En voyant le fossé dans la population de tous les pays entre les classes riches, moyennes et pauvres, je me suis, comme beaucoup d´autres, posé cette question: Ya-t-il un moyen de réduire cette inégalité congénitale entre les hommes?
On sait tous que c´est l´éducation que reçoit l´enfant qui détermine majoritairement ses chances de s´en sortir dans la vie...
Des parents riches, cultivés donneront des enfants tout autant cultivés, intelligents ayant tous les atouts pour devenir riche à leur tour.
Au contraire, des parents pauvres, qui n´ont déjà pas les moyens d´assurer la meilleure éducation extra-parentale (école), qui vivent dans des endroits moins propices au développement de l´individu donneront des enfants qui auront énormément plus de mal à s´en sortir...
De là à dire que l´ascenseur social est complètement bloqué, c´est faux... Il est simplement trop lent, trop petit, il n´y a pas de place pour tout le monde.
Pour lutter contre ces inégalités, ce fossé entre les classes, on a fait des révolutions (1789, puis la révolution communiste)
Nous sommes aujourd´hui sur les bases de la révolution de 1789 en ce qui concerne les inégalités... La révolution communiste ne fonctionnant visiblement pas, j´en propose une autre... Mais elle est assez dure.
Il faudrait seulement (et je dis bien "seulement") changer de façon extrêmement radicale la notion de famille...
Je propose tout simplement la supression de la famille congénitale.
Il faudrait en pratique retirer les enfants de leurs parents dès la naissance, ce qui susciterait inévitablement des protestations très importantes... En effet, quelle douleur de ne pas connaître ses parents. Mais quand plus personne n´aura de père ni de mère, ni d´ancêtre, la douleur ne se fera plus sentir car on trouvera tout à fait normal de vivre selon le mode de vie que j´ai imaginé:
A la naissance, l´enfant est emmené dans un grand internat, un internat qui assurera entièrement son éducation et remplacera le rôle de famille congénitale durant toute sa vie.
Un programme éducatif serait fixé par l´état...
Tout enfant recevrait par conséquent la même éducation, et les inégalités congénitales disparaîtraient...
La récompense d´un travail serait, contrairement au communisme, réèllement proportionnelle au mérite, puisque tout le monde partirait avec les mêmes bases...
Qu´en pensez vous? (je vois déjà plusieurs problèmes assez préoccupants dans ce projet, en dehors de tout sentimentalisme dû à la disparition de la famille)
on deviendrai des robots, tous formatés, tous pareils.
et en plus, je suis pas sur que ça règlerai grand chose.
je préfère etre pauvre et garder le gout pour la musique rock que mes parents et mon grand frère m´ont transmis
Non seulement c´est horrible mais, en plus, ça marchera pas.
Oui, mais pourquoi...
C´est pas parce que tu veux que ça ne marche pas que ça ne peut pas marcher.
Et ça règlerait tout au contraire...
Les inégalités subsisteront, mais la chance d´être le meilleur sera la même pour tous...
Et non, nous ne serions pas forcément formatés... Nous aurions tous accès à la culture, qui nous serait enseignée selon nos choix et nos aptitudes.
Dans ce sens là, si on occulte pas notre passé, ni les idées des autres, qu´on donne tout ce qu´on sait à tout le monde, il n´y aura pas de formatage, car l´individu se formera selon ses choix... Et il correspondra à lui même...
Il ne s´agirait pas d´une éducation rigide n´amenant qu´à un esprit formaté, mais d´une éducation fiable différente selon les choix de la personne qui la subit.
Premier défaut qui me vient à l´esprit. La vie serait une lutte pour être le meileur quitte à cracher sur les autres...
"Les inégalités subsisteront, mais la chance d´être le meilleur sera la même pour tous... "
là je suis d´accord.
"il n´y aura pas de formatage, car l´individu se formera selon ses choix... Et il correspondra à lui même... "
à lui meme oui, c´est à dire à un gars eduqué de la meme manière que des millions d´autres jeunes de son age, et cela depuis tout petit...
il y a donc formatage
"La vie serait une lutte pour être le meileur quitte à cracher sur les autres..."
mais c´est déjà notre pain quotidien non ?
Ensuite, observez les enfants adoptés en très bas âge...
Ils aiment ceux qui les élèvent, non les parents... Seule la vision de parents biologique d´autres enfants amène à un véritable besoin de rechercher ses racines...
Mais si la pratique que je propose entre dans la normalité, la méconnaissance des géniteurs sera-t-elle pertubante? Je ne pense pas.
