Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
A quelle mode de pensée vous apparentez vous : le nominalisme ou le réalisme ?
J´ai tendance à soutennir les théories de Saint Anselme, même s´il a trop tendance à s´inspirer de ses prédécesseurs.
Nominalisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nominalisme
doctrine opposée au réalisme et à l´idéalisme de Platon, s´apparentant au solipsisme une fois poussée à l´extrême.
Comme ça tout le monde comprend plus ou moins de quoi il s´agit ![]()
Perso j´ai toujours pas compris, donc go sur le lien ^^
du lien d´everlasting :
"[des] systèmes philosophiques [...] peuvent être qualifiés de nominalistes du fait qu’ils n´attribuent pas d’universalité à des catégories transcendantes, mais simplement à ce qui est construit par l´observateur,[...].
Pour eux, le particulier existe, et le général n´est qu´invention humaine établie pour notre commodité de réflexion."
je serai là volontiers nominaliste, mais le réalisme c´est quoi donc ?
Le réalisme accorde une existence en elle même à notre environnement.
et si on est ni l´un ni l´autre?
Je suis clairement nominaliste, comme à peu près tous les gens censés de notre époque ![]()
le problème des prétentieux c´est surtout qu´ils manquent de tact.
Pfff que c´est "réaliste" comme façon de penser !
Je suis réaliste en fin de compte, je pense que les choses existent par delà les représentations et les catégorisations humaines.
Si le réalisme est cela bien entendu.
Cependant, il est à croire que certaines catégories ne sont que des constructions et de représentations mentales, comme par exemple une supposée distinction entre homme et animal. Ou D´autres choses moins polémiques.
L´homme a besoin de donner un sens aux choses pour les comprendre et les rendre intelligibles. Ce qui n´empêche pas que les choses existent malgré cela.
k:o)
100 % nominaliste.
(je parlais de moi... Je suis nominaliste)
Le nominalisme n´est pas un idéalisme à la berkeley: il ne nie pas l´existence d´un "monde" extérieur, il ne prétend pas que le monde n´est QUE l´activité du sujet. Simplement, il s´agit de penser que les "choses" du monde ne sont pas préexistantes en tant que choses, mais produites par les interprétations des sujets.
Si on tient à interpréter le nominalisme moderne en termes idéalistes, on pourrait dire que c´est assez proche de l´idéalisme transcendantal kantien... mais bon... un kantisme qu´on aurait poussé à bout, jusque dans ses derniers retranchements, pour finalement passer de l´autre côté de la barrière: un kantisme sans chose en soi, sans réflexion possible sur l´universalité des catégories, bref sans transcendantal et sans sujet (le sujet étant lui même une catégorie formée et interprétée... comme vous le voyez alors on a droit à des interprétations sans qu´il y ait de sujet interprétant... en fait ce nominalisme radical, c´est Nietzsche... l´interprétation sans chose à interpréter ni chose qui interprète, c´est à dire l´interprétation comme mouvement de hiérarchisation des forces, et ultimement, conséquence de la tendance naturelle de la volonté de puissance à l´uberwindung... bon alors me direz vous, la volonté de puissance n´est elle pas encore une chose en soi? bof bof, en fait elle même n´est pas une thèse cosmologique pour nietzsche, mais une hypothèse interprétative, l´interprétation ne finit jamais, la volonté d epuissance lui apparaît juste être le meilleur et le plus profond des outils et des indices interprétatifs...)... boarf...
Et vous avez tout à fait le droit d´être réaliste, mais ça ne "sert" à rien. C´est à dire que au niveau fondamental, rien ne vient vraiment soutenir cette croyance qui relève de la foi (le nominalisme aussi je vous l´accorde), mais en regard, au niveau purement pratique, le nominalisme permet de penser plein de choses nouvelles et subtiles, permet d´aller interroger les catégories et contient une forte charge critique.
Le nominalisme me semble donc préférable, et c´est pas un hasard si les nouveautés philosophiques des 50 dernières années sont principalement le fait de nominalistes (au sens large -les héritiers de nietzsche- comme au sens strict, par ex en épistémo: cf les courants historicistes, socio-cons, ou les travaux à la foucault qui sont un peu en marge)
Je préfère quand tu le présentes ainsi ![]()
J´ai une question,que veux dire en simples mots ,le mot Nominaliste?Quelqu´un qui prends avis sur quelqu´un en particuler ou un groupe ?
