Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Je lisais du droit constitutionnel il y a quelques jours, et les auteurs que je lisais faisaient une remarque que je trouvais intéressante :
Dans la démocratie représentative, les gouvernants sont composés des représentants du peuple et la volonté qu´ils expriment n´est pas la leur propre, mais celle du peuple ou encore ce qu´il est convenu d´appeler la "volonté générale".
Mais Rousseau a démontré que la volonté ne se représente pas ("elle est la même ou elle est autre ; il n´y a point de milieu").
On ne peut pas comparer la volonté des représentants à celle du peuple, parce que l´on ne peut pas connaître la seconde indépendamment de la première. La volonté des représentants est présumée ou censée être celle du peuple. Mais la réalité est que la volonté exprimée par les représentants est bien la leur et que, par conséquent, la démocratie représentative n´est pas une espèce de démocratie, mais une espèce d´aristocratie (= gouvernement par une élite).
Notre régime ne repose donc que sur une fiction, et n´est pas réellement une démocratie.
Qu´en pensez vous ?
j´en pense que je me disais exactement la meme chose en entendant mon prof d´histoire dire que le Gouvernement et les Députés sont les représentants du peuple, ok, mais ils n´ecoutent pas le Peuple.
encore moins le Gouvernement qui est CHOISI par le Président et le 1e Ministre.
de plus, je me permets d´ajouter que les politiciens se disant "représentants du Peulple" tel De Villepin ne l´ecoute pas (preuve : le CPE), mais surtout qu´ils se foutent de nous, ils ne pensent qu´à leur carriere politique (avec Sarko qui prépare 2007 depuis déjà quelques mois!).
enfin, on peut rien y faire, mais moi je pense ce que tu penses surement : il faut accorder plus de pouvoir au Peuple (comme tu le suggeres, et faire une sorte de "cahier de doléances" comme y´a des siecles, pas pareil, mais un truc y resemblant que les représentants proposeraient et débattraient, mais sans proposer leurs idées.
c´est vrai, quoi, on dit que c´est le Peuple qui gouverne, mais ilsont le droit de rien à part de choisir leurs types qui proposeront leurs idées persos, faut pas déconner enfin ![]()
La démocratie n´est pas un bon système mais c´est le meilleur que l´on connaisse.Si tu crois qu´on peut rassembler tous les citoyens comme en grèce pour décider de la politique à suivre tu te trompes.C´est bien de critiquer mais il faut apporter des solutions.
j´oubliais de dire que les politiciens ne sont que des etres (faibles?) qui cherchent le pouvoir
<< tel De Villepin ne l´ecoute pas (preuve : le CPE),>>
Le problème c´est qu´il n´y a pas eu de référundum. Dans une république, ce n´est pas la rue qui gouverne !
Le système parfait n´existe pas, et la démocratie représentative et << la moins pire >> ( pour citer churchill ). Un despotisme éclairé à la limite.. mais bon pure utopie.
Le peuple exprime sa souveraineté, mais seulement le temps de l´élection pour dire qui va gouverner.
Et l´instant d´après, il repère sa souveraineté jusqu´à la prochaine élection.
Sinon, je ne critique pas la démocratie représentative, je fais remarquer que, techniquement, ce n´est pas une démocratie ("gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple") mais une aristocratie (ou un régime mixte, avec la démocratie au moment des referendums, et l´aristocratie le reste du temps).
La souveraineté appartient à la Nation, qui s´exprime par ses représentants (l´Assemblée législative), comme l´Homme s´exprime avec sa bouche.
Seulement, comme la Nation est incapable de s´exprimer et de penser elle-même, en réalité, la souveraineté n´appartient qu´aux représentants (qui ne représentent rien du tout, et qui pensent et s´expriment à la place de la Nation).
Mais comme le CPE c´est sensé être mieux que rien

mais pire que tout ![]()
ce qui n´est pas le cas ici, mais comme disais grandissime : le probleme est qu´il n´y a pas eu de référundum, ni là, et y´en a pas beaucoup.
ok, on ne peut pas voter toutes les lois par référendum, mais au moins, certaines importantes, mais si ce n´est qu´un référundum consultatif.
Le régime démocratique est le régime dans lequel la souveraineté du peuple est exercée par le vote au suffrage universel. C´est un Etat de droit, qui exprime la volonté générale des citoyens qui sont représentants et représentés.
Moi je dirais plutôt que la démocratie est ce simple transfer de souveraineté entre le peuple et ses représentants (qui sont du peuple.... mais pas le même ^^).
Techniquement ce n´est pas une aristocratie.
Le mode de désignation des représentants du peuple, dans une aristocratie, c´est la science/ technique. L´aristocrate, c´est l´homme versé en son art (économie par exemple, ou militaire) et qui exerce ses talents pour le bien du peuple.
Sa légitimité à la tête de l´Etat dépend de ses capacités (de ses "vertus") propres. L´homme à lâ tête du gouvernement y sera parce qu´il est le meilleur des meilleur; et que cet Etat de fait lui accorde un plus grand pouvoir.