Les enfants se mettraient à aimer les gens qui les élèvent: le personnel qui les accompagne toute la vie. Mais le problème est que l´amour dans ce cas là ne serait pas du même type que l´amour qu´on porte à des parents (adoptifs ou pas).
Il faudrait se pencher sur les conséquences de ce changement d´amour, mais je ne pense pas qu´elles soient si terribles.
* Posté le 13 juillet 2006 à 21:47:36 avertir modérateur
* Premier défaut qui me vient à l´esprit. La vie serait une lutte pour être le meileur quitte à cracher sur les autres...
C´est déjà le cas...
"à lui meme oui, c´est à dire à un gars eduqué de la meme manière que des millions d´autres jeunes de son age, et cela depuis tout petit... "
Ce que je veux dire, c´est que l´éducateur imposera une base sur laquelle l´enfant développe en quelque sorte, sa propre éducation...
L´éducateur donne toutes les clés à l´enfant, enseigne la culture la plus large, et l´enfant se fait ses propres opinions...
Dans mon éducation, personne ne force à l´opinion, on donnera la base la plus universelle possible pour que l´enfant s´épanouisse selon ses choix.
Pour cela, on devra inculquer tout ce que l´on sait, tout ce dont on est le plus sûr, on l´imposera à l´enfant... Tout en lui faisant comprendre qu´on peut le critiquer si on apporte une explication valable et contradictoire.
Si on laisse l´accès à tout ce que l´homme a pu penser à l´enfant, il n´a pas accès à une seule éducation, à un seul mode de valeur mais il fait face à strictement toutes les éducations existant aujourd´hui...
Dès lors, il peut choisir!
Je sais pas si vous connaissez le système d´éducaion japonais mais en résumé c´est ça:
Tu commence comme tout le monde mais à partir d´un moment t´es dirigé vers un lycée selon tes notes: c´est un système élitiste; si tu veux pouvoir faire quelque chose tu dois être le meilleur et te consacrer qu´à ça...(c´est mal expliqué mais voilà)
En résumé notre vie se résumerais à ça. Si tu t´occupes que de tes études etc t´es mal. Et moi perso, je ne suis aps comme vous dites que nous sommes apparamment...
Les inégalités ne dépendront plus des familles mais des éducateurs. Tu ne fais donc que déplacer le problème.
En effet, plus l´éducateur est qualifié pour s´occuper des enfants, plus les enfants développeront leurs capacités intellectuelles et feront des études. Les internats qui n´auront pas de bons éducateurs seront peuplés d´enfants qui deviendront peu cultivés.
De plus, les opinions des enfants suivront celles des éducateurs (puisque c´est ce qu´il se passe en général : les enfants sont majoritairement, du moins au début, d´accord avec leurs parents, ils seront donc d´accord avec leurs éducateurs), avec ce que cela implique de similitude dans les comportements et de "robotisation" de l´individu, même si ce n´est pas l´objectif premier de ton idée.
Et puis un éducateur pour cinquante enfants, ce n´est pas suffisant pour remplacer deux parents par enfant. Il faudrait donc un éducateur (au moins) par enfant : c´est irréalisable.
Cette solution amènerait également le manque d´amour (que tu évoques plus haut) et surtout, elle transformerait complètement la vision actuelle du couple. L´enfant ne serait plus habitué à voir ses deux parents. Peut-être arriverait-on à la fin du couple classique, de l´amour à la demande, de l´amour pour la simple procréation, par simple but de pérpétrer la race comme les animaux ...
Ce serait peut-être même la fin de la procréation. Car en effet, pourquoi faire des enfants si on nous les enlève à la naissance ?
Et enfin, ce serait une solution autoritaire, digne d´un gouvernement dictatoriel. Donc non ! ![]()
Peut être au contraire qu´on ne rechignera plus à en faire... Parce que ce qui rebute dans le fait de faire beaucoup de bébés, c´est qu´un enfant coute cher.
Ensuite, il suffit de voir les instituteurs qui animent une classe de 26 élèves à peu près...
Moins il y a d´élèves à la charge de l´éducateur, plus ceux-ci devront être nombreux... Mais, honnêtement, ce n´est pas insurmontable...
L´idéal, ce serait des groupes de 15 enfants...
Et si l´éducateur est formé, il pourra justement donner une éducation hors de ses opinions... Comme le fait mon professeur de philosophie...
Jamais ces éducateurs n´auraient le droit de donner un avis aux enfants sur une question politique ou morale, sans quoi ils seraient sanctionnés.
Si on les forme bien et qu´on les contrôle systématiquement, le problème ne se posera pas vraiment. Toutefois, aucun système n´est complètement infaillible et il y aura inévitablement des manquements à ma règle...
