Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Oui le "je fais ce que je peux" est très intéressant et je pense qu´on pourra l´examiner après.
Le "je fais ce que je veux" est comme tu l´as dit une réclamation d´une liberté totale mais aussi de droits absolus. En prononçant cette phrase, je m´élève au dessus de toutes lois (juridiques, morales etc), j´échappe au jugement. En poussant la logique jusqu´au bout, c´est revendiquer une responsabilité ultime (dans les faits, ce n´est pas le cas je le sais). Est-ce possible et crédible? Je ne répondrais pas non tout de suite.
Ce préjugé contient peut-être aussi de l´infériorité: on fait ce qu´on veut parce qu´on est inféodé à sa volonté et on ne peut s´y soustraire. Pratiquement, la plupart confondent volonté et envie/désir certes, mais peut-on imaginer faire autre chose que ce qu´on veut? Serait-ce nier notre être?
Autre aspect, l´enfermement sur soi. JE fais ce que JE veux exclut complètement autrui, l´individualisme est pur. Cela me semble peu recevable dans la société actuelle, pleine de relations sociales à laquelle l´homme paraît destiné. De tout temps l´homme a vécu en groupe. Refuser de prendre en compte l´altérité c´est effectivement un pas en arrière dans la responsabilité. Alors qu´avant, le préjugé aurait été plausible si on revendiquait une responsabilité totale: c´est paradoxal. Je ne vois pour le moment pas de moyens de contourner la chose, mais c´est à voir. Et rappelons le caractère saugrenu et lâche de vouloir échapper à tout jugement, à toutes lois.
Je me rends compte maintenant que je rejoins presque totalement Chaos_clad.
Carnavale
reste dans le sujet petit impertinent ![]()
Carnavale : Pour moi, ce sont des préjugés, car les français disent ça, mais rares sont ceux qui sont allés souvent à l´étranger et encore plus rares, ceux qui connaissent les régimes de sécurité sociale existants (on a entendu parler des systèmes anglais et américain, et puis c´est tout).
Il s´agit donc bien d´une croyance, d´une opinion préconçue : soit la définition du préjugé.
Mais je remarque que même toi, tu adhères à cette croyance.^^
"la France est parmi les plus beaux pays du monde" : as-tu vu les autres pays ?
"on a un très bon système de sécurité sociale" : sais-tu comment ça se passe à l´étranger ? (restons en aux pays voisins : Luxembourg, Suisse, Belgique...)
Je ne suis pas sûr que "je fais ce que je veux" soit un préjugé. Par contre "je ne fais QUE ce que je veux" alors là oui il y a matière à dire.
Par exemple, en écrivant ce message, je fais ce que je veux, c´est à dire en l´occurrence, exprimer mon opinion. C´est un vrai vouloir et non pas un désir, puisque ma délibération qui incline vers une actions réalisable est effectivement satisfaite. Rien ne s´oppose à mon vouloir et alors même que j´écris je l´ai satisfait et réalisé. Maintenant, présentement, je fais ce que je veux.
On peut aussi se demander si les personnes qui disent, par exemple, en mettant le désordre dans un débat en disant ce qu´elle pensent sans discernement et blessant les autres, et répondant "je fais ce que je veux", sont vraiment objectives.
Je m´explique, quel est le vrai vouloir dans cette situation? Si c´est mettre le désordre, alors, elles ont raison. Mais si c´est dire quelque chose sans ménagement afin de convaincre, alors c´est tout à fait raté, et leur vouloir n´est pas satisfait. Le problème en fait c´est de savoir vraiment ce que l´on veut dans l´action. N´étant pas capable de connaître leur vrai vouloir ou ne voulant pas le dire par mauvaise foi, ces personnes opèrent une réelle contre finalité dans leur acte.
Je préfère arrêter ici avant que de me perdre en digressions si jamais certains postulats de départ sont erronés.
Pour moi, "je fais ce que je veux" n´est pas un préjugé, mais une simple déclaration d´intention.
On oppose une fin de non recevoir à l´autre.
ex : -Pourquoi as tu fais ça ?
- Je fais ce que je veux (=je n´ai pas envie de te répondre)
ou :
- Viens manger, la soupe va refroidir !
- Je fais ce que je veux (=ce n´est pas parce que tu me l´ordonnes que j´irai manger).
- Viens manger, la soupe va refroidir !
- Je fais ce que je veux (=ce n´est pas parce que tu me l´ordonnes que j´irai manger).
Dans ce cas la, le "je fais ce que je veux" peut aussi vouloir dire tout simplement: je n´ai pas faim, donc je ne veux pas manger, or je fais ce que je veux, donc je ne viens pas.
La encore pour cerner le sujet il faudra soigneusement distinguer l´usage de la phrase au sens strict ou l´usage de la phrase où finalement les mots n´ont pas leur valeur originelle, c´est à dire les figures de styles et autres jeu de sens de la langue française.
Par exemple si "je fais ce que je veux" veut dire stricto sensu "ce n´est pas parce que tu me l´ordonnes que j´irai manger" il faudrait plutôt analyser la phrase: "mon vouloir met ton autorité en doute".
Mais quoi qu´il en soit, ce sont tes acceptions tout a fait intéressantes si on veut travailler ce soi disant préjuger sous toutes les coutures. Commençons par aller vers les choses simples comme disait l´autre.
Après le tout sera de tendre vers ce qui est généralisable voire universalisable et de sonder le(s) concept(s) que cela présuppose.
Je ne donnais qu´une interprétation possible.
Comme je l´ai dit, c´est une expression employée pour opposer une fin de non recevoir, pour dire non.