En démocratie représentative, la légitimité n´a rien à voir avec la science, la qualité d´un homme. Sa légitimité, et son pouvoir; il les tire du peuple même; qui les lui confère au moment du vote.Y´a une grande différence entre l´aristocratie et la démocratie ^^. C´est la différence, je crois, qu´on peut faire entre la vertu et l´honneur d´un homme.
La première qualité lui est conférée par la nature (Dieu, ou ses capacités naturelles; on s´en fout); la seconde lui est conférée par la société.
On peut être méritant sans être honoré; et honoré sans être vertueux... Dom Juan le montre très bien
La légitimité de l´aristocrate, c´est la vertu. La légitimité du démocrate, c´est l´honneur.
Et celui qui est logique préfèrera évidemment l´aristocratie ^^
tout dépend du point de vue ![]()
Non, on peut dire que ce qui dépend du point de vue c´est la différence Aristocratie/oligarchie; Royauté/tyrannie
Pas la différence aristocratie/démocratie ![]()
je pensais de la logique : "Et celui qui est logique préfèrera évidement l´aristocratie", ça, ça dépend du point de vue ![]()
Ah ok (oui je m´en suis douté mais bon
)
Là non plus ça dépend pas de la logique. L´aristocratie, c´est la sécurité, la science, la maitrise, la rationalité, la liberté, et le bonheur. La question est : pourquoi, en pratique, c´est pas ça ![]()
Juste le théorème de l´impossibilité permet de remettre enc ause toute idée de volonté général, si la volonté du groupe existe elle est impossible à déterminer dès qu´il y a plus de deux choix, ce qui est tout à fait normale dans une démocratie relative.
Théorème du prix nobel d´économie kenneth arrow.
C´est embétant, car ca montre que toute décision d´un gouvernement dit démocratique, et que tout gouvernement même, est abritraire, et n´est en aucun cas représentatif de la volonté général.
Et c´est un argument mathématique infaillible, enfin du moins personne n´a réussit jusqu´aujourd´hui à le remettre en cause.
Et je pense pas qu´on y arrivera un jour perso.
"Le régime démocratique est le régime dans lequel la souveraineté du peuple est exercée par le vote au suffrage universel. C´est un Etat de droit, qui exprime la volonté générale des citoyens qui sont représentants et représentés."
1ère objection : Le suffrage peut également être censitaire dans une démocratie. Le suffrage universel complet date de 1944 en France. Auparavant, point de démocratie ?
D´ailleurs, le suffrage n´est pas toujours considéré comme très important : si la souveraineté appartient à la Nation, concept distinct du peuple qui la compose, l´élection est juste la modalité technique permettant aux représentants de cette nation d´être désignés.
Dès lors qu´il y a une Nation et qu´elle est représentée par ses organes qui exercent la souveraineté, la Volonté générale est respectée (et d´ailleurs, les manifestations du peuple de la rue importent peu, car la volonté générale de la Nation ne peut être exprimée que par ses organes : à savoir l´assemblée legislative, seule apte à déterminer la volonté générale).
D´ailleurs, sous le Consulat (plus vraiment une démocratie, il est vrai), les électeurs votaient pour des listes d´éligibles, qui étaient choisis par les instances supérieures (axiome de Sieyès : "La confiance vient d´en bas, le pouvoir d´en haut".)
Ou il y a le système américain : l´électeur vote pour un grand électeur qui, lui, va voter pour le Président (théoriquement, c´est le grand électeur qui décide de tout).
2ème objection : Tout Etat qui édicte des normes juridiques est un Etat de droit. Comme les normes juridiques sont ce qui caractérise l´Etat (vu que l´Etat, c´est un pouvoir organisé qui s´exerce dans un territoire donné sur un peuple déterminé ; mais que pour définir le territoire, et le peuple (qui sont des concepts artificiels), il faut des normes juridiques pour les déterminer : l´Etat est le pouvoir qui se définit juridiquement comme tel, et qui va agir aux moyen de normes de droit), tout Etat est un Etat de droit.
Alors, on pourrait objecter qu´il existe un droit naturel supérieur (un droit juste) que l´Etat devrait respecter pour être un Etat de droit.
Cependant, comme ce droit naturel n´est défini nulle part (vu que, matériellement, il n´existe pas tant qu´il n´y a pas une norme de droit positif qui est concrètement posée (et si c´est du droit positif, ce n´est plus du droit naturel)), et bien l´Etat de droit serait l´Etat qui respecte les règles subjectivement déterminées par celui défend la thèse du droit naturel.
= Etat qui répond aux désirs de celui qui va le qualifier d´Etat de droit, et dont la définition varie selon chaque individu.
-> La définition est trop subjective pour être pertinente.
3ème objection : la volonté générale.
Ma volonté peut concorder aujourd´hui avec la tienne : nos deux volontés sont identiques, mais elles restent distinctes.