Je suis toutefois conscient du fait qu´il sera très difficile d´être intime avec des enfants tout en évitant de les influencer.
Si on revient plus haut, un problème surgit si tout le monde fait énormément d´enfants... Cela coutera indirectement plus d´argent à tout le monde... Non pas à travers des dépenses familliales, mais à travers des impôts.
Et imposer cette méthode étant très douloureux, elle passera forcément par un régime dictatorial... Qui pourra disparaître lorsque cette pratique sera rentrée dans la normalité.
Cette pratique n´est donc pas à associer à un régime dictatorial.
Et on peut bien imaginer des couples d´éducateurs pour ce qui est de l´image du couple.
La vie future, tant sociale et professionnelle, pour l´enfant, ne dépend forcèment pas de l´éducation extérieur; l´enfant en grandissant, peut lui même faire sa vision du monde qui l´entoure, ce genre d´éducation ´individuel´ est propre à chacun et en est une éducation à part entière. L´education parentale est une éducation primaire pour l´enfant: "apprend à dire bonjour; dit merci; ne lis pas à table etc...".
C´est donc l´enfant LUI seul qui décide de son avenir; c´est lui qui decide son orientation professionnelle, si il a envis justement de faire beaucoup d´études pour ´mieux´ vivre que les classes modestes, par exemple.
Il est possible de donner la même éducation à tout enfant, mais impossible de choisir pour eux leur avenir.
Au finale, on se retrouvera, de toutes façons, à des classes plus ou moins ´modeste´ et à de nombreuses "inégalités" entre les individus, comme tu le prétend.
Enfin, c´est selon moi bien sur.
Il ne faut pas oublier le bagage génétique qui fournit à certains plus de chance que d´autres.
D´autre part, ça ne réduit pas les ingalités entre les classes sociales... L´éducation est la même pour tous mais chacun empruntera un chemin différent qui poussera les uns à être éboueurs et les autres à être avocats.
Oui, mais le but n´est pas d´empêcher ces inégalités, on a ce qu´on mérite...
Le but, c´est d´empêcher les inégalités congénitales... De permettre à tout enfant d´avoir les mêmes chances.
Déjà les 3 premiers paragraphes donnent plus envie de lire!
Des exemples je pourrais t´en citer des milliers, mon père travaillant dans le social, il a vu tout les genres et crois-moi : la richesse est bien souvent signe de dettes ou de malhonnêteté!
quant aux pauvres, ici, on a des bourses d´études, et par là...c´et leur problème.
Si tu savais comment le prof de philologie de Tolkien a finalement fait prof d´université, t´en tomberais à la renverse.
A 15 ans il savait pas lire!
Mozart était pauvre sur la fin de sa vie (trop dépensier), et beaucoup de gens d´une intelligence hors-norme!
toi, tu es un berné de la société, qui crois que parce qu´on est riche, on est malin, c´est le contraire le plus parfait!
Un gars pauvre qui trouve un livre par terre le lira, c´est toujours ça à prendre.
Le riche: beerk, un livre crasseuuux, je rentre chez moi jouer à la ps2222222!
C´est pour ça que les jeunes ne lisent plus, et -sans l´école- deviennent débiles: on est trop riches!
On achète des consoles à 400 euros et on oublie que victor Hugo n´en coûte que 5!
avant, on avait rien, alors la moindre chose, on la passait à lire, à se développer!
Imagine un peu: pas de pc, de ps2, rien... tu fais quoi? Du sport? Eh ben il pleut! Tu fais quoi? Tu lis, tu t´intéresses et là tu te développeras, c´est pas une question de richesse.
( A noter : moi aussi j´ai une ps2, je critique tout le monde, amis moi le 1er!
)
L´idéal, ce serait des groupes de 15 enfants
Je sais pas si t´as lu Kewl mais c´est exactement ça qu´il reproche à ton système. Un seul éducateur pour 15 élèves ça remplacera jamais 2 parents pour un enfant et ne pas donner son opinion revient à êter éloigné de ses "enfants".
En plus, je me demande où tu comptes trouver des éducateurs aussi parfaits alors qu´on a du mal a trouver des profs qui font leur boulot...
Pourtant des enfants ont bien été élevés en orphelinat...
Ils ont des problèmes, mais qui ne sont pas d´ordre sexuel...
Est-ce que les problèmes surviennent parce que l´immense majorité est élevée selon un mode de vie famillial, ou viennent-ils seulement du mode d´éducation.
(je parlais de l´immense majorité des autres individus qu´ils rencontreront toute leur vie)