Quelqu´un l´a lu et peut dire succintement si ça l´a interessé ?
j´osse pas lui parler il me fai peur :S
je préfère Xenosaga Episode 2
Salut, j'envisage de m'attaquer à cette oeuvre afin de découvrir la pensée de Nietzsche et je me demandais quelles clefs de lecture, références ou pistes il serait bon que j'aie en tête avant de débuter... quelqu'un pourrait m'aider? ^^
C'est pas ZarathOustra ? ![]()
si mais osef
enfin non mais tout le monde aura rectifié je pense ![]()
Le livre est long, bourré de référence obscures (biblique notamment), et le style ultra pompeux ; mais sinon ce livre est génial =).
Also sprach Zarathustra en Allemand.
N'importe quel œuvre de Nietzsche doit être abordé de façon extrêmement méticuleuse et une connaissance approfondie de l'histoire de la philosophie est indispensable.
En conséquence, je ne te conseil pas dans l'immédiat de lire Nietzsche, surtout si tu à peur des mauvaises lectures.
as
C'est marrant de constater comme la plupart des gens veulent lire Nietzsche, ou le font. Personellement, je n'ai rien lu de lui, ça ne m'interesse pas, le personnage me dégoute (je ne parle pas ici de ce qu'il dit ou pense, mais de l'auteur comme personne). De fait, il m'apparait -et c'est systématique !- comme le penseur des wannabe philosophes, le déprimé qui pense penser par lui même, l'idéaliste (et la c'est ironique
) qui veut réfléchir.
Sans doute que Nietzsche est très intéressant, mais mérite-t'il qu'on lui accorde tant de topics, de discussions, de références ? A côté de ça, personne ne se frotte à Hegel et ses descendants de droite comme de gauche. De même, quant il y'a des existentialistes, c'est qu'ils ont lu "L'existentialisme est un humanisme", ou les oeuvres littéraires (et encore !) et pas l'Être et le Néant, ou encore moins la Critique de la Raison Dialectique. Bon, ok, je ne l'ai pas lu non plus, mais il est là, en face de moi, attendant que je l'ouvre. Mais avant, j'ai d'autres trucs à lire aussi.
Bref, à quand des topics sur des philosophes plus sérieux, ou plus ardus ?
Et bien sur, le lire en Allemand. ![]()
"Bref, à quand des topics sur des philosophes plus sérieux, ou plus ardus ?"
Phrase à éviter pour quelqu'un n'ayant jamais lu l'homme en question.
Non, pas du tout : si tout le monde le lit, ou veut le lire, c'est que tout le monde le peut. On est loin d'Heidegger et de l'obscurité du vocabulaire, ou d'Hegel, et de la profondeur des analyses. Etant abordable, il est donc moins ardu...
C'est aussi simple que cela.
Après, qu'ils le comprennent mal, ou pas complètement, ou fassent des contresens, c'est une autre histoire. Mais qu'on ne me dise pas qu'un auteur que tous les adolescents rebelles prépubères lisent avec plaisir, est un auteur ardu...
"Si tout le monde le lit, ou veut le lire, c'est que tout le monde le peut."
Ainsi pour toi, prenons l'exemple d'une classe en médecine, tous veulent devenir médecin n'est pas ? Pourtant finalement, peux le deviennent.
Ou alors le "peut" pour toi signifie que oui, je peu ouvrir un bouquin et rien y comprendre, ou est donc l'utilité dans ce cas ?
Je te demande de m'éclairer.
"Mais qu'on ne me dise pas qu'un auteur que tous les adolescents rebelles prépubères lisent avec plaisir, est un auteur ardu"
Il y a une différence entre lire et comprendre, de plus, je ne suis pas sur de la véracité de tes propos.
Nietzsche est, comme je l'ai souligné quelques postes plus haut, extrêmement complexe à lire.
L'immense majorité des gens qui lisent ou ont lu Nietzsche ne le comprennent pas, il est généralement lu parce que réputé comme philosophe révolutionnaire, ce qui plaît au adolescents en pleine crise identitaire. Seulement ne nous embourbons pas dans ce conformisme intellectuel qui semble peser dans l'atmosphère ambiante, ce n'est pas parce que Nietzsche est révolutionnaire que sa réflexion est immature.
c'est marrant mais j'ai l'impression que la plupart des gens qui sortent de l'adolescence se forcent à adopter le comportement inverse de leurs jeunes années, par répugnance, et finalement s'enfoncent tête baissée, cornes pointées, dans le même brouillard, mais d'une manière différente.
On ne comprend jamais une oeuvre dans son ensemble, et de même, on en comprend toujours une partie (plus ou moins grande). Je n'ai jamais vu personne refermer un livre en disant sincèrement "je n'ai rien compris"
Un auteur largement lu est forcément abordable - sinon il ne serait lu que par une minorité de professionnels de la philosophie... Si on peut le lire, ça signifie qu'il n'est pas très ardu. S'il l'était, tous les jeunes se lançant dans la philo par Nietzsche auraient jeté l'éponge depuis longtemps.
Ca ne veut pas dire, d'ailleurs, qu'il n'est pas lu, ou commenté par des philosophes éminents. Sans doute le mérite-t'il. Mais ce qu'il est ici, c'est une figure tutélaire à laquelle on se rapporte comme unique référence. Et c'est souvent ça chez les jeunes Nietzschéens : l'idolâtrie.
