apprécie la connerie à sa juste valeur : moi j´aime la connerie (bon dosée, pas non plus des tonnes).
J´ai 6-8 heures de cours de façon quotidienne. Mes camarades, ou condisciples, sont des gens intelligents (du moins on est au même "niveau" quoi...) avec lesquels il est possible d´avoir une discussion assez poussée sur n´importe quel thème : géopolitique, histoire, géographie, philosophie, littérature, sciences, cinéma, peinture etc etc...
Ce sont aussi des gens qui ont de l´humour, qui sont droles, et avec lesquels on peut sortir et s´amuser
Mais y´a un moment, où on sent que la connerie est libératrice. Qu´il faut parler de trucs complètements débiles, de se lacher un peu... pour profiter de tout 
Et pour ça (la débilité, la connerie, le délire) y´a sans doute pas grand chose de mieux que la femme (parce que elles se lachent, pas comme "nous"...)
La petite anecdote du jour. Hier j´étais avec deux potes dans un restaurant, en train de manger et de boire. Nos voisins de tables étaient deux : un garçon et une fille, sans doute plus agés que moi. L´homme -un mec un peu typé indien, mais ça n´a pas d´importance- était celui qui invitait. La fille était l´invitée.
C´était assez drole, parce que le regard du mec criait "Je veux sortir avec toi", et qu´il était censé draguer. J´écoutais pas leur conversation, mais à de nombreux moments ils ont eu des gros blancs. Pas ceux qu´on comble par un "Ouais..mhhh" un peu blasé. Non carrément ceux ou on n´a rien à dire, et ou on regarde ses chaussures.
C´est ce qu´il faisait. Et c´est la fille qui essayait de reprendre le fil de la conversation.
Y´a pas à dire, le mec était géné à mort, et se trouvait face au dilemne : "Je lui dit ? Je lui dit pas ?" . Au final (parce qu´il faut bien un dénouement) c´est la fille dépassé la frontière du milieu de la table, avec sa main.
Le mec a rapproché la sienne, sans rien essayer. Et c´est encore la fille (par des pretextes fallacieux
) qui est allé choper sa main.
Bon je m´arrête là, tout ça pour dire que l´homme est enfermé dans des types dont il ne sait pas se libérer (moi compris, mais c´est toujours plus marrant de se foutre de la gueule des autres). La fille n´a généralement pas peur de ça. Et c´est elle qui permet de se libérer.
C´était beau non ??
Ensuite le monde il ne faut pas en avoir peur, la meilleure solution est de ne pas se poser de questions. Et y´a des moments (avec de la musique dans les oreilles [Here Comes The Sun, des Beatles par exemple] le soleil, les sentiments etc...) ou on est heureux de vivre 
C´est une sensation bizarre d´ailleurs... d´être heureux de vivre.