:20

==> 2) "Ensuite je trouve que le fait meme de philosopher est un truc de snob."

=> Nouveau jugement de valeur complètement personnel. Et revendiqué donc.

==> "Fin tout depend de la maniere de philosopher. Je critique la philosophie ecrite. Pourquoi ecrire des bouquins de philosophie, si ce n´est dans le desir d´etre lu?"

D´abord, tu émets un jugement relativiste qui entre en contradiction avec ta démarche générale : "LA philosophie, c´est pour les snobs, mais ça dépend quand même." Plusieurs problèmes d´emblée : tu te contredis immédiatement, tu émets une opinion, et surtout tu ne définis pas ce que tu entends par "snob", laissant supposer que le lecteur sait parfaitement où tu veux en venir. Or, imagine un seul instant que vos définitions soient différentes. Ton propos aura-t-il la même cohérence ? Poursuivons.

==> "On dit souvent que le philosophe veut guider les autres." => Ah bon ? Qui a dit ça ? Et parce que ce "on" indéfini le dirait, il s´agirait d´une vérité ?

"Tout d´abord de quel droit etre un guide quand on sait que tous les esprits sont libres, et surtout pour vouloir le faire quand on sait que personne ne suivra?"

Encore une fois, tu fais de tes présupposés les présupposés de tous, comme si ton opinion particulière était l´opinion universelle. Que signifie cette affirmation que tu désignes comme vérité incontestable et reconnue de tous : "on sait que tous les esprits sont libres" ? Tu présupposes que tout le monde te comprend lorsque tu dis "esprit" et "libre" mais encore une fois le manque de définition ne rend pas l´assertation pertinente. Ce qui rend le "on sait que" parfaitement injustifié. Ca n´est ni évident ni clair. Il n´a jamais été écrit que le philosophe cherche à guider, sinon il s´annonce prophète, donc il devient dogmatique. Or la philosophie si elle est philosophie n´est pas dogmatique, elle n´impose pas de normes, elle tend plutôt à définir et à répondre.

"J´ai plutot l´impression que le "philosophe" ne veut que se persuader lui meme d´etre ce qu´il n´est pas, et que pour cela il donne une image de lui meme dans autrui."

Là, tu commences donc à vouloir interpréter les actes d´autrui, en voulant dévoiler leurs intentions secrètes, comme si tu étais devin, ou Dieu. Or, tu as "l´impression", donc tu n´es pas sûr, premier point. Tu pars donc non pas d´un fait objectif mais d´une hypothèse subjective à laquelle tu vas donner valeur de vérité. Le "Donc" qui suit ce passage est alors abusif puisqu´il semble indiquer que tu as démontré ton idée. Or, il n´en est rien puisque tu ne fais que proposer une interprétation hasardeuse. En outre, le philosophe n´est pas seul à écrire. Si l´on n´écrit que pour être lu selon toi, il faut alors admettre qu´il n´y a pas que les philosophes qui écrivent. Par conséquent, toute personne qui écrit voudrait donner une image de soi à autrui ? Donc, si l´on suit ta logique, il faut faire un procès à tous ceux qui écrivent leur pensée parce que, toujours selon toi, vouloir donner une image de soi à autrui est un crime, ou du moins condamnable ? Nouveau jugement de valeur, parfaitement relatif, et présupposé évident. Poursuivons.

"Donqueuh (si je ne me melange pas vu que je fais plusieurs trucs en meme temps), je viens a me demander: a quoi sert ce forum? la vraie philosophie n´est-elle pas interieure? pourquoi ne pas garder vos pensée pour vous au lieu de les partager avec les autres? quel est le but de tout ça si ce n´est façoner votre propre image de philosohe ayant parvenu a s´affirmer? Dans tous les cas vous ne faites ça que pour votre image..."

