<<les " méchants" ne sont pas des méchants pour tout le monde>>
La on rejoint l´éternel conflit entre utilitaristes et kantiens : Pour Stuart Mill, par exemple, on peut être méchant vis-à-vis d´une minorité, mais gentils du point de vue de la majorité. On peut aussi consiéderer l´aspect casuistique de la question : on peut être méchant dans une situation pour une action donnée, mais gentil pour la même action dans une autre situation. Dans ce dernier cas, l´espect "méchant" ou "gentil" est déterminé par le contexte. Troisième cas : l´aspect Kantien de la question est tout à l´opposé, et il semble que dès qu´une action est néfaste à au moins un homme, alors elle est immorale et la personne peut être considéré comme méchant. C´est un peu stricte : si l´on vous demandais de tuer ou votre père ou votre mère, vous seriez méchant dans les deux cas. Comment choisir alors ?
Voici pourquoi je pense qu´on peut refuter l´aspect utilitariste, et l´aspect casuistique, au profit de l´aspect kantien :
-Considerons la situation suivante : en 1938, les allemand tuent des juifs, les allemands sont majoritaires et les juifs minoritaire, la morale utilitariste voudrait que tuer des juifs soit légitime, or il est évident que ça ne l´est pas : voici une faille dans le système utilitariste.
-La casuistique a été, quant à elle, utilisée par les prêtres pour justifier leurs propres éccarts à la morale divine, d´ou une faille incontestable de cette théorie.
-Le système Kantien permet, même en étant stricte, d´autoriser un choix ultime à toute situation dont aucun choix n´est moral à priori : se donner la mort, alors seul chose morale et honorable.