Mais cela ne signifie pas pour autant que ma volonté ira toujours dans le même sens que la tienne à l´avenir.
= Si je suis ton représentant, alors notre volonté générale ne sera que ma volonté particulière.
Finalement, on s´aperoit que dans les démocraties représentatives, ce n´est pas le peuple qui gouverne, mais la volonté particulière des représentants (puisque la volonté générale ne se représente pas).
Et les représentants sont l´élite désignée par le peuple pour gouverner (l´élection n´étant qu´un procédé technique pour désigner les gouvernants).
= Ce n´est pas le peuple qui gouverne, mais l´élite du peuple.
Mais l´élite du peuple, c´est l´aristocratie...
Il n´y a que le mode de désignation qui change : avant, la désignation se faisait par la naissance, maintenant elle se fait par l´élection.
Sauf que l´appellation "démocratie" fait plus jolie politiquement et permet plus facilement à la nouvelle aristocratie de faire accepter son pouvoir (d´ailleurs, rares sont les Etats qui ne se disent pas démocrates : "république démocratique d´Allemagne", "république démocratique du Congo", etc...).
Et par ailleurs, il est possible d´imaginer qu´un Etat despotique respecte mieux les libertés individuelles qu´une démocratie (car, dans les deux cas, c´est la volonté individuelle du souverain qui prend la décision).
Mais une démocratie directe n´est pas non plus la panacée : la démocratie, c´est la dictature de la majorité sur la minorité, et cette dictature peut se révéler beaucoup plus autoritaire qu´un régime autocratique.
Finalement, le seul vrai critère important serait de savoir si l´Etat est autoritaire (c´est à dire qu´il entend régir et contrôler tous les pans de la vie) ou repsecte les libertés.
J´opte pour une démocratie restreinte, fruit d´une concertation des esprits éveillés et éduqués à la notion de long-terme. Ce que la majorité du peuple, navré pour la connotation condescendante, ne maîtrise pas. J´adhère aux idées de Machiavel. La fin justifie les moyens. Il faut savoir aller à l´encontre de l´opinion générale, voire massive, pour faire aboutir une volonté de réforme, dont le citoyen lambda n´est pas nécessairement formé à comprendre comme une mesure construire sur et pour le long-terme. A trop demander l´avis de tout le monde, on n´avance plus. Pourquoi en situation de crise, (exemple : la guerre), fait-on l´Union Sacrée et obéissons d´un seul chef à un grand décideur, un meneur à poigne autoritaire et radicale (exemple : Clemenceau en 1917) ? Parce qu´on a plus le temps de discuter, on ne peut plus être dans l´agir, on est contraint d´évoluer dans le réagir pour aboutir au vaincre et faire triompher le bien de la Nation.
La démocratie, oui, mais pour des questions morales alors. Genre, la peine de mort (oui ou non ?) , ou le mariage homosexuel (oui ou non ?) etc etc. Ca, ça parle concrètement, en termes de valeurs, aux sensibilités universelles du citoyen. Que peut-il comprendre à un texte constitutionnel ? On lui aura fait un rapport qui se voudra objectif, par un intermédiaire quelconque (les médias), et qui aboutira déjà à une interprétation (donc une subjectivité), interprétation (liée à une schématisation, donc une réduction) nécessaire à la compréhension des informations. Quand on doit décider d´un texte fondateur, qui nage dans les plus parfaites abstractions, on ne demande pas l´avis du public, on le fait passer, on le fait admettre, et on sait, le texte ayant été nécessairement accepté au terme d´une série incalculable de compromis (se mettre à d´accord à plusieurs, c´est dur), qu´on pourra toujours améliorer. Pourquoi ? Parce que la politique doit s´efforcer de viser le long-terme. Et le citoyen lambda qui vit dans un quotidien dont l´enjeu essentiel demeure : "comment m´assurer une assiette pleine ce soir ?" ne peut que mal le réaliser. Je ne nie pas que la sensibilité politique est très éduquée chez certains, mais certainement pas la majorité.
Les décisions du plus grand nombre tendent parfois (pour éviter un "souvent" trop méprisant) vers le pire. Les hommes politiques devraient trouver leur grandeur dans le dépassement de cette tendance. Ils deviennent médiocres en voulant faire plaisir à tout le monde et n´appliquant au final que des demi-mesures. Ce qu´il faut à la bonne politique, c´est-à-dire la politique qui assume son idéologie, c´est la mesure. Réflexion, application. La proposition est obsolète car la chose publique, parfois, pour ne pas dire souvent, trop complexe, ne concerne pas l´individu quotidien.
Correction syntaxique ^^ :
Il faut savoir aller à l´encontre de l´opinion générale, voire massive, pour faire aboutir une volonté de réforme, que le citoyen lambda n´est pas nécessairement formé à comprendre comme une mesure construire sur et pour le long-terme.
mais parfois, faur savoir oublier son orgueil personnel et etre à l´écoute des autres ![]()