La catastrophe continue. Tu te poses des questions qui développent des jugements de valeur, des opinions fixées contre la philosophie, en fait, tu deviens complètement dogmatique. Tu poses des questions successivements, tu n´y réponds pas, et tu conclus comme si tu avais accompli un raisonnement construit : "donc vous faites ça pour votre image". Ce qui signifie que tu as fait de tes questions successives des vérités objectives. En outre, tu ne définis pas toutes les expressions vagues que tu utilises (d´où la nécessité de la précision du langage, ce qui n´est donc pas une forme de mépris élitiste (ce à quoi renvoie probablement le plus l´idée qu´on se fait du terme "snobisme") mais à une volonté de préciser la pensée. Donc qu´est-ce que signifie "donner une image de soi", "s´affirmer", etc... ? Mystère, on n´en saura jamais rien, pas de ta bouche en tout cas.

Pour répondre alors au fond de ces questions, puisqu´il faut y répondre, la pensée ne peut être matérialisée que par le langage. Elle est par nature confuse, diverse, fluctuante. La fixer par écrit, c´est essayer de la structurer, de l´organiser, de lui donner une cohérence, une rationalité donc. Si l´on suivait ta logique, on pourrait dire à l´artiste peintre : inutile de peindre ce que tu as en tête puisque la seule vraie pensée c´est celle qui est en toi. Dans ce cas là, autant ne rien faire puisque l´essentiel dans la vie c´est de penser. Tu dois sans doute voir le paradoxe d´une telle logique. D´autant plus que si tu suivais ta propre logique, il s´avèrerait inutile de ta part d´avoir écrit tout ce que tu as écrit puisque tu cherches à le faire partager aux autres et qu´au fond ta vraie pensée est intérieure. S´il ne faut que penser intérieurement, toute communication, tout dialogue entre les individus est donc inutile ? Si tu n´avais pas exprimé par l´écrit ta pensée, je n´aurais jamais eu l´idée d´essayer d´y répondre, de m´appuyer dessus, puisque je ne l´aurais jamais connue. Paradoxal, non ?

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 01:13:01

==>"3) Cette image, a quoi elle sert vraiment? Est-ce qu´ecrire sa philosophie, ce n´est pas plutot vouloir etre lu? après tout on n´ecrit que dans le desir d´etre lu par autruit, et de faire d´autrui l´un des temoins de ce que l´on a voulu retranscrire. (ou meme de faire de nous memes le propre temoin de ce que l´on est ou que l´on veut etre)."

Encore une fois, tu fais de ton interprétation des intentions d´autrui une vérité effective. Or face à cette opinion je peux prétendre : non on ne met pas par écrit sa pensée pour être lu mais pour la concrétiser, lui donner une forme accessible, pour la communiquer. Quels arguments, quels exemples, quelles références de base as-tu employés pour justifier que on écrit "pour être témoin de" ? Poursuivons.

==> "Mais perso je pense que la vraie philosophie est un acte involontaire ou inconscient, et que la philosophie ecrite (comme sur ce forum) est a but "commercial" (le mot est très mal choisi mais c´est ce qui rend le mieux mon idée). Puisqu´en effet la vraie pensée est celle que l´on cultive au fond de nous et non celle que l´on veut montrer de nous."

Donc, toi "perso", tu sais où est le vrai, où est le faux. Tu ne définis ni "involontaire" ni "inconscient" ce qui en fait des termes vagues qui ne signifient que l´idée que s´en fera le lecteur. En outre, comment peut-on affirmer que le philosophe écrit volontairement pour donner une image de soi et ensuite affirmer que c´est un acte involontaire et inconscient (au passage, il aurait été agréable de faire la distinction). Et encore une fois, pourquoi cela ne concernerait-il que les philosophes ? Et pourquoi pas d´abord les politiciens ? Les artistes ? Toi ? Ensuite, si le mot "commercial" est mal choisi, comme tu le dis, alors pourquoi l´employer ? La précision du langage peut approfondir l´articulation de ta pensée mais tu estimes qu´on ne peut penser qu´avec un langage courant. Or, la qualité du langage n´est pas un snobisme mais un souci de précision de la pensée (la pensée est langage). Le langage, dans son usage courant, est trompeur et si l´on ne définit pas les mots, à la fois donc dans leur usage courant, et dans l´idée qu´une certaine opinion partagée par la majorité s´en fait, on parle dans le vide, on tourne en rond. La force de la philosophie est de tenter de redéfinir les mots, de mieux retracer, préciser, ce qu´ils désignent. (Par exemple, quoi de plus polysémique et de plus difficile à définir qu´un terme aussi couramment employé qu´ "amour" ?)