Wankh Posté le 13 mars 2006 à 01:30:55
Et vous avez tout à fait le droit d´être réaliste, mais ça ne "sert" à rien.
Non, justement, c´est par là même qu´on voit que le relation nominalisme/réalisme n´est pas un duel de Vérité.
Le nominalisme semble aller de soi, il est ouvert, en adéquation avec toutes les observations qu´on peut faire et ne trouve pas de contradictions en soi.
Mais le réalisme ne "sert pa sà rien", au contraire, la catégorisation, la généralisation et l´universalisme qui structurent le réalisme sont des schèmes qui ne sont pas néfastes à la pensée, ils permettent d´appréhender les choses par concepts, et c´est là le sens de la philosophie, laquelle ne cherche pas à déterminer la vérité du monde (si tant est que ce soit possible) , mais à trouver une vision, une façon-de-voir, des concepts de représentation. On pourrait être nominaliste dans sa structure de pensée mais user de conceptualisations réalistes pour élaborer une philosophie.
Solid Snake, forcément, si pour toi une catégorisation est nécessairement une catégorisation réaliste.... bah justement, non. Quand tu es "réaliste" tu tiens une thèse spécifique sur la nature de tes catégories (tu postule leur existence réelle).
Nominaliste, ça veut pas dire que tu arrêtes de penser, hein... ni de catégoriser ou de représenter. C´est simplement rapport au statut que tu accordes à ces catégories, s´tout.
Bref. Same player shoot again ![]()
Mais si les concepts généraux ne sont que le produit de l´esprit du sujet et qu´ils n´atteignent pas la réalité du monde extérieur n´étant qu´une appréhension du réel par un sujet, alors rien ne devrait concorder entres individus, entre langages, à moins de penser que tous les individus ont la même sensibilité et le même entendement, non? Dans une vision nominaliste, le langage est particulièrement illusoire en tant que catégorisation conceptuelle qui suppose la réalité universelle du mot, mais alors quelle légitimité a la philosophie (à part à des considérations sur une façon de vivre ou des considérations morales) si elle se fourvoie à ce point?
D´autre part, si le réalisme n´est pas un kantisme parce qu´il suppose la possibilité d´atteindre les noumènes, les choses en soi du monde extérieur, on ne peut pas qualifier le nominalisme de kantisme non plus, à en juger par le fait que le nominalisme exclut l´existence de la chose en soi. Et je vois pas trop comment on en arriverait à une interprétation du kantisme sans "chose en soi". En quoi "pousser jusqu´au bout" le kantisme aboutit à une vision sans chose en soi?
"Mais si les concepts généraux ne sont que le produit de l´esprit du sujet"
Le nominalisme n´est pas un bête idéalisme, je l´ai déjà dit. Sinon il n´aurait absolument aucun intérêt.
rien ne devrait concorder entres individus, entre langages, à moins de penser que tous les individus ont la même sensibilité et le même entendement, non?
Ce pb ne se pose que si on est idéaliste, encore une fois.
légitimité a la philosophie (à part à des considérations sur une façon de vivre ou des considérations morales) si elle se fourvoie à ce point?
légitimité de la philosophie a dire le sens ultime du réel? Aucune effectivement
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D´autre part, si le réalisme n´est pas un kantisme parce qu´il suppose la possibilité d´atteindre les noumènes, les choses en soi du monde extérieur, on ne peut pas qualifier le nominalisme de kantisme non plus, à en juger par le fait que le nominalisme exclut l´existence de la chose en soi. Et je vois pas trop comment on en arriverait à une interprétation du kantisme sans "chose en soi". En quoi "pousser jusqu´au bout" le kantisme aboutit à une vision sans chose en soi?
Bah parce qu´au fond la chose en soi chez Kant ça sert un peu à rien, sauf pour la morale.
D´ailleurs dans mon souvenir kant ne fait que la postuler dans la cr pure non?