Nietzsche n'aurait sans doute pas renié l'admiration devant une figure, mais il aurait rejeté la sacralisation qui accompagne cette personalisation de la philo.
Tu peux penser que c'est faux, mais d'expérience je sais ce qu'est le jeune (philosophe)
: il lit Nietzsche, Foucault, Spinoza, et à la limite Marx. Et il s'arrête là. La phénoménologie, par exemple, n'a pas de prise sur lui - alors que c'est quand même le mouvement qui marque le XX et XXI en philo... L'existentialisme peut-être (et par Camus).
Alors tu me dira qu'on ne retrouve pas un tel individu dans la réalité. Il y'a certes quelques variations, et ma prétention s'arrête à la peinture d'un archétype. Je le répète : cette espèce pullule parmi les jeunes (philosophes). Je pense que d'autres confirmeront : je ne dois pas être le seul à avoir connu des professeurs charismatiques inoculant leur virus à leurs élèves, qui deviennent alors allergiques à tout ce qui n'est pas nihiliste en philosophie, structuraliste en science humaine, marxiste en sciences sociales.
"L'immense majorité des gens qui lisent ou ont lu Nietzsche ne le comprennent pas, il est généralement lu parce que réputé comme philosophe révolutionnaire, ce qui plaît au adolescents en pleine crise identitaire. Seulement ne nous embourbons pas dans ce conformisme intellectuel qui semble peser dans l'atmosphère ambiante, ce n'est pas parce que Nietzsche est révolutionnaire que sa réflexion est immature.
c'est marrant mais j'ai l'impression que la plupart des gens qui sortent de l'adolescence se forcent à adopter le comportement inverse de leurs jeunes années, par répugnance, et finalement s'enfoncent tête baissée, cornes pointées, dans le même brouillard, mais d'une manière différente. "
Je ne peux pas passer d'un brouillard à l'autre, n'ayant jamais sombré dans l'un. Enfin, du moins, si ça m'est adressé.
Je suis bien d'accord sur le côté révolté, mais qu'est-ce qu'ils ne comprennent pas ? Et en quoi est-ce difficille ?
Ah pardon, tu as répondu à la dernière question plus haut. Mais ces problèmes là -références et non dits- sont des problèmes éditoriaux : une édition scientifique supplée à ce problème. Ou mieux, le lecteur les connait. C'est un faux problème, donc.
Euh moi perso je n'ai jamais vu un seul "adolescent rebelle prépubère" lire du Nietzsche, tout au plus quelques citations.
Moi non plus je l'ai jamais lu, mais du peu que je connais j'aime bien ce qu'il dit.
Et la philosophie doit-elle vraiment être difficile à comprendre pour être bonne ? Il me semble bien que c'est Zech, féru de nihilisme, qui disait que la force de Nietzsche, c'était cette capacité à s'exprimer clairement sans grossir ses phrases de tournures qui alourdissent la pensée. Et j'ai moi-même d'ailleurs toujours vomi sur ces intellectuels qui se sentent obligés de faire maints et maint détours derrière leurs virgules et autres tirets pour donner du poids et du sens à leurs paroles.
Enfin bref, mes lectures en philo se sont arrêtées à Diogène de Laërce, juste après avoir lu Platon et Aristote, donc je peux pas vraiment faire une critique sur la façon d'écrire un livre de philosophie, mais à mon avis on ne peut juger du bon contenu d'une théorie en se basant sur son nombre de lecteurs.
Mince, me voilà réfuté
Ok, l'adolescent est pubère !
Quand je dis "lire Nietzsche", je n'entend pas un type qui a acheté les 3 tomes "Bouquins" des "Oeuvres", et les a tous lus, pages après pages.
Je pense à ce jeune qui a lu un livre ou deux du philosophe, et qui ensuite ne jure plus que par lui. Ou, de même, à celui qui a eu un professeur qui leur a fait étudier Nietzsche à propos de nombreux sujets. Celui là, si l'on veut, a trouvé un maître; et d'ailleurs confond souvent le philosophe et les professeur, en leur vouant aux deux un amour démesuré
"Et la philosophie doit-elle vraiment être difficile à comprendre pour être bonne ? "
Non. Les Recherches Logiques sont un modèle de clarté stylistique. C'est aussi une des grandes oeuvres de la philo du XX. Pourtant c'est peu lu dans la jeunesse. Je ne sais pas pourquoi : l'obscurité de l'auteur (et encore...), le sujet peu passionnant, la manière de le traiter, ou encore le prix rédhibitoire de la collection épiméthée... Je ne sais pas.
J'ai pas dit qu'il était mauvais philosophe (ne l'ayant pas lu... même si à chaque fois que quelqu'un me parle de Nietzsche je trouve ça assez pauvre) mais qu'il n'était pas ardu, qu'il était accessible. Si j'en juge à ses "héritier", si l'on veut, c'est un penseur riche. Précisémment, j'ai dit "Sans doute que Nietzsche est très intéressant, mais mérite-t'il qu'on lui accorde tant de topics, de discussions, de références ? A côté de ça, personne ne se frotte à Hegel et ses descendants de droite comme de gauche. "
Si je parle de Hegel, ce n'est pas par hasard, c'est que chez lui la complexité se montre à nu, alors que l'auteur fait usage d'un vocabulaire très concret, voire raplapla. C'est un auteur dur à comprendre (en partie lié à la traduction) et pour cela extrèmement riche.