==> "De meme philosopher avec autrui, c´est vouloir aussi se cacher ce que l´on n´est pas."

Merci de m´apprendre une vérité révélée, grand sage. Tu n´as rien argumenté et tu le présentes comme quelque chose d´évident or tu n´as toujours pas défini, de toute façon, ce que signifiait "philosopher". Alors "avec autrui", n´en parlons pas. Et à supposer que tu ais démontré qu´on "veut se cacher" (encore volonté d´analyser avec certitude les intentions d´autrui) "ce que l´on n´est pas " (donc tu sais ce que ce "on" décidément vague "est en réalité ?) , que signifie "se cacher" ? Et dans quel but ? Tu les connais ? Tu es décidément omnipotent. Moi, ton lecteur, je ne le suis pas. Que fais-tu de la notion de dialogue ? de communication ? d´échange ? de débat ? Quelles distinctions opères-tu entre eux? Quelles conclusions en tires-tu ? T´es-tu posé ces questions ?

==> "4) Une de mes amies s´est mise en tete de faire une sorte de "journal de philosophie intime" et tous ceux que je connais et qui vont rentrer en L (et qui n´ont donc jamais pratiqué cette matiere) se disent: "il faut que je fasse de la philosophie". Je me trompe ou il ya dans cette volonté davantage une volonté d´image de soi-meme plutot qu´une passion? Après tout, la philosophie etant quelque chose d´universel, une sorte de science de l´esprit commune a tous les hommes, comment pourrait-elle etre intime? Ca revient au meme, ecrire la philosophie n´a d´autre but que de prouver quelque chose a quelqu´un (autrui ou son ego)."

Tu persévères donc à faire de tes questions (des incertitudes interprétatives donc !) des arguments rationnels qui font office de raisonnement et qui sont censés justifier ta conclusion finale et dogmatique : écrire la philosophie (mais tu voulais dire sans doute mettre par écrit sa pensée), c´est prouver quelque chose à quelqu´un. Prouver "quelque chose" ? Quelle précision ! "Quelque chose" ça ne dit rien, et cela revient à demander le "quoi ?" . Ce "Quoi ?" (question qui renvoie à celle du "qu´est-ce que ?" soit au problème de la définition) que tu ne t´es même pas posé une seule fois depuis que tu as commencé à écrire.

==> "Et puis depuis quelque temps, la philosophie commence a devenir a la classe litteraire ce que les sciences etaient a la classe Scientifique. Une sorte de marque de fabrique:
"salut je suis scientifique, je suis le meilleur et j´aime la science: un jour je serai ingenieur.
"salut je suis litteraire, je passe ma vie dans les livres et a philosopher. Plus tard je serai un grand auteur philosophe".
Voilà ce qu´on retrouve souvent dans les mentalités."

==> Et en avant les clichés à présent, et les schémas. Des exemples bancaux et particuliers devraient de ce genre, fondés encore une fois, circonstance aggravante, sur une de tes interprétations des "mentalités" que tu sembles si bien connaître, seraient censés faire poids pour établir de manière incontestable que oui, la philosophie c´est pour les frimeurs ? Réponse dans le paragraphe suivant.

=> "Ce qui confirme bien que la philosophie ne peut etre comparée a une passion mais une maniere de paraitre."