Et "non" n´est pas un préjugé.
je fais ce que je veux= j´entend faire usage de ma liberté de décider par moi-même.
Illustration :
le père : - Va au lit !
le fils : - Je fais ce que je veux ! (traduction : non)
- Non, tu ne fais pas ce que tu veux : au lit ! (traduction : c´est moi qui ait l´autorité et tu n´as pas à me dire non)
Si la phrase "je fais ce que je veux" n´est là que pour signifier "non", alors il faudra analyser le mot non et se dire qu´effectivement ce n´est pas un préjugé. Mais je ne vois pas bien l´intérêt de prendre un cas ou la phrase veut en dire une autre...
Certes dans le "je fais ce que je veux", il y a une partie de négation mais elle n´est pas exclusive. Je pencherais vers la négation de la volonté de l´autre, comme Chaos l´avait je crois dit en premier sur la page précédente. Ceci dit il y a à côté d´autres aspects.
Nightcall
je crois qu´il vaut mieux prendre le cas d´une déclaration sans nuance. Je fais ce que je veux... sous-entendu rien d´autre. (Ce n´est pas forcément un absolu intemporel, il peut être très local, se limiter à une seule situation.)
Mon Pasfou
,
ai-je dit : la France est le plus beau pays du monde et point barre ^^ ? J´ai dit la France fait partie des plus beaux pays du monde et chaque pays a sa beauté. C´est un jugement de valeur et oui, j´ai voyagé. Mais qui a dit que le jugement de valeur devait par nature être objectif ? Tu ne peux accuser d´opinion non logique un jugement personnel produit par un sentiment de comparaison d´expérience. Un jugement du type : je trouve que la France fait partie des plus beaux pays du monde, ne peut pas être réfuté. Ce n´est pas une discussion philosophique. Par contre, expliquer pourquoi on trouve que la France est un pays très beau, donc en gros justifier son jugement, là, ça devient intéressant.
Ensuite, je n´ai pas dit on a le meilleur système de sécurité sociale du monde, j´ai dit on en a un très bon. Ai-je établi un rapport comparatif ? En aucune façon, je l´ai qualifié par rapport à son efficacité effective, non par rapport à d´autres systèmes (dont j´aurais ignoré de toute façon la nature).
En outre, je ne suis pas d´accord avec toi, les Français ont plutôt tendance (comme toi
) à s´auto-flageller et à faire du pessimisme national en ne voyant que ce qui ne va pas et jamais vraiment ce qui va.
Mais je ne voudrais certainement pas m´embourber dans les ténèbres de la généralisation odieuse et détourner le topic de son sujet ^^. Ever, mon Ever, pardonne-moi
.
JYY> Tu aimes bien ramener ta science hein ![]()
Peu importe que ça soit le plus, ou l´un des plus...
C´est un jugement de valeur, certes, mais quand il ne repose sur aucun fondement concret (je ne parle pas de toi qui est sorti de France), c´est un jugement de valeur qui repose sur un préjugé.
Tout comme "les noirs sont bons à la course", ou "les juifs sont la race inférieure" : deux jugements de valeur, mais également deux préjugés.
Les deux ne sont pas incompatibles : je ne vois pas pourquoi tu tiens à les opposer, Carnavale.
Je ne comprend pas pourquoi vous considérez "je fais ce que je veux" comme un préjugé.
Cette phrase indique une ligne de conduite, tout comme "je mange de la glace tous les jours".
Que cette ligne de conduite soit bonne ou mauvaise, peu importe, c´est hors sujet.
Un individu dit "je fais ce que je veux" ; il tue quelqu´un = il a fait ce qu´il a voulu.
Son acte est mauvais, mais où est le préjugé ?
Il n´a pas menti...
Regarde la définition du préjugé Pasfou
après si tu considères qu´ils n´existent pas...
Je la cite dans un message précédent (tirée du petit robert) : "une croyance, une opinion préconçue"
Ce qui ne veut pas dire que l´on n´en subira pas les conséquences... Mais l´on fait ce que l´on veut.
Pasfou, je ne les oppose pas, je les distingue. Dans tous les cas, on est dans un jugement de valeur. Seulement entre mettre en avant un goût personnel (fondé sur une expérience sérieuse du réelle, pas, en effet, une vulgaire idée toute faite sans analyse préalable), et estimer que puisqu´untel est noir c´est nécessairement que son appareil génital est surdéveloppé, c´est tout simplement se baser sur des clichés, des conventions de pensée. Ce n´est pas si grave.
L´opinion qu´il faut critiquer à mon sens est plutôt celle qui se fait passer pour un argument rationnel dans une discussion, car celui qui l´émet est souvent convaincu (je devrais dire persuadé) que ce qu´il énonce est une évidence.
Personnellement, je pense très simplement que les préjugés sont plus dans les personnes, que dans des propositions.
Une phrase peut être dit après mûr réflexions par une personne, ou simplement ressortis par quelqun qui la entendu, et lui ayant juste plus.
C´est un peu stupide, je pense donc, de dire que ca c´est un préjugé.
Les citations sont le plus bel exemple, si elles plaisent à tant de monde, c´est qu´elles donnent à réfléchir, et pourtant d´autres les utilisent sans réflexions.
Alors everlastings, penses tu vraiment qu´il est nécéssaire de continuer?
En plus c´est un peu facile de démonter un préjugé, le plus amusant serait de trouver ce qu´il a de valable ou d´au moins de l´expliquer, et surtout voire pourquoi tel ou tel préjugé a tant de succès dans notre société.
Voilà juste mon avis sur la question.
Désolé de ne pas tant m´interesser à la problématique ![]()