Ceux qui contrôlent leur désir n´ont pas de désir faible mais une volonté véritablement mise en exercice. Les hypothèses de Freud et Lacan sont bien ce qu´elles sont : des hypothèses. Cette tendance à vouloir surdiviser et sous-diviser intérieurement l´homme, expliquer de manière permanente un acte par une cause psychologique, c´est comme le renvoyer à une notion de destin dirigé par un Dieu inaccessible. Le subconscient et l´inconscient demeurent malgré tous les travaux et la bonne volonté de Freud et de ses successeurs des notions dans lesquelles il faut davantage croire, par conviction, que des notions à admettre objectivement. Rien ne peut réfuter leur hypothèse, on prend des effets (lapsus, rêves, blocages...) pour le résultat d´un ensemble de cause qu´il est bien facile de résumer par le terme "d´inconscient". Il n´y a que des degrés de conscience, et non pas une non-conscience comme lieu de stockage servant de "refouloir" à la conscience, c´est une fiction que la science ne démontre pas.
Quelqu´un qui va en boîte depuis 2 ans, qui a 21 ans, mais qui ne va pas en boîte pour draguer et qui a la trouille mouillée (ce que j´appellerais la peur supérieure) quand il s´agit d´aller à la rencontre de l´autre, est quelqu´un de purement contradictoire et surtout particulièrement immature. La boîte de nuit est le lieu même de la drague : la danse n´est qu´un moyen, et la musique : un simple fond sonore servant à la danse, à la non-discussion (essayez de parler de la métaphysique cartésienne en boîte, vous m´en direz des nouvelles). Il n´y a pas besoin de se sentir possédé par une force autre que soi-même pour comprendre que la peur est ridicule si depuis 2 ans, l´individu fréquente un lieu où les affinités sexuelles trouvent leur siège même.
Se poser des questions n´est même plus nécessaire. Il s´agit de se mettre du déodorant et d´agir la prochaine fois, sans s´en remettre à autrui qui, de toute façon, n´est pas à ta place.