==> Et voilà, ton raisonnement est construit, il est incontestable. "Ce qui confirme bien" est la formule dogmatique et monstrueuse qui le démontre : ton point de vue EST sans conteste incontestable. Au passage, si tu pouvais définir un terme aussi peu complexe, après tout, que "passion", ou une expression comme "manière de paraître" (commence par "paraître", déjà), on aurait pu aimer, mais bon, chaque chose en son temps.

==> "Après tout je ne connais personne qui philosophe par plaisir."

Donc parce que tu ne connais personne qui autour de toi philosophie par plaisir, PERSONNE au monde ne peut philosopher par plaisir...?

==> "ET ceci est tout a fait normal"

Ah ! "Normal" à présent ! Tu sais ce qui est "normal" ! Ce qui est "normal" est ce qui correspond à ce que TOI tu connais. Voyons la justification dans le paragraphe suivant.

==> "puisque cselon moi les vrais philosphes sont ceux qui ne le disent pas et n´ecrivent rien, puisqu´ils n´ont d´autre cible qu´eux meme et n´ont pas besoin d´intermediaire pour se le prouver. Les vrais philosophes sont donc ceux dont il nous est impossible de savoir qu´ils le sont."

Magnifique, c´est le passage que je préfère sans doute. Donc, tu sais qui sont les vrais philosophes mais tu ne le sais pas parce que tu ne peux pas le savoir. Mais alors comment peux-tu être sûr qu´ils sont "vrais" ? Cela veut dire que les connais, donc qu´ils existent, donc qu´il y a des vrais philosophes, donc que toi tu peux savoir qui ils sont. Super. Donc, même si mon chien ne dit rien, je peux supposer raisonnablement qu´il est philosophe. Ne rien dire, ne rien extérioriser : voilà, c´est ça la philosophie... Mais une question, n´y aurait-il décidément que la philosophie qui ait le privilège de l´extériorisation ?

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 01:13:40

==> "5) Enfin pour finir, et ça entrecoupe ce que je disais, je trouve dommage que la philosophie soit liée a la litterature. Moi meme je suis passionné de litterature (classique et moderne), mais je trouve stupides les ouvrages philosophiques, dans la mesure ou ils se veulent etre guides."

En avant pour l´entrée une matière d´une nouvelle notion. Présupposé, la philosophie parce qu´elle est écrite appartient donc à la littérature ?? mais si tu es si passionné par la littérature, pourrais-tu avoir l´amabalité de la définir car à te lire on pourrait croire que tout ce qui est écrit est nécessairement littérature ! Le mode d´emploi de mon micro-ondes, c´est donc de la littéréture ? Moderne ou classique ? Ah et puis bien sûr, n´oublions pas que tu as prouvé sans conteste précédemment que les ouvrages de philosophie se voulaient des guides. Au fait, qu´est-ce qu´un guide ? Qu´est-ce qu´une secte ? Qu´est-ce qu´une religion ? Quelle différence fais-tu entre un guide et un gourou ? Y en a-t-il une ? Les questions sont nombreuses mais poursuivons car décidément nous nous amusons. Le mode d´emploi ne serait-il pas plus guide que l´ouvrage de philosophie ??

==> "La seule utilité que je leur vois est celle de comprendre les auteurs et leurs sociétés, mais certainement pas le message qu´ils veulent donner. Je trouve d´ailleurs que bien trop souvent avec la litterature philosophie, et avec la philosophie elle meme, le but est de creer de fausses verités generales en fonction des esprits qui les ont produites et du cheminement qu´ils ont choisi pour y parvenir."

