Théoriquement rien n´empêche de plaire à chacun, je crois pas qu´il y ait besoin d´être contradictoire, démagogue et hypocrite pour charmer tout le monde. Ce qui plait ce n´est pas les semblables (très vite ennuyeux), c´est les vertueux, les gens de bien (en y enlevant le sens moral si possible).
Par exemple, la Vérité, la Justice, l´Effort... plaisent universellement. Je ne pense pas qu´il s´agisse forcément du reflet d´une nature humaine ni que le fait que l´injustice et le mensonge existent contredisent cette proposition. Au contraire, l´injustice, en étant définie comme négation, désigne un défaut, un manque: ce mot n´existe que pour désigner une absence, il faut d´abord que la justice existe pour que l´injustice ait un sens. De même pour le mensonge, qui se définit par rapport à la vérité, qui la contourne. Pour ce qui est de la nature humaine, je ne pense pas qu´une universalité des "vertus" (ou "valeurs") présuppose une universalité des fondements de départ de ceux qui apprécie ces valeurs. La sensibilité que nous avons pour elles me semble plutôt liée aux valeurs elles-mêmes: elles sont belles, elles conviennent à nos rêves, à nos aspirations. Et on peut avoir les mêmes aspirations en étant nés différents, si ces aspirations sont séduisantes.
(Je reviens à l´échelle des relations sociales) De même, une superbe femme charmera les imprudents qui croiseront son passage. A qui revient le mérite? évidemment à celle qui les ensorcelle.
En bref on peut plaire à tout le monde car la séduction appartient à l´individu qui agit, non à celui qui en est l´objet. Si on prend le cas d´un loft story ou je serais placée dans une pièce avec 10 inconnus: les charmer n´appartient qu´à moi, ils n´en seront que les victimes. Consentantes certes, mais passives: c´est à moi de m´imposer telle que la Vérité le ferait.
J´approfondirai plus tard