Et en avant les "MOI JE vois, MOI JE trouve" (que tu as accumulés tout au long du message). Donc d´un côté la philosophie, pour TOI, a pour but, une fois écrite, de donner seulement une image de soi, mais attention voilà un nouveau but : TROMPER LES GENS ! Eh oui, vous ne le saviez pas, mais la philosophie manipule les gens. Les philosophes sont en fait des sectaires qui veulent faire de l´argent sur les pauvres fous qui vont les lire. Pourtant, il est étrange de constater que c´est surtout lorsqu´on est ignorant, qu´on n´a pas appris à se poser des questions, à les retourner qu´on se fait le plus facilement manipuler. Les tyrans modernes ne fondent-ils pas leur pouvoir tyrannique sur l´analphabétisme et la pauvreté culturelle des populations qu´ils asservissent ? Quelle différence fais-tu entre le "coeur" et la "raison" ? Le philosophe pousse son interlocuteur, fût-il muet, à se poser des questions, pas à adhérer à ce qu´il dit. Sinon, ce n´est précisément pas un philosophe mais juste un sophiste, un baratineur, quelqu´un qui fait de la rhétorique, qui cherche davantage à persuader qu´à convaincre, c´est-à-dire à parler plus aux sens, à flatter les opinions et la sensibilité, que parler à ce qui est rationnel, lucide, cohérent. Poursuivons.

==> "Tout ça pour dire que selon moi la litterature reste la litterature et la philosophie, reste la philosophie."

Super, donc l´eau est l´eau, l´ordinateur est l´ordinateur, le pain est le pain. On a tout défini ! Génial ! Moi, c´est moi !

==> "C´est d´ailleurs un peu insultant a mon gout de confondre les deux, puisque bien souvent les amateurs de philosophie denigrent la litterature qui n´a aucun but philosophique,"

Ah tu as énoncé les buts de la philosophie maintenant tu sais parfaitement ce qu´est un "but" et tu connais aussi ceux de la littérature (toujours pas définie)

==> "alors que cette derniere reste la plus vraie et la plus sincere, puisqu´elle ne cherche pas a se prouver quelque chose."

Ah donc parce que tu le penses, la littérature est sincère. Toujours pas définie, il est bien sûr impossible de savoir ce que tu entends par "littérature". Mais si par exemple tu inclues dans la littérature les fictions (romans, nouvelles, etc...) cela signifie-t-il que lorsque Vladimir Nabokov écrit "j´aime les nymphettes" dans "Lolita" il est sincère ? Qu´est-ce qu´être "sincère" ? Définis la sincérité. De quelle sincérité parles-tu ? Tu dis qu´elle est sincère "parce qu´elle ne cherche pas à se prouver quelque chose" ! Ouah, on nage dans la clarté la plus totale. Donc la sincérité = ne rien prouver à soi. Vois-tu à quel point ton propos est une accumulation d´affirmations lamentables et qui ne tiennent pas debout deux secondes ? Je ne veux pas être méprisant, j´essaye de te faire partager l´étonnement un peu révoltant que l´on peut ressentir face à autant de contradictions et de lacunes dans un discours qui se veut sérieux et, surtout plus grave, vrai, juste.

==> "ps: pourquoi les philosophes veulent employer des grands mots pour signifier ce qui pourrait l´etre avec des mots de langage commun? (cf. ça rse rapporte une fois de plus au snobisme dont je parle plus haut, et meme si ce snobisme est inconscient, je trouve qu´il existe et existera toujours dans l´idée-meme du mot philosophie )

Encore du "moi je trouve que" mais pas de définition, pas d´argumentation, pas d´exemple. Quanta à la pseudo critique sur le langage non pas "commun" mais "courant", je crois avoir suffisamment développé ci-dessus pour expliquer sur quelle ignorance théorique, sur quelle illusion devrais-je dire, elle se fonde.

A bon entendeur.

le_bidet
le_bidet
Niveau 10
26 août 2006 à 01:25:00

Ben tes pas rigolo, toi...
Vraiment pas.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 01:34:15

Détrompe-toi, tout est rigolo ici. Je m´excuse au passage pour les quelques fautes laissées dans mes précédents messages, l´heure tardive faisant défaut à l´attention requise lorsqu´on écrit.

le_bidet
le_bidet
Niveau 10
26 août 2006 à 01:41:40

Nan, nan, t´es pas rigolo. En tout cas, je déteste toujours autant la philosophie.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 01:44:50

Tu es libre de tes goûts ^^. Dommage qu´ils ne soient fondés sur rien de sérieux, a priori.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 août 2006 à 02:22:15

Carnavale> Tu m´a collé mal a la tete, je te lierais demain :fou:

Ps: t´es courageux en tout cas.

nyfanouar
nyfanouar
Niveau 6
26 août 2006 à 12:09:06

Bon j´ai lu mais vé plutôt aller à la douche que de me lancer là dedans mwa :p)
À pluche

Linkafond
Linkafond
Niveau 41
26 août 2006 à 12:55:34

bon jvais deja repondre a un detail du premier point, en ce qui concerne les profs: c´est que l´un etant enceinte et la replaçante etant tombée malade, on a eu l´occasion d´en tester 3 (profs) et a 3 reprises c´etait la meme chose, les memes cours ennuyeux, dictés comme une leçon, sans rien faire d´autre qu´ecrire pendant 3 heures ...

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 13:02:42

Ca n´est pas une réfutation. Trois individus ne font pas cas général.

Linkafond
Linkafond
Niveau 41
26 août 2006 à 13:08:47

Magnifique, c´est le passage que je préfère sans doute. Donc, tu sais qui sont les vrais philosophes mais tu ne le sais pas parce que tu ne peux pas le savoir. Mais alors comment peux-tu être sûr qu´ils sont "vrais" ? Cela veut dire que les connais, donc qu´ils existent, donc qu´il y a des vrais philosophes, donc que toi tu peux savoir qui ils sont. Super. Donc, même si mon chien ne dit rien, je peux supposer raisonnablement qu´il est philosophe. Ne rien dire, ne rien extérioriser : voilà, c´est ça la philosophie... Mais une question, n´y aurait-il décidément que la philosophie qui ait le privilège de l´extériorisation ?

(je reponds au fur a mesure, mais je repondrai plus en detail demain car je vais bientot devoir m´absenter pour la journée)

je voulais dire par ici que justement, les vrais philosophes s´ils s´ignorent eux memes comme je l´ai dit dans mon raisonnement, doivent etre ignorérés des autres. Je pense que l´idée meme de philosophie devrait etre une idée abstraite, sans que l´on puisse se dire "je pratique la philosophie", ce qui lui fait perdre toute sa valeur.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
26 août 2006 à 13:11:52

Une chose ne peut à la fois être et ne pas être en même temps. En parler, c´est déjà la faire exister. Par conséquent, cette idée est autocontradictoire, donc impossible.

Linkafond
Linkafond
Niveau 41
26 août 2006 à 13:13:38

Ah donc parce que tu le penses, la littérature est sincère. Toujours pas définie, il est bien sûr impossible de savoir ce que tu entends par "littérature". Mais si par exemple tu inclues dans la littérature les fictions (romans, nouvelles, etc...) cela signifie-t-il que lorsque Vladimir Nabokov écrit "j´aime les nymphettes" dans "Lolita" il est sincère ? Qu´est-ce qu´être "sincère" ? Définis la sincérité. De quelle sincérité parles-tu ?

J´ai jamais dit que la litterature se resumait a sa forme et pas son fond :-(

Linkafond
Linkafond
Niveau 41
26 août 2006 à 13:15:41

Carnavale Posté le 26 août 2006 à 13:11:52 Une chose ne peut à la fois être et ne pas être en même temps. En parler, c´est déjà la faire exister. Par conséquent, cette idée est autocontradictoire, donc impossible.

Justement, on peut pas nier que la philosophie existe, mais beaucoup de choses existent sans etre revendiquées ou sans qu´on en ait fait